Association des Gens du secteur Grand-Mère
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Facile pour les gens de mauvaises foi de transférer leur amis dans des groupes sans qu'ils le sachent exemple :
 
 Paul Guérin transfère ses amis  dans Québec officinalis et maintenant dans un groupe secret  Apothicaire Québec
 
Officinalis et deviennent complice comme référence sans le savoir etc.
 

Facebook dans l’embarras : un de ses cadres dénonce la fake news de "l’ingérence russe"

Auteur : | Editeur : Walt | Vendredi, 23 Févr. 2018 - 16h50
 
 
 

Rob Goldman, cadre de Facebook chargé de la publicité, vient de vivre quelques jours difficiles. En cause, une série de tweets qu’il a publiés samedi 17 février, en réaction à l’inculpation par la justice états-unienne de treize Russes pour ingérence dans l’élection présidentielle.

« Il reste des informations-clés sur les agissements russes qui n’ont toujours pas été bien comprises », écrit le cadre sur Twitter. « J’ai vu toutes les publicités russes et je peux dire avec certitude qu’influencer l’élection n’était PAS le principal objectif », assure-t-il, en référence aux publicités et publications sponsorisées financées par la Russie sur le réseau social visant le public américain.

« La majorité des dépenses publicitaires ont été faites APRÈS l’élection. Nous avons partagé cette information, mais peu de médias l’ont couverte parce qu’elle ne colle pas avec le discours dominant sur Trump et l’élection. »

Ces messages auraient pu passer relativement inaperçus. Mais c’était sans compter l’intervention du président des États-Unis lui-même qui, quelques heures plus tard, prit l’initiative de les partager sur son propre compte Twitter. « Les médias qui propagent de fausses informations ne nous déçoivent jamais. Difficile d’ignorer cette information de la part du responsable des publicités chez Facebook », a écrit Donald Trump en citant l’un des tweets de Rob Goldman. Plaçant immédiatement ce dernier, ainsi que son entreprise, dans un grand embarras.

L’affaire est en effet gênante à plusieurs titres. Facebook, qui ne veut pas paraître partisan, se retrouve malgré lui associé à Donald Trump.

[...]

Les messages de Rob Goldman tendent aussi, une fois récupérés par Donald Trump, à appuyer le discours récurrent du président états-unien sur les médias, qu’il accuse de propager des « fake news » – à l’heure où Facebook multiplie les annonces pour lutter contre les fausses informations, notamment en travaillant en partenariat avec des médias (dont Le Monde).

Lire l’intégralité de l’article sur lemonde.fr


- Source : Le Monde
 
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Cette mère prétend que l'huile de cannabis a guéri son cancer du sein

Auteur : Tanveer Mann | Editeur : Walt | Samedi, 17 Févr. 2018 - 07h50
 
 

Une maman de deux enfant prétend qu'elle a guéri son cancer du sein agressif pour moins de 100 £ en buvant  une goutte d'huile de cannabis par jour.

Dee Mani, 44 ans, a trouvé une masse dans son sein en mars 2017 et après avoir reçu un diagnostic de cancer du sein triple négatif, on lui a proposé une chimiothérapie et une radiothérapie pour lui sauver la vie. Cependant, en raison de la perte de sa soeur suite à une chimiothérapie, Dee avait trop peur de suivre la voie conventionnelle. Dee, de Birmingham, a alors commencé à prendre une goutte d'huile de cannabis par jour après avoir s'être documentée en ligne sur le traitement alternatif qui ne lui a coûté que 22 £ par mois.

La maman a depuis affirmé quatre mois plus tard que son cancer avait massivement diminué et en août 2017, ses médecins lui ont confirmé qu'elle était en rémission. Dee, qui vit maintenant au Cap-Vert, en Afrique du Sud, a déclaré: «En raison de ce qui est arrivé à ma sœur, il était hors de question que je subisse une chimiothérapie ou une radiothérapie. «"Au début, quand j'ai parlé au médecin, j'ai accepté tout ce qu'on m'a dit, j'ai dit que je ferai une année de chimiothérapie mais j'ai fait mes recherches." "Après avoir découvert l'huile de cannabis, j'ai commencé à mettre une goutte dans une capsule tous les soirs et à la prendre avant de me coucher."

"Quatre mois après, je crois que j'étais guéri, je savais que c'était le cannabis qui me guérissait. "Maintenant, je suis guérie du cancer et je continue à prendre l'huile de cannabis tous les soirs."

Dee a découvert les avantages de l'huile de cannabis quand elle a commencé à rechercher des remèdes naturels contre le cancer en ligne. Elle a ensuite trouvé un fournisseur local qui lui a coûté 22£ par mois et a commencé à prendre l'huile de cannabis tous les soirs. Elle a ajouté: «L'huile est une substance épaisse qui ressemble à du goudron et j'ai dû la mettre dans une capsule vide pour que je puisse l'avaler, car elle a un goût attroce."

«Je dois toujours m'assurer que je prends la tablette uniquement le soir parce que cela me rend très fatiguée et docile - donc si je la prenais dans la journée, je ne pourrais rien faire! "En plus de prendre l'huile de cannabis, j'ai aussi changé mon régime quotidien et commencé la méditation aussi."

«Même si mon cancer a disparu, je prendrai une capsule tous les soirs pour le reste de ma vie. «En plus de guérir mon cancer, ça m'a aidé avec mon insomnie, mon allergie à la poussière et la douleur dans mon dos. Dee a détaillé sa lutte contre le cancer dans son livre «My Way».

Liens connexes:

68 études prouvent l’efficacité du cannabis contre le cancer

L’huile de cannabis sauve la vie d’un bébé en dissolvant une tumeur au cerveau après que la famille ait rejeté la chimiothérapie

La chimiothérapie soupçonnée de contribuer à la diffusion des cancers et de rendre les tumeurs plus agressives

On a prouvé que 5 maladies répondent mieux au cannabis qu’aux médicaments prescrits

Traduction: Fawkes News

 
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A propos de l’uranium dit “appauvri”

Auteur : Pierre Péguin | Editeur : Walt | Dimanche, 11 Févr. 2018 - 13h58
 
 

C’est tout l’art de la nucléocratie que d’habiller ses technologies mortifères d’appellations rassurantes. Il en est ainsi de l’uranium dit “appauvri” dont les informations ci-dessous ne peuvent engendrer qu’un sentiment d’horreur et de révolte, une fois de plus contre tout ce qui touche au nucléaire.

Révolté par les dégâts infligés par les armes à uranium aux populations qui subissent la guerre depuis une trentaine d’années, dégâts qui s’étendent à l’ensemble de la planète, j’ai voulu, dans ce qui suit, en présenter une analyse à partir des documents existants cités en fin du texte, car il s’agit bien d’un crime, et même d’un crime contre l’humanité !

Tout d’abord quelques rappels : Qu’appelle-t-on uranium “appauvri” ? L’uranium est constitué de quelque 99,3% de l’isotope U 238 (238 étant son poids atomique), de 0,7 % d’U 235 et de traces d’autres isotopes d’uranium. L’U 238 est radioactif alpha, sa période radioactive (ou demi-vie) est de l’ordre de l’âge de la Terre.


Pour les réacteurs à eau sous licence états-unienne de type Westinghouse-PWR qui équipent le parc français et bien d’autres pays, il faut disposer d’un “combustible” d’uranium plus riche en 235, en effet seul le 235 assure les réactions de fission. C’est au Tricastin (usines GB1 puis GB2) que l’uranium est enrichi en 235, il en résulte un important lot “appauvri” en 235, mais enrichi en 238.

Après un usage de quelques années, ayant perdu une bonne part de son 235, donc à son tour appauvri, le combustible usé est transporté à la Hague pour y être « retraité ». On y sépare l’U 238, le plutonium généré dans les réacteurs, et les sous-produits des réactions de fission hautement radioactifs qu’on appelle déchets.

L’uranium appauvri est donc un sous-produit de l’enrichissement de l’uranium d’une part et du retraitement du combustible usé d’autre part ; la France en dispose d’un stock de plus de 200.000 tonnes, entreposés entre autres à Bessines en Haute-Vienne. Il ne possède pas les propriétés nécessaires pour être utilisé pour la fission dans un réacteur, mais cela ne le rend pas moins radioactif. Ayant une valeur commerciale négligeable, il va trouver un débouché auprès des militaires, le nucléaire civil fournissant le militaire quasi gratuitement.

C’est dans l’armement militaire que l’UA trouve un débouché :

L’uranium appauvri est utilisé dans l’armement pour ses propriétés physiques. Très lourd, habillant les têtes de projectiles, il est d’une efficacité redoutable pour transpercer les parois des blindages, des tanks, des parois de béton. Ces munitions sont plus “efficaces” et tellement moins chères, que celles au tungstène (l’autre option principale pour pénétrer les blindages ou le béton).

Déjà en 1992, l’OTAN publiait un “Manuel sur les principes de sécurité applicables au stockage des munitions et explosifs militaires”. Un chapitre de ce document à « diffusion restreinte » – destiné aux états-majors des armées des pays membres, dont la France – est consacré aux munitions à l’uranium appauvri.

Par ailleurs, et c’est peu connu, mais pour les mêmes raisons que pour les armes, il est aussi utilisé dans la fracturation hydraulique dans l’explosion de la charge destinée à fissurer les roches. Non seulement les eaux remontent alors une panoplie de polluants chimiques, de la radioactivité souterraine, mais aussi l’uranium utilisé réduit en poudre extrêmement fine contaminant la surface du sol et les eaux de ruissellement.

La contamination de l’environnement et de tout le vivant,

L’uranium appauvri est un mélange issu non seulement de l’enrichissement mais aussi du retraitement. Ce dernier contient en plus du 238 et du 235 résiduel, des produits de fission hautement radioactifs comme les U234 et 236, les plutonium 238 et 239, le technétium 99 ou le ruthénium 106 qui accroissent sa nocivité.

L’uranium est un matériau pyrophorique, il s’oxyde si vite qu’il prend feu au contact de la cible, l’uranium enflammé relâche de grandes quantités de minuscules particules radioactives. Transportées par le vent, ces particules peuvent se retrouver dans l’eau, le sol, les nappes phréatiques… contaminant définitivement tout l’environnement des populations des territoires visés, mais aussi celui des pays voisins et finalement de toute la planète.

Il n’est pas possible de procéder à une décontamination. Les minuscules poussières, de l’ordre du millionième de millimètres flottent dans l’atmosphère ; la pluie, la neige, le brouillard et la pollution les entraînent au sol et les intègrent à la biosphère, donc au vivant.

Étant à la fois chimiotoxique et radiotoxique, émetteur alpha, l’uranium atteint les reins, les poumons, le squelette, les organes reproducteurs, la thyroïde, les muscles, les ganglions lymphatiques ainsi que le système neurologique. Les types de pathologies observées sont principalement les cancers, leucémies, malformations congénitales, fausses couches. De plus l’ADN étant atteint, c’est le capital génétique transmissible et donc la descendance qui est en péril.

Tout cela se passe dans l’indifférence générale, et il n’en serait peut-être pas question dans les médias si des vétérans US (ou leurs familles endeuillées) rentrés des pays où les Etats-Unis ont porté la guerre, ne portaient pas plainte pour dénoncer les dégâts sur leur santé.

Terribles effets dans les pays touchés.

Ces armes ont déjà fait beaucoup de victimes sur la planète, car elles ont été utilisées dans de nombreux conflits, en Syrie, Irak, Lybie, Yougoslavie…. Les pays voisins des régions bombardées n’ont pas été épargnés par les retombées de particules radioactives et chimiques… comme le Koweït, l’Arabie Saoudite, l’Iran, des régions d’Albanie, de Macédoine, de Grèce, du Pakistan, pour ne citer qu’eux.

En Ex-Yougoslavie (Bosnie, Serbie, Kosovo), pendant le conflit qui a entraîné une intervention des forces de l’OTAN, les bombardements intenses avec des armes à uranium appauvri, plus particulièrement sur le territoire serbe, y ont provoqué une véritable épidémie de lymphomes et de leucémies. Avec 5’500 cas de cancer enregistrés récemment pour un million d’habitants, la Serbie arrive en première position en Europe pour le nombre de décès dus au cancer.

En Irak, après la Guerre du Golfe de 1991 et l’intervention américaine de 2003 justifiée par la prétendue présence d’armes de destruction massive, l’Irak est littéralement empoisonné, l’alimentation y étant contaminée. Ainsi, dans les hôpitaux de Bassora, là où il naissait environ un bébé par semaine qui présentait des malformations congénitales, il y en a maintenant 10 à 12 par jour. De même à l’hôpital de Falloujah. Un rapport d’enquête de l’OMS et du ministère irakien de la Santé réalisée en 2012 révèle entre autres une augmentation très importante de cancers, une terrible mortalité de bébés et d’enfants. La publication de ce rapport a été bloquée par les Etats-Unis !

Les pathologies qui affectent les habitants sont aggravées par la destruction de la quasi-totalité des infrastructures et donc des hôpitaux. Le pays se situe actuellement parmi les plus pauvres du monde en terme de santé publique alors qu’avant 1999, il figurait dans les premières places du classement.

L’histoire de l’Irak constitue l’un des plus grands drames que l’on ait connu depuis la seconde guerre mondiale, c’est un véritable crime contre l’humanité.

Et on soupçonne aussi les États-Unis d’avoir utilisé des armes à l’uranium appauvri en Afghanistan.

Israël. De fortes suspicions, voire une quasi certitude d’utilisation d’uranium appauvri pendant la guerre du Liban par l’armée israélienne existent. Ainsi des niveaux élevés de radioactivité ont été trouvés dans les deux cratères de Khiam creusés par des missiles en 2006 au Liban (25 fois plus élevée que la normale dans l’un, et 10 fois plus dans l’autre, ce qui ne peut pas être dû au hasard…). La présence d’uranium est par ailleurs confirmée par des relevés indépendants, ceux de Chris Busby et Dai Williams, au Liban et à Gaza.

De ce fait, l’avocat hambourgeois Armin Fiand a déposé le 12 août 2006 auprès du Procureur général de la République fédérale (Cour suprême fédérale de Karlsruhe) une plainte contre le Premier ministre israélien Ehud Olmert, le ministre de la Défense Amir Peretz et le chef d’état-major Dan Halutz pour crimes et crimes de guerre, en vertu du Code pénal international allemand (CPIA) du 26 juin 2002.

La France n’est pas en reste. Dès 2001 la Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD) avait lancé une pétition contre les armes à uranium appauvri. Mais l’armée française ne dément pas d’utiliser au Mali de tels obus. Les chars MX30 et Leclerc sont maintenant équipés pour cela. Les obus de 105 mm destinés au char MX30 et ceux de 120 mm prévus pour les chars Leclerc contiennent respectivement 3,6 et 4,8 kg d’uranium.

En France, deux sites militaires accueillent les essais d’obus à l’uranium appauvri depuis 1987 : à Bourges (Cher), les essais se font en plein air, tandis qu’à Gramat (Lot), les tirs d’obus ont lieu dans des cavités souterraines, mais dès 1979, la France avait déjà importé des USA, afin de les tester, une trentaine de projectiles à l’uranium appauvri.

À Bourges, la population très inquiète voudrait bien connaître l’origine des cas de cancers dont le nombre serait en augmentation. Plus de 1’500 tirs y ont été réalisés à l’air libre avec ces munitions radioactives. L’un de ces missiles a même été retrouvé début 2010 dans un champ, ce qui laisse supposer que les essais continuent encore aujourd’hui. À Gramat, le site de tir à l’uranium appauvri est situé en terrain karstique, au-dessus du gouffre de Bèdes où coule la rivière souterraine des Vitarelles, parcours immergé de l’Ouysse. Cette rivière et ses affluents alimentent en eau potable de nombreuses communes….

Selon le Droit International

Selon le droit international relatif au contrôle des armements, les armes à l’uranium “appauvri” sont illégales (Convention de La Haye de 1899 et 1907, de Genève de 1925 et 1949, Charte de Nuremberg de 1945, Convention des Nations Unies du 10 octobre 1980 dite “Convention des armes inhumaines”).

En 1996, les Nations Unies ont adopté une résolution aux termes de laquelle les armes à l’uranium appauvri sont des armes de destruction massive, des armes illégales au regard de la totalité des lois et des traités internationaux. En 2001, le Parlement européen a adopté une résolution sur l’uranium appauvri. Notons le 9 janvier dernier, la reconnaissance par la Commission européenne de la dangerosité de ce produit pour la santé humaine,

Présenter l’uranium appauvri comme un produit anodin, et non comme un déchet radioactif, permet aux pays comme la France de se défausser de la prise en charge des coûts de décontamination, et surtout de banaliser dans l’indifférence générale l’usage de telles armes dans les conflits, condamnant ainsi des populations civiles innocentes.

Arrêtons ce massacre, l’utilisation de ces armes à l’uranium « appauvri » qui contamine tout le vivant est un CRIME CONTRE L’HUMANITE !

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L'assistant Google connait Satan, Allah, Bouddha...mais pas Jésus-Christ (Vidéos)

Auteur : | Editeur : Walt | Mardi, 06 Févr. 2018 - 14h08
 
 



Des américains ont interrogé leur Assistant Google des informations sur plusieurs sujets pour savoir ce qui allait leur être expliqué. Satan, Allah, Bouddha, pas de problème, l'assistant connait. Mohamed, Obama, Trump, Elvis et même Pikachu, il répond sans soucis. Par contre, lorsque le nom de Jésus est demandé...l'assistant se ferme comme une huitre.

La réponse est la suivante: "désolé, je ne comprend pas". Même réaction avec le nom de Jésus-Christ: "Désolé, je ne sais pas comment vous être utile à ce sujet".

Vidéo: Google Home censure le nom de Jésus !


- Source : Fawkes News
 
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Pourquoi les agneaux se taisent-ils ? Ou : le phénomène des crimes de guerre « invisibles » des États-Unis

Auteur : ms./ts./ah./tab | Editeur : Walt | Mercredi, 31 Janv. 2018 - 16h02
 
 

Les gens dans leur grande majorité aspirent à la paix et à l’harmonie et ils sont contre la guerre et la souffrance qu’elle engendre. Pourquoi cependant la population occidentale dans beaucoup de pays accepte-t-elle le réarmement croissant et les guerres des États-Unis dans le monde entier ? Pourquoi le gouvernement des États-Unis peut-il se présenter encore comme le Libérateur et l’Ami des hommes ?

Ce phénomène est examiné plus précisément dans les exemples suivants :

L’invité d’honneur est un tueur en série

Cette année l’ancien président américain Barack Obama a été invité au Kirchentag des Églises évangéliques à Berlin. Willy Wimmer, politicien CDU depuis plusieurs années et ancien secrétaire d’État parlementaire du ministère de la Défense de la République fédérale, a cependant observé cette visite avec une grande inquiétude. Il a dit dans une interview : Homme 2 : « Normalement ce serait bien sûr un hôte bienvenu, s’il n’avait pas du sang sur les mains. […] En tant que président américain, il a fait tuer des gens dans le monde entier – avec des drones et d’autres techniques conçues pour cela. Et chaque jour de son mandat, il a dirigé la guerre. En principe, qu’est-ce que c’est comme signal ? […] C’est que la guerre est apparemment de nouveau acceptable – un signal fatal ».

Q : Comment est-il possible qu’un tel criminel jouisse d’une si haute réputation dans notre société ?

Prof. Mausfeld : Pourquoi les agneaux se taisent-ils ?

Q : « Depuis la Seconde Guerre Mondiale, plus de 20 millions de personnes ont été tuées par des attaques américaines », dit le Dr. Mausfeld, Professeur de psychologie allemand. Pourquoi de telles violations extrêmes des droits de l’homme ne provoquent-elles pas un cri d’indignation dans la population ? Voici la réponse de Mausfeld : « C’est en raison d’un large éventail de techniques de manipulations et de propagande raffinées, surtout psychologiques ».

Dans son exposé il aborde aussi le fait que la manipulation de l’opinion est utilisée de manières très diverses :

– Des faits sont présentés comme étant des opinions. Exemple : Bien que la guerre d’Irak (2003) ait manifestement été une guerre d’agression des États-Unis contre l’Irak contraire au droit international et bien que ce fait soit bien connu tant du public que des médias, il est minimisé, rendu tabou et même lié au reproche d’anti-américanisme.

– Des faits sont reliés à un contexte chargé d’une autre signification qui les fait apparaître comme autre chose que ce qu’ils sont en réalité – si bien que, par exemple, des tortures et de lourdes violations de droits de l’homme ne provoquent plus d’indignation chez beaucoup de personnes. Exemple : Les meurtres par drones des États-Unis à partir du sol allemand sont considérés comme une sorte de peine de mort indispensable sous couvert de « lutte contre le terrorisme ». De cette manière la peine de mort est acceptée par les Allemands alors que la majorité de la population est contre la peine de mort.

– La violence devient en grande partie invisible si elle n’est pas pratiquée par des individus mais au nom d’organisations comme la Banque mondiale ou le Fonds Monétaire International. Exemple : Quand Zeit Online a relaté que plus de 3,5 millions de personnes étaient chassées sans ménagement de leur territoire à cause de projets d’infrastructure financés par la Banque mondiale, cela n’a pas provoqué la moindre indignation dans la population. Mais si Poutine avait chassé 3,5 millions de personnes, des voix scandalisées se seraient certainement élevées aussitôt. Par ces techniques de manipulation et d’autres, les mécanismes défensifs naturels sont contournés de sorte que la population, malgré le sens moral inné qui est en elle, reste silencieuse devant les violations extrêmes des droits de l’homme par les gouvernements occidentaux.

Combien de temps le bellicisme croissant des Etats-Unis pourra-il encore être présenté à la population comme acceptable ? Cela dépend exactement de la vitesse avec laquelle seront démasquées aux yeux de tous, les techniques sournoises de manipulation et de propagande. On peut voir à la suite en allemand l’interview originale du Dr. Rainier Mausfeld professeur de psychologie à Kiel « Pourquoi les agneaux se taisent-ils ? »


- Source : Kla TV (Allemagne)
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Quelqu’un est sanctionné ? Des méthaniers livrent du gaz russe aux États-Unis

Auteur : | Editeur : Walt | Mardi, 30 Janv. 2018 - 14h54
 
 

Un navire français transportant du gaz naturel liquéfié (GNL) russe, s’est amarré à Boston dimanche. Un autre pétrolier serait en route, malgré les sanctions de Washington contre Moscou et au milieu de ses grands projets visant à s’emparer du marché gazier en Europe.

La garde côtière étasunienne a confirmé à Sputnik que le méthanier Gaselys, appartenant à la compagnie énergétique française Engie, est arrivé à Boston dimanche matin. « Pour autant qu’on le sache, tout est parfaitement normal », a déclaré l’informateur. Le navire a été chargé de gaz provenant des installations russes de Yamal LNG au port britannique de l’île de Grain, d’où il s’est dirigé ensuite vers le terminal méthanier d’Everett, près de Boston.

Les sanctions étasuniennes, imposées en particulier au principal producteur de gaz non étatique russe Novatek – qui s’avère être le principal actionnaire de Yamal LNG – ne semblent pas gêner cette fois-ci les entreprises. La française Total, China National Petroleum Corporation et le Silk Road Fund détiennent 49,9% des parts restantes de ces installations gazières situées dans l’Arctique russe.

Techniquement, la cargaison n’est pas soumise aux sanctions imposées par les États-Unis aux principaux acteurs du secteur énergétique russe, car le gaz a été acheté par la société française et livré par un navire français.

À cause de conditions de navigation défavorables, la livraison été très retardée. Elle est arrivée avec huit jours de retard sur planning initial. Un jour avant son arrivée prévue le 20 janvier, le pétrolier s’est brièvement détourné vers l’est en direction du port espagnol d’Algésiras, ce qui a suscité des spéculations quant au changement de route de dernière minute. Mais le porte-parole d’Engie a expliqué que l’écart par rapport à la route initiale était dû au mauvais temps, et que le délai de livraison allait être ajusté.

Dans l’intervalle, il a été annoncé qu’un deuxième pétrolier, le Provalys, livrera une autre cargaison de gaz russe en Nouvelle-Angleterre, depuis le port français de Dunkerque. Selon Bloomberg, le pétrolier devrait arriver le 15 février.

Washington convoite depuis longtemps le lucratif marché européen de l’énergie. Il propose son GNL de schiste à la place du gaz russe fourni par gazoduc, et tente de persuader ses vassaux que l’avenir de l’Europe en dépend.

À son tour, Moscou a accusé Washington d’écraser la concurrence en étranglant par des sanctions les grands projets énergétiques russes. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré en janvier que les États-Unis « ont manifestement forcé les Européens à abandonner le gazoduc Nord Stream 2 », qui fournirait à l’Allemagne du gaz russe moins cher.

« Les États-Unis s’opposent au gazoduc Nord Stream 2. Nous estimons qu’il sape la sécurité et la stabilité énergétiques globales de l’Europe, » a répété samedi le secrétaire d’État Rex Tillerson lors d’une visite en Pologne [le pigeon qui importe du gaz de schiste depuis sans doute Everett, NdT].

La déclaration de Tillerson reflète la politique « America First » du président Donald Trump et prend tout son sens « dans le contexte des sanctions étasuniennes contre la Russie », a déclaré à RT Matthias Dornfeldt, expert allemand en matière d’énergie.

« Le vrai intérêt des États-Unis est de vendre leur gaz afin de développer leur propre industrie gazière avec beaucoup d’emplois, » a déclaré Dornfeldt. « C’est pourquoi ils tentent une sorte de jeu politique, mais c’est dans l’intérêt économique des États-Unis ».

« Nous avons déjà atteint la sécurité énergétique », a dit l’expert allemand en matière d’énergie. Il a aussi soutenu que les Européens ont de nombreuses options pour acheter leur gaz, notamment en Norvège, en Algérie et dans d’autres pays de l’OPEP et d’Asie centrale. « C’est seulement la question de qui a la plus grande part du marché ? »

Entre-temps, les États-Unis ne craignent pas de miner leur propre sécurité énergétique, car les affaires sont les affaires et la vague de froid sévère qui a frappé la Côte Est des États-Unis faisant grimper la demande et les prix à 6 300 dollars les mille mètres cubes de GNL, a rendu abordables les livraisons de gaz depuis l’étranger.

Traduction Petrus Lombard

 
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Pour Soros, Internet est une menace pour la démocratie

Auteur : Raphaël Bloch | Editeur : Walt | Vendredi, 26 Janv. 2018 - 14h33
 
 

Pour le milliardaire hongro-américain, les deux géants du Net représentent « une menace » pour la démocratie.

La charge n'est pas passée inaperçue. Invité jeudi à s'exprimer au  Forum économique mondial de Davos, le milliardaire George Soros, habitué des  grands raouts financiers, a profité de la tribune qui lui était donnée pour livrer sa vision du monde et... s'en prendre à Facebook et  Google.

Devant une centaine de responsables politiques et économiques, le philanthrope de 87 ans a dénoncé la puissance des deux géants du Net et  leur rôle croissant dans la société.  « Les compagnies minières et pétrolières exploitent l'environnement physique. Les géants des réseaux sociaux exploitent l'environnement social », a expliqué l'homme d'affaires.

« Menace » pour la démocratie

Selon lui, cette hégémonie est particulièrement néfaste pour la démocratie. « Les réseaux sociaux influencent la façon dont les gens pensent et se comportent sans même en être conscients. Cela a de lourdes conséquences sur le fonctionnement de la démocratie, en particulier sur l'intégrité des élections », a-t-il expliqué, appelant à une plus grande « régulation » des Etats.« Le pouvoir d'attirer l'attention des gens est de plus en plus concentré entre les mains de quelques entreprises. Il faut défendre ce que John Stuart Mill appelait « la liberté d'esprit », a-t-il ajouté, expliquant que « les jours » de  Facebook et Google « étaient comptés ».

Risque de surveillance

Mais cette situation n'a pas qu'un impact sur la démocratie. Car, selon Soros, en plus de biaiser les élections, les géants des réseaux sociaux posent des problèmes à la fois commerciaux et sécuritaires.


- Source : Les Echos
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M&M’S, DUCROS, SANEX… Ils ne vous disent pas que leurs produits contiennent des nanoparticules

Auteur : | Editeur : Walt | Mercredi, 24 Janv. 2018 - 12h30
 
 

Concernant les nanoparticules, les risques sont encore mal définis. L’UFC-Que Choisir annonce ce mardi porter plainte contre neuf fabricants qui en utilisent dans leurs produits sans l’indiquer au consommateur sur l’étiquette.

L’UFC-Que Choisir tire la sonnette d’alarme : le consommateur n’est pas suffisamment informé sur la présence de nanoparticules dans les produits du quotidien, alors même que les risques sont mal connus. L’association a donc décidé de porter plainte contre 9 fabricants qui, malgré l’obligation légale, n’ont pas apposé la mention “nano” sur leurs étiquettes. Ces particules inquiètent parce que leur taille minuscule leur permet de pénétrer plus facilement dans notre organisme et qu’elles peuvent avoir un comportement imprévisible. Elles sont aujourd’hui largement utilisées pour, par exemple, rendre les crèmes solaires transparentes ou donner un aspect plus brillant aux bonbons.

Sur les 16 produits testés par l’UFC-Que Choisir, tous contenaient des nanoparticules, qu’il s’agisse de dioxyde de titane, de silicium ou encore d’oxyde de fer. Mais cette présence était indiquée sur seulement trois étiquettes. L’association donne ainsi la liste de ces produits qui ne respectent pas la réglementation : M&M’s Peanuts, déodorant Sanex Natur 48h, dentifrice Aquafresh triple protection + blancheur, soupe poule au pot déshydratée Casino, épices Ducros Mélange malin italien, Cappuccino instantané Maxwell House, crème solaire Lavera 100% minérale SPF 30, stick à lèvres nourrissant Avène Cold cream et gloss effet 3D - 33 brun poetic Bourjois. Dans les six derniers, les additifs sont intégralement sous forme nanométrique.

L’UFC-Que Choisir n’est pas la seule organisation à alarmer sur le risque présenté par les nanoparticules. L’association Agir pour l’environnement avait réalisé le même type de test sur quatre produits en 2016 et le magazine 60 Millions de consommateurs s’était penché sur 18 produits sucrés l’été dernier. A chaque fois, le constat est le même : des nanoparticules sont systématiquements retrouvées mais très rarement indiquées sur les étiquettes. Une étude publiée en janvier 2017, et menée par l’Institut national de recherche agronomique (INRA), avait conclu que l’exposition chronique de rats au dioxyde de titane par voie orale serait susceptible d’entraîner des lésions colorectales précancéreuses. Sans toutefois s’avancer sur les effets qu’il pourrait avoir sur l’homme.

Le gouvernement avait annoncé fin août que les contrôles seraient renforcés et avait demandé à l’Agence de sécurité de l’alimentation (Anses) de “finaliser à court terme” ses évaluations du dioxyde de titane. Cinq mois plus tard, l’association demande au ministère de l’Economie et à la Répression des fraudes (DGCCRF) de “publier la liste des produits alimentaires et cosmétiques silencieux sur la présence de nanoparticules” et de “poursuivre effectivement les fabricants en infraction avec la réglementation”.


- Source : Capital
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1% de la population mondiale se partage 82% des richesses

Auteur : | Editeur : Walt | Lundi, 22 Janv. 2018 - 14h08
 
 

Le 1% de la population mondiale le plus aisé s'est partagé 82% de la richesse mondiale en 2017. Le nombre de milliardaires a atteint un nouveau record à près de 2.050, un nouveau tous les deux jours, indique l'ONG britannique Oxfam dans un rapport publié lundi à Genève.

Parmi eux, neuf sur dix sont des hommes. L'augmentation de la richesse des milliardaires par rapport à 2016, de près de 770 milliards de dollars, a elle aussi constitué la plus importante observée. Cette hausse dépasse de plus de sept fois le montant qui permettrait de mettre un terme à la pauvreté extrême dans le monde.

1% = 99%

En 2017, 3,7 milliards de personnes n'ont pas bénéficié de la croissance économique, selon ce rapport publié avant la réunion du Forum économique mondial (WEF). Au total, le 1% le plus riche amasse davantage que les 99% restants. Et il a évité de payer 200 milliards de dollars par des manoeuvres fiscales. 

Pays en développement

De leur côté, les pays en développement perdent au moins 170 milliards de dollars de recettes par an en raison de l'évasion fiscale, davantage que l'aide qui leur est attribuée. 

Éducation et santé pour tous

L'ONG appelle à mettre un terme à ces pratiques ou encore à investir dans l'éducation et la santé pour tous. Parmi de nombreux dispositifs, Oxfam propose par exemple un impôt mondial sur les richesses des milliardaires ou encore de distribuer la moitié des bénéfices aux travailleurs les plus pauvres d'une filière. Elle demande de privilégier la main-d'oeuvre "ordinaire" et les petits producteurs plutôt que les riches.


- Source : 7sur7 (Belgique)
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Retour sur l’étrange et persistante désinformation autour de « l’affaire » Julian Assange (le Fake News dans toute sa splendeur)

Auteur : Viktor Dedaj | Editeur : Walt | Samedi, 20 Janv. 2018 - 13h10
 
 

On ne le répétera jamais assez : pratiquement tout ce que les grands médias répètent à l’envi autour de « l’affaire » Julian Assange est incorrect. Et on a beau l’expliquer aux journalistes - lorsque l’occasion se présente - et ils ont beau hocher de la tête, rien n’y fait : ils persistent et signent, mus par une sorte d’incapacité à accepter le moindre écart d’une narrative pré-établie et apparemment immuable, même lorsqu’elle se révèle fausse. Il suffit pourtant d’un minimum de recherches, pas beaucoup, pour s’en convaincre...

Questions : sont-ils trop lâches pour s’écarter du troupeau de faussaires ? Ce qui signifierait que leur conformisme est plus fort que leur attachement à la vérité (ce qui n’est pas pour nous rassurer, pour cette affaire comme pour d’autres). Ou sont-ils trop conditionnés pour réellement comprendre, et ne hochent de la tête que par politesse (ce qui n’est pas pour nous rassurer, pour cette affaire comme pour d’autres) ?

Alors voici quelques éléments qui étonneront le lecteur non-averti :

  • Non, Julian Assange n’a jamais été accusé de viol.
  • Non, Assange n’a jamais tenté « d’échapper à la justice suédoise ».
  • Non, Julian Assange n’a violé aucune loi (d’une juridiction dont il dépendait).
  • Et, en réponse aux nombreux trolls sur Internet : Julian Assange est Australien, pas « Américain », et ne peut donc être qualifié de « traître » (en admettant très à contre-coeur que ses actions auraient pu être qualifiées de trahison si elles avaient été commises par un citoyen des Etats-Unis)

Retour sur cette affaire, en quelques étapes (et pardon aux lecteurs pour les raccourcis et approximations) :

Etape 1 : Julian Assange se trouve en Suède. Pendant son séjour, il a des rapports intimes avec deux femmes (deux amies, qui l’hébergent à tour de rôle). Pendant un rapport, un préservatif se déchire. La femme s’inquiète d’une éventuelle transmission et demande un dépistage. Julian Assange est lent à la détente. Les deux femmes se rendent à un poste de police pour obliger Assange à se soumettre à un test. La police invoque des « violences sexuelles », terme employé en Suède pour désigner des rapports sexuels non protégés et traduit de façon hasardeuse par « viol » - alors que les deux femmes récusent elles-mêmes le terme et ne déposent aucune plainte en ce sens. La procureure Eva Finne clos le dossier en concluant qu’il n’y a « aucun soupçon de délit ».

Etape 2 : L’affaire close, Julian Assange quitte la Suède (après deux mois de séjour imprévu et avec l’autorisation des autorités suédoises) pour se rendre en Grande-Bretagne.

Etape 3 : Deux jours après le début de la publication par Wikileaks des Cablegates (documents fournis par Chelsea Manning), une autre procureure suédoise, Marianne Ny, rouvre le dossier et lance une « alerte rouge » Interpol (alerte de plus haut niveau, réservée en principe aux grands criminels et terroristes) contre Julian Assange, alors qu’aucune accusation n’est portée contre lui. La procureure Ny expliquera qu’elle veut « interroger » Assange sur l’affaire pré-citée.

Etape 4 : En réponse à l’étrange « alerte rouge », la Grande-Bretagne ordonne l’arrestation de Julian Assange. Julian Assange conteste la validité de son arrestation alors qu’aucune accusation n’est portée contre lui, mais se rend quand même à la police britannique. Il est enfermé en isolement – autre traitement inhabituel - pendant une dizaine de jours (**). Ses avocats obtiennent sa libération et son placement en résidence surveillée.

Ensuite, deux événements cruciaux se produisent :

  • Wikileaks apprend que les Etats-Unis ont préparé (en secret) un Grand-Jury pour examiner l’inculpation de Julian Assange (on ne saura pas sur quelles bases puisque J. Assange n’a violé aucune loi sous juridiction états-unienne)
  • Les avocats de Wikileaks découvrent qu’il existe un accord d’extradition entre la Suède et les Etats qui permet d’extrader des personnes qui n’ont commis ou ne sont accusés d’aucun crime, comme simples « témoins ».

On comprend assez facilement qu’une extradition de Julian Assange vers les Etats-Unis comme simple témoin ne se soldera pas par son retour au foyer, après son « témoignage » devant un grand-jury US, mais plus probablement par un aller-simple pour la base de Guantanamo.

Pour se rendre en Suède, Julian Assange demande l’assurance des autorités suédoises qu’il ne sera pas extradé vers les Etas-Unis (seule condition posée par Assange pour se rendre en Suède et « répondre à des questions »). L’assurance lui est refusée.

Julian Assange propose d’être interrogé sur place, ou via une communication (Skype ou autre) – deux pratiques habituelles dans ce genre d’affaire de « non-plainte », et déjà effectuées par des procureurs suédois dans d’autres affaires - la procureure Ny refuse et s’obstine à exiger la présence physique de Julian Assange sur le sol suédois.

Etape 5 : Julian Assange, craignant une extradition vers la Suède, avant une extradition finale vers les Etats-Unis, échappe aux surveillances et se réfugie à l’ambassade d’Equateur qui lui accorde l’asile politique.

Probablement devant le ridicule de la situation, la procureure Ny accepte finalement, après plusieurs années de refus, d’« interroger » Assange à l’ambassade. La « nouvelle affaire » sera finalement close par la justice suédoise (apparemment plus par inertie de la procédure que par une décision claire de la procureure elle-même). Toujours est-il qu’il n’y a plus d’affaire en Suède (en admettant qu’il y en ait eue...), et que « l’alerte rouge » d’Interpol n’est plus d’actualité.

Alors, tout est bien qui finit bien ? Pas vraiment. Les autorités britanniques, qui ont dépensé £10000 (*) par jour en surveillance de l’ambassade (et qui ont même tenté une intrusion dans les locaux – du jamais vu) maintiennent que Assange a violé les conditions de sa libération sous caution, lorsqu’il se trouvait en résidence surveillée. Assange risque donc quelques mois de prison pour avoir violé les conditions d’une résidence surveillée pour une « affaire » qui n’en a jamais été une. On pourrait penser qu’Assange aurait à présent intérêt à accomplir ces quelques mois, avant de retrouver sa liberté définitive. Mais voilà : les autorités britanniques refusent, à leur tour, de garantir sa « non-extradition » vers les Etats-Unis.

Aux dernières nouvelles : l’Equateur vient d’accorder la citoyenneté à Julian Assange et le statut de diplomate, ce qui lui assurerait une immunité. Mais les autorités britanniques ont déjà refusé de lui reconnaître ce statut.

En conclusion

Alors que la « grande presse » s’est empiffrée un temps avec les révélations de Wikileaks (ah, ce petit frisson lorsqu’on joue dans la cour des grands), il ne lui aura fallu que peu de temps pour retourner les vestes et adopter une ligne plus conciliante à l’égard de la politique de Washington. Faut-il s’en étonner ? Tentant depuis de redorer un blason sérieusement terni, cette presse nous aura servi quelques « enquêtes » annoncées avec fracas. D’abord, les « Panama Papers » , où leur dextérité s’est résumée à l’examen d’une clé USB déposée anonymement. Ensuite, les « Paradise Papers » où, de leur propre aveu, certes, mais discret quand même, ils n’ont fait qu’examiner des transactions « légales ». Question prise de risques, on a vu pire. Wikileaks, par exemple.

L’organisation a connu des trahisons, des lâchages, les unes après les autres, de la part des « grandes plumes » de la « grande presse ». La dernière en date est celle de l’organisation spécialement créée pour lui assurer un certain financement par des dons anonymes (la désormais mal-nommée Freedom of the Press Foundation). Des alternatives existent : Donate to WikiLeaks et I am Wikileaks .

En écrivant ces lignes, j’apprends la mort (par « suicide ») de James Dolan, 36 ans, créateur du site de dépôts et communications anonymes « SecureDrop » (https://securedrop.org/) destiné aux lanceurs d’alerte et inspiré par Wikileaks. Après celle du co-créateur du même site, Aaron Swartz, « suicidé » en 2013 à l’age de 26 ans.

La Vérité, comme la Démocratie, ne nous sera pas offerte en cadeau. Non, la Vérité, comme la Démocratie, il va falloir la leur arracher. Et quelque chose me dit qu’ils n’ont pas l’intention de se laisser faire.

(*) Selon les sources, il s’agirait plutôt entre £6000/j et £10000/j (et non de £60000 comme indiqué précédemment). Les sommes varient probablement selon le niveau de surveillance. En tous cas, ça fait beaucoup depuis Juin 2012.

(**) Et non plusieurs mois comme indiqué précédemment (merci aux lecteurs attentifs) : http://www.independent.co.uk/news/uk/home-news/julian-assange-arrest-l...


- Source : Le Grand Soir
 
 
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Fausses Déclarations

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http://quebec-officinalis.com/Fausses-D%C3%A9clarations.php
 
 
 
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La virilité fera-t-elle un retour en 2018 ?

Auteur : Brandon Smith | Editeur : Walt | Jeudi, 18 Janv. 2018 - 10h49
 
 

Les hommes embrassant leur masculinité et leur patrimoine biologique n’ont pas eu un parcours très facile ces dernières années, du moins, pour ceux qui se soucient d’être étiquetés comme une malédiction « toxique »  pesant sur l’histoire du monde. Pour ma part, franchement, je suis indifférent aux grincements et aux lamentations des féministes et des adeptes du culte de la justice sociale. Ils ne sont qu’un tigre de papier et l’ont toujours été. Au-delà de cela, il est presque impossible de vivre dans le Montana rural sans être un homme capable (ou vivant dans une famille avec des hommes capables). Même si je voulais devenir une sorte de libéral métrosexuel du style « mon-petit-poney »l’environnement ne pourrait tout simplement pas me le permettre. Je serais dévoré vivant, ou je devrais partir.

C’est cette leçon par-dessus tout que je voudrais transmettre ici – la masculinité ne peut être abandonnée que lorsque l’environnement est stérilisé et contrôlé, et entièrement « sûr ». Mettez n’importe quelle féministe dans un environnement incontrôlé et dangereux (comme un espace sauvage) pendant quelques semaines, et il ne faudra pas longtemps avant qu’elle supplie quelqu’un avec tous ces traits masculins « toxiques » de venir l’aider.

En fait, bien que les scientifiques entreprennent rarement des expériences sociales pour explorer cette réalité (en raison de la science de notre époque fortement influencée par les politiques identitaires et les préjugés libéraux), il existe de nombreux exemples de différences entre les genres que montre Bear Grylls dans sa série L‘île. cette série de télé-réalité britannique présentait à l’origine un groupe de treize hommes partis sur une île avec rien d’autre que quelques outils et leurs vêtements sur le dos. Leur objectif ? Travailler ensemble pour survivre pendant un mois complet.

Après des accusations de « sexisme » la série a repris la saison suivante avec un groupe d’hommes et un groupe de femmes ayant la même tâche. Le spectacle a suscité différentes versions et copies dans d’autres pays, certaines mettant en vedette des compétitions entre les hommes et les femmes, mais le résultat final était invariablement le même quel que soit le pays.

Vidéo: Feminism with Bear Grylls Episode 1

Vidéo: Feminism with Bear Grylls Episode 2

Tout en ayant subi leurs propres revers, les groupes masculins font nettement mieux dans tous les cas, non seulement en raison de leur force supérieure, mais aussi de leur capacité organisationnelle supérieure (un trait masculin diabolique). Dans la version américaine Survivor de cette expérience, où les groupes étaient proches les uns des autres, les femmes dépendaient inévitablement des hommes pour obtenir de l’aide.

La réalité est que lorsque la pression se fait trop forte, la société ne peut pas fonctionner sans des traits psychologiques résolument masculins. C’est pourquoi les sociétés matriarcales (ou féminisées) s’effondrent généralement ou sont fortement dysfonctionnelles et régressives. Pour exemple en dehors de la jungle, lisez cet article d’une femme entrepreneur qui avait une idée utopique de construire une entreprise composée uniquement de femmes – une entreprise qui a fini dans une impasse complète et en faillite seulement deux ans plus tard, du fait de la discorde et de la paresse des employées.

En raison des insuffisances d’une culture sans forte présence masculine, le féminisme et la « justice sociale » en tant qu’idéologies se prêtent instantanément au socialisme et au collectivisme. En fait, il est difficile de séparer l’un de l’autre.

Le socialisme fournit la bulle gouvernementale et juridique qui aide à protéger les personnes qui ne peuvent pas ou ne veulent pas se protéger, et le collectivisme oblige les gens capables (principalement des hommes) à faire tout le travail nécessaire pour maintenir un système fonctionnel et sûr « pour le groupe » qu’ils veuillent participer à ce groupe ou non. Au début, cela se fait au moyen de la fiscalité, des programmes de transferts sociaux et la centralisation des salaires dans les régions métropolitaines. En fin de compte, c’est fait par l’esclavage sans vergogne. Si vous voulez voir un exemple de cela, regardez simplement le résultat final des modèles staliniens et maoïstes – une minorité productive est toujours chargée (ou forcée) de nourrir, de loger et d’habiller la majorité non productrice.

Et c’est ainsi que ces personnes espèrent vivre toute leur vie – heureuses à l’abri d’environnements imprévisibles qui requièrent un savoir-faire technique, une ingéniosité indépendante ou une action décisive et parfois violente.

Le féminisme en particulier cherche la destruction de toute la masculinité comme condition préalable à un monde soi-disant plus sûr. Pour illustrer cela, jetez un coup d’œil à cet article publié par le toujours collectiviste Bloomberg intitulé « Comment faire de meilleurs hommes ».

L’article est une propagande typique, associant faussement la masculinité à des institutions qui ne définissent pas la masculinité, ainsi qu’à des attitudes qui ne sont pas nécessairement attribuées uniquement aux hommes. Le but ici, bien sûr, est la diabolisation des hommes en général par association avec des événements négatifs et des symboles déjà établis. Bloomberg lie les hommes et le comportement masculin au scandale entourant la récente série d’accusations d’agression sexuelle en politique et à Hollywood.

Certes, ces institutions et industries en particulier semblent attirer un certain type de déviance, sans parler qu’il est possible de douter que toutes les accusations faites jusqu’à présent devraient être traitées comme des faits. Poursuivre quelqu’un dans les médias et devant le tribunal de l’opinion publique n’est pas la même chose que de les poursuivre devant un tribunal. Le mouvement #MeToo est surtout une farce que l’on retrouve dans la chasse aux sorcières affichée dans « Les sorcières de Salem » en se fiant uniquement à la ferveur écumante de la foule plutôt que de générer des faits et des preuves.

Cela dit, les cas qui semblent prouvables illustrent un schéma de narcissisme et de sociopathie commun dans l’industrie du divertissement et en politique, et c’est un problème parmi les hommes et les femmes au sein de ces structures culturelles. Regardez simplement Hillary Clinton et son traitement des femmes qui ont menacé la carrière de son mari.

Malgré ce que prétendent les féministes, le narcissisme et la sociopathie ne sont pas intrinsèquement des traits masculins. Beaucoup de femmes affichent ces défauts de caractère constamment, mais de manière légèrement différente des hommes.

Est-ce mal pour un homme de faire pression sur une femme pour obtenir des faveurs sexuelles par le biais d’un effet de levier ou de la force ? Bien sûr. Mais est-ce un comportement « masculin » ou un comportement sociopathique ? Bloomberg et les féministes veulent vous conditionner à supposer que les deux sont interchangeables.

Maintenant, beaucoup d’autres comportements qui ont été faussement attachés au viol pour diaboliser les hommes, sont de fait masculins mais ne sont pas négatifs. Est-ce une agression qu’un homme dise à une femme dans la rue qu’elle est belle ? Non. Est-ce une agression d’être direct avec une femme ou de persévérer pour une relation ? Non. Tant qu’elle ne vous dit pas de faire marche arrière, tout va bien. Est-ce un assaut de regarder une femme et de penser à des pensées que vous ne partageriez pas avec votre propre mère (sauf si vous êtes un pervers) ? Non pas du tout. En fait, vous trouverez que beaucoup de femmes préfèrent un homme qui est direct à un homme qui marche sur des œufs et s’excuse constamment d’agir, ce qui est biologique et naturel. Ce sont les féministes qui se plaignent de ces comportements, et les féministes ne représentent en rien les femmes.

Comment les féministes prévoient-elles d’éliminer le comportement masculin qui a soutenu la civilisation depuis le début de l’Histoire connue ? Elles espèrent accomplir cela à travers les écoles publiques. D’abord en travaillant l’esprit des enfants (comme Bloomberg le fait avec sa propagande à ses lecteurs) en leur faisant croire que les comportements traditionnellement masculins sont « mauvais ». Les garçons devraient être plus calmes en classe, rester assis, être moins tendus. Ils devraient pleurer davantage et partager leurs sentiments. Ils devraient être réprimandés pour avoir joué à des jeux violents tels que la guerre avec des bâtons et leur imagination. Ils devraient se voir enseigner d’être plus vulnérables et moins ambitieux. Ils devraient, à toutes fins utiles, être féminisés.

Ne vous méprenez pas, il y a un effort très concerté dans le système scolaire public pour imposer l’idéologie féministe en enfonçant ses crocs dans la prochaine génération d’hommes et en « éradiquant  » leur virilité. Bien sûr, il me semble que si ces comportements n’étaient pas entièrement naturels, alors les féministes n’auraient pas à consacrer autant d’efforts à un programme visant à conditionner les enfants à leur cause. Pourquoi ne pas laisser complètement les idéologies à l’écart des écoles et laisser les enfants décider ce qui vient naturellement quand ils seront plus âgés ?

Au-delà du cirque des questions sexuelles dominant les médias ces dernières semaines ou de la solution finale féministe, je dirai que la violence de l’action est en effet une caractéristique essentiellement masculine, et honnêtement, nous avons besoin de bien plus de cela.

Il me semble que le féminisme et la justice sociale, sciemment ou inconsciemment, alimentent la structure du pouvoir de l’establishment et lui permettent de prospérer. Encourager les hommes à être faibles, indécis, indirects, avoir peur de la condamnation du groupe et craindre leur propre agression, rend une société moins sûre et plus malléable. La masculinité est souvent crue et imprévisible. Il est logique que les tyrans potentiels cherchent à la diminuer afin qu’ils n’aient pas à s’inquiéter d’une rébellion soudaine. Dans les temps anciens, les armées d’invasion ciblaient les hommes en âge de combattre et les tuaient. Ils assimilaient alors les femmes et les enfants, et les jeunes garçons étaient élevés pour défendre la bannière du conquérant.

Aujourd’hui, cela se fait d’une manière différente. Les hommes sont castrés symboliquement dans les médias et les films, ou fustigés par notre système éducatif comme une nuisance. Nous sommes encouragés à abandonner toutes les qualités qui sont une menace pour l’establishment, au nom de la tranquillité sociale. Mais bien sûr, à la fin, seul l’establishment en profite et la « tranquillité » n’est certainement pas garantie une fois que nous tombons sur nos propres épées.

Croyez-le ou non, cependant, j’ai de l’espoir.

Les marées se sont récemment retournées contre les féministes et le culte de la justice sociale. Et contrairement à la croyance populaire, ce n’est pas à cause de Donald Trump. Quoi qu’il en soit, la popularité de Trump est simplement le reflet de la réaction grandissante et profonde contre l’extrême-gauche et le marxisme culturel qu’elle favorise.

Quand il y a un contrecoup social, il en résulte généralement que les gens s’éduquent immédiatement sur tout ce que le mouvement coercitif condamnait à l’origine. Ce qui veut dire que si les féministes détestent quelque chose, c’est probablement bien. Cela encouragera-t-il les hommes, et la génération-Y en particulier, à poursuivre la recherche de prouesses techniques, de leur endurance physique et mentale, de leur indépendance et de leur autosuffisance, de leur sécurité personnelle, de leur autodéfense et de leur ambition à construire quelque chose de mieux ? Nos populations occidentales en déclin verront-elles une résurgence des naissances d’enfants ? La nouvelle génération-Z, qui grandit au milieu d’un environnement économique de plus en plus difficile, va-t-elle adhérer à plus de traits masculins, par nécessité ?

S’il y a une indication d’un tel retour aux racines masculines, cela deviendra probablement visible en 2018, alors que l’influence de l’agenda féministe continue à décliner. Nous verrons. Si non, alors le monde occidental est dans le pétrin. Car si nous ne remettons pas la virilité à la mode à nouveau et rapidement, elle pourrait être entièrement effacée de notre culture. Et avec cette perte, notre mort culturelle est garantie.

Traduit par Hervé, relu par Cat pour le Saker Francophone


- Source : Alt-Market
 
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L'attaque SPECTRE

Auteur : | Editeur : Walt | Samedi, 13 Janv. 2018 - 15h17
 
 

Les réseaux sociaux et les blogs spécialisés en sécurité bruissaient de rumeurs depuis une semaine (pourquoi des modifications si urgentes dans le système de gestion de mémoire du noyau Linux, alors que d'habitude il faut des mois et des mois pour que le moindre changement soit accepté ?). Comme d'habitude lorsque des trous de sécurité majeurs sont découverts, ceux-ci n'étaient documentés que sous embargo, c'est-à-dire qu'on a d'abord informé les industriels ou groupes de développeurs susceptibles de fournir des correctifs, en leur laissant un délai suffisant, avant de publier les articles décrivant les problèmes. 

Il y a en fait deux catégories d'attaques publiées ce jour : MELTDOWN et SPECTRE. Les attaques MELTDOWN sont celles contre lesquelles Microsoft, Apple et les développeurs de Linux ont intégré des contre-mesures. Je vais ici discuter des attaques SPECTRE, contre lesquelles il n'y a, à ma connaissance, pas de contre-mesure. Je me base pour cela sur la lecture de l'article décrivant les attaques (Kocher et al., Spectre Attacks: Exploiting Speculative Execution), article très pédagogique au moins au début. Je vais tenter de les expliquer à un niveau ne nécessitant pas de connaissances particulières en informatique. 

Dans un ordinateur, un ou plusieurs processeurs exécutent des séquences d'instructions de calcul (additions, soustractions, multiplications, lecture ou écriture de données dans la mémoire). Ce sont ces instructions qui constituent les logiciels : quelle que soit la complexité ou le domaine d'application de celui-ci, ou le langage de programmation utilisé, on en revient toujours à l'exécution d'une suite de petites instructions comme cela. 

On décrit parfois l'exécution de ces instructions de la façon suivante : le processeur lit l'instruction dans la mémoire, la décode (s'agit-il d'une addition, d'une soustraction, etc.), récupère éventuellement dans la mémoire les données dont elle a besoin, exécute l'opération demandée, puis écrit éventuellement son résultat dans la mémoire. C'est ainsi, en effet, que fonctionnaient les processeurs du début des années 1980 (Motorola 68000, par exemple). 

Ce mode de fonctionnement est inefficace : il faut attendre que chaque étape soit achevée pour aborder la suite. On a donc fait par la suite des processeurs qui, bien qu'ils semblent, du point de vue du programmeur, exécuter successivement les instructions, les exécutent en fait comme sur une chaîne d'assemblage automobile (on parle, en terme techniques, de pipeline) : une unité du processeur décode, dès que l'instruction est décodée on la transfère aux unités qui lisent en mémoire qui la gèrent tandis que l'instruction suivante est décodée et que l'opération de calcul de l'instruction précédente est exécutée. On en est même venu à avoir des processeurs qui réordonnent l'exécution de parties d'instruction afin d'utiliser au maximum leurs unités, voire des processeurs qui tentent d'exécuter deux programmes à la fois sur les mêmes unités en tirant parti du fait que certaines sont inoccupées (hyperthreading) ! Ce qu'il faut retenir, c'est qu'il y a de nos jours, dans les processeurs à haute performance (dont ceux des PC portables, de bureau ou serveurs), des mécanismes extrêmement complexes qui essayent, grosso modo, de simuler une exécution « comme en 1980 » alors que ce n'est pas ce qui se passe dans la machine. Voyons certains de ces mécanismes. 

J'ai dit plus haut qu'il fallait souvent chercher dans la mémoire de la machine (la RAM) les données nécessaires à l'exécution d'une instruction. Or, l'accès à la RAM prend du temps, beaucoup plus que l'exécution d'une instruction : cet écart entre la vitesse d'exécution des instructions et le temps nécessaire pour obtenir une donnée de la RAM a crû au cours du temps. Pour compenser, on a intégré dans les processeurs des mécanismes de mémoire cache qui, grosso modo (c'est en réalité bien plus compliqué) retiennent dans le processeur les données accédées les plus récemment et évitent le trajet vers la mémoire si la donnée recherchée est dans le cache. 

Les instructions exécutées comportent souvent des branchements : si une certaine condition est vraie, on ira exécuter la suite du programme à un autre endroit spécifié, si elle est fausse on passera à l'instruction suivante. En version naïve, il faudrait donc attendre de savoir si la condition est vraie ou fausse pour pouvoir exécuter un branchement, et tout bloquer en attendant. Si cette condition dépend de données en mémoire, il faudra donc attendre que ces données soient disponibles ! On a donc introduit l'exécution spéculative : le processeur fait l'hypothèse que le branchement se fera (ou ne se fera pas) et continue l'exécution sous cette hypothèse, quitte à rétracter les instructions exécutées spéculativement si cette hypothèse se révèle fausse, c'est-à-dire à faire comme si elles n'avaient pas été exécutées - j'avoue ne pas savoir comment on peut efficacement procéder à pareille rétractation. Dans les processeurs modernes, cette hypothèse est guidée par une mémoire cache qui indique si la condition était ou non vraie la dernière fois que le processeur a exécuté cette instruction de branchement, l'idée étant que la fois suivante cela sera probablement pareil. De même, dans certains cas l'endroit où un branchement va emmener le programme est le résultat d'un calcul, et afin d'éviter de devoir attendre son résultat, une mémoire cache va donner l'endroit utilisé la dernière fois qu'on a exécuté ce branchement, qui sera spéculativement utilisé - bien entendu là encore on rétracte les instructions si l'hypothèse se révèle fausse. 

Le mécanisme de rétractation n'est toutefois pas parfait, et c'est ce que l'attaque SPECTRE exploite. En effet, si les effets « fonctionnels » des instructions spéculativement exécutées sont effectivement effacés, il en reste certains effets indirects : par exemple, une instruction spéculativement exécutée a pu faire venir une donnée dans la mémoire cache. La présence ou non de cette donnée dans le cache n'est pas directement vérifiable, mais il existe des moyens indirects, notamment par des mesures de temps d'exécution (par exemple, le chargement d'une donnée dans la mémoire cache va forcer la sortie d'une autre donnée, dont l'accès suivant sera donc un peu plus lent). Les attaques SPECTRE se basent sur ces effets « non fonctionnels » de l'exécution spéculative d'instructions. 

Quel est exactement le problème ? Les instructions exécutées spéculativement peuvent être des instructions qui normalement ne seraient jamais exécutées, notamment des instructions dont l'exécution est bloquée par une mesure de sécurité. Par exemple, les navigateurs Web exécutent des programmes en langage Javascript intégré dans les pages Web (donc provenant de sources quelconques auxquelles on ne fait pas confiance), mais, sauf bug dans le navigateur, interdisent à ces programmes d'aller manipuler des données auxquelles ils n'ont pas le droit de toucher. À différent moments, l'exécution du programme dans le navigateur va passer par des tests et des branchements « si l'accès aux données est autorisé, aller par ici, sinon, aller par là ». Une attaque SPECTRE consiste alors à s'arranger pour que le processeur exécute spéculativement l'accès à des données non autorisées. Bien entendu, les résultats directs de ces accès sont rétractés, mais on peut les observer indirectement par leur effet sur les mémoires cache. 

En résumé, les attaques SPECTRE sont basées sur l'exploitation de mécanismes matériels destinés à l'exécution à haute performance des programmes, et qui font dans certains cas fuir des informations normalement inaccessibles via des canaux cachés, c'est-à-dire des mesures indirectes (notamment temps d'exécution de programmes). Elles permettent notamment à un programme auquel on ne fait pas confiance (par exemple, du code Javascript dans une page Web) et s'exécutant dans un environnement qui contrôle ses accès (par exemple, navigateur Web) de lire des données auxquelles il ne devrait pas avoir accès (mots de passe, clefs de signature électronique...) et ce sans qu'il n'y ait le moindre bug logiciel. 

Il peut paraître surprenant que ces attaques, dont certaines des formes sont conceptuellement simples, n'apparaissent que maintenant alors qu'elles s'appuient sur des mécanismes présents depuis vingt ans dans les processeurs. Peut-être, d'ailleurs, étaient-elles connues de certaines officines ou services de renseignement ? Nous ne le saurons sans doute jamais, ou du moins pas avant longtemps. Mon opinion est que si elles sont passées si longtemps inaperçues, c'est parce qu'elles enfreignent certaines des catégories intellectuelles des programmeurs et même des spécialistes de sécurité informatique, dont le métier implique pourtant de « penser hors de la boîte ». 

La vision du programmeur, même de bas niveau, ce sont des instructions dont le processeur simule une exécution séquentielle « comme du temps de papa » ; les divers mécanismes de cache, d'exécution spéculative, d'exécution dans un autre ordre sont transparents (même si les programmeurs avancés, dans des applications comme le calcul haute performance, font attention aux mémoires caches). Dans ce paradigme, les fuites de données et les trous de sécurité proviennent de fautes de conception du logiciel, qui dans certains cas fait des choses qu'il ne devrait pas. Pour prendre en compte les attaques par canaux cachés, il faut déjà sortir un peu de ces idées. Pour prendre en compte SPECTRE, il faut également tenir compte de séquences d'instructions qui ne peuvent pas être exécutées, dont l'exécution est normalement interdite, mais dont l'exécution spéculative, si elle ne donne bien entendu pas de résultats « officiels », produit des fuites d'information par des canaux cachés. Il n'est pas naturel pour le programmeur de prendre en compte l'exécution de telles séquences d'instructions fantomatiques ! 

Je n'ai évidemment pas de solution magique à proposer pour pallier cette catégorie d'attaques ; toute solution devra de toute façon être mûrement réfléchie. Même s'il était possible, sur les processeurs actuels, de désactiver les caches et/ou l'exécution spéculative (je ne sais pas si ça l'est), la perte de performance serait probablement intolérable. Une précaution importante est bien sûr d'éviter de lancer du code provenant de l'extérieur, y compris dans des environnements censément sécurisés (Javascript, Java...), mais cette recommandation est difficile à suivre tant le Web moderne repose justement sur l'exécution de code extérieur (désactivez Javascript dans votre navigateur, et regardez combien de sites fonctionnent encore...). Qui plus est, ces attaques suivent des principes généraux adaptables à des processeurs de diverses architectures (x86, ARM...) et de divers fabricants (Intel, AMD...). 

Bref, nous vivons des temps intéressants. J'en profite pour rappeler qu'il y a un poste de maître de conférence ouvert cette année à l'ENSIMAG et au laboratoire VERIMAG, y compris sur les thématiques de sécurité informatique. 


- Source : David Monniaux
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Google vous écoute en permanence. Voici comment trouver les enregistrements!

Auteur : | Editeur : Walt | Vendredi, 12 Janv. 2018 - 15h48
 
 

Mauvaise nouvelle: Google vous suit constamment et enregistre vos conversations. Bonne nouvelle: vous pouvez effacer toutes les archives. Et voilà comment faire!

Google écoute en permanence, sans attirer l'attention, les conversations de ses utilisateurs et conserve les enregistrements sur ses serveurs. Il ne s'agit pas que des conversations téléphoniques, mais des requêtes que vous faites sur son moteur de recherche.

La société n'en fait pas un secret mais en parle dans les Conditions d'utilisation sur plusieurs pages, que personne ne lit.

Quel est le but de Google? Fournir le total de l'information vous concernant à son intelligence artificielle, qui apprend à mieux vous comprendre et, en théorie, rend les produits de Google plus commodes pour vous.

Cependant, il y a là des inconvénients considérables. Primo, cette information peut être utilisée par des malfaiteurs s'ils piratent votre compte. Secundo, cette information peut être utilisée contre vous en cas de conflit avec les autorités. Tertio, cette information est utilisée pour vous montrer des publicités ciblées.

Heureusement, il est possible d'effacer toutes ces données! Ici, vous trouverez les archives des enregistrements réalisés par le micro de votre téléphone en vous connectant à votre compte Google. Si vous n'y voyez rien, c'est-à-dire que vous n'avez pas encore dit «??, Google».

Et ici, vous trouverez le dossier complet sur vous dressé par Google sur la base de vos demandes sur internet et des sites que vous avez visités. Vous pouvez à tout moment effacer ces informations.


- Source : Sputnik (Russie)
 
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Les herbicides à base de glyphosate contiennent des métaux lourds toxiques

Auteur : | Editeur : Walt | Mercredi, 10 Janv. 2018 - 16h59
 
 

Une nouvelle étude a constaté que les herbicides à base de glyphosate contiennent des métaux lourds toxiques, arsenic, plomb, chrome et nickel. Ceux-ci ne sont pas déclarés et sont normalement interdits du fait de leur toxicité. On sait aussi que ce sont des perturbateurs endocriniens.

Des métaux lourds toxiques ont été découverts à des taux bien supérieurs de ce qui est autorisé dans l’eau potable. On en a décelé dans 22 pesticides, dont 11 à base de glyphosate.

Les chercheurs ont suggéré que la contamination par les métaux lourds « pourraient expliquer quelques-uns des effets néfastes des pesticides. »

La recherche a été publiée dans Toxicology Reports par une équipe dirigée par le professeur Gilles-Éric Séralini à l’université de Caen, en France.

Toutes les formules de pesticides testées sauf une contenaient un cocktail de métaux lourds toxiques. Commentant la contamination, les chercheurs ont déclaré: « Ce phénomène… semble être largement répandu dans le monde, car nos échantillons proviennent d’Union européenne et d’Amérique du Nord. »

Les chercheurs ont trouvé de grandes quantités d’arsenic dans un herbicide à base de glyphosate au Sri Lanka. Ce pays a interdit les herbicides à base de glyphosate parce qu’ils sont suspectés d’avoir un lien avec la maladie rénale chronique qui touche la population rurale. 

Les évaluations des organismes de réglementation ignorent délibérément les contaminants

Les chercheurs de la nouvelle étude ont conclu qu’il est « incorrect » de calculer des taux soi-disant sûrs de ces pesticides en n’évaluant qu’un seul ingrédient de leur formule. Dans le cas des herbicides à base de glyphosate, lors des évaluations des organismes de réglementation, seul le glyphosate isolé est contrôlé et évalué afin de déterminer son innocuité permanente.

Commentant les résultats, le professeur Gilles-Éric Séralini a déclaré : « À cause de ces poisons cachés, les taux admissibles de résidus de glyphosate dans les aliments et les boissons devraient être immédiatement divisés par au moins un facteur  1000. » Les herbicides à base de glyphosate devraient être interdits.

Coformulants plus toxiques que le glyphosate

Les chercheurs ont aussi examiné la toxicité des produits qui entrent dans la formule des herbicides à base de glyphosate, par rapport à la toxicité du glyphosate seul. Ils ont constaté que testés seuls sur les plantes, les coformulants des herbicides, comme le POEA (polyoxyethylene-alkylamine), étaient toxiques isolés, alors qu’aux dilutions recommandées pour l’agriculture, le glyphosate seul n’était que légèrement toxique pour les plantes. Parmi les formules testées, une de Roundup contenant le tensioactif POEA était la plus toxique, en ce sens qu’elle desséchait plus vite toutes les feuilles de la plante.

Les chercheurs ont aussi exposé des cellules humaines aux ingrédients des formules mélangés et seuls. Ils ont conclu que les coformulants, qui sont faits de résidus pétroliers, sont plus perturbateurs endocriniens et plus toxiques que le glyphosate.

Traduction Petrus Lombard

 
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Au cours des 17 derniers mois, Harjit Sajjan a effectué 20 voyages qui ont coûté 670 692 $ aux contribuables.
 
 

Sources : The Globe and Mail et FacebookPhoto : Australian Embassy in Canada, Wikimedia, CC BY 3.0 AU (Image rognée)

Le ministre de la Défense, Harjit Sajjan, a effectué pas moins de 20 voyages entre janvier 2016 et mai 2017, lesquels ont coûté 670 692 $ aux contribuables canadiens. Ces vols se sont produits en jets Challenger, qui appartiennent à l'armée canadienne. Mais le ministre, un grand voyageur, est aussi monté à bord d'avions commerciaux environ 140 fois en 2017 seulement. Les données sur ces vols ne sont pas encore disponibles après mai 2017.

Aucun autre ministre n'a utilisé autant le Challenger de l'armée canadienne que M. Sajjan. Pendant la même période, le ministre des Finances Bill Morneau, par exemple, l'a utilisé quatre fois, tout comme le ministre des Pêches et des Océans, Dominic Leblanc.

M. Sajjan ne semble pas regarder à la dépense. Le journal Le Peuple soulignait mercredi que le ministre s'était engagé auprès de la Jordanie à participer à la construction et à la réfection d'une route sans même connaître les coûts du projet. « Nous sommes sur le point de compléter un examen détaillé du projet routier, mais nous avons indiqué notre intention aux Forces armées jordaniennes de soutenir financièrement leurs efforts pour procéder à la construction et à la réfection de la route », avait déclaré son ministère à ce sujet dans un communiqué. « Nous annoncerons les détails de notre contribution une fois l'examen terminé. »

Les voyages de M. Sajjan ont fait réagir le député conservateur Pierre Paul-Hus : « Le ministre de la Défense n'épargne aucune dépense sur ses vols privés, mais oblige notre force aérienne à utiliser des avions d'occasion. Honteux », a-t-il écrit sur sa page Facebook. Il faisait ainsi référence à la décision du ministère de la Défense d'acheter 18 F-18 d'occasion de l'Australie au coût de 500 millions de dollars.

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Qui est Dalila Awada ?

ven, 01/05/2018 – 20:00
 

Dalila Awada, une personne polarisante, figure sur la liste des 31 femmes inspirantes du Journal de Montréal. 

 

Sources : TVA Nouvelles, Le Journal de Montréal #1#2, Poste de veille et Le délit / Photo : ibourgeault_tasse, Flickr, CC BY 2.0

De nombreux commentaires ont suivi la publication de l'article sur Dalila Awada dans le journal Le Peuple, dans lequel nous rapportions que Mme Awada avait été sacrée « femme inspirante » par Le Journal de Montréal. C'est que la dame ne fait pas l'unanimité, non sans raison.

Dalila Awada est une figure connue des médias québécois, elle qui défend le port du voile et le multiculturalisme. Elle avait fait parler d'elle lors du congrès de Québec solidaire en mai 2017 où elle avait accusé le Parti québécois de racisme : « Pour les communautés racisées au Québec, l'ennemi est double. Il s'incarne à la fois dans le néolibéralisme et dans le racisme. Le Parti québécois, aujourd'hui, porte en lui ces deux bêtes », avait-elle formulé, ce qui lui avait valu des demandes d'excuses du PQ.

En outre, Mme Awada a déjà eu ceci à dire : « Au Québec, il n'y a pas de conditions optimales pour parler de diversité. » L'an dernier, elle avait participé dans un café de Montréal à une rencontre sur le racisme avec entre autres l'auteure franco-algérienne Houria Bouteldja, connue pour son discours de haine à l'égard des hommes blancs. Selon Mme Bouteldja, pour qu'une société soit inclusive, « la blanchité » doit disparaître. Elle s'oppose d'ailleurs aux unions entre blancs et non-blancs, et croit que l'islam échappe à la raison blanche.

Militante engagée, Mme Awada a la gâchette facile en ce qui concerne les poursuites. Elle en a effectivement intenté contre l'ex-candidate du PQ Louise Mailloux, le site souverainiste Vigile.net ainsi que l'auteur Philippe Magnan, du site Internet Poste de veille, pour 120 000 $, se disant victime de diffamation. Le procès contre M. Magnan doit d'ailleurs débuter dans quelques jours. Que lui reproche-t-elle ? D'avoir prétendu qu'elle était une intégriste membre du cercle khomeiniste du Québec.

Membre du cercle khomeiniste

Selon Poste de veille, Mme Awada fréquente la mosquée du Centre Communautaire Musulman de Montréal (CCMM), présidée par l'imam Ali Sbeiti. L'imam Sbeiti, un islamiste convaincu, parraine des discussions tenues à l'Association Bridges, que fréquente également Mme Awada, sur des sujets relatifs à l'islam. Or, deux de ces discussions ont été soulignées par Poste de veille, dont l'une portait sur la polygamie et l'autre posait la question suivante : « L'égalité entre homme et femme existe-t-elle vraiment ? »

La mosquée du CCMM de l'imam Sbeiti commémore annuellement le décès de l'ayatollah Khomeini, le fondateur de l'Iran islamiste, afin de lui rendre hommage. L'imam se réfère aussi au grand ayatollah Ali Khamenei, l'actuel leader de la république iranienne. Or, Ali Khamenei a réprimé dans le sang les manifestants qui, d'un bout à l'autre de l'Iran depuis plus d'une semaine, réclament la liberté. Toujours selon Poste de veille, l'imam Sbeiti a participé à des événements du Hezbollah, un groupe considéré comme terroriste par la plupart des pays occidentaux.

 
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32 000 scientifiques américains signent une pétition qui dénonce la théorie du réchauffement climatique comme étant un canular

Auteur : | Editeur : Walt | Vendredi, 05 Janv. 2018 - 14h02
 
 

Énonciation du grief

Nous exhortons le gouvernement des États-Unis à rejeter l'accord sur le réchauffement climatique qui a été rédigé à Kyoto, au Japon, en décembre 1997 ainsi que toutes autres propositions similaires. Les limites proposées sur les gaz à effet de serre nuiraient à l'environnement, entraveraient le progrès de la science et de la technologie et nuiraient à la santé et au bien-être des hommes.

Il n'y a aucune preuve scientifique convaincante que la libération humaine de dioxyde de carbone, de méthane ou d'autres gaz à effet de serre cause ou entraînera, dans un avenir prévisible, un réchauffement catastrophique de l'atmosphère terrestre et une perturbation du climat terrestre. En outre, il existe des preuves scientifiques substantielles que les augmentations du dioxyde de carbone atmosphérique produisent de nombreux effets bénéfiques sur les environnements naturels végétaux et animaux de la terre.

But de la pétition

Le but du projet de pétition est de démontrer que l'affirmation d'une «science établie» et d'un «consensus» accablant en faveur de l'hypothèse du réchauffement climatique causé par l'homme et des dommages climatologiques qui en découlent est fausse. Aucun consensus ou science établie n'existe. Comme l'indiquent le texte de la pétition et la liste des signataires, un très grand nombre de scientifiques américains rejettent cette hypothèse.

Les publicistes des Nations Unies, M. Al Gore, et leurs partisans prétendent souvent qu'il ne reste que quelques «sceptiques», des sceptiques qui ne sont toujours pas convaincus de l'existence d'une urgence catastrophique causée par l'homme et causée par le réchauffement climatique.

Il est évident que 31.487 Américains avec des diplômes universitaires en sciences - dont 9.029 doctorats, ne sont pas «quelques-uns». De plus, d'après la déclaration de pétition claire et forte qu'ils ont signée, il est évident que ces 31 487 scientifiques américains ne sont pas des «sceptiques».

Ces scientifiques sont plutôt convaincus que l'hypothèse du réchauffement de la planète causée par l'homme est sans validité scientifique et que l'action du gouvernement sur la base de cette hypothèse endommagerait inutilement et contre-productivement la prospérité humaine et l'environnement naturel de la Terre.

Source: http://www.petitionproject.org/

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John Coleman est un ancien prévisionniste de la météo à la télévision qui a travaillé dans ce domaine pendant plus de six décennies. 

Vidéo (VO anglais): CNN Slammed by John Coleman over Climate Change Fraud

En juin 2017, sur les ondes de CNN, Coleman a demandé au journaliste déjà très arrogant avant même de commencer l'entrevue, de se fermer le clapet afin de rétablir certains faits (que je résume ici dans mes propres mots sans en altérer le sens): 

Je ne suis pas un climato-sceptique, appellation qui vise à me faire passer pour un con, mais je suis un sceptique de la théorie du réchauffement climatique. Je ne suis pas un scientifique, vous avez raison, et sachez que je ne suis pas le co-fondateur du Wheather Channel, j'en suis le fondateur et le directeur exécutif. Il ajoute:  CNN a une position très forte en faveur de la théorie du réchauffement climatique qui fait, dites-vous, consensus chez les scientifiques, mais sachez qu'il n'y a pas de consensus en science: la science n'est pas un vote, elle concerne des faits.

"Il n'y a pas de réchauffement global significatif causé par l'homme maintenant, il n'y en a pas eu dans le passé et il n'y a aucune raison d'en attendre un dans l'avenir", a-t-il souligné".

Quand le journaliste de CNN lui a demandé comment il expliquait le fait que 97% des scientifiques du gouvernement, de la NASA et d'autres institutions acceptent le réchauffement de la planète comme une science établie, Coleman a affirmé que tout était une question d'argent. Il a précisé que le gouvernement consacre 2,5 milliards de dollars à la science du climat chaque année, mais ne finance que des études qui soutiennent l'hypothèse du réchauffement planétaire. Les climatologues qui veulent réellement travailler n'ont donc pas vraiment le choix: s'ils veulent obtenir l'argent, ils doivent soutenir la position de réchauffement de la planète.

Coleman a également fait référence au Global Warming Petition Project, une pétition lancée en 1998, et signée par 31 487 scientifiques, dont plus de 9 000 titulaires d'un doctorat en science de l'atmosphère, sciences de la Terre, climatologie et environnement. Aucun de ces scientifiques hautement respectés n'acceptent la théorie du réchauffement climatique.

En fait, ces scientifiques insistent : "Il n'existe aucune preuve scientifique convaincante que la libération humaine de dioxyde de carbone, de méthane ou d'autres gaz à effet de serre causerait ou entraînerait dans un avenir prévisible un réchauffement catastrophique de l'atmosphère terrestre et une perturbation du climat".

Le professeur Frederick Seitz, ancien président de l'Académie nationale des sciencesdes États-Unis et lauréat de la National Medal of Science, a déclaré: "Les données de recherche sur les changements climatiques ne montrent pas que l'utilisation humaine des hydrocarbures est dangereuse. Au contraire, il existe de bonnes preuves que l'augmentation du dioxyde de carbone atmosphérique est utile pour l'environnement".

Une étude publiée dans la revue Nature Climate Change en 2016, a souligné les effets bénéfiques de l'augmentation de la production de dioxyde de carbone. Cette étude a déterminé que la Terre a verdis "de manière significative" au cours des trois dernières décennies et demie. En fait, entre 25 et 50% de la vie végétale de notre planète a été soumise à cet effet, ce qui est logique, car le dioxyde de carbone stimule la photosynthèse, ce qui facilite la croissance.

Source: 

http://www.petitionproject.org/

https://www.sciencedaily.com/releases/2016/04/160426162610.htm

 
 
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Montréal serait la ville la plus trilingue du pays

sam, 12/30/2017 – 12:30
 

Selon Statistique Canada, 21 % des Montréalais parlent au moins trois langues.

 

Sources : La Presse et CBC News / Photo : CC0

Si l'on se fie aux données tirées du recensement de 2016, Montréal serait « de loin » la ville la plus trilingue au Canada. En effet, 21 % des Montréalais parleraient trois langues. En comparaison, ces chiffres sont de 11 % pour Toronto et de 10 % pour Vancouver. Ainsi, environ 850 000 Montréalais ont déclaré parler au moins trois langues.

Les données révèlent aussi que 42 % des immigrants arrivés à Montréal entre 2011 et 2016 étaient bilingues et que plus du tiers d'entre eux étaient trilingues.

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Les 500 personnes les plus riches sur Terre ont vu leur fortune croître collectivement de 23% en une seule année

Auteur : | Editeur : Walt | Jeudi, 28 Déc. 2017 - 14h30
 
 

Les 500 personnes les plus riches sur Terre ont vu leur fortune croître collectivement de 23% sur l'année 2017 pour atteindre plus de 5 billions de dollars, a calculé l'agence de presse Bloomberg.

L'augmentation est quatre fois plus importante que l'an dernier, principalement en raison des marchés financiers. Le fondateur du géant de l'e-commerce Amazon, Jeff Bezos, s'est le plus enrichi, avec une fortune de 99,6 milliards de dollars (+34,2 milliards). Il est ainsi le plus riche du monde, devant Bill Gates, le capital du fondateur de Microsoft s'élevant à 91,3 milliards de dollars. Ce dernier a fait d'importantes donations en 2017, notamment un don de 4,6 milliards à la Bill and Melinda Gates Foundation en août. 

Les 500 personnes les plus riches ont vu leur fortune croître de 4,4 billions à 5,3 billions de dollars. La plus importante croissance a été enregistrée en Chine, où 38 milliardaires de la liste de Bloomberg possèdent ensemble 177 milliards de dollars de plus qu'en 2016. Les Etats-Unis sont la nation la plus représentée sur la liste, avec 159 milliardaires ayant obtenu 315 milliards de plus.

Le secteur des technologies le plus prospère
Le secteur des technologies a été le plus prospère, avec une augmentation de 262 milliards de dollars pour 57 milliardaires actifs dans ce domaine. Le fondateur de Facebook Mark Zuckerberg possède désormais une fortune de 72,6 milliards de dollars (+22,6 milliards). L'homme a également effectué d'importantes donations au cours de l'année.

Parmi les personnalités sur le retour, on compte le spécialiste français des télécoms Patrick Drahi, le prince saoudien Al-Walid ben Talal ou le Sud-Africain Christo Wiese.


- Source : 7sur7 (Belgique)
 
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La dé-dollarisation se poursuit : la Chine et l’Iran éliminent le billet vert du commerce bilatéral

Auteur : Tyler Durden | Editeur : Walt | Mercredi, 27 Déc. 2017 - 15h28
 
 

La boucle de la dé-dollarisation est bouclée. Ce qui a commencé par des échanges entre la Russie et l’Iran, puis entre la Russie et la Chine, se termine par les échanges entre l’Iran et la Chine.

Plus Washington se déchaîne contre ceux qui ne veulent pas s’incliner devant l’ordre mondial unipolaire, plus le reste du monde se rebiffe. À l’aube du lancement de son contrat à terme sur le pétrole, la Chine intensifie son programme de dé-dollarisation en cherchant un accord bilatéral rial-yuan avec l’Iran.

À titre de rappel, rien ne dure éternellement…
 


Longévité des monnaies de réserve au cours de l’histoire

L’ancien économiste en chef de la Banque mondiale veut remplacer le dollar américain par une super-monnaie mondiale unique, affirmant que cela va créer un système financier mondial plus stable. « La domination du billet vert est la cause première des crises financières et économiques mondiales », a déclaré Justin Yifu Lin à Bruegel, un groupe de réflexion sur la recherche politique basé à Bruxelles, ajoutant que « la solution à cela est de remplacer la monnaie nationale par une monnaie mondiale ».

La fin de l’hégémonie du dollar est inéluctable. Comme l’a dit le président russe Vladimir Poutine il y a presque deux mois lors du sommet des BRIC à Xiamen :

« La Russie partage les inquiétudes des pays du BRICS quant à l’injustice de l’architecture financière et économique mondiale, qui ne tient pas compte du poids croissant des économies émergentes. Nous sommes prêts à collaborer avec nos partenaires pour promouvoir les réformes de la réglementation financière internationale et surmonter la domination excessive d’un nombre limité de monnaies de réserve ».

Comme l’a récemment noté Pepe Escobar, « surmonter la domination excessive du nombre limité de monnaies de réserve » est la manière la plus polie de qualifier ce dont les BRICS ont discuté depuis des années, à savoir, comment contourner le dollar américain, ainsi que le pétrodollar.

Beijing est prêt à intensifier le jeu. Bientôt, la Chine lancera un contrat à terme sur le pétrole brut libellé en yuans et, comme le rapporte Russia Today, Téhéran et Pékin sont déterminés à éviter l’utilisation du dollar américain comme monnaie de règlement dans leurs échanges, selon un rapport du quotidien économique iranien Financial Tribune.

Le sujet de la dé-dollarisation a été soulevé lors d’une réunion entre le principal conseiller politique du gouvernement chinois, Chen Yuan, et les responsables de la banque centrale iranienne à Téhéran. Selon le gouverneur de la Banque centrale iranienne, Valiollah Seif :

« L’accord monétaire bilatéral rial-yuan peut avoir un rôle important dans l’augmentation du volume des échanges entre les deux pays et, à cet égard, nous avons mené une série de négociations avec le président de la banque centrale de la République de Chine ».

Téhéran a poursuivi son objectif d’éliminer le dollar dans son commerce et a essayé de signer des accords d’échange de devises avec quelques pays ciblés.

Chen a dit que l’Iran et la Chine devraient développer leurs liens bancaires et ont également souligné l’injustice du système financier existant, dominé par quelques pays développés. Il a ajouté, cité par le quotidien financier iranien, que les autres nations feraient mieux si ce système injuste était éliminé :

« Nous pourrions utiliser l’expérience des pays européens avec l’euro en tant que monnaie commune entre de nombreux pays, et qui n’est pas exclusivement contrôlée par un seul pays. Mais d’ici là, nous devons utiliser le maximum de capacités disponibles pour étendre nos relations bancaires ».

Comme Federico Pieraccini l’a déjà noté, jusqu’à il y a quelques décennies, toute idée de s’éloigner du pétrodollar était considérée comme une menace directe à l’hégémonie mondiale américaine, nécessitant une réponse militaire. En 2017, compte tenu du déclin de la crédibilité des États-Unis à la suite de guerres contre des pays plus petits – évitant de se frotter à des pays comme la Russie, la Chine et l’Iran qui ont des capacités militaires auxquelles les États-Unis n’ont pas fait face depuis plus de soixante-dix ans – la récession générale du système basé sur le dollar s’installe dans de nombreux pays.

Ces dernières années, il est devenu évident pour de nombreuses nations opposées à Washington que la seule manière de contenir de manière adéquate les retombées de l’effondrement de l’empire américain est d’abandonner progressivement le dollar. Cela permet de limiter la capacité de dépenses militaires de Washington en créant les outils de rechange nécessaires dans les domaines financier et économique qui élimineront la domination de Washington. C’est essentiel dans la stratégie russo-sino-iranienne pour unir l’Eurasie et ainsi mettre les États-Unis hors-jeu.

La dé-dollarisation pour Pékin, Moscou et Téhéran est devenue une priorité stratégique. L’élimination de la capacité de dépense illimitée de la Fed et de l’économie américaine entraînera la limitation de l’expansion impérialiste américaine et réduira la déstabilisation mondiale. À l’abri de la puissance militaire américaine, employée habituellement pour renforcer et imposer l’utilisation des dollars américains, la Chine, la Russie et l’Iran ont ouvert la voie à d’importants changements dans l’ordre mondial.

Les États-Unis se sont tiré une balle dans le pied en accélérant ce processus par l’exclusion de l’Iran du système SWIFT – ouvrant la voie à l’alternative chinoise, connue sous le nom de CIPS ? et en imposant des sanctions à des pays comme la Russie, l’Iran et le Venezuela. Cela a également accéléré l’exploitation minière et l’acquisition d’or physique par la Russie et la Chine, ce qui est en contraste direct avec la situation aux États-Unis, accompagnée de rumeurs selon lesquelles la Fed ne posséderait plus d’or. Ce n’est pas un secret que Pékin et Moscou visent une monnaie adossée à l’or si le dollar devait s’effondrer. Cela a poussé les pays intransigeants à commencer d’opérer dans un environnement non dollar et à travers des systèmes financiers alternatifs. Pour la Chine, l’Iran et la Russie, ainsi que d’autres pays, la dédollarisation est devenue une question urgente.

Traduit par jj, relu par Cat pour le Saker Francophone

 
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Les États-Unis ne sont pas une démocratie, ils ne l’ont jamais été

Auteur : Gabriel Rockhill | Editeur : Walt | Vendredi, 22 Déc. 2017 - 15h01
 
 

L’une des croyances les plus fermes en ce qui concerne les États-Unis est qu’il s’agit d’une démocratie. Chaque fois que cette conviction fait l’objet d’un léger fléchissement, c’est presque toujours pour signaler des exceptions préjudiciables aux valeurs ou aux principes fondamentaux américains. Par exemple, les détracteurs en herbe déplorent souvent une « perte de démocratie » due à l’élection de clowns autocrates, à des mesures draconiennes de l’État, à la révélation d’incroyables malversations ou corruption, à des interventions étrangères meurtrières ou à d’autres activités considérées comme des exceptions antidémocratiques. Il en va de même pour ceux dont la démarche critique consiste à toujours juxtaposer les actions du gouvernement américain avec ses principes fondateurs, à mettre en évidence la contradiction entre les deux et à placer clairement un espoir dans sa possible résolution.


"Tu vas me manquer aussi chéri... je dois tuer quelques enfants de ton age en Syrie"

Le problème, cependant, est qu’il n’y a pas de contradiction ou de prétendue perte de la démocratie, parce que les États-Unis n’en ont tout simplement jamais été une. C’est une réalité difficile à admettre pour beaucoup de gens, et ils sont probablement plus enclins à rejeter immédiatement une telle affirmation comme étant absurde plutôt que de prendre le temps d’examiner le dossier historique matériel pour voir par eux-mêmes. Une telle réaction dédaigneuse est due en grande partie à ce qui est peut-être la campagne de relations publiques la plus réussie de l’histoire moderne. Ce que l’on verra, cependant, si ce dossier est inspecté sobrement et méthodiquement, c’est qu’un pays fondé sur l’élite, la domination coloniale basée sur le pouvoir de la richesse, une oligarchie coloniale ploutocratique en somme, a réussi non seulement à acheter l’étiquette de « Démocratie » pour se vendre aux masses, mais aussi à faire en sorte que ses citoyens, et bien d’autres, se soient tellement investis socialement et psychologiquement dans son mythe nationaliste originel qu’ils refusent d’entendre les arguments lucides et bien documentés prouvant le contraire.

Pour commencer à décoller les écailles de nos yeux, soulignons dans l’espace restreint de cet article, cinq raisons patentes pour lesquelles les Etats-Unis n’ont jamais été une démocratie (un argument plus soutenu et plus développé est disponible dans mon livre, Counter-History of the Present). Pour commencer, l’expansion coloniale britannique dans les Amériques ne s’est pas faite au nom de la liberté et de l’égalité de la population en général, ni de l’attribution du pouvoir au peuple. Ceux qui s’installèrent sur les rives du « nouveau monde », à quelques exceptions près, ne respectaient pas le fait qu’il s’agissait d’un monde très ancien et qu’une importante population indigène y vivait depuis des siècles. Dès que Colomb y a mis les pieds, les Européens ont commencé à voler, asservir et tuer les habitants indigènes. La traite transatlantique des esclaves a commencé presque immédiatement après, ajoutant un nombre incalculable d’Africains à l’attaque génocidaire en cours contre la population indigène. En outre, on estime que plus de la moitié des colons venus d’Europe en Amérique du Nord pendant la période coloniale étaient de pauvres domestiques sous contrat, et les femmes étaient généralement prises au piège de la servitude domestique. Au lieu d’une terre libre et égale, l’expansion coloniale européenne vers les Amériques imposa donc une terre de colonisateurs et de colonisés, de maîtres et d’esclaves, de riches et de pauvres, de libres et d’asservis. Les premiers constituaient d’ailleurs une minorité infiniment petite de la population, alors que l’écrasante majorité, c’est-à-dire « le peuple », était soumise à la mort, à l’esclavage, à la servitude et à l’oppression socioéconomique permanente.

Deuxièmement, lorsque les élites de la classe dirigeante coloniale ont décidé de rompre les liens avec leur patrie et d’établir un État indépendant pour elles-mêmes, elles ne l’ont pas fondé en démocratie. Au contraire, ils étaient farouchement et explicitement opposés à la démocratie, comme la grande majorité des penseurs européens des Lumières. Ils ont compris qu’il s’agissait d’une forme dangereuse et chaotique de gouvernement par des masses sans éducation. Pour les soi-disant « pères fondateurs », les masses étaient non seulement incapables de gouverner, mais elles étaient considérées comme une menace pour les structures sociales hiérarchiques prétendument nécessaires à la bonne gouvernance. Selon les mots de John Adams, pour ne prendre qu’un seul exemple révélateur, si la majorité se voyait accorder un pouvoir réel, elle redistribuerait la richesse et abolirait la « subordination » si nécessaire à la politique. Lorsque les éminents membres de la classe des propriétaires fonciers se réunissent en 1787 pour rédiger une constitution, ils insistent régulièrement dans leurs débats sur la nécessité d’établir une république qui tienne à distance la vulgaire démocratie, jugée pire que « la saleté des égouts » par l’éditeur pro-fédéraliste William Cobbett. La nouvelle constitution ne prévoyait des élections populaires que pour la Chambre des représentants, mais dans la plupart des États, le droit de vote était fondé sur le fait d’être propriétaire foncier, et les femmes, les autochtones et les esclaves – c’est-à-dire l’écrasante majorité de la population – étaient simplement exclus du vote. Les sénateurs étaient élus par les législateurs des États, le président par les électeurs choisis par les législateurs des États, et la Cour suprême était nommée par le président. C’est dans ce contexte que Patrick Henry proclame sans détour le jugement le plus lucide: « ce n’est pas une démocratie ». George Mason a clarifié la situation en décrivant le pays nouvellement indépendant comme « une aristocratie despotique ».

Lorsque la république américaine a lentement été rebaptisée « démocratie », il n’ y a eu aucune modification institutionnelle importante pour justifier le changement de nom. En d’autres termes, et c’est le troisième point, l’utilisation du terme « démocratie » pour désigner une république oligarchique signifiait simplement qu’un mot différent était utilisé pour décrire le même phénomène fondamental. Cela a commencé à peu près à l’époque de la campagne présidentielle du « tueur d’Indiens » Andrew Jackson dans les années 1830. Se présentant lui-même comme un « démocrate », il a mis en avant une image de lui-même comme un homme moyen du peuple qui allait mettre un terme au long règne des patriciens de Virginie et du Massachusetts. Lentement mais sûrement, le terme « démocratie  » a été utilisé comme terme de communication pour rebaptiser une oligarchie ploutocratique en régime électoral qui sert les intérêts du peuple (démos). Pendant ce temps, l’holocauste américain se poursuivait sans relâche, de même que l’esclavage, l’expansion coloniale et la guerre des classes aisées contre les classes d’en-bas.

Malgré certains changements mineurs au fil du temps, la république américaine a conservé avec ténacité sa structure oligarchique, ce qui apparaît clairement dans les deux principaux arguments de sa campagne publicitaire actuelle pour vendre la « démocratie ». L’establishment et ses propagandistes insistent régulièrement sur le fait qu’une aristocratie structurelle est une « démocratie » car celle-ci se définit par la garantie de certains droits fondamentaux (définition juridique) et la tenue d’élections régulières (définition procédurale). Il s’agit bien sûr d’une conception purement formelle, abstraite et largement négative de la démocratie, qui ne dit absolument rien sur le fait que les gens ont un pouvoir réel et durable sur la gouvernance de leur vie. Cependant, même cette définition creuse dissimule dans quelle mesure, pour commencer, l’égalité supposée devant la loi aux États-Unis présuppose une inégalité devant la loi par l’exclusion de secteurs importants de la population: les personnes jugées ne pas avoir le droit aux droits, et celles considérées comme ayant perdu leur droit aux droits (les Amérindiens, les Afro-Américains et les femmes pendant la plus grande partie de l’histoire du pays, et encore aujourd’hui sous certains aspects, ainsi que les immigrants, les « criminels », les mineurs, les « malades mentaux », les dissidents politiques, etc). En ce qui concerne les élections, elles se déroulent aux États-Unis dans le cadre de campagnes publicitaires de plusieurs millions de dollars dans lesquelles les candidats et les enjeux sont présélectionnés par l’élite des grandes entreprises et des partis. La population générale, dont la majorité n’a pas le droit de vote ou décide de ne pas l’exercer, se voit accorder le « choix » (supervisé par un collège électoral non démocratique et intégré dans un système de représentation non proportionnelle) pour sélectionner le membre de l’élite aristocratique qu’elle aimerait voir les gouverner et les opprimer pour les quatre années à venir. Selon une importante étude récente de Martin Gilens et Benjamin I. Page, « une analyse multivariée indique que les élites économiques et les groupes organisés représentant les intérêts des grandes entreprises ont un impact indépendant important sur la politique du gouvernement américain, alors que les citoyens moyens et les groupes d’intérêts de masse ont peu ou pas d’influence indépendante. Les résultats apportent une confirmation substantielle aux théories de la domination de l’élite économique […], mais pas aux théories de la démocratie électorale majoritaire ».


"Le gouvernement a menti à propos du Vietnam, de l'Afghanistan, de l'Irak, de la Libye et vous pensez qu'ils vont dire la vérité sur la Syrie ?"

Pour ne prendre qu’un dernier exemple parmi les innombrables cas montrant que les États-Unis ne sont pas et n’ont jamais été une démocratie, il convient de souligner l’agression constante qu’ils mènent contre les mouvements des pouvoirs populaires. Depuis la Seconde Guerre Mondiale, ils se sont efforcés de renverser une cinquantaine de gouvernements étrangers, dont la plupart avaient été démocratiquement élus. D’après les calculs méticuleux de William Blum dans « America’s Deadliest Export: Democracy» , ils se sont également interposés de façon flagrante dans les élections d’au moins 30 pays, ont tenté d’assassiner plus de 50 dirigeants étrangers, ont largué des bombes sur plus de 30 pays et ont tenté de réprimer les mouvements populistes dans 20 pays. Le bilan sur le front intérieur est tout aussi brutal. Pour ne prendre qu’un exemple parallèle significatif, il existe de nombreuses preuves que le FBI a été impliqué dans une guerre clandestine contre la démocratie. A partir des années 1960 au moins, et probablement jusqu’à aujourd’hui, le Bureau « a étendu ses opérations clandestines du passé contre le parti communiste, consacrant ses ressources à saper le mouvement pour l’indépendance de Porto Rico, le parti ouvrier socialiste, le mouvement des droits civiques, les mouvements nationalistes noirs, le Ku Klux Klan, des composantes du mouvement pacifiste, le mouvement étudiant et la « nouvelle gauche » en général » (Cointelpro : The FBI’s Secret War on Political Freedom, p. 22-23). Prenons, par exemple, le résumé de Judi Bari sur ses attaques contre le Parti socialiste des travailleurs: « De 1943 à 1963, l’affaire des droits civils fédéraux (Socialist Workers Party c. Attorney General) documente des décennies de cambriolages illégaux du FBI et 10 millions de pages de dossiers de surveillance. Le FBI a payé 1 680 592 $ à quelque 1 600 informateurs et a utilisé 20 000 jours d’écoute électronique pour saper l’organisation politique légitime ». Dans le cas du Black Panther Party et de l’American Indian Movement (AIM) – qui étaient tous deux d’importantes tentatives de mobilisation du pouvoir populaire pour démanteler l’oppression structurelle de la suprématie blanche et de la guerre de classe -, le FBI non seulement les a infiltrés et a lancé des campagnes hideuses de calomnie et de déstabilisation contre eux, mais il a assassiné 27 Black Panthers et 69 membres de l’AIM (et en a soumis d’innombrables autres à la mort lente d’incarcération). Que ce soit à l’étranger ou sur le front intérieur, la police secrète américaine a fait preuve d’une grande proactivité dans la lutte contre les mouvements de personnes qui se lèvent, protégeant et préservant ainsi les principaux piliers de la suprématie blanche, l’aristocratie capitaliste.

Plutôt que de croire aveuglément en un âge d’or de la démocratie pour rester à tout prix dans la cage dorée d’une idéologie produite spécifiquement pour nous par les spin-doctors bien payés d’une oligarchie ploutocratique, nous devrions ouvrir les portes de l’histoire et scruter méticuleusement la fondation et l’évolution de la république impériale américaine. Cela nous permettra non seulement de mettre fin à ses mythes originels égoïstes et auto satisfaits, mais nous donnera aussi l’occasion de ressusciter et de réactiver une grande partie de ce qu’ils ont cherché à détruire. En particulier, il y a une Amérique radicale juste en dessous de la surface de ces narratives nationalistes, une Amérique dans laquelle la population s’organise de façon autonome en activisme indigène et écologique, en résistance radicale noire, en mobilisation anticapitaliste, en luttes anti-patriarcales, etc. C’est cette Amérique que la république corporative a cherché à éradiquer, tout en investissant simultanément dans une vaste campagne de communication pour couvrir ses crimes avec la couverture de la « démocratie » (qui a parfois nécessité l’intégration de quelques individus symboliques, qui semblent venir d’en bas, dans la classe dirigeante de l’élite pour perpétuer le mythe tout-puissant de la méritocratie). Si nous sommes assez astucieux et perspicaces pour reconnaître que les États-Unis sont antidémocratiques aujourd’hui, ne soyons pas indolents ou mal informés au point de nous laisser bercer par des berceuses louant son passé halcyon. En effet, si les États-Unis ne sont pas une démocratie aujourd’hui, c’est en grande partie parce qu’ils ne l’ont jamais été. Cependant, loin d’être une conclusion pessimiste, c’est précisément en ouvrant la coquille dure de l’encapsulation idéologique que nous pouvons tirer parti des forces radicales qui ont été réprimées par elle. Ces forces, et non pas celles qui ont été déployées pour les détruire, devraient être la source ultime de notre fierté à l’égard du pouvoir du peuple.

Traduction : Avic – Réseau International

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Yémen : plus d'un million de cas de choléra

Auteur : | Editeur : Walt | Vendredi, 22 Déc. 2017 - 14h37
 
 

Les cas de choléra soupçonnés au Yémen se chiffrent désormais à un million, selon le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), tandis que la coalition menée par l'Arabie saoudite continue à frapper les rebelles Houthis dans ce pays en guerre.

«Les cas de choléra suspectés ont atteint la barre du million, ce qui amplifie les souffrances du pays pris dans une guerre brutale», a fait savoir le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) dans un tweet du 21 décembre.

Ce chiffre avait déjà été avancé par des ONG travaillant au Yémen qui ont regretté le 19 décembre, dans des entretiens avec l'AFP à Paris, le fait que le conflit reste largement oublié.

Entre le 27 avril et le 8 novembre 2017, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a enregistré 913 741 cas suspects de choléra et 2 196 décès liés à cette maladie.

L'Arabie saoudite dirige depuis mars 2015 une coalition militaire qui intervient, notamment par les airs, contre les rebelles Houthis. Ceux-ci occupent de larges pans du pays – dont la capitale Sanaa – depuis qu'ils en ont chassé les forces pro-gouvernementales.

La coalition impose un blocus au pays et n'autorise que les cargaisons humanitaires et commerciales après inspection, suscitant des critiques d'ONG et d'organisations internationales.

L'OMS a averti le 10 novembre à Genève que la lutte contre le choléra au Yémen risquait de subir «un revers sérieux» si le blocus du pays se poursuivait. «Nous avons fait des progrès [dans le traitement de l'épidémie] mais nous allons subir un sérieux revers si nous n'avons pas un accès total à toutes les zones touchées», avait alors expliqué une porte-parole de l'OMS, Fadela Chaïb.

Le coordinateur des urgences de Médecins sans frontières (MSF) pour le Yémen, Marc Poncin, a déclaré à l'AFP que les taux de mortalité due au choléra étaient en baisse ces derniers mois mais que l'épidémie était loin d'être vaincue, notamment à l'approche de la saison des pluies.


- Source : RT (Russie)
 
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Maître ou gourou?   Déception assurée.

http://quebec-officinalis.com/Ma%C3%AEtre-ou-gourou-.php

Attente de confirmation d’une 2e source well Danger  public pour la profession...

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Qu’est-ce que le véganisme ?

Auteur : | Editeur : Wawan | Lundi, 04 Déc. 2017 - 22h21