LA TRAVAILLEUSE CONTRE L’ASSISTÉ-SOCIAL

 - 8 AVRIL 2012

Wildrose Bus 01

Les Québécois doivent s’intéresser à l’élection albertaine du 23 avril prochain. Selon les derniers sondages, la province la
plus riche du pays s’apprête non seulement à mettre fin au règne ininterrompu de 41 ans du Parti progressiste-conservateur,
mais également à redéfinir le fédéralisme canadien.

Le parti Wildrose de la charismatique cheffe Danielle Smith domine présentement dans les intentions de vote. Il devance les conservateurs d’Alyson Redford par une dizaine de points.

Madame Smith deviendra possiblement dans deux semaines la première Première ministre à s’afficher comme libertarienne et
fière autonomiste.

DÉSÉQUILIBRE FISCAL

Les Albertains envoient 21 milliards de dollars de plus à Ottawa que ce qu’ils obtiennent en retour du gouvernement fédéral,
soit l’équivalent de 5700$ pour chaque homme, femme ou enfant.
Le plus grand bénéficiaire de cette généreuse contribution est évidemment le Québec qui reçoit à lui seul 7,4 milliards de
dollars (48%) de l’enveloppe des 15,4 milliards de dollars en péréquation. En fait, au cours de la dernière décennie, les
transferts fédéraux totaux au Québec sont passés de 8,9 à 15,1 milliards de dollars par année, en hausse de 69%.
Madame Smith rappelle que tous ces programme de transfert de richesse entre les provinces visaient initialement à équilibrer
la qualité des programmes sociaux à travers le pays.

CULTURE DE DÉPENDANCE

Elle ne comprend pas pourquoi aujourd’hui le gouvernement du Québec accepte l’argent venu de l’Ouest pour offrir les frais de scolarité les plus bas en Amérique du Nord, des garderies à 7$ par jour, une assurance-médicaments universelle et de généreux congés parentaux, alors que les Albertains n’ont pas les moyens de se payer de telles gâteries publiques.

Elle déplore aussi l’effet pervers de cette aide sociale entre provinces qui récompense l’irresponsabilité fiscale d’un Québec
dépensier qui bloque l’exploitation de ses ressources naturelles à coup de moratoire alors qu’on punit l’Alberta qui se gère bien
(sans dette publique et sans taxe de vente provinciale!) et qui exploite ses ressources.

Bref, c’est l’histoire d’une fille qui travaille comme une folle 50 à 60 heures par semaine pour payer toutes ses taxes et ses impôts. Quand elle revient tard le soir à la maison en transport en commun, elle tombe sur le cul en voyant que son voisin assisté-social vient de s’acheter un yacht pis un char de l’année. Elle se révolte et demande justice.

LE NOUVEAU CANADA

La cheffe du Wildrose promet que l’Alberta ne signera plus jamais une entente de péréquation qui soit injuste pour ses
concitoyens. Que ce soit via un transfert de points d’impôt, par l’imposition d’un plafond sur le montant de péréquation ou en enlevant les revenus associés à l’exploitation des ressources naturelles de la formule, un éventuel gouvernement Wildrose
s’engage à se battre contre toute intrusion fédérale et à conserver chez-lui le maximum d’argent produit par les Albertains.

Le mouvement dépendantiste du Québec, composé de libéraux et de péquistes qui quémandent toujours plus d’argent du fédéral, pourrait se retrouver bientôt à défendre des positions centralisatrices contre une Alberta de plus en plus autonomiste.

J’ai mal à mon Québec!