Association des Gens du secteur Grand-Mère



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Publié le 29 décembre 2012 à 06h00 | Mis à jour le 29 décembre 2012 à 06h00

Cour suprême et niqab: un très mauvais message

Le jugement de la Cour suprême dans l'affaire... (Archives AFP)

 

Le jugement de la Cour suprême dans l'affaire N.S. fait fi de la portée symbolique du niqab.

JULIE LATOUR

Avocate, l'auteure a été bâtonnière du Barreau de Montréal (2006-2007).
La Presse

Dans une société libre et démocratique, la justice se fonde sur des faits, non sur des croyances.

Le droit est issu de la volonté du peuple, non de la volonté de Dieu. Permettre le port du niqab au tribunal, pour un témoin ou une partie à un litige, comme vient de le faire la Cour suprême du Canada dans l'affaire N.S., c'est envoyer un très mauvais message pour l'intégrité de la justice, quelles que soient les bonnes intentions qui sous-tendent ce jugement. En tout respect, la Cour semble bien téméraire à l'égard du maintien de l'intégrité de la justice dont elle est pourtant la gardienne suprême.

Notre système de justice prend assise dans l'indépendance et la neutralité des institutions judiciaires et la transparence de l'audience. Qu'en est-il alors de la présence d'un témoin masqué, en particulier pour un témoin à charge dans un procès criminel, avec les conséquences que cela peut emporter pour le respect de l'équité procédurale et la liberté d'un individu?

Ce qui étonne dans ce jugement, c'est la rapidité avec laquelle la cour conclut que le port du niqab est protégé par la liberté de religion prévue par la Charte canadienne, alors même qu'aucun dogme existant de l'islam n'en prescrit le port et qu'on lui attribue davantage une portée politique, post-septembre 2001. En une formule lapidaire, la Cour dispose de la croyance subjective sincère, alors que le fardeau de justification imposé à l'État s'avère très exigeant.

En outre, ce jugement fait fi de la portée symbolique du niqab. Celui-ci exprime pourtant l'asservissement et l'indignité de la femme, la négation complète de son identité. Donner droit de cité à un tel vêtement, marqueur d'oppression, devant le tribunal, symbole de la justice, c'est lui accorder une légitimité sociétale, au mépris complet du respect de l'égalité entre les femmes et les hommes, une valeur publique fondatrice du Québec et du Canada. Invoquer le prétexte de la liberté de religion pour justifier une pratique discriminatoire, et l'avaliser devant les tribunaux, c'est faire le lit du communautarisme, au détriment de l'esprit universel à la base de la protection des droits fondamentaux.

Lorsque le respect du communautarisme prend le pas sur le respect des lois et des valeurs sociétales communes, il se prépare des jours sombres pour la démocratie. Et lorsque la transparence et la neutralité de l'État et des tribunaux doivent céder le pas aux revendications religieuses, il se prépare des jours sombres pour l'égalité des femmes, la primauté du droit et l'esprit de fraternité.

Il faut replacer cette décision dans le vacuum législatif qui existe en matière de laïcité, notamment au Québec, malgré le besoin criant d'établir des balises depuis une décennie. Tel que Montesquieu l'a démontré, l'équilibre d'une démocratie réside dans l'interrelation qui doit exister entre chacun des trois pouvoirs qui composent l'État. L'exécutif, le législatif et le judiciaire doivent chacun assumer pleinement leurs rôles pour assurer la santé d'une démocratie. En l'instance, la démission du législatif a entraîné l'hyperactivité du judiciaire, qui défend sa création, le principe d'accommodement, sa façon de «légiférer» dans le vide juridique existant.

En matière de laïcité, ne pas agir, c'est prendre position, car l'inaction législative entraînera l'érosion de cette valeur fondamentale, source de cohésion sociale, tout autant que l'érosion de l'espace public, lieu privilégié de l'intégration citoyenne.

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N'oubliez pas de vous souhaiter Joyeux Noel et Bonne Année!

J’aimerais souhaiter à tous ceux qui, comme moi, émettre à l’occasion leurs opinions sur ce site un Joyeux Noel et une Bonne Année 2013.


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Paix, fraternité, justice....

Paix, fraternité, justice.

Le Nouvelliste

En y regardant de près, il semble que tout ce qui reste du sens de Noël est la magie que cette fête suscite.

Tout le monde parle de la magie de Noël. Cette magie fait référence aux doux souvenirs de notre enfance, à l'émerveillement face au déploiement de lumières et à tout ce qui suscite le rêve dans le coeur de chacun. L'un des sens du mot magie, selon le dictionnaire Le Petit Robert, signifie «influence vive, inexplicable, qu'exercent l'art, la nature, la passion.» Jamais une fête dont l'origine est religieuse n'a eu une telle influence sur le rêve à travers le monde.

Les jeunes comme les personnes âgées sentent monter en eux à la veille de Noël des sentiments où la joie est trop souvent mêlée à la tristesse. La fête de Noël est un révélateur de tout ce qui habite le coeur de l'humanité. Nous souhaitons la paix, la fraternité et la justice.

Déjà, vers 720 avant Jésus Christ, le prophète Isaïe espérait qu'une ère de paix survienne avec l'arrivée du Messie. Il transcrivait ce rêve en ces mots: « Le loup habitera avec l'agneau, le petit garçon s'amusera sur le nid du cobra et les armes seront changées en socs de charrue.»

La fête de Noël est associée à la naissance de Jésus. Le Jésus de l'histoire était bien loin de ce qu'espéraient les prophètes. Il n'avait en rien l'allure d'un roi. Il a circulé pieds nus sur des routes de campagne et il est monté à quelques reprises à Jérusalem pour finalement être condamné et mourir. Le rêve était à jamais cassé, pensait-on. Voilà qu'il a rejailli.

Souvent la naissance de Jésus est présentée comme un cadeau de Dieu à l'humanité. Cette manière de présenter la naissance de Jésus est bien en deçà que ce que propose les évangélistes pour interpréter cet événement.

Pour les premiers chrétiens, la naissance de Jésus était le signe ultime de l'Alliance. Dieu, selon l'interprétation qu'en fait la Bible, a réalisé avec l'humanité une alliance qui remonte à l'époque d'Abraham. L'Ancien Testament révèle des signes de cette Alliance dont la libération du peuple juif de l'esclavage dont il était victime en Égypte.

En Jésus, cette alliance atteint sa manifestation définitive: Dieu se fait homme pour que l'homme atteigne le sommet de sa vocation. En Jésus, la route est balisée pour que l'homme puisse parvenir à la réalisation d'un humanisme qui tienne compte de la richesse des aspirations qu'il porte en son coeur.

Hélas, l'humanité rêve encore. Un rêve inachevé ! La fête de Noël ravive ce rêve originel. On se donne des cadeaux. Quelques-uns vont encore à la messe. La générosité se manifeste envers les plus pauvres. Après, la vie continue. L'effet de la magie s'estompe. Il reste l'Alliance proposée par Dieu. Qu'en faisons-nous ? Maurice Zundel a écrit que «Noël, c'est notre naissance à nous-mêmes, à notre dignité, à notre grandeur, à notre liberté.» Noël nous libère du Dieu qui fait peur pour nous faire connaître le Dieu Amour. C'est plus qu'un cadeau, c'est une vie.

Jérôme Martineau

Trois-Rivières


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Michel Angers... (Photo: Émilie O'Connor)

Michel Angers

PHOTO: ÉMILIE O'CONNOR

Le Nouvelliste

Personne n'aime se faire piquer par les maringouins, mais il existe des moyens simples de s'en préserver. Les pharmacies vendent des produits très efficaces pour les éloigner. Quelques gouttes derrière chaque oreille et sur les poignets suffisent pour que je puisse jardiner en paix.

J'ai beaucoup de réserves concernant le projet d'épandage prôné par notre conseil de ville. D'abord, l'augmentation des taxes de 19,50 $ me semble excessive, d'autant plus que l'autre moitié du financement du projet, quel qu'en soit l'origine, sortira de nos poches d'une manière ou d'une autre.

Ensuite, j'ai peur que n'ayant plus autant de nourriture à leur portée, nos oiseaux aillent s'alimenter ailleurs; nous n'avons déjà presque plus d'hirondelles.

Enfin, c'est de ma propre santé dont je m'inquiète. Ces nouveaux produits qu'on veut introduire dans l'environnement ont-ils vraiment subi tous les tests nécessaires? Depuis quelques années, il y a dix fois plus de cas d'Alzheimer qu'autrefois; se peut-il que ces malades aient mangé, bu ou respiré quelque chose qui soit responsable de leur état?

Ceux qui prétendent que l'augmentation de ces cas est imputable au vieillissement de la population peuvent-ils expliquer que tous les gens âgés n'en soient pas atteints et que de plus en plus de centenaires parfaitement lucides soient au milieu de nous?

Espérons que nos élus voudront réviser leur position.

Florence L. Lacroix

secteur Grand-Mère


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Assurance chômage - Ils l’ont fait!

17 décembre 2012 | Pierre Céré - Porte-parole du Conseil national des chômeurs (CNC) 

Depuis le printemps dernier, les conservateurs auront donc maintenu la ligne droite, sans jamais dévier de leur objectif d’imposer au régime d’assurance-emploi canadien l’une des réformes les plus brutales de son histoire. Il n’y a pas, ici, d’enflure verbale.


Les deux pièces maîtresses de cette réforme visaient à abroger les protections dont bénéficiaient les prestataires d’assurance-emploi en matière de recherche d’emploi, et donc de redéfinir les paramètres de l’emploi convenable et non convenable et, d’autre part, à remplacer l’actuel système de tribunaux administratifs par de nouvelles instances beaucoup moins accessibles. Si l’essentiel a été voté à la fin juin dans le cadre de la loi budgétaire C-38, il restait à préciser les nouveaux règlements. C’est maintenant chose faite. L’annonce officielle a été faite par la ministre Finley le 13 décembre, les règlements seront publiés dans La Gazette officielle le 19 décembre, et entreront en vigueur le 6 janvier prochain.
 
Les chômeurs qui « coûtent cher »

Nous avions déjà une bonne idée de ce qui nous attendait. C’est en effet sans ménagement, le 24 mai dernier, que la ministre avait annoncé les nouvelles orientations faisant la distinction entre «?travailleurs de longue date?», «?prestataires fréquents?» et «?prestataires occasionnels?», qui ne disposeraient plus des mêmes droits et obligations d’une catégorie à l’autre.

Ce sont les « prestataires fréquents » qui dérangent, eux qui « coûtent cher », eux qu’on veut « débarquer du système ». Et c’est ainsi, et toujours sans ménagement, qu’on s’en prenait nommément aux travailleurs et aux travailleuses de l’industrie saisonnière, principal contingent des «?prestataires fréquents?», s’ajoutant à tous ces travailleurs contractuels, à statut temporaire ou qui ne travaillent pas toute l’année (tous ceux du milieu scolaire par exemple). À tous ceux-là, on disait, vous ne disposerez plus de «?délai raisonnable?» pour chercher de l’emploi dans votre secteur de travail habituel. À tous ceux-là, on disait, vous devrez accepter un salaire horaire jusqu’à 70?% de celui que vous aviez. Fini ce temps, ces 70 ans de jurisprudence et de protections légales, où vous pouviez refuser un emploi offrant un salaire ou des conditions de travail en deçà de la moyenne des bons employeurs.
 
Pression sur le marché du travail

Dans l’industrie saisonnière, celle de l’agriculture, des pêcheries, du tourisme, de la forêt, le taux horaire est souvent de 14 ou 15?dollars l’heure. Combien font 70?% de cela?? Où vont se retrouver ces salariés?? De quelle façon les employeurs pourront maintenir, d’année en année, une main-d’œuvre expérimentée??
 
Ce gouvernement s’apprête à engager une formidable opération comptable qui s’ajoute aux pressions à la baisse qui s’exerceront sur le marché du travail?: couper les prestations des chômeurs qui refuseraient le cheap labour.
 
Au cours des derniers mois, nous avons pris la parole dans des dizaines d’assemblées, réunissant des travailleurs, mais aussi des employeurs. Nous avons été invités ici par une Chambre de commerce, là par des syndicats, ailleurs par des groupes sociaux. Tous sont inquiets, profondément inquiets. C’est probablement la première fois d’ailleurs qu’une telle réforme de l’assurance chômage soulève autant l’opposition des travailleurs que celle de leurs employeurs. Prenons acte.
 
L’autre élément fort de cette réforme, l’abolition des tribunaux administratifs et leur remplacement par de nouvelles structures, vient briser l’équilibre qui régnait au Conseil arbitral entre les représentants des travailleurs, des employeurs et de l’État. Dorénavant, il y aura un seul commissaire, nommé par le gouvernement. Au total, ils seront à peine une quarantaine pour tout le Canada, à siéger dans peu de villes, le plus possible par vidéoconférences, et qui disposeront de ce pouvoir discrétionnaire de rejeter sommairement un appel, sans compter d’autres obstacles procéduriers. On ne parle plus ici de blocages, mais bien de reculs démocratiques.
 
Ce gouvernement qui ne participe aucunement au financement du régime d’assurance-emploi s’arroge pourtant tous les droits exclusifs de sa définition et de sa gestion, déchire le contrat social sur lequel reposait ce programme, piétine les gens et s’apprête à se réapproprier les nouveaux surplus de la caisse. Il n’y a pas d’enflure verbale dans ce message ni colère seule?: notre action est résolument soudée à un projet et à des solutions. Nous y reviendrons.

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Richesse des compagnies / pauvreté des gens

 Léo-Paul Lauzon- 13 DÉCEMBRE 2012

Richesse extrême et scandaleuse des entreprises

Récemment, Statistique Canada mentionnait que : «Moins endettées (contrairement à la population), les coffres pleins (versus les poches vides de la classe moyenne), les entreprises canadiennes ont sorti de la récession en pleine forme (top shape !). En fait, leur santé financière n’a jamais été aussi bonne depuis 40 ans». Oui, depuis 40 ans, ce qui fait qu’elles se retrouvent aujourd’hui avec un compte en banque de plus de 500 milliards$ que nous dit encore Statistique Canada. Ça, si ce n’est pas révoltant, c’est quoi au juste selon vous ?

Et, attention les amis, cette petite caisse de 500 milliards$ dans le compte de banque officiel des sociétés canadiennes et québécoises exclu, bien évidemment, les milliards qu’elles détiennent en «cold cash» dans leurs comptes de banque «officieux» stationnés, à l’écart des voyeurs, dans leurs paradis fiscaux. Parole de l’ex-ministre fédéral conservateur, Jean-Pierre Blackburn, que l’on ne peut accuser de porter à gauche, les Canadiens «avaient déposé dans les paradis fiscaux des sommes totalisant 146 milliards$ en 2009, une augmentation substantielle (en tout cas, plus élevé que le taux d’inflation) par rapport au 88 milliards$ de 2003 (et de 11 milliards$ en 1990)» (Le Devoir, 28 avril 2011). Vraiment immonde si vous voulez connaître mon opinion franche.

Et le recel continue de plus belle

Un article du Devoir du 28 novembre 2012 s’intitulait : «Hausse du bénéfice des sociétés canadiennes». Un autre, du 8 décembre 2012, titrait : «2012 a été bonne (je comprends donc) pour les banques canadiennes. Des profits records de 30 milliards$ en 2012 pour les six grandes banques canadiennes». Il y a de quoi se réjouir, non ? J’exalte ma joie.

Des profits records à chaque année pour nos banques arnaqueuses et siphonneuses de fonds publics. Allô économie de marché, bonjour vive concurrence entre les agents économiques de l’industrie bancaire, comme celle des pétrolières, des pharmaceutiques, des ferroviaires, etc. Il n’y a que des gagnants. Aucun perdant et aucune institution faiblarde qui s’est faite sortie par les plus forts, comme le postule pourtant le capitalisme.

Pendant ce temps, la pauvreté chez les enfants canadiens et québécoise explose

La même journée du 8 décembre où les banques canadiennes annonçaient fièrement leurs profits records, on apprenait que : «Pauvreté chez les enfants. L’ONU sermonne le Canada». Selon l’UNICEF, un enfant sur sept au Canada vit dans la pauvreté et, pendant que les compagnies depuis 10 ans s’enrichissent à vitesse supersonique, l’organisme international a mentionné que : «Il s’agit d’une nette détérioration par rapport à il y a 10 ans». Bravo pour les merveilleuses mesures de redistribution de la richesse au pays et au Québec.

Il y a aussi : «Aide sociale… Les démunis du Québec consternés» par les nouvelles mesures annoncées par le nouveau gouvernement péquiste de la châtelaine Pauline Marois qui est sur le point d’acquérir un «cabanon» de 3 millions dans le vieux Montréal. Beau petit pays et belle province vraiment démocratique.

Le gouvernement est également pauvre (parce qu’il le veut) et doit donc couper dans le maigre de nos services publics

Le 7 décembre 2012, soit la veille de la publication de bénéfices records des institutions financières canadiennes, faute d’avoir eu le courage et l’indépendance de taxer un peu plus les nantis et les compagnies, comme en Europe et aux Etats-Unis, les péquistes, comme ils l’ont toujours fait dans le passé mais de manière plus insidieuse que les libéraux, ont décidé de sévir dans nos services sociaux par des réductions de 400 millions$ : «Des compressions tous azimuts. Même les ministères de l’Éducation et de la Santé écopent» (Le Devoir 7 décembre 2012). Alors que les péquistes nous avaient promis d’augmenter les impôts des riches, des minières et des compagnies, ils ont reculé rapidement pour ne pas irriter leurs amis qui sont intéressés qu’à se créer de la richesse pour eux et de la pauvreté pour la classe moyenne.

Idem au fédéral avec le dictateur qu’est Stephen Harper ; coupes et restructurations draconiennes dans l’assurance-emploi, dans l’âge de la retraite reporté à 67 ans, dans la culture, etc. À Ottawa et à Québec, fallait évidemment continuer à s’attaquer au bien commun et à nos instruments collectifs afin de pouvoir maintenir et améliorer davantage les vaches sacrées de la classe dominante qui sera leur employeur un jour… Faut que les élus protègent leurs arrières et leur sortie de la scène politique. Harper diminue chaque année l’impôt des compagnies et accroit les abris fiscaux de la caste supérieure depuis plusieurs années.

Ne voulant pas être en reste, le parti québécois (du patronat) a accordé, dans son premier budget du mois de novembre dernier, des congés fiscaux de 10 ans et a accru les subventions de plusieurs entreprises, même si déjà le Québec est le champion canadien de l’aide gouvernementale aux compagnies versée par notre argent. Et le petit comique Nicolas Marceau, ministre des finances, a dit sans rire, mais en riant de vous, «qu’il s’en remettait au privé». Le privé massivement entretenu par des deniers publics, s’entend !

Que feront les compagnies avec leur «cash» que vous demandez ?

Pas question de diminuer le prix de leurs produits et services. Hors de question aussi d’augmenter le salaire et de financer partiellement les caisses de retraite de leurs employés. Impossible d’investir dans des biens de production cette immense fortune. C’est trop risqué, même si l’État paie le plus gros de leurs investissements et il y a trop d’incertitude à cause de leur incapacité notoire à concurrencer les firmes étrangères.

Reste donc la seule solution logique, pragmatique et naturelle à leurs yeux, soit celle de tout verser à leurs actionnaires par le biais de dividendes et de rachats d’actions, dont seulement la moitié est imposable dû au fait que le fisc considère ces salaires comme un gain de capital.

Bon ben, joyeuses fêtes quand même !


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Voici la copie que j'ai fais parvenir à Ginnette Gagnon au Nouvelliste....mais elle n'a pas toute écris mon texte, seulement ce qu'il faisais l'affaire selon elle..

Mme. Helene Perron secteur Lac a Tortue, j'ai fais la lecture du texte de M. Jean Luc Fafard, 18 novembre 2012, et j'admet, que j'apprécie le contenu et que M. Fafard est réaliste et crédible en ayant des connaissance en affaire, contrairement à ton texte, sans contenu, une femme frustrée, agressive, la paranoia total, qui fais de l'affirmation gratuite à l'égard d'un honnête homme et son intelligence. Il y a deux vision, une de l'entreprénariat et l'autre de gens ferme,étroit d'esprit, qui n'ont pas su évoluer,eux  sont les misérables et malheureux de cette société et non M. Jean Luc Fafard. 

Tu dis que la médisance coûte parfois très cher,est-ce une menace ou a tu l'intention de poursuivre toutes  personne qui ne parle pas le même language que toi??.Je suis d'accord sur une phrase que tu dis, quand ont crache en l'air,ca nous retombe sur le nez,j'avoue,que tu risque d'être souiller à la fin de cette saga.La Coalition contre le bruit visent pas la disparition de l'aéronautique, ah non, dis moi comment ce commerce peux survivre avec des heures en moins et des outils essentiels en moins, impossible, laisse les connaisseurs diriger leur entreprise de facon efficace,qui es tu et qu'elle expertise a tu pour essayer de manoeuvrer le monde de l'aviation, chacun sont domaine.Pour ne pas faire un dessin, je te cite un exemple: Helene Perron est propriétaire d'un dépanneur,sauf que quel,que personnes juge que la vente du tabac,alcool,billets loteries,est néfaste pour le public et tu ne peux plus en vendre (3 gros vendeurs) en plus tu opère de  9:00 - 5:00 (7:00 - 23:00 habituellement), avec de tel restrictions, va tu survivre avec ton dépanneur, ou si tu risque la fermeture, mais voyons,les gens  ne veulent pas que tu ferme ton commerce,ils veulent tout simplement protéger la sante du public, ceci est comparable à Bel Air Aviation et les restrictions,les hydravions fait parti des services ainsi que du monde de l'aviation,un outil de travail,Bel Air Aviation a le droit d'utiliser ses outils pour servir la clientèle et la demande et ceci s'applique pour les heures d'ouvertures ainsi que fermeture,la Coalition contre le bruit n'a pas l'expertise pour déterminer,ou,quoi,comment,  quand cette entreprise doit fonctionner.

Tu dis que la retombée économique est nulle pour pour la région concernant l'aviation,dis moi Helene, combien tu rapporte à l'économie de la région toi?  Est-ce que tu est rentable ou nulle?  Veux tu la réponse! En plus tu dis que ceci est confirme par le Maire, eh bien, je propose,et je seconde,une piste pour atterrir les avions sur la 5e rue(la main)dans le bas de la ville, et par pure hazard l'aviation serait rentable soudainement,il semble que seulement les commerces de la base ville sont rentable, les commerces des autres secteurs ne le sont pas,bizarre ca, j,aimerais bien une explication du pour,quoi,les commerces de la base ville ont quoi de plus particulier que les autres? Tout les secteurs paie des taxes,qui est le génie  derrière cette illusion,n'oublions pas,Cite de l'Energie,Cite de Lumière,qui illumine et brille le bas de la Ville seulement,alors Helene,pour être rentable et non nulle,déménage dans le bas de la ville,ou tu trouvera la tranquilitée et quiétude tant souhaite, pour toi même et les tiens. 

Jocelyne Strokowski, secteur Grand-Mère

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Les membres de la Coalition contre le bruit... (Photo: Sylvain Mayer)

Les membres de la Coalition contre le bruit ne visent pas la disparition du commerce aéronautique, mais uniquement les vols touristiques.

PHOTO: SYLVAIN MAYER

En réaction à la lettre de Jean-Luc Fafard publiée samedi sous le titre «Recours collectif: mieux vaut une entente à l'amiable».

Encore une fois de fausses affirmations dans le dossier des vols touristiques au lac à la Tortue. Décidément, plusieurs comprennent bien ce qu'ils veulent comprendre et interprètent la situation à leur façon sans valider leurs prétentions auprès des personnes concernées.

J'aimerais dire à monsieur Fafard, propriétaire d'un domaine forestier à Lac-à-la-Tortue, que les membres de la Coalition contre le bruit ne visent pas la disparition du commerce aéronautique, mais uniquement les vols touristiques. Désolée de vous apprendre que ces vols ne sont pas là depuis toujours. Vous ne pouviez pas le savoir, vous vivez dans Charlevoix. Comment pouvez-vous prétendre alors que nous ne sommes pas incommodés par le bruit puisque vous ne vivez pas ici?

Quant aux retombées économiques pour la région, elles sont nulles. Notre distingué maire l'a confirmé. Nos cousins français prennent un petit vol, un petit café et hop ils partent dépenser leur argent au Casino de Charlevoix. Les autocars ne s'arrêtent pas pour faire le plein d'essence dans la région pas plus qu'ils cassent la croûte au restaurant du coin.

Quant à une pétition signée sous pression par votre vieil ami, il ne s'agit certainement pas de la Coalition. Nous ne fonctionnons pas ainsi. Ceux qui font signer avec insistance font partie du clan que vous défendez, les tapageurs, dont les intérêts sont de faire peur aux gens avec un discours rempli de faussetés.

J'aimerais savoir, monsieur Fafard, pourquoi tant de méchanceté gratuite envers la Coalition: des contestataires, des révolutionnaires, des belligérants. Vous êtes venu de Charlevoix pour venir nous insulter ici; est-ce possible? Avant de nous juger, avez-vous tenté de chausser nos souliers et comprendre ce qu'on vit depuis plusieurs années? Bien sûr que non.

Votre coeur est rempli de rage et de rancoeur. Vous ne serez pas plus heureux en déchargeant toute cette colère intérieure sur nous. Au contraire, cette charge négative nous démontre la souffrance d'un homme malheureux. Il y a des limites à la parole. La médisance coûte parfois très cher. Tôt ou tard vous ressentirez ces effets dans votre vie personnelle. La vie c'est comme ça. Quand on crache en l'air, ça nous retombe sur le nez.

Je suis triste pour vous, vraiment. Vous avez tant à apprendre. Vous ne connaissez rien du problème, vous interprétez les choses à votre façon, vous faites peur à vos meilleurs amis, vous méprisez les gens sans raison et sans les connaître. Quelle vie misérable!

Hélène Perron

Secteur Lac-à-la-Tortue


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Politique, société et corruption

Gilles Léveillé - Le 5 décembre 2012  7 décembre 2012  

La chronique de Michel David de samedi dernier, intitulée L’examen de conscience, appelle la société québécoise tout entière à s’interroger sur la détérioration de son éthique. M. David s’inquiète des répercussions que cette détérioration des moeurs peut avoir sur la ferveur souverainiste du peuple québécois.


Je serais tenté de suggérer que c’est peut-être le phénomène inverse qu’il faut considérer. C’est le fait de croire qu’on ne pourrait jamais parvenir à la souveraineté qui a amené, dans le passé, bon nombre de nos leaders politiques québécois à se laisser tenter par la corruption. C’est en tout cas la thèse que défend un historien québécois, Stéphane Kelly, dans un livre intitulé La petite loterie, publié en 1997, chez Boréal.


Ce livre explique comment la Grande-Bretagne a pu maintenir très longtemps sa domination sur ses nombreuses colonies en favorisant un système de corruption chez les élites des peuples conquis. Un cas parmi d’autres : celui de Georges-Étienne Cartier, jeune patriote actif à la bataille de Saint-Denis en 1837, qui deviendra, quelques décennies plus tard, très impliqué dans le scandale financier de la construction du chemin de fer vers l’Ouest.


Et aujourd’hui, si on compare les derniers gouvernements qu’on a connus du Parti québécois et du Parti libéral, on voit bien que le dossier du premier, même s’il n’est pas au-dessus de tout reproche, est beaucoup plus propre que celui du second. Il semblerait donc que l’histoire se répète.



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Guignolée: la question à «100 piastres»

Tenir pour acquise la présence des services de dépannage alimentaire dans notre paysage social, c’est avouer notre échec

Sylvain Perreault - Beloeil  6 décembre 2012  
La Guignolée des médias a beau être utile et venir en aide à des milliers de personnes dans le besoin, tout se passe comme si la faim ne sévissait que durant le temps des Fêtes.
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
 
La Guignolée des médias a beau être utile et venir en aide à des milliers de personnes dans le besoin, tout se passe comme si la faim ne sévissait que durant le temps des Fêtes.

À RETENIR

    «Aujourd’hui, la télévision est venue nous voir

    Pour constater l’état du désespoir

    Une couple de sans-abri à la veille de Noël

    Ça, c’est un beau sujet pour le show des nouvelles» — Passe-moé la puck, Les Colocs

Clochettes, steppettes et vedettes. C’est la Guignolée des médias. Chaque année, le même malaise m’envahit devant cette soudaine compassion pour les pauvres qui s’empare des médias. Qu’on me comprenne bien, je ne suis pas contre. La générosité est préférable à l’avarice ; la charité à l’égoïsme. Et puis, la formule fonctionne. Depuis sa première édition en 2001, l’événement a permis de récolter 2,7 millions et d’aider 47 000 personnes dans le besoin. Moisson Montréal, une des plus importantes banques alimentaires du Canada, vient de lancer un appel à l’aide aux entreprises montréalaises, qui sont presque moitié moins nombreuses, cette année, à participer à la campagne de collecte de denrées. Plusieurs organismes offrant un service de dépannage alimentaire affirment que sans cette guignolée, ils devraient fermer leurs portes. Les besoins sont criants !


Clochettes, steppettes et vedettes. Ce qui m’agace, c’est de voir que la guignolée est devenue un business. De l’aide à la sécurité alimentaire, les mentalités sont solidement enracinées dans le sol de la charité. Tout se passe comme si la faim ne sévissait que durant le temps des Fêtes. Comme si la faim disparaissait aussitôt que se taisait l’imposante fanfare médiatique qui accompagne la grande procession caritative de décembre. Le reste de l’année, c’est sans tambour ni trompette que les organismes tentent de faire entendre leurs besoins.


En 1988, la Commission d’enquête sur les services de santé et les services sociaux (commission Rochon), qui avait été mandatée par le gouvernement pour étudier les objectifs, le fonctionnement, le financement et le développement du système de services de santé et de services sociaux, publiait son rapport. En voici un extrait : « […] la Commission réaffirme la nécessité fondamentale du système de santé et de services sociaux, à savoir l’amélioration de la santé et du bien-être. Elle identifie en outre deux conditions préalables : la recherche d’une plus grande équité sociale et le développement de l’équilibre social. »


Tenir pour acquise la présence des services de dépannage alimentaire dans notre paysage social, c’est avouer notre échec par rapport à ces deux objectifs que s’était fixés le gouvernement lors de la commission. Primo : réduction des écarts entre les riches et les pauvres. Secundo : plus grande autonomie des individus. Et le déséquilibre entre les gens ne cesse d’aller en s’accentuant. Moisson Montréal, dans son bilan faim de l’île de Montréal 2012 publié à la fin du mois d’octobre, souligne que « le fait que la proportion d’enfants et de familles ayant besoin de soutien de la part de nos organismes partenaires continue d’augmenter confirme, une fois de plus, une tendance que nous observons depuis 2008 ». Les enfants de 0 à 17 ans représentant 40,9 % des usagers de services d’aide alimentaire d’urgence (37,4 % en 2011).


Le spécialiste de la société québécoise, Fernand Dumont, a écrit dans son livre Raisonscommunes : « La pauvreté n’est pas toujours de longue durée, mais quand elle persiste, elle touche un nombre grandissant d’individus. Alors, elle devient un gène de vie où la maladie est plus fréquente, l’espérance de vie plus courte, l’alimentation plus déficiente. Ces faits sont bien connus. Ils montrent que la pauvreté n’est pas un phénomène à combattre par des mesures disparates ; dans beaucoup de cas, elle se répercute dans tous les aspects de l’existence. »


La question à « 100 piastres » : après 11 ans, pourquoi cette mascarade médiatique est-elle toujours nécessaire ? Les journalistes peuvent danser et chanter les vertus du don, mais ils ont aussi le devoir de dénoncer les inégalités économiques. De s’interroger sur le rôle de l’État dans sa volonté de réduire la fracture sociale. La guignolée ne devrait plus faire partie de nos célébrations rituelles. L’empathie saisonnière est déculpabilisante ? Il faut revoir notre façon d’aborder la pauvreté. Donnons, bien sûr, mais réfléchissons aussi. Et pas seulement pendant le mois de décembre. Travaillons à resserrer le tissu social… Je préfère cette quête.


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Lutte contre la corruption à Montréal: un retour en arrière

Depuis le mois de janvier, le directeur général... (Photo: Ivanoh Demers, La Presse)

Depuis le mois de janvier, le directeur général de la Ville de Montréal, Guy Hébert, a éliminé plusieurs mesures mises en place par ses prédécesseurs pour lutter contre la corruption.

PHOTO: IVANOH DEMERS, LA PRESSE 

La Presse

À partir de 2009, à la suite des scandales du Faubourg Contrecoeur et des compteurs d'eau, la Ville de Montréal a adopté plusieurs mesures pour lutter contre la collusion et la corruption. Aujourd'hui, plusieurs d'entre elles ont été démantelées ou mises sur une voie de garage. Et les fonctionnaires responsables ont été «tablettés».

La Ville est revenue à la case départ et a stoppé le ménage entrepris par deux directeurs généraux, Rachel Laperrière et Louis Roquet, qui ont précédé Guy Hébert de 2009 à 2012, affirment plusieurs sources.

En janvier, M. Roquet est parti après un sérieux désaccord avec le président du comité exécutif, Michael Applebaum, élu maire en novembre. Rachel Laperrière, quant à elle, a quitté la Ville l'été dernier après avoir été rétrogradée aux affaires institutionnelles.

«On est en train de mettre la table pour que ça revienne comme avant», nous a confié une source.

Guy Hébert, nommé directeur général de la Ville en janvier, est responsable de ce changement de cap. Il pousse sur la machine pour qu'elle distribue les contrats le plus rapidement possible. M. Hébert est l'homme de confiance du maire Applebaum, qui approuve cette nouvelle «philosophie de management».

«J'ai mon style, a expliqué Guy Hébert lors d'une entrevue en compagnie du maire Applebaum. Je veux moins de structures. Je suis plus hands on sur les opérations.»

L'inquiétude est grande chez plusieurs cadres. Le discours politique ne parle que de lutte contre la corruption, mais les actions, elles, vont dans le sens contraire, nous ont raconté de nombreuses sources.

«Rachel Laperrière a refait tout le cadre de gouvernance, puis elle a été tassée par Guy Hébert», a précisé un haut fonctionnaire de la Ville.

Des exemples? En juillet 2011, Rachel Laperrière et Louis Roquet ont édicté des règles serrées pour encadrer l'attribution des contrats. Moins d'un an plus tard, ces règles ont été remplacées par d'autres, moins contraignantes. Les extras sont désormais calculés en «fonction de l'historique des projets similaires». Or, depuis la commission Charbonneau et une étude commandée en 2004, dévoilée le mois dernier, on sait que les prix étaient gonflés de 30%. L'historique des projets similaires n'est donc pas fiable.

Autre changement: le contrat ne passe plus qu'une fois, et non deux, devant les élus du comité exécutif; l'estimation du prix du contrat n'est plus déposée au greffier sous pli confidentiel; et le chantier d'optimisation du coût des contrats, qui passait au crible tous les documents pour détecter des irrégularités, a cessé ses travaux (voir encadré). Guy Hébert et Michael Applebaum ne nient pas. Ils sont allergiques aux structures lourdes et aux comités qui, selon eux, ralentissent la machine.

«Mettre 10 experts de la même affaire autour d'une table, puis leur demander de s'entendre, ce n'est pas une sinécure, a expliqué Guy Hébert. Chacun a sa théorie et ça s'obstine longtemps [...]. En 2011, seulement 38% du programme triennal d'immobilisations [la liste des travaux à faire] ont été réalisés. Ça n'a aucun sens! Cette année, on va dépasser 70%. Notre objectif pour 2013 est de 80%. Une partie du problème venait des contrôles inutiles. Les contrôles, c'est comme l'assurance-vie. Si vous prenez une assurance qui coûte plus cher que votre salaire...»

«Pour moi, la Ville, c'est une business, c'est opérationnel, a ajouté Michael Applebaum. M. Hébert a déjà montré qu'il est capable de gérer les services, faire des économies et régler les problèmes.»

Michael Applebaum veut créer un comité de sages, formé de gens de l'extérieur, pour examiner le problème de la collusion et de la corruption et faire des recommandations.

Rappelons que le 3 octobre, Gérald Tremblay a suspendu les contrats non urgents jusqu'à ce que Québec adopte le projet de loi 1, ce qui devrait être fait avant les Fêtes.

Louis Roquet, que La Presse a joint en Algérie, où il travaille, ne pense pas que les mécanismes qu'il a créés avec Rachel Laperrière «paralysent» la Ville. Au contraire.

«La transparence impose toujours une certaine lourdeur, a-t-il expliqué. Si vous voulez aller vite, vite, vite, vous pouvez décider tout seul dans votre bureau, la porte fermée. On a fait le pari qu'on pouvait imposer une certaine lourdeur au processus de décision tout en respectant un rythme qui nous permettait de donner les services aux citoyens.»

«C'est vrai qu'au début, ça alourdit la machine, mais après un certain temps, vous trouvez votre rythme et les projets commencent à sortir comme des saucisses. Le parcours est plus long, mais ça ne paralyse pas la machine, ce n'est pas vrai! C'est un prix à payer pour être dans le secteur public.»


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A tous ceux qui pensent que la fin du monde est le 21 décembre, moi, je respecte ce que vous pensez. Mais pour mourir tranquille, je vous propose de virer sur mon compte bancaire ce qui vous reste vers le 19 ou le 20 décembre ....Merci d'avance... Merci à vous....;);)

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Réseau montréalais de la santé - Un gouffre financier dû à un manque de rigueur, dit un rapport gardé secret

Jeanne Corriveau   3 décembre 2012  
Le rapport soulignant d’importantes failles dans la gestion des crédits budgétaires du réseau montréalais de la santé a été remis peu avant le départ-surprise de David Levine de la direction de l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal.
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
 
Le rapport soulignant d’importantes failles dans la gestion des crédits budgétaires du réseau montréalais de la santé a été remis peu avant le départ-surprise de David Levine de la direction de l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal.
Les pratiques de gestion déficientes de l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal au cours des dernières années ont placé celle-ci dans une « situation financière vulnérable ». Aux prises avec un déficit structurel évalué à 100 millions de dollars, l’Agence a manqué de rigueur dans l’administration des crédits alloués aux établissements, révèle un rapport de vérification commandé l’an dernier par le sous-ministre de la santé et dont Le Devoir a obtenu copie.

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Les vertus sociales du dollar

Léon Dontigny, M.D. - Le 29 novembre 2012  3 décembre 2012  
Asclépios, dieu grec de la médecine, a apprivoisé le serpent qui a démontré des vertus médicinales. Ne pourrait-on pas aujourd’hui apprivoiser le dollar et lui découvrir des vertus sociales ? Si le modèle que l’on nomme ironiquement PPPP (le public paye, le privé profite) n’est pas souhaitable, ce n’est pas une raison pour exclure d’emblée les ressources et l’expertise de l’entreprise privée, si on peut se retrouver sur le terrain de l’économie sociale.

L’économie demeurera fragile tant et aussi longtemps que la crise financière ne sera pas résolue. Nous sommes également préoccupés de l’avenir de notre système de santé public qui accapare déjà une grande partie du budget de l’État devant une demande sans cesse grandissante.


Au Québec, nous avons convenu comme société de partager les frais des services de santé. Cette charge est devenue trop lourde pour laisser le gouvernement seul à assumer ce système complexe et onéreux du point de vue organisationnel et financier. Pendant ce temps nos décideurs publics continuent de s’inspirer de l’économie actuelle en augmentant les impôts directs ou indirects, mesure en soi passive et non productive.


L’an dernier, le ministre fédéral des finances, Jim Flaherty, considérait que les entreprises canadiennes disposaient de 500 milliards de dollars et les encourageait à profiter des baisses d’impôt pour assurer la relance.


Bill Gates, lorsqu’il a mobilisé, avec son ami Warren Buffett, 40 milliardaires qui ont accepté de léguer la moitié de leur avoir (sans préciser comment un tel magot serait dépensé), a mentionné clairement : « la philanthropie ne sera pas suffisante ».


L’investissement et l’implication du privé pourraient constituer un véritable enrichissement pour notre société par la création d’organismes sans but lucratif (OSBL) qui viendraient assumer une partie de l’engagement social qui revient historiquement à l’État. Cette solution n’est que partielle, il faut en convenir, mais elle peut constituer un véritable levier de la relance dont nous allons tous bénéficier.

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Ah oui voici un exemple de OSBL de la Ville de Shawinigan.

Tous les dépenses au public et les profits au privé ceci n'est qu'une exemple.

OSBL Shawinigan Félicitation

Ville Shawinigan info

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Lettre - Pour que tu tiennes bon

France Marcotte - Montréal, le 27 novembre 2012  29 novembre 2012 
 

Hier, je suis revenue chez moi bouleversée. Rentrant à pied d’une course, j’ai emprunté une rue secondaire derrière le métro. J’ai croisé un grand garçon qui attendait, penché sur son iPhone. Il portait un manteau à capuchon qui lui cachait partiellement le visage. Ce visage était ravagé d’une maladie d’adolescence qui ne pardonne pas, dont on ne parle jamais. Il y avait autour de lui une telle détresse et une telle solitude, qu’une fois passée, je n’ai pu m’empêcher de me retourner. Le regard traqué qu’il m’a lancé m’a fait mesurer toute sa détresse. J’ai alors eu terriblement honte de la douleur que collectivement nous lui causions. J’ignore comment il fera, mais je souhaite ardemment qu’il survive à notre immonde cruauté qui lui fait ainsi se cacher de nous. Comment pourra-t-il travailler, aimer, se nourrir ?


France Marcotte - Montréal, le 27 novembre 2012


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Lettre - Trois provinces maritimes pourraient fusionner

Michel Magnant - Le 28 novembre 2012  29 novembre 2012  

À l’ère de la compétitivité internationale, les provinces maritimes font figure de microbes politiques et économiques dont la survie est en danger. Par conséquent, des sénateurs de cette région proposent que le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse et l’Île-du-Prince-Édouard fusionnent. Elles formeraient la 5e province du Canada avec deux millions d’habitants et le 6e PIB du pays. Le problème, comme toujours, consiste à persuader les citoyens et les politiciens des provinces concernées que leurs traditions sont obsolètes. Même au bout du rouleau, peu de provinces de l’Est comprennent vraiment la situation. Il en est peut-être de même au Québec, une autre province boudée par les investissements privés et incapable de moderniser son nationalisme.


 

Michel Magnant - Le 28 novembre 2012

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Val-Jalbert : Mme Marois, M. Breton, inspirez-vous de M. Landry

Roy Dupuis - Président, Fondation Rivières et Michel Bélanger - Président, Nature Québec  28 novembre 2012  
Le comédien et militant Roy Dupuis
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
 
Le comédien et militant Roy Dupuis
 
Il y a 10 ans, le 26 novembre 2002, le gouvernement dirigé par Bernard Landry annonçait la Politique nationale de l’eau pour assurer la pérennité de cette précieuse ressource au bénéfice de tous. Du coup, il décrétait l’arrêt de toute construction de petites centrales hydroélectriques sur nos rivières, sur des sites souvent majestueux que notre ami Paul Piché désigna comme nos « cathédrales d’eau », faisant allusion aux nombreux sites patrimoniaux que les touristes visitent partout dans le monde. 

Monsieur Landry a écouté la voix des citoyens et pris une décision politique saluée par tous pour son courage. La population entière s’est réjouie. Dix ans plus tard, nous constatons que c’était beaucoup et bien peu. Il y a encore du chemin à parcourir pour protéger et valoriser cette précieuse richesse dont nos enfants hériteront.


Malheureusement, le gouvernement libéral de Jean Charest a préparé dans le cadre de sa stratégie énergétique un nouveau programme d’achat d’électricité par Hydro-Québec : un bloc de 150 MW provenant de 13 petites centrales. Une goutte d’eau dans un océan de surplus énergétiques considérables ! Or, Hydro-Québec perd déjà des centaines de millions de dollars pour acheter de l’électricité dont elle n’a pas besoin et qu’elle ne peut revendre à profit. Les conditions du marché ont grandement changé depuis 2009 et il vous appartient de mettre un terme à ce gouffre financier. Ce programme s’est révélé être un véritable gâchis tant sur les plans environnemental qu’économique et patrimonial. Et il est maintenant sous la loupe de plusieurs enquêtes.


Ce programme sème la discorde dans les petites communautés (Val-Jalbert, Shannon, Saint-Joachim, Sainte-Ursule) où subsistent les derniers joyaux accessibles à la population. L’absence de transparence dans la gestion des contrats aux firmes, pour ne mentionner que ce problème particulier, a mené à des affrontements avec les élus régionaux. Aujourd’hui, nous croyons fermement que la majorité des Québécois rejette ce type de développement destructeur dont les coûts nous sont refilés dans nos factures d’électricité.


Le conseil des ministres devra décider s’il autorise une centrale hydroélectrique au Village historique de Val-Jalbert, au Lac-Saint-Jean. Val-Jalbert est classé site patrimonial d’intérêt national en vertu de la Loi sur les biens culturels. Sa chute naturelle de 72 mètres, similaire à celle de Niagara, et son village reconstitué attirent près de 100 000 touristes par an. Il vient de bénéficier d’investissements de 19 millions des gouvernements.


Or le projet détruira l’essentiel de ce cachet unique. Toutes ces conséquences ont été mises en lumière lors des récentes audiences publiques sur l’environnement. La plupart des mémoires déposés se sont prononcés contre. Le BAPE a produit un rapport complaisant en faveur du promoteur sans même se prononcer sur plusieurs enjeux soulevés en audiences. Les citoyens se sont sentis profondément trahis. Ces gens fiers de leur emblème régional ne veulent pas d’une chute fantôme durant tout l’hiver, alors que la chute sera asséchée, et d’une chute artificielle « à piton » au débit fixe pour leurrer les touristes l’été. Qui continuerait de payer 24 $ pour voir ce spectacle désolant ?


Pas une fois le BAPE n’a traité des conséquences d’une telle artificialisation du site, ni montré l’impact de l’assèchement d’un kilomètre de rivière, ni rectifié les faits concernant les calculs erronés sur le rendement économique du projet, ni éclairci les circonstances entourant l’attribution de contrats sans appel d’offres, etc.


Une mobilisation citoyenne régionale, intergénérationnelle et interculturelle (appui des Innus de Mashteuiatsh) sans précédent bat maintenant son plein, refusant ce saccage. Le Conseil du patrimoine a été rencontré pour que la chute Ouiatchouan soit désignée « paysage culturel patrimonial ». Une pétition de 1500 noms a été présentée à vos ministres et une autre est en ligne sur le site de l’Assemblée nationale. Des plaintes ont été acheminées au ministère des Affaires municipales, au Commissaire au développement durable, à la commission Charbonneau et à l’Ordre des ingénieurs. Deux marches populaires ont été organisées devant les barrières cadenassées du site. Une solution de rechange, soit un projet de développement écologique et touristique, a été présentée. Un recueil de témoignages de la population assemblé.


Madame la Première Ministre, voici donc une occasion unique de poser un geste qui distinguerait votre gouvernement du gouvernement précédent : assurer la protection, pour toujours, du site historique de Val-Jalbert. Ce site est un symbole d’appartenance et de fierté de la région.


Nous faisons appel à une vision moderne du développement durable et au respect de la volonté populaire qui s’est manifestée concrètement. Naguère, le premier ministre Landry n’a pas hésité à annuler le projet de Trois-Pistoles, qui, lui, était pourtant déjà autorisé. Trois-Pistoles accueille maintenant de nombreuses familles qui peuvent jouir d’une rivière libre.



 

Roy Dupuis - Président, Fondation Rivières et Michel Bélanger - Président, Nature Québec


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Lettre - Gérard Bouchard pyromane?

Pierre Nepveu, Écrivain - Montréal, le 22 novembre 2012  24 novembre 2012 
Djemila Benhabib, en visite au Saguenay, a affiché ses couleurs : le véritable adversaire de la laïcité, ce n’est pas ce pauvre maire Jean Tremblay, qui considère Mme Benhabib comme une étrangère indésirable et qui compte défendre jusqu’en Cour suprême la prière catholique au conseil municipal. Non, l’ennemi, c’est Gérard Bouchard, qui souhaite une meilleure intégration des immigrants et propose un modèle de laïcité respectant la tolérance et la Charte des droits, un homme qui n’a jamais lancé d’insulte à ceux qui ne partagent pas son avis et qui nourrit le débat démocratique pour le meilleur intérêt de la société québécoise.

Mais nous savons, désormais, grâce à la déclaration fulgurante de l’ex-candidate du PQ dans Trois-Rivières, que se montrer rationnel, modéré, tolérant, c’est être un pyromane, c’est alimenter l’extrémisme, pour ne pas dire le fanatisme ! Il me semble qu’un tel propos tenu dans la ville de Jean Tremblay en dit davantage sur le jugement et sur l’esprit démocratique de Djemila Benhabib que sur les idées de Gérard Bouchard. Mais c’est sans doute parce que le modèle de société proposé par celui-ci est plus crédible que celui de Jean Tremblay qu’il importe de le peindre en dangereux agitateur.

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Le maire se range avec les pollueurs


Claude Gélinas

Publié le 26 Octobre 2012 
Le Maire est cependant moins bavard lorsqu’il s’agit des montants versés au club de hockey les Cataractes ou sur le déficit de la Coupe Mémorial et des Jeux du Québec. Cette sortie du Maire serait-elle le prélude à l’annonce d’une hausse de taxes?

Si j’étais l’auteur de la pollution sonore au Lac-à-la-Tortue je me réjouirais de l’intervention du Maire et j’en conclurais qu’il a rejoint le camp du NON.

Par contre, si depuis 16 ans, j’étais victime de nuisances sonores excessives qui affectent de façon significative ma santé tout en réduisant la valeur de ma propriété, j’en voudrais au Maire d’avoir si peu de compassion et de considération pour ma personne et autant pour une activité polluante qu’aucune Ville du Québec ne souhaite accueillir sur son territoire.

Je reprocherais également au Maire, dont le rôle est de représenter l’ensemble des citoyens, de me marginaliser et de me reprocher de faire valoir mes droits à la qualité de l’environnement et à la jouissance paisible de ma propriété. Deux droits reconnus par la Loi.

Et puis, à une époque où l’intimidation est dénoncée sur toutes les tribunes, je dirais au Maire que ce n’est pas bien d’utiliser la peur et la menace pour faire passer son message.

Cette peur et cette menace, le Maire l’évoque lorsqu’il soulève la possibilité, en cas de jugement défavorable, qu’une taxe de secteur soit imposée aux seuls citoyens du Lac-à-la-Tortue, le secteur le plus négligé de la Ville en termes d'environnement, de protection du Lac et de services d'égout et d'aqueduc.

Dans une telle éventualité, ce serait une première au Québec qu’une Ville condamnée par un Tribunal fasse assumer par un seul secteur de la Ville un jugement qui lui serait défavorable.

Face à de tels propos, ne serait-il pas urgent que Monsieur Bernard Cayouette, conseiller de secteur des Boisées rassure ses commettants et invite le Maire à une plus grande modération.

Et, le Maire de s’interroger «si une stratégie de communication plus musclée sera mise de l’avant"? Il faut vraiment vouloir en découdre avec les citoyens affectés par le bruit pour penser utiliser une telle stratégie visant essentiellement à s'opposer à leurs aspirations légitimes de vouloir vivre en paix comme tous les autres citoyens de la Ville.

Et que dire de l’augmentation de prime de 27 607$ comparé aux montants perdus depuis 16 ans par les riverains lors de la vente de leur propriété dont la valeur a été réduite à cause des nuisances sonores excessives.

Par contre, la bonne nouvelle: si comme le prétend le Maire, la cause de la Ville est bonne, les déboursés de la Ville seront faibles. Face à une telle prévision, au lieu d’ameuter les citoyens, le Maire ne devrait-il pas les rassurer?

Mais, ce qui étonne dans l’attitude du Maire, c’est que généralement dans les villes du Québec, les maires bien avisés s’abstiennent de commenter publiquement un dossier lorsque le processus judiciaire est en cours, ce qui comprend le processus d’exclusion. Et ce, particulièrement lorsque la Ville est représentée par les procureurs de son assureur.

Maintenant, la vraie question est: que devrait faire le Maire? Pour la suite des choses, le Maire serait bien avisé de faire preuve de réserve et de laisser la justice suivre son cours.

Claude Gélinas

Lac-à-la-Tortue

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Nos hauts-fonctionnaires et politiciens sont-ils si imbéciles?

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FTQ, CSN : des abris fiscaux «magiques»

Jeannot Vachon - Québec  20 novembre 2012  

Que diriez-vous d’un abri fiscal consenti par le gouvernement qui n’aurait que des qualités ? Il ne coûte pas cher au trésor public, mais les bénéfices pour l’investisseur sont énormes. L’argent investi par le gouvernement est vite récupéré grâce aux retombées. L’abri fiscal ne s’adresse pas aux riches qui peuvent se payer des conseillers fiscalistes et prendre des risques énormes sur le capital investi, mais à M. Tout-le-Monde. L’équité de cet abri est garantie par le fait que de gros syndicats en sont les promoteurs. Il est un puissant moteur de développement économique au Québec. Ses conditions font aussi qu’il est un solide outil d’épargne, car les fonds sont gelés pour la retraite ou pour des circonstances de besoins importants de liquidité.


Les fonds de travailleurs semblent satisfaire à tous ces critères. Connaissez-vous l’expression « trop beau pour être vrai » ? Si moi, je fais un profit énorme avec un tel abri fiscal, qui paie pour ça ? Est-ce la magie qui opère ou alors c’est un simple transfert d’argent provenant des autres contribuables, considérant que le coût de la générosité du gouvernement est refilé aux contribuables ?


Quel est le principe derrière cet abri ? À la base, le gouvernement du Québec nous offre d’investir jusqu’à 5000 $ dans un fonds qui a pour but d’investir dans de petites ou moyennes entreprises locales. En retour, il nous donnera une subvention de 15 %. L’investisseur assumerait donc un risque sur 85 % de son investissement, lequel, étant réinvesti dans des projets créateurs d’emploi, amènerait des retombées importantes pour le gouvernement et produirait aussi du profit pour l’investisseur.


L’idée était tellement géniale que le gouvernement y a ajouté des avantages, et pas les moindres. D’abord, le gouvernement fédéral met aussi ses 15 %, ce qui est bien sûr payé par les mêmes contribuables. On a dès le début accepté que l’investissement soit viré au REER. Comme l’impôt maximal actuel est de 48 %, le coût du produit passe donc de 8 5 % à 22 % et le coût pour le gouvernement n’est plus de 15 %, mais de 78 %.


On a deux fonds de travailleurs au Québec. Le Fonds de solidarité de la FTQ est devenu un monstre avec près de 10 milliards d’actifs. Comme Fondaction de la CSN est dix fois plus petit, le gouvernement a voulu l’aider à capitaliser davantage et lui a accordé « un petit » 10 % de plus en crédit d’impôt. Petit, vous pensez ? Quand notre coût net d’achat d’un abri fiscal est de 22 %, 10 % de plus baissent le coût à 12 %. Et les gouvernements ramassent la facture de 88 %.


Et avec 12 % d’investissement, combien, d’après vous, est la part de profit de l’épargnant ? 100 % à court et moyen terme. Les gouvernements en ramasseront une faible partie au retrait du REER. Un simple rendement de 4 % par le fonds donnerait donc un retour sur investissement de 33 % (4/12) pour l’investisseur, un rendement capitalisé à l’abri de l’impôt.


Le gouvernement Marois prévoit une faible hausse du taux d’impôt maximal de 2 %. Le coût de Fondaction pour les riches tombe donc à 10 %. Mais attention, l’aspect REER du produit fait que le revenu net est réduit et touche donc tous les programmes qui y sont rattachés. Entre 130 000 $ et 150 000 $ de revenu, la taxe santé passera de 200 $ à 1000 $, ce qui donne un taux marginal supplémentaire de 4 %. Dans cette tranche, le coût de Fondaction sera de 6 % et le coût des gouvernements de 94 %. Et on nous dira que les retombées repaieront cette dépense en quelques années ?


Le pauvre sera beaucoup moins attiré par Fondaction, car son économie d’impôt, s’il en paie bien sûr, est de moins de 69 %, pour un coût net de 31 %, cinq fois plus cher que notre pauvre riche qui gagne 150 000 $. De toute façon, il ne restera rien pour les pauvres à la saison des REER. Les riches achèteront tous les petits pains chauds à l’automne.


Pourquoi les gouvernements ne font-ils pas eux-mêmes ces investissements ? Pensent-ils qu’un organisme gouvernemental serait plus imbécile que les deux syndicats visés pour gérer cet argent ? Et les profits appartiendraient alors aux véritables payeurs, l’ensemble des contribuables.


 

Jeannot Vachon - Québec

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Nous avons tous nos petits Seigneurs autour de nous,regardez bien tous ceux qui ne paie pas leur dû équitablement et de surplus vous font la morale méritent-ils notre respect et encouragement?
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LE SEIGNEUR DE SAGARD
Ou comment Paul Desmarais pend la crémaillère
 Par Christian Harvey, octobre 2003

 

LES JOURNALISTES EXULTENT.

George Bush pèreBill Clinton, Jean Chrétien,Lucien BouchardPaul MartinPaul Desmarais

Sarah Fergusson, Martin Cauchon, Paul Martin et Juan Carlos sont invités au domaine de Paul Desmarais de Sagard, dans Charlevoix. L'accès est interdit aux journalistes ; alors on se rend voir les autochtones maires et hommes d'affaires relatant les bienfaits de la présence de Paul Desmarais dans la région.

Vraiment indigeste. Bien sûr, pas d'enquête de Michel Morin ou d'autres journalistes de Radio Canada sur les dessous de cette propriété. Il ne faut pas déranger Paul Desmarais, le maître de Power Corporation, si l'on veut garder son emploi. Mais, question combien peut bien coûter un domaine de 21 000 acres ? Très cher, sans doute. Pourtant...

L'histoire est simple et on peut en trouver le détail dans les archives publiques et les journaux

• La Canada Steamship Lines achète le domaine de Sagard, le 8 janvier 1974 en l'échange de « considérations ».

• La Canada Steamship Lines cède à son tour la propriété à Power Corporation le 10 novembre 1976 au coût de 1 $. - évidemment la CSL appartient alors à Power Corporation depuis 1966 et son président est Paul Martin (un invité !) depuis 1974 .

• Puis, le 18 juillet 1988, Power Corporation en cède la propriété à Paul Desmarais au coût, encore une fois, de 1 $.

• Mais, en 1990, Paul Desmarais vend à son tour la propriété à une obscure société, Polprim Inc., cette fois au coût de 1 028 000 $. Les membres du conseil d'administration ne sont nuls autres que Paul Desmarais (président), André Desmarais (trésorier), Paul Desmarais Jr. (secrétaire) et Jacqueline Desmarais (administratrice).

En somme, un territoire de 21 000 acres qui n'aura rien coûté.

Les habitants de Montréal se plaignent de la hausse des taxes municipales avec le nouveau rôle d'évaluation.Faites comme Paul Desmarais achetez pour un 1 $ un domaine de 21 000 acres érigé sur un territoire non organisé (TNO), exempt de toutes les taxes municipales. En 1998, avant les « rénovations », la valeur de la propriété était estimée à 7 746 000$. Aujourd'hui on parle de près de 40 millions de dollar. Des revenus de taxes non perçus et que la MRC de Charlevoix-Est ne cherche même pas à percevoir qui seraient bienvenus au petit village limitrophe de Saint Siméon où le taux de chômage en période hivernale atteint 40%. Bravo pour l'égalité et l'équité ! Et le maire de Saint Siméon est tout heureux de la situation !

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Vous aussi pouvez-en profiter!

http://www.villeshawinigan.info/religion 

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Autre élément intéressant, l'aéroport de Saint Irénée communément appelé « aéroport Paul Desmarais ». Alors qu'un aéroport comme celui de Saint-Hubert a toutes les difficultés du monde à obtenir des fonds, le petit aéroport de rien du tout de Saint Irénée obtient des subventions du gouvernement fédéral, du ministre Martin Cauchon (un invité !), alors ministre du Développement régional, afin de se revamper au coût de 5 millions de dollars. Il faut bien un aéroport pour les invités ! Bien sûr, la fille de Jean Chrétien (un invité !) est mariée au fils de Paul Desmarais.

Il n'y a évidemment aucun rapport entre les deux éléments. De plus, notons que des avions gouvernementaux ont été réquisitionnés pour la circonstance afin de transporter les invités de Paul Desmarais et, il va de soi, aux frais des contribuables.

À tous ces gens, je dirais les mots de Sylvain Lelièvre :

« Votre intérêt n'est pas le nôtre. Et sachez bien que nous savons »

aLORD of the SAGARD

LE SEIGNEUR DE SAGARD

Paul Desmarais

 Le Palais / The Palace

 

DU CANADA:

Desmarais est en très proche terme avec le premier ministre Paul Martin, après tous, il fut l'employeur de celui-ci pour plusieurs années pour en devenir . En 1981 Desmarais lui vendit Power's shipping line ( Canada Steamship Lines) avant d'entré en politique.

Les emplois ultérieur de Martin furent entre autre:

  • Ancien président, président-directeur général et directeur, The CSL Group Inc.
  • Ancien président et président-directeur général, Canada Steamship Lines Inc.
  • Ancien directeur d'entreprise, C.B. Pak Inc.; Redpath Industries Ltd.; Fednav Ltd.; The Manufacturers Life Insurance Co.; Canadian Shipbuilding & Engineering Ltd.; Imasco Corp.

En conclusion: Paul Desmarais, accueille à son nouveau domaine de Sagard de 21 000 acres , près de la Malbaie. qu'il a reçue au même prix que IBM Canada en 1970, paya les 100 acres à Bromont.

L'histoire est simple comme vous avez put le voir par IBM Canada en 1970 et, on peut en trouver le détail dans les archives publiques et les journauxLa Canada Steamship Lines achète le domaine de Sagard, le 8 janvier 1974 en l'échange de « considérations » et la Canada Steamship Lines cède à son tour la propriété à Power Corporation le 10 novembre 1976 au coût de 1 $. Information de: CHRISTIAN HARVEY

 

LE SEIGNEUR DE SAGARD

Mo..n.. Anarchie Constip..tution Canadienne

Ici  le reportage d'Isabelle Vaillancourt
Paul Desmarais pend la crémaillère

(LORD of the SAGARD)

(D'après PC) - L'homme derrière Power Corp., Paul Desmarais, accueille ce week-end les grands de ce monde dans son nouveau domaine de Sagard, près de la Malbaie.

La rumeur veut que parmi les 230 chanceux conviés à cette pendaison de crémaillère des plus prestigieuses, figurent le premier ministre Jean Chrétien, les anciens présidents américains George Bush père et Bill Clinton, l'ancien premier ministre du Québec Lucien Bouchardla Duchesse d'York Sarah Fergusson, et les ministres fédéraux ; Martin Cauchon  et Paul Martin.

Aussi, un Boeing du roi d'Espagne Juan Carlos était stationné à l'aéroport de Bagotville après avoir transporté une autre grande personnalité.

Tenter de pénétrer dans le nouveau domaine du grand financier Paul Desmarais tient d'ailleurs du miracle, a constaté l'hebdomadaire Progrès-Dimanche, de Saguenay.

Situé à cinq kilomètres du village, le domaine de  (75 kilomètres carrés de M. Desmarais aurait coûté entre 40 et 70 millions, selon les différents chiffres avancés. Des centaines de travailleurs y oeuvraient depuis le début du chantier en 2000.

Le journaliste du Progrès-Dimanche s'est rivé le nez samedi matin sur la première des trois barrières vertes sécurisant le domaine du milliardaire. Impossible de franchir la grille si vous n'êtes pas sur la liste des invités.

Si vous avez l'audace de tromper les agents qui gardent l'accès 24 heures sur 24, vous devrez rouler dix autres kilomètres dans les bois avant d'arriver sur le site.

Sur cette distance, vous risquez de rencontrer des équipes de la Gendarmerie Royale du Canada (GRC) et du Bureau fédéral d'investigation (FBI) américain qui quadrillent les lieux.

En RealVideo, le reportage d'Isabelle Vaillancourt.  
http://lcn.canoe.com/infos/regional/archives/2003/08/20030830-203417.html 


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Paul Desmarais pend la crémaillère


Presse Canadienne

SAGARD- L'homme derrière Power Corporation, Paul Desmarais, accueille les grands de ce monde dans son nouveau domaine de Sagard, en Charlevoix, ce week-end.

Parmi les 230 invités à cette prestigieuse pendaison de crémaillère, selon les témoins et les rumeurs, se trouvent : le premier ministre Jean Chrétien, les anciens présidents américains George Bush père et Bill Clinton, l'ancien premier ministre du Québec Lucien Bouchard, la duchesse d'York, Sarah Fergusson, le ministre fédéral Martin Cauchon et l'ex-ministre Paul Martin. Un Boeing du roi d'Espagne, Juan Carlos, était garé à l'aéroport de Bagotville après avoir transporté une autre grande personnalité.

Pénétrer dans le nouveau domaine du grand financier Paul Desmarais tient d'ailleurs du miracle, a constaté l'hebdomadaire Progrès-Dimanche, de Chicoutimi.

Situé à 5 kilomètres du village, le domaine de 75 kilomètres carrés aurait coûté entre 40 et 70 millions. Des centaines de travailleurs y oeuvraient depuis le début du chantier, en 2000. Le journaliste deProgrès-Dimanche s'est cogné le nez hier matin sur la première des trois barrières vertes sécurisant le domaine du milliardaire. Impossible de franchir la grille si vous n'êtes pas sur la liste des invités.

Si vous avez l'audace de tromper les agents qui gardent l'accès 24 heures sur 24, vous devrez rouler 10 autres kilomètres dans les bois avant d'arriver. Sur cette distance, vous risquez de rencontrer des équipes de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et du Bureau fédéral d'investigation (FBI) américain qui quadrillent les lieux. Une petite balade en hélicoptère au-dessus du domaine pourrait vous satisfaire. Mais vous serai encore surveillé!

Mais comment est-il donc, ce palace de rêve? Les seuls à le savoir sont, entre autres, la centaine d'employés qui résident presque tous à Sagard. Paul Desmarais aurait ainsi à sa disposition administrateurs, cuisiniers, musisiens, femmes de ménage, bûcherons, jardiniers, chauffeurs, etc.

Un des employés, qui venait à peine de terminer son quart de travail, a dit que le domaine était très beau mais pas si grand que ça.

La Presse, dimanche 31 août 2003
http://www.tca510.qc.ca/pauldesmarais.html 

 







































































































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La dépression, une «vraie» maladie?

Jean-Philippe Vaillancourt - Ph. D., Psychologue — Expertise psychologique, chargé de cours, Université du Québec à Trois-Rivières  15 novembre 2012 
Le gouvernement du Québec a récemment acheté du temps publicitaire pour diffuser un message qui soutient que la dépression est une vraie maladie, tout comme le cancer. Peut-être cela aura-t-il échappé au lecteur, mais il y a un peu plus d’une décennie, c’était au diabète que l’on comparait la dépression pour que le public comprenne qu’il s’agit d’une vraie maladie. En 2012, pourquoi sentons-nous encore le besoin de produire et diffuser un tel message ? Officiellement, c’est surtout pour faire tomber les tabous. En effet, si une personne est « vraiment » malade, qu’elle souffre donc d’un mal dont personne n’est responsable, peut-être la société cessera-t-elle de juger et d’ostraciser celle-ci. De fait, encore aujourd’hui, la discrimination est tenace à l’endroit des gens qui souffrent « de la fronde et des flèches d’une fortune outrageante », comme le formulait si bien Shakespeare.

La discrimination est forte, en partie parce que des doutes subsistent dans notre société touchant la nature et la source mêmes de la dépression. Est-ce vraiment une maladie ? N’est-elle pas le résultat d’une tristesse profonde dont la personne n’arrive pas à se dégager, de là l’intransigeance à laquelle elle se heurte ? Ne serait-ce pas qu’un simple passage à vide ? Plusieurs questions demeurent, mais le discours psychiatrique continue de marteler avec une vivacité préoccupante qu’il s’agit bel et bien d’une maladie. Remarquez qu’il s’agit de la seule spécialité médicale qui doit se battre corps et âme pour légitimer les fondements de son objet d’étude, les maladies mentales. Constatant cette incertitude, il n’apparaît donc pas surprenant que nous retrouvions dans la collectivité des groupes de « croyants » et de « non-croyants ». 

Pour qu’une maladie soit considérée comme telle, elle doit satisfaire aux critères scientifiques établis, à savoir un dérèglement dans une structure ou une fonction des cellules, des tissus ou des organes. Critères auxquels le cancer et le diabète satisfont incontestablement. Comme le reconnaît la plus haute instance psychiatrique, l’Association américaine de psychiatrie, les « maladies » mentales ne peuvent être ni détectées ni diagnostiquées par l’examen des cellules, des tissus ou des organes. De fait, leur diagnostic s’établit à partir de critères dont l’évaluation est hautement subjective, en plus de se faire sur la base d’un simple entretien.
 
S’appuyant sur la définition du terme « maladie », l’on soutient que la dépression est principalement causée par un déséquilibre de la chimie du cerveau (notamment d’un neurotransmetteur, la sérotonine). Cette théorie fait d’ailleurs la pluie et le beau temps en psychiatrie depuis la venue du premier neuroleptique, dans les années 1950. Malgré le fait que l’on continue à propager cette théorie et à la présenter comme un fait, aucun 

 

La dépression, une «vraie» maladie?

Jean-Philippe Vaillancourt - Ph. D., Psychologue — Expertise psychologique, chargé de cours, Université du Québec à Trois-Rivières  15 novembre 2012 

Le gouvernement du Québec a récemment acheté du temps publicitaire pour diffuser un message qui soutient que la dépression est une vraie maladie, tout comme le cancer. Peut-être cela aura-t-il échappé au lecteur, mais il y a un peu plus d’une décennie, c’était au diabète que l’on comparait la dépression pour que le public comprenne qu’il s’agit d’une vraie maladie. En 2012, pourquoi sentons-nous encore le besoin de produire et diffuser un tel message ? Officiellement, c’est surtout pour faire tomber les tabous. En effet, si une personne est « vraiment » malade, qu’elle souffre donc d’un mal dont personne n’est responsable, peut-être la société cessera-t-elle de juger et d’ostraciser celle-ci. De fait, encore aujourd’hui, la discrimination est tenace à l’endroit des gens qui souffrent « de la fronde et des flèches d’une fortune outrageante », comme le formulait si bien Shakespeare.

La discrimination est forte, en partie parce que des doutes subsistent dans notre société touchant la nature et la source mêmes de la dépression. Est-ce vraiment une maladie ? N’est-elle pas le résultat d’une tristesse profonde dont la personne n’arrive pas à se dégager, de là l’intransigeance à laquelle elle se heurte ? Ne serait-ce pas qu’un simple passage à vide ? Plusieurs questions demeurent, mais le discours psychiatrique continue de marteler avec une vivacité préoccupante qu’il s’agit bel et bien d’une maladie. Remarquez qu’il s’agit de la seule spécialité médicale qui doit se battre corps et âme pour légitimer les fondements de son objet d’étude, les maladies mentales. Constatant cette incertitude, il n’apparaît donc pas surprenant que nous retrouvions dans la collectivité des groupes de « croyants » et de « non-croyants ». 

Pour qu’une maladie soit considérée comme telle, elle doit satisfaire aux critères scientifiques établis, à savoir un dérèglement dans une structure ou une fonction des cellules, des tissus ou des organes. Critères auxquels le cancer et le diabète satisfont incontestablement. Comme le reconnaît la plus haute instance psychiatrique, l’Association américaine de psychiatrie, les « maladies » mentales ne peuvent être ni détectées ni diagnostiquées par l’examen des cellules, des tissus ou des organes. De fait, leur diagnostic s’établit à partir de critères dont l’évaluation est hautement subjective, en plus de se faire sur la base d’un simple entretien.
 
S’appuyant sur la définition du terme « maladie », l’on soutient que la dépression est principalement causée par un déséquilibre de la chimie du cerveau (notamment d’un neurotransmetteur, la sérotonine). Cette théorie fait d’ailleurs la pluie et le beau temps en psychiatrie depuis la venue du premier neuroleptique, dans les années 1950. Malgré le fait que l’on continue à propager cette théorie et à la présenter comme un fait, aucun élément de preuve scientifique ne permet actuellement de la soutenir. D’ailleurs, plusieurs sont sortis du placard pour affirmer qu’il ne s’agit que d’une métaphore et que jamais cette théorie n’aura été sérieusement retenue. C’est précisément ce que déclarait, le 12 novembre 2005, Wayne Goodman, un haut dirigeant de l’US Food and Drug Administration, le pendant américain de Santé Canada. Le Dr Ronald Pies, éditeur en chef du magazine Psychiatric Times, dira également qu’« en vérité, la notion de déséquilibre de la chimie du cerveau aura toujours été une légende urbaine, jamais une histoire prise au sérieux par les psychiatres bien informés » (11 juillet 2011).
 
Et pourtant, l’establishment psychiatrique rappelle à chaque occasion que les maladies mentales, comme la dépression, sont de vraies maladies puisqu’elles trouvent leur ancrage dans un cerveau défectueux. Alors, pourquoi ne pas les nommer maladies cérébrales, plutôt que mentales ? Peut-être la réponse se trouve-t-elle dans une crainte viscérale de voir la psychiatrie absorbée par la neurologie (spécialité médicale qui étudie l’ensemble des maladies du système nerveux, en particulier du cerveau) ?
 
Dans un même ordre d’idées, s’il s’agissait d’un fait scientifique vérifiable, comme on le prétend, nous disposerions de moyens objectifs pour détecter les irrégularités des neurotransmetteurs que l’on croit impliqués dans la dépression. Ce n’est malheureusement pas le cas. En revanche, il n’est pas exclu qu’un jour il sera possible de le faire. Cela permettrait de soulager bien des maux et surtout de faire taire les questionnements et d’ainsi investir temps et argent aux soins, plutôt qu’à la chasse aux tabous.
 
Le psychiatre et professeur émérite Thomas Szasz écrivait que les « maladies » mentales ne peuvent être nommées ainsi que par analogie. L’âme, l’esprit ou le mental peut être malade au même titre qu’une économie, per analogiam. En attendant que la science permette d’élucider le mystère, la dépression ne peut être considérée comme une maladie que par analogie. Entre-temps, il serait bien plus profitable de concerter nos efforts de manière à créer une société où l’on accepte que les aléas de notre existence nous font affronter de multiples atrocités objectives et subjectives et que celles-ci se répercutent sur notre capacité d’adaptation en s’exprimant selon des modes qui reflètent notre individualité.
 

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Pas seulement à Montréal malheureusement la différence ailleurs nous avons beaucoup de maire corrompu mais avisé.

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Dix ans après les regroupements municipaux - La fusion a propagé le virus de la corruption

Peter Trent - Maire de Westmount  12 novembre 2012
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	Gérald Tremblay et Peter Trent lors d’un débat sur les défusions municipales, en 2004</div>
Photo : Jacques Nadeau - Archives Le Devoir

Gérald Tremblay et Peter Trent lors d’un débat sur les défusions municipales, en 2004
Peter Trent a combattu les regroupements municipaux de 2002. Nous publions aujourd’hui des extraits de son livre La folie des grandeurs, à paraître cette semaine en français chez Septentrion et en anglais chez McGill-Queen’s University Press sous le titre The Merger Delusion, How Swallowing Its Suburbs Made an Even Bigger Mess of Montreal.

Depuis 2009, la ville de Montréal ressemblait de plus en plus à un bar ouvert, au nez et à la barbe du barman Tremblay qui ne se doutait de rien. Auparavant, je n’avais jamais eu beaucoup d’admiration pour M. Tremblay, parce que je ne lui avais pas pardonné d’avoir trahi sa promesse de ne pas s’opposer aux défusions. Il était dévoué et il travaillait sans relâche, mais ses ratiocinations technocratiques ne le rendaient pas très efficace. Je dois pourtant dire que, quand je l’ai vu traverser l’enfer de l’été 2009, alors que les scandales de corruption pleuvaient sur lui et que La Presse lui demandait de ne pas se représenter, j’ai été vraiment désolé pour lui. À mon corps défendant, ma compassion est devenue presque du respect devant l’énergie avec laquelle il s’est débattu jusqu’à l’élection. Certains ont avancé que sa foi chrétienne l’avait aidé à traverser l’épreuve.


Après son expérience de mort imminente, nous avons vu apparaître un nouveau Gérald Tremblay, pénitent, qui avait appris sa leçon. D’abord, il est devenu beaucoup moins partisan. Il a non seulement invité des membres de l’opposition à faire partie de son comité exécutif (tout en se nommant lui-même président, il faut le dire), mais il a aussi fait bouger les choses pour donner plus de pouvoir aux commissions. Au début de 2010, il a proposé un processus budgétaire public associant les partis d’opposition, une première dans l’histoire de Montréal. Malheureusement, en 2011, il a mis dehors les deux conseillers de l’opposition et il a mis fin au nouveau processus budgétaire. Au moins, son désir de se racheter a persisté à l’égard des municipalités défusionnées, avec lesquelles il a entre shy;tenu de bons rapports.

La « mégaville » a causé la perte de Gérald Tremblay


Les médias ont fait tout un plat de la naïveté sans bornes de M. Tremblay. Personnellement, je préfère un maire naïf mais honnête à un maire corrompu mais avisé, au sens où on l’entend aujourd’hui. Devant leurs claviers, il était facile pour les journalistes de sermonner M. Tremblay et de réclamer sa démission. À mon sens, il est injuste de rejeter le blâme de tous ces scandales uniquement sur lui. Il est vrai que, jusqu’à un certain point, il a été l’artisan de son propre malheur ; mais, puisque la mégaville est ingouvernable, son administration et son organisation politique sont comme des boîtes de Petri dans lesquelles la corruption peut se reproduire et proliférer. Les journalistes croyaient que, si Montréal avait eu un maire compétent, ces scandales n’auraient jamais eu lieu. Même si cela est possible, l’histoire enseigne que Montréal a rarement eu des maires compétents. Pourquoi en aurait-il été autrement après qu’elle a annexé ses villes de banlieue ?


Si la mégaville avait vraiment été créée par des fusions, c’est-à-dire, par l’union de partenaires égaux, le penchant de Montréal pour la corruption aurait pu s’estomper ou tout au moins être amoindri. Mais la mégaville a été créée par une annexion : aussi, ce sont les méthodes, l’administration et la moralité de l’ancienne ville de Montréal qui sont devenues la norme. La corruption s’est diffusée à partir d’une source bien enracinée. Bien sûr, il y a eu à l’évidence des cas sporadiques de corruption dans d’anciennes municipalités de banlieue et dans des arrondissements actuels, mais cela n’était pas généralisé. La corruption n’avait pas une base massive, comme à Montréal. À Saint-Laurent en 2002, il s’agissait de pots-de-vin pour obtenir des changements de zonage ; plus tard, à Outremont, le scandale concernait des fraudes d’importance mineure. Par contre, la série de scandales qui a secoué la mégaville en 2009 était plus systémique et elle était liée à l’attribution de contrats qui avaient été gonflés et rendus plus lucratifs par les fusions.


Quand je jette le blâme sur la mégaville, je ne blâme pas ses employés. Après tout, proportionnellement, le bilan des élus montréalais est beaucoup plus désolant que celui des employés de la Ville. Parmi tous les politiciens élus dans la mégaville depuis sa création, à peu près 2 % ont été accusés ou condamnés pour des actes criminels. J’imagine que ce pourcentage est beaucoup plus élevé que ce qu’on trouve dans l’ensemble de la population. Pour atteindre un pourcentage comparable parmi les employés de la Ville, il aurait fallu que 400 d’entre eux soient accusés ou condamnés pour des actes criminels.


Amateurisme politique


Au moment où j’écris ces lignes, la plupart des apologistes de la mégaville de Montréal ont cessé de montrer du doigt M. Tremblay et la corruption comme principaux responsables de l’échec de la mégaville. Ils blâment maintenant M. Tremblay et la décentralisation. Après avoir vu en action M. Tremblay et M. Bourque, je suis convaincu que M. Tremblay est le meilleur maire des deux, et il est aussi moins dangereux. Personne, pourtant, n’a dit que l’ancienne ville de Montréal avait été un désastre à cause de M. Bourque. Si la mégaville est si fragile qu’elle peut être conduite à la ruine par un seul individu, alors c’est un échec. De même, si une mégaville a besoin d’un surhomme pour être un succès, c’est aussi qu’elle est un échec. Imputer le désastre de la mégaville à un seul homme est une simplification dangereuse. Ce n’est pas le capitaine qui est en cause, mais le vaisseau. Oui, comme les détracteurs de M. Tremblay le disent sans arrêt, sa tentative de décentralisation est partiellement responsable du problème de complexité de la mégaville, mais pour les raisons contraires à celles qu’ils donnent : c’est parce que M. Tremblay n’est pas allé assez loin.


Cela étant dit, la grande faiblesse de M. Tremblay, en tant que maire, c’est son incapacité à attirer et à retenir autour de lui des personnes solides et compétentes, qu’il s’agisse du directeur général, du président de son comité exécutif, des conseillers municipaux de son parti, de son chef de cabinet et même de ses conseillers politiques. Son style de gestion est celui des portes tournantes et non pas des portes ouvertes. En tant que dirigeant, M. Tremblay est un solitaire, un défaut qu’il partage avec Pierre Bourque. Aucune personne ne peut diriger seule la ville de Montréal, même pas un Jean Drapeau. Et il faut un sens de la continuité : M. Tremblay en est à son cinquième directeur général depuis qu’il est devenu maire. Ses choix de présidents du comité exécutif ont été, au mieux, discutables. Toutefois, son soutien à Michel Labrecque pour la présidence de la Société de transport de Montréal (STM) était inspiré. Compétent, enthousiaste et honnête, M. Labrecque a solidement pris en mains la STM et la conduit vers une sorte de renaissance.


M. Tremblay a réalisé d’autres choses. Il a amené la ville à investir massivement dans le transport en commun et la distribution de l’eau. Il a harcelé les maires de la région pour qu’ils acceptent un plan métropolitain d’aménagement et de développement et il a fait la paix avec les syndicats - en y mettant le prix, bien sûr. D’un autre côté, il a failli à la tâche de maîtriser les coûts. Même Bixi, un service brillant de vélos partagés et une création montréalaise au retentissement international, a été si mal administré sous l’égide de la Ville qu’il a fallu le renflouer par un prêt et des garanties totalisant 108 millions de dollars.


Peu importe qui se retrouve aux commandes, ce qui me frappe est cet amateurisme, évident et persistant, de la classe politique montréalaise, et le professionnalisme relatif (mais un peu léthargique) de l’administration.


En terminant, s’il y a une chose que j’ai réussi à faire au cours de trois dernières années, après être redevenu le leader des villes de banlieue de l’île, c’est prouver que les municipalités de l’île de Montréal peuvent bien s’entendre entre elles, comme elles le faisaient avant les fusions d’ailleurs. Je n’aurais pu réussir cela sans Gérald Tremblay et sa politique de coopération avec ses « partenaires », les municipalités de banlieue de l’île. Non sans ironie, cette politique de M. Tremblay a permis de démontrer la fausseté d’un des arguments qui ont été invoqués pour justifier les fusions, puis remis en service pour combattre les défusions. Cet argument, c’était que les municipalités de banlieue de l’île étaient incapables de s’entendre et de travailler avec la ville de Montréal : une grave maladie, disait-on, que seules les fusions pouvaient guérir.


M. Trent a combattu les regroupements municipaux de 2002. Nous publions aujourd’hui des extraits de son livre La folie des grandeurs, à paraître cette semaine en français chez Septentrion et en anglais chez McGill-Queen’s University Press sous le titre The Merger Delusion, How Swallowing Its Suburbs Made an Even Bigger Mess of Montreal.


« La mégaville a été créée par une annexion : aussi, ce sont les méthodes, l’administration et la moralité de l’ancienne ville de Montréal qui sont devenues la norme. La corruption s’est diffusée à partir d’une source bien enracinée. »


« Les médias ont fait tout un plat de la naïveté sans bornes de M. Tremblay. Personnellement, je préfère un maire naïf mais honnête à un maire corrompu mais avisé, au sens où on l’entend aujourd’hui. »