Association des Gens du secteur Grand-Mère
 
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Corruption de la science : le rôle de Monsanto dans le retrait de l'étude Séralini

Auteur : Stop OGM (Suisse) | Editeur : Walt | Samedi, 30 Juill. 2016 - 16h26
 
 

Une étude réalisée par le journaliste Stephane Foucart du journal Le Monde montre que la transnationale Monsanto a exercé des pressions sur la revue FCT pour voir rétractée l’étude. Des courriels échangés entre un des éditeurs et Monsanto ont pu être obtenus par l’ONG US Right to Know et ont été étudiés par S.Foucart. Ils dévoilent selon le journaliste « l’influence des firmes agrochimiques sur certains personnels académiques et sur la construction de la connaissance ».

En novembre 2013, la revue spécialisée Food and Chemical Toxicology (FCT) faisait savoir qu'elle retirait la publication de l'étude menée par l'équipe du français Gilles-Eric Séralini publiée en septembre 2012. Pour rappel cette étude montrait que le Roundup, l'herbicide le plus vendu au monde, est toxique pour les rats, provoquant des anomalies sévères sur le foie et les reins, des dérèglements hormonaux ainsi que l'apparition prématurée de tumeurs. Les mêmes effets, un peu moins marqués, ont été constatés sur les rats nourris au maïs transgénique tolérant l'herbicide. Le retrait d’une publication est toujours motivé par la fraude, le plagiat ou encore des erreurs avérées commises de bonne foi. N’entrant dans aucune de ces catégories, l’étude de M. Séralini a été la première à être retirée pour « inconclusivité », nouveau critère établit spécialement pour cette étude et plus utilisé depuis. Ce retrait avait soulevé un vent de critique chez beaucoup de scientifique car le retrait viole non seulement les principes en vigueur à FCT, mais aussi les règles fondamentales des bonnes pratiques scientifiques.

Les courriels montrent une singulière proximité entre Richard Goodman, professeur à l’université du Nebraska à Lincoln (Etats-Unis), spécialiste des allergènes alimentaires et son ancien employeur...Monsanto. Enfin pas si ancien puisque ce cher professeur dépend à 50% de Monsanto, BASF,Dupont, Dow pour son salaire comme on peut l’apprendre dans l’article du Monde. Ces géants de l’agrochimie le paie pour établir une base de données des allergènes alimentaires. Alors que l’affaire Séralini battait son plein, le toxicologue Wallace Hayes, alors rédacteur en chef de la revue FCT, annonçait par courriel à des responsables de Monsanto que M. Goodman serait désormais chargé des biotechnologies au sein de la revue en ajoutant « Ma requête, en tant que rédacteur en chef, et de la part du professeur Goodman, est que ceux d’entre vous qui sont hautement critiquesdu récent article de Séralini et de ses coauteurs se portent volontaires comme reviewers potentiels. » En clair, M. Hayes invitait formellement les toxicologues de Monsanto à expertiser les études traitant des OGM et soumises à la revue, en vue de leur acceptation ou de leur rejet. Dans certains cas, le professeur américain s’en remettait même au jugement des toxicologues de Monsanto, lorsqu’il devait évaluer un article dont certains aspects dépassait ses connaissances.

S’il ne peut pas être prouvé que cette nomination ait eu un impact sur les articles acceptés par la revue, cette dernière a, selon les informations du journal, bel et bien rejeté la première étude académique de toxicité chronique d’un maïs transgénique de Monsanto – le MON810 – sur Daphnia magna. L’étude suggérait des effets délétères sur ce petit crustacé d’eau douce, utilisé comme modèle d’étude par les écotoxicologues. C’est M. Goodman qui avait signifié aux auteurs le rejet, mettant en avant les rapports défavorables de reviewers qui n’étaient autres que ... des employés de Monsanto ?

L’article fait aussi état d’une invitation à participer à une session d’entrainement média avant un entretien à la radio américaine sur la sécurité des OGM ou alors les reprimande de Monsanto lorsque Goodmann exprime son opinion et que cette dernière semble avoir été interprétée par le journaliste comme « laissant penser que nous n’en savons pas assez sur les biotechnologies pour dire qu’elles sont sans danger ».

Pour Foucart, « le financement de travaux scientifiques par les industriels implique pour les chercheurs
universitaires un engagement qui va bien au-delà de la simple production de connaissances. Il
impose une forme de contrôle sur la parole publique du chercheur ».

L’affaire Séralini a bel et bien créé un précédent. La pénétration de l’industrie dans les comités éditoriaux des revues scientifiques sabre la base de la crédibilité de la validation des recherches scientifiques, à savoir le processus de validation par les paires. Si jusqu’à aujourd’hui, aucune preuve du lien entre Monsanto et le retrait de cette étude n’avait pu être apporté...maintenant c’est chose faite.


- Source : Stop OGM (Suisse)
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Comment Pokémon Go est-il lié à la CIA?

Auteur : Sputnik (Russie) | Editeur : Walt | Vendredi, 29 Juill. 2016 - 13h07
 
 
 

Alors que Pokémon Go donne le tournis à la planète entière, les joueurs ont-ils jamais pensé que le jeu pouvait s'avérer dangereux? Sputnik a fait une petite recherche sur l'affaire.

Voici quelques faits curieux sur le jeu Pokémon Go — et ce ne sont pas des ruses afin d'augmenter son niveau de jeu mais des détails sur le fonctionnement du projet. Détails qui peut-être réduiront à néant votre envie de vous lancer à la poursuite des Pokémon, ou de jouer en général.

Le projet Pokémon Go a été créé conjointement par The Pokémon Company, Nintendo et Niantic, ancienne filiale de Google. Niantic a été fondé par John Hanke, également fondateur de la compagnie Keyhole, Inc. spécialisée dans la création de cartes géospatiales. La compagnie a été financée par In-Q-Tel, un fonds américain de capital-investissement mis en place par la CIA en 1999.

A l'époque, plusieurs tâches ont été accomplies: 

— la cartographie de la planète régulièrement mise à jour, y compris les autoroutes et tous les grands objets de l'infrastructure urbaine en général, 

— des robots-véhicules ont mis leurs nez dans tous les coins du monde et ont cartographié des villes entières, des rues…

Un seul problème demeurait: comment pénétrer les maisons des citoyens, les sous-sols, les casernes et ainsi de suite? Et voilà que Niantic lance un jeu génial et viral basé sur le principe de la réalité augmentée. Une fois qu'il l'a installé et qu'il a lui autorisé l'accès à sa caméra, son microphone, son gyroscope, son GPS et tous ses appareils connectés, le smartphone de l'utilisateur se met à vibrer et signale que plusieurs Pokémon se trouvent à proximité.

Que se passe-t-il ensuite? L'application vous félicite pour votre premier succès parce qu'elle sait comment il est important pour le joueur d'être encouragé. Puis, elle requiert que vous filmiez vos premiers Pokémon captés de tous les angles — et obtient donc les photos de votre appartement en détail, y compris les coordonnées et l'angle d'inclinaison du smartphone.

Félicitations! Il semble que vous venez de filmer votre appartement, les services secrets vous seront certainement reconnaissants…

A propos, les règles d'utilisation qu'il faut accepter pour installer le jeu recèlent d'informations intéressantes. Ainsi, Niantic vous informe en ces termes officiels:

"Nous coopérons avec le gouvernement, les autorités compétentes ou des parties privées pour appliquer et respecter la loi. Nous pouvons divulguer toute information vous concernant (ou votre enfant autorisé) en notre possession ou sous notre contrôle au gouvernement, aux autorités compétentes ou aux parties privées dans le cas où, à notre seule discrétion, nous le penserions nécessaire ou approprié".

Les développeurs précisent à quelles fins ils peuvent le faire: "(a) pour répondre aux réclamations et à toute procédure juridique (y compris des citations à comparaître); (b) pour protéger notre propriété, nos droits et notre sécurité et la propriété, les droits, et la sécurité d'un tiers ou du public en général; et (c) pour identifier et arrêter toute activité que nous considérerions illégale, contraire à l'éthique, ou passible d'actions en justice".

Mais qui lit les règles de l'utilisation? On appuie sur "J'accepte" et on se dépêche de lancer le jeu.

Pourtant, les règles s'avèrent être une lecture bien excitante. Elles signalent par exemple que les servers de Pokémon Go enregistrent automatiquement certaines informations sur la façon dont une personne utilise ses services et s'en sert pour administrer ces services et analyser (petit détail: ils peuvent recourir à des tiers pour effectuer cette analyse).

Et cerise sur le gâteau:

"Les informations que nous collectons auprès de nos utilisateurs, y compris les données à caractère personnel, sont considérées comme un actif de l'entreprise".

Voilà ce que vous acceptez en effet en installant l'appli.

"Si nous étions rachetés par un tiers à la suite d'une transaction telle qu'une fusion, une acquisition ou une vente d'entreprise, ou si nos actifs étaient rachetés par un tiers pour cause de faillite ou de cessation de commerce, une partie ou la totalité de nos actifs, y compris vos données à caractère personnel (ou celles de votre enfant autorisé), pourraient être divulguées ou transférées à un tiers acquéreur dans le cadre de la transaction", poursuivent les règles.

Imaginez-vous cela: le renseignement veut savoir ce qui se passe actuellement, par exemple… au Palais de l'Elysée. Et une minute plus tard les députés, les journalistes, les employés qui s'y trouvent sont tous rivés sur leurs portables qui leur signalent qu'un certain nombre de Pokémon sont dans la place…

Vous connaissez la suite.


- Source : Sputnik (Russie)
 
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Une tente de haute technologie digne de la maison mobile

Auteur : Xinhua (Chine) | Editeur : Walt | Jeudi, 16 Juin 2016 - 14h26
 
 

Vous vous souvenez de l’habitat qui accueille Mark Wartney dans « Seul sur Mars »? Une entreprise technologique chinoise a suivi un modèle similaire récemment pour concevoir une tente compacte et accueillante dotée de tous les services essentiels, pour les amateurs de camping lassés de dormir dans la nature sans électricité ni toilettes.

La première commande de cette tente, conçue par la compagnie AUVIDesign, basée à Beijing, a été livrée en Amérique du Nord en avril.

La compagnie est confiante dans l’émergence de l’industrie du camping en Chine, où près de 2000 sites de camping sont actuellement en construction, a déclaré Ge Jianlong, cofondateur de cette start-up.

La tente est équipée de sa propre source d’énergie, d’un système de traitement et d’élimination des eaux usées, d’une salle de bain, et même d’une douche.

Dotée de panneaux solaires et d’une éolienne, cette maison mobile fonctionne de manière autonome sans raccordement au réseau électrique.


L’eau récoltée peut être purifiée pour en faire de l’eau potable, et les eaux usées à l’intérieur de la tente peuvent être recyclées, produisant un cercle écologique fermé, sans émission ni interférence avec l’environnement.

Tout ce système peut être supervisé et géré depuis un smartphone ou une tablette, permettant à un campeur ordinaire de le faire fonctionner sans faire appel à des techniciens professionnels, a déclaré Jiang Hong, co-fondateur d’AUVIDesign.

Destiné aux sites de camping et de loisir, cet habitat de toile de 3,5 m de haut offre une superficie de 25 m2.

Une fois repliée, la tente, avec tous ses éléments mobiliers, accessoires et équipements, tient dans un monospace ordinaire.

Il faut environ trois heures de travail et quatre personnes pour monter la tente, avec des outils manuels ordinaires.

« Nous avons été en partie inspirés par l’habitat de +Seul sur Mars+ », explique M. Jiang, « Nous voulons créer une tente qui soit non seulement un abri pour le campeur dans un environnement difficile, mais aussi un foyer accueillant pour le voyageur fatigué ».


Le camping est de plus en plus populaire auprès des Chinois en déplacement, souligne M. Ge.

Environ 200 sites de camping seront construits dans les trois années à venir, dans la province de Gansu, située dans le nord-ouest de la Chine et bénéficiant de paysages magnifiques de déserts, forêts et glaciers, ainsi que de sites classés au patrimoine mondial comme les grottes de Mogao et certaines parties de la Grande Muraille, selon les autorités locales.

« Nous sommes convaincus que l’industrie chinoise du camping connaîtra une croissance rapide dans les années à venir car de plus en plus de touristes recherchent des formes de voyage nouvelles comme les séjours sans guide, les voyages en voiture et les séjours en immersion », déclare M. Ge.

Pour répondre aux demandes potentielles, cette équipe développe actuellement une nouvelle version destinée aux voyages en famille, version qui sera plus petite, plus légère, plus portable et moins onéreuse.


- Source : Xinhua (Chine)
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Pokemon Go: Oliver Stone accuse le jeu de «totalitarisme»

Auteur : TVA Nouvelles (Canada) | Editeur : Frisca Widodo | Samedi, 23 Juill. 2016 - 10h10
 
 

Le réalisateur Oliver Stone s'est insurgé jeudi contre le phénomène Pokemon Go, qui pourrait selon lui conduire à une forme de «totalitarisme» compte tenu de son «niveau d'intrusion» dans la vie privée.

Au premier jour de la grand-messe de la bande dessinée Comic-Con 2016 à San Diego, le cinéaste a affirmé que l'application faisait partie d'une culture plus large du «capitalisme de surveillance».

Oliver Stone, 69 ans, présentait son nouveau film «Snowden», le biopic sur le lanceur d'alerte qui avait révélé l'ampleur des programmes de surveillance d'agences américaines de renseignement. Le film sortira aux États-Unis le 16 septembre et en France le 2 novembre.

«C'est l'entreprise qui a eu la plus forte croissance jamais enregistrée, et ils ont investi des sommes d'argent énormes dans ce qu'est la surveillance, c'est-à-dire l'extraction de données», a expliqué Oliver Stone devant le public du festival Comic-Con, auquel il participe pour la première fois.

«Ils explorent les données de toutes les personnes présentes dans cette salle pour savoir ce que vous achetez, ce que vous aimez et surtout votre comportement», affirme le cinéaste, primé trois fois aux Oscars.

Le jeu de réalité augmentée, lancé le 6 juillet, est rapidement devenu la sensation de l'année, bien que très critiqué pour demander à ses utilisateurs l'accès à leur historique Google et à leurs courriels.

Pokemon Go est également accusé d'être responsable d'une vague de délits, de violations de la circulation et d'autres plaintes à travers le monde.

«Vous allez assister à une nouvelle forme de, franchement, société robot, où ils sauront comment vous vous comporter. C'est ce qu'on appelle le totalitarisme», a conclu Oliver Stone.

 
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Contre une invocation abusive de la légitime défense face au terrorisme

Auteur : Nicolas Boeglin | Editeur : Walt | Mercredi, 20 Juill. 2016 - 13h08
 
 

Un appel signé par de nombreux professeurs et chercheurs en droit international public  intitulé «Contre une invocation abusive de la légitime défense pour faire face au défi du terrorisme » circule sur la toile depuis une dizaine de jours.

Parmi les signataires de la liste qui compte plus de 210 professeurs  et une quarantaine de chercheurs/doctorants/assistants,  ( voir la liste actualisée par le Centre de Droit International de l’Université Libre de Bruxelles (ULB) (disponible ici ) on retrouve plusieurs grands noms du droit international, associés pour l’occasion  à des enseignants et à des assistants bien plus jeunes.  L’objectif  d´une telle initiative est de mettre en cause le recours à l’argument juridique de la légitime défense  invoqué par plusieurs Etats dans le contexte de la lutte contre l’Etat islamique.

Comme on le sait, la Charte des Nations Unies est on ne peut plus claire concernant la seule exception de prévue à la prohibition de l’usage de la force depuis 1945: la légitime défense (et les actions autorisées par le Conseil de Sécurité au titre du Chapitre VII).  Or, depuis le 11/S, bien des interprétations douteuses ont vu le jour afin de justifier des actions armées unilatérales sur le territoire d’autres Etats sans compter avec leur consentement. La légitime défense ne peut s’exercer que conformément aux conditions établies par la Charte des Nations Unies et par le droit international. La France, à cet égard avait surpris bien des observateurs en présentant, suite aux attentats de Paris, un projet de résolution au Conseil de Sécurité sans aucune mention à la Charte des Nations Unies dans le dispositif  du texte: une grande première pour la diplomatie française, qui mérite d’être soulignée  (1).

Le texte de cet appel (dont on peut trouver le texte en Français et en anglais ici  (http://cdi.ulb.ac.be/contre-invocation-abusive-de-legitime-defense-faire-face-defi-terrorisme/ ) précise que :

« C’est ainsi au nom de la légitime défense qu’ont été justifiées de nombreuses interventions militaires, comme celles visant Al Qaeda, Daech, ou des groupes qui y sont affiliés. Alors que certains ont minimisé ces précédents en insistant sur leur caractère exceptionnel, le risque est grand que la légitime défense devienne rapidement un sésame justifiant systématiquement le déclenchement d’actions militaires menées tous azimuts et unilatéralement. Or, sans nous opposer par principe à l’usage de la force contre les groupes terroristes —notamment dans le contexte actuel de la lutte contre Daech— nous, professeur(e)s et chercheur(e)s en droit international, estimons que cette invocation croissante de la légitime défense est contestable. Le droit international prévoit en effet une série de mesures de lutte contre le terrorisme qui devraient être utilisées en priorité avant d’en arriver à l’invocation de la légitime défense ».

Pour les nombreux spécialistes signataires de celle lettre collective, « … le terrorisme pose avant tout le défi de la prévention et de la répression, en particulier celui de la poursuite et du jugement des auteurs d’actes terroristes. Les outils qu’offre le droit sont à cet égard variés: ils renvoient principalement à une coopération policière et judiciaire, visant à la fois la répression des crimes commis et la prévention de leur répétition. Cette coopération mériterait certes d’être approfondie et améliorée, mais elle a jusqu’ici prouvé à maintes reprises son efficacité pour démanteler des réseaux, déjouer des attentats ou arrêter leurs auteurs. En se plaçant d’emblée sur le terrain de la « guerre contre le terrorisme » et de la « légitime défense », et en se référant souvent à un état d’exception dérogatoire du droit commun, le risque est grand de minimiser, de négliger voire d’ignorer ce dernier.

On notera que tout internationaliste peut signer d’ici au 31 juillet 2016 ce texte qui rappelle un certain nombre de vérités que les diplomates à New York connaissent mieux que quiconque, malgré le flou qu’entretiennent savamment certains d’entre eux, notamment depuis le début des actions militaires menées en Syrie, sans le consentement de ses autorités (2): « … c’est au Conseil de sécurité qu’incombe, conformément au chapitre VII de la Charte des Nations Unies, la responsabilité principale dans le domaine du maintien et du rétablissement de la paix. Ce dernier a qualifié à de nombreuses reprises le terrorisme international de menace contre la paix et il est logique que, excepté dans des cas d’urgence qui ne laisseraient pas le temps de le saisir, c’est à lui qu’échoit la responsabilité de décider puis coordonner et superviser une action éventuelle de sécurité collective. La pratique consistant à le confiner dans un rôle de producteur de résolutions ambiguës et à portée essentiellement diplomatique, comme cela a par exemple été le cas avec l’adoption de la résolution 2249 (2015) relative à la lutte contre Daech, doit être dépassée au profit d’un retour à la lettre ainsi qu’à l’esprit de la Charte propres à assurer une approche multilatérale de la sécurité. /…/ Le simple fait qu’un Etat soit, malgré ses efforts, incapable de mettre fin à des actes terroristes sur son territoire ne peut en revanche suffire à justifier le bombardement de son territoire sans son consentement. Un tel argument ne trouve aucun fondement ni dans les textes juridiques existants, ni dans la jurisprudence établie par la Cour internationale de Justice. Son acceptation risquerait de mener aux abus les plus graves, les actions militaires pouvant désormais être menées contre la volonté d’un grand nombre d’Etats sous le seul prétexte que ceux-ci ne seraient, aux seuls yeux de la puissance intervenante, pas suffisamment efficaces dans la lutte contre le terrorisme ».

Les signataires, dont le nombre augmente de jour en jour, concluent,  en indiquant haut et fort, jeunes et moins jeunes, que: « L’ordre juridique international ne peut se réduire à une logique interventionniste similaire à celle que l’on a connu antérieurement à l’adoption de la Charte des Nations Unies. Cette dernière a eu pour objet de substituer aux actions militaires unilatérales un système multilatéral fondé sur la coopération et sur le rôle accru du droit et des institutions. Il serait dramatique que, sous le coup de l’émotion bien compréhensible que suscite la multiplication des attentats terroristes, on en vienne à l’oublier ».

Notes:

1 : Cf. BOEGLIN N., «Attentats à Paris : remarques à propos de la résolution 2249 », Actualités du Droit, 6/12/2015, disponible ici ( http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/archive/2015/12/06/syrie-apres-la-france-la-grande-bretagne-choisit-l-illegalit-924361.html  ).  Cf. aussi, suite aux débats parlementaires au Royaume Uni autorisant des frappes en Syrie, BOEGLIN N. «Arguments based on UN resolution 2249 in Prime Minister´s report on airstrikes in Syria: some clarifications needed », 3/12/2015, disponible ici ( http://www.globalresearch.ca/the-uk-parliaments-decision-to-bomb-syria-is-illegal/5493200 )

2: Sur la notion d´Etat incapable ou impuissant, justifiant, pour certains, des actions armées anti terroristes sur son territoire sans compter avec son consentement,  voir : CORTEN O., “The ‘Unwilling or Unable’ Test: Has it Been, and Could it be, Accepted?”, Leiden Journal of International Law, 2016, texte complet de cet article disponible  ici ( http://journals.cambridge.org/action/displayFulltext?type=1&fid=10376870&jid=LJL&volumeId=-1&issueId=-1&aid=10376865&bodyId&membershipNumber&societyETOCSession&specialArticle=Y  )

L'auteur, Nicolas Boeglin est Professeur de Droit International Public, Faculté de Droit, Universidad de Costa Rica (UCR)

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Des fourgons de police barrant la promenade des Anglais ont été retirés juste avant l'attaque

Auteur : Patrick Christys | Editeur : Walt | Mercredi, 20 Juill. 2016 - 12h03
 
 

De sérieuses questions se posent sur la capacité de la police française à se prémunir contre le terrorisme après que qu'un barrage routier ait été retiré juste avant qu'un terroriste ne percute un camion dans une mer de gens sans méfiance à Nice.

Des témoins oculaires disent que les autorités françaises ont retiré des fourgons de police bloquant la Promenade des Anglais quelques heures avant qu'un camion de 19 tonnes ne tue au moins 84 morts et n'en blesse grièvement d'innombrables autres.

Des témoins oculaires affirment que quatre véhicules de police avaient déjà barricadé la route pour protéger une parade militaire, mais qu'ils ont disparu avant que l'attaque ait commencé.

Seulement 45 officiers étaient en service pendant les célébrations de la Journée de la Bastille, à laquelle ont assisté plus de 30.000 personnes.

Ceci en dépit des inquiétudes quand au fait que Nice était une cible probable pour une attaque étant donné le grand nombre de jihadistes de la ville s'étant rendus en Syrie pour se battre contre le dit État Islamique au cours des dernières années.

Le président régional Christian Estrosi a déclaré qu'une demande qu'il avait faite avant la parade pour obtenir davantage de policiers avait été rejetée.

Il a été signalé pour avoir dit: " Il n'y avait que 45 officiers de la police nationale le 14 Juillet. Cela ne suffit pas, je ne peux pas cacher que je suis en colère".

Quelques heures après le retrait du barrage routier et le rejet d'une demande renfort de police, Mohamed Lahouaiej Bouhlel, 31 ans d'origine tunisienne, a commis l'une des plus meurtrières des atrocités terroristes sur le sol européen.

Hier, l'EI a revendiqué la responsabilité de l'attaque.

Il a déclaré que Mohamed Bouhlel Lahouaiej a "réalisé l'opération en réponse aux appels à cibler les ressortissants des Etats qui combattent l'Etat islamique".

La police cherche à reconstituer le réseau terroriste de Bouhlel alors qu'ils interrogent cinq associés présumés après des raids à travers Nice.

Le ministre de l'Intérieur français, Bernard Cazeneuve, a déclaré que l'attaquant "semble être devenu radicalisé très rapidement".

Un voisin de son ex-femme a dit: "Mohamed n'a commencé à visiter une mosquée qu'en Avril".

Bouhlel, qui avait des antécédents de violence et de problèmes de santé mentale, était entré dans un bureau de location de camion et dit: «Je veux le plus lourd des camions que vous avez".

Il avait également envoyé 100.000€ à sa famille en Tunisie, ce qui suggère une mission suicide bien planifiée.

Traduction: Fawkes News

 
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Bac 2016 et délation : des profs d'histoire invités à dénoncer les propos racistes, antisémites et djihadistes

Auteur : Marie Lombard | Editeur : Walt | Vendredi, 08 Juill. 2016 - 13h34
 
 
 

L'histoire a été révélée fin juin mais elle était passée inaperçue jusqu'à ce que "Le Monde" ne la remette en lumière ce mercredi 6 juillet. Le gouvernement aurait donné pour consigne aux professeurs ayant corrigé les copies du bac d'histoire-géo de signaler celles contenant des propos antisémites, racistes ou djihadistes.

L'état d'urgence jusque dans les copies du bac. Dans un article paru ce mercredi 6 juillet, Le Monde révèle que des professeurs d'histoire-géographie chargés de corriger les copies du bac ont reçu pour consigne de "faire remonter" les propos antisémites, racistes ou djihadistes qu'ils y trouveraient. La consigne avait été révélée le 22 juin - soit six jours après l'épreuve - par un tweet passé inaperçu du SNES-FSU, principal syndicat des professeurs du secondaire :

"#Bac2016 Consigne de l’IG d’HG [l’inspection générale d’histoire géographie] aux correcteurs : faire remonter les propos antisémites, racistes et djihadistes trouvés dans les copies."

"Détecter des jeunes en voie de radicalisation"

Interrogé par le quotidien, l'entourage de la ministre de l'Education, Najat Vallaud-Belkacem, dément toute consigne, considérant que des inspecteurs pédagogiques auraient "peut-être péché par excès de zèle, faisant preuve de maladresse dans leurs conseils". Mais ce n'est pas l'avis des professeurs des académies de Créteil, Rennes et Paris qui témoignent dans . "On nous a demandé de scanner la portion des copies contenant les propos en question, et de l'envoyer à l'inspecteur pédagogique régional avec le numéro d'anonymat", raconte ainsi Mme V., correctrice en Seine-Saint-Denis. "Quand j’ai demandé s’il s’agissait de détecter des jeunes en voie de radicalisation, sa réponse a été positive", abonde Mme G., correctrice en Ille-et-Vilaine.

Indignation du SNES-FSU, qui considère que "les enseignants sont des fonctionnaires responsables et compétents qui n'ont pas besoin d'appel à la délation pour accomplir leur travail". Même si les professeurs admettent qu'il n'est pas possible, dans le cas du bac, d'appliquer leur méthode habituelle, à savoir instaurer un dialogue avec l'élève tenant des propos problématiques. Leur restait l'arme de la mauvaise note, pour traitement hors sujet. Et Mme V., de Créteil, de rester droit dans ses bottes : "Ce n'est pas à nous d'alimenter les fichiers S".


- Source : Marianne
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Fidel Castro, artisan de la paix en Colombie

Auteur : Telesur (Venezuela) | Editeur : Walt | Samedi, 09 Juill. 2016 - 08h50
 
 

Que la paix en Colombie soit signée à Cuba n’est pas un hasard. La paix en Colombie a toujours été l’un des engagements du Commandant de la Révolution Cubaine. Il lui a consacré autant d’efforts qu’à la chute de l’Apartheid en Afrique du Sud, à la libération de l’Angola ou à l’indépendance de la Namibie et d’autres nations africaines.

Le jour où Jorge Eliécer Gaitan a été assassiné à Bogotá et où le peuple s’est soulevé, un jeune de 22 ans dirigeait la prise d’une garnison à la recherche d’armes pour le peuple et pour l’insurrection populaire spontanée. Pendant 2 jours, il a travaillé infatigablement pour organiser les masses échauffées qui manquaient d’horizon politique et de direction. Passé ce moment, et avec l’aide de l’ambassade de Cuba, il est rentré dans son pays non sans avoir réfléchi sur ces événements.
Des insurrections populaires de cette sorte, je ne connaissais rien de plus que les impressions qu’avaient laissé dans mon imagination les récits de la prise de la Bastille et les coups de tocsin des comités révolutionnaires de Paris appelant le peuple pendant les jours les plus glorieux de la révolution. Mais à Bogotá, à ce moment-là, personne ne dirigeait, rappela-t-il des années plus tard.
Depuis lors, Fidel n’a jamais cessé de suivre minutieusement le développement des événements en Colombie, convaincu qu’il pouvait apporter beaucoup à la réconciliation de cette société accablée par la guerre.
Au début de l’année 1980, la Colonne Jorge Marcos Zambrano du Mouvement 19 Avril, M-19 prend le siège de l’ambassade de la République Dominicaine à Bogotá avec presque une vingtaine de diplomates de haut niveau qui se trouvaient là. Les insurgés exigeaient la libération des prisonniers politiques, dénonçaient les violations des droits de l’homme et plaidaient pour un dialogue et une ouverture politique du système colombien excluant.
Après des mois de négociations, on obtient, avec la participation active de Cuba, la libération des diplomates et l’accueil de ceux-ci et du commandement rebelle sur l’Ile. De cette façon, Fidel et la discrète mais efficace diplomatie cubaine ont réussi à sauver beaucoup de vies et à apporter quelque chose d’important à la résolution négociée du conflit colombien.

Qu’ont dit à leur arrivée à Cuba les diplomates libérés ?
L’Ambassadeur d’Haïti: « Je déclare remercier Cuba pour le pas qu’elle a fait en collaborant pour qu’aujourd’hui, nous soyons tous libres et hors de danger. Le geste de Cuba a été un geste humanitaire qui ne pourra jamais s’effacer. »
L’Ambassadeur du Paraguay: « Je dis que grâce à Cuba nous sommes hors de danger. L’humanité du gouvernement cubain s’est manifestée dans ses relations avec les autres pays, l’affiliation politique n’a pas prédominé pour faire ce pas envers d’autres pays ».
L’Ambassadeur du Guatemala: « Je trinque en l’honneur du peuple et du gouvernement cubain parce qu’il a fait ce geste si humain avec eux. Nous sommes très reconnaissants, nous n’avons pas de mots pour exprimer notre joie, aujourd’hui, nous sommes libres grâce au geste de Cuba. »
Le Consul du Guatemala: « Je l’ai dit, ce geste humanitaire cubain, nous ne pourrons pas l’oublier, nous voudrions en remercier personnellement le chef Fidel Castro ».
Oscar Gorostiaga, chargé d’affaires du Paraguay en Colombie: « Je dis que j’étais reconnaissant pour les soins que j’ai reçus dans notre pays. Seule la participation de Cuba a pu résoudre cette situation ».
Seulement 1 mois plus tard, le Gouvernement de Colombie a accusé le Gouvernement cubain de financer les rebelles du M-19 et rompt ses relations (avec Cuba).

Dans son livre « La Paix en Colombie », Fidel a rapporté:

"Notre pays pouvait garder un silence discret face à un déluge de calomnies mais jamais je n’ai dit un mensonge. Nous n’avons pas remis d’armes et nous n’avons pas financé le M-19. Le gouvernement de Turbay Ayala lui-même avait remis 1 million de dollars à cette organisation quand il a négocié avec la commandement. Alors, cette somme avait beaucoup plus de valeur que maintenant, on pouvait acheter avec des milliers d’armes. Cependant, même quand Turbay Ayala a rompu les relations avec Cuba en l’accusant d’armer le M-19, nous n’avons pas dit un mot à ce sujet".

Au milieu des années 90 et grâce à ses bons offices, il obtint la libération du frère de l’ex président César Gaviria  qui a été retenu pendant plusieurs semaines par une organisation rebelle.
Gaviria, à ce moment-là secrétaire général de l’OEA le remercia personnellement. A quoi Fidel répondit: « Vous n’avez pas à me remercier, c’est l’un de mes devoirs et un devoir de mon pays ». 12 ans auparavant, Cuba avait aussi intercédé auprès des forces rebelles colombiennes pour que soit libéré le frère du président Belisario Betancourt retenu par des membres de l’Armée de Libération Nationale.
A la fin des années 90, les FARC-EP et le président Pastrana commencèrent des dialogues de paix à San Vicente del Caguán, une zone de grande influence de la rébellion. Fidel, une fois de plus, était attentif et a suivi le déroulement du processus par l’intermédiaire de la délégation diplomatique cubaine. La position de Cuba fut claire depuis le début:

"Même si nous pouvons contribuer et aider les 2 parties, nous suggérons de maintenir une position très prudente et un profil discret car beaucoup de gens, même le gouvernement colombien lui-même et ses médias, veulent nous engager dans un rôle de médiateurs ou de facilitateurs, surestimant notre influence sur la guérilla".

Fidel a clairement envisagé la possibilité que les conversations entre les parties soient menées à bien à La Havane. Dans son livre, il exprime cette intention et rapporte que Cuba faisait des efforts pour trouver une solution pour la Colombie en vue de la situation entièrement nouvelle qui s’était créée des décennies après le triomphe de la Révolution Cubaine.

"Nous avions offert notre territoire comme siège pour toute conversation de paix avec la seule condition que nous ne participerions pas aux négociation puisque le problème devait être résolu exclusivement entre Colombiens sans aucune sorte de pression internationale".

Dans les 10 premières années de ce siècle, La Havane a été le siège des dialogues entre l’ELN et le Gouvernement d’Álvaro Uribe.

Pendant presque 70 ans, Fidel a apporté beaucoup à la poursuite de la paix en Colombie. Ces efforts se voient récompensés aujourd’hui, récompensés par la signature du cessez-le-feu définitif et bilatéral entre le Gouvernement de Santos et les troupes rebelles des FARC-EP. La détermination du Commandant a porté ses fruits et La Havane est devenue la capitale de la paix.

Traduction en français par Francoise Lopez pour Bolivar Infos

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27 juin 2016
    
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Brexit VS Bitcoins
 
 

 


Catégorie: Bitcoins
 
 

C'EST LE MOMENT

C'EST LE MOMENT

                            
Les bitcoins X-factor ne devraient

Samedi 25 Janvier, a marqué le début de la conférence de Miami Bitcoins. Quand je dis à mes partenaires, je comptais y assister, on a demandé: «Pourquoi aller à une conférence quand vous pouvez lire à ce sujet sur Wikipedia?" Il y avait deux réponses à cette question. Un: la référence Wikipedia est à peu près incompréhensible pour un être humain non-technique, et deux: Les détaillants commencent à le prendre comme une forme de paiement valide. Cela signifiait que je devais le comprendre clairement. Donc, je suis parti. Et j'appris beaucoup de choses que je voudrais partager avec vous.

Alors, quel est Bitcoin, de toute façon? En termes de laïcs homme, il est un croisement entre un stock et une forme de paiement. Vous pouvez également envoyer la monnaie numérique pour les gens dans d'autres pays, sans se soucier des taux de change ou les frais de conversion de devises. Ce dernier est une mine d'or. Aucune monnaie de conversion ou de taux de change. Avec cela, nous avons établi que bitcoins est indépendante des taux de change, car il reste la même valeur dans le monde entier.
Il est un stock parce qu'il ya un nombre fixe de "Bitcoins" dans le monde. La valeur de chaque Bitcoin fluctue en fonction de la loi de l'offre et de la demande. Une caractéristique qu'il a en commun avec seulement une poignée de monnaies. Plus les gens qui veulent les utiliser, plus leur valeur. Un ami anecdotique a rapporté Bitcoins acheté en 2009-2010 pour 1 $ (USD) chacune ont été récemment vendu pour 1200 $. Cela fait beaucoup d'appréciation.

Bitcoin, la crypto-monnaie qui avait été en train de plonger il y a quelques années est maintenant en plein essor depuis vendredi après le vote Brexit. A ce jour, Bitcoin se négocie à 667,41 $ par part, en hausse de manière significative à partir d'un bas de jeudi de 582,92 $. À son apogée, Bitcoin est négociée à plus de 683 $, selon Coinbase, une entreprise qui suit le taux de change de la crypto-monnaie.
Les gains de Bitcoin vendredi contrastent fortement avec de nombreuses grandes devises après que les électeurs R.U. faites lors d'un référendum jeudi. Le mouvement, appelé Brexit, a poussé le taux de change de la livre sterling en baisse de 2,3% par rapport au dollar américain vendredi et l'euro de 0,8%. D'autres devises de premier plan, y compris le yen et yuan sont également en baisse. À un moment donné, le vendredi, la valeur de la livre était en baisse d'environ 10% par rapport au dollar des Etats-Unis et plus de 6% par rapport à l'euro, selon Quartz.
Peu après les résultats Brexit sont entrés vendredi matin, les investisseurs ont commencé à investir massivement dans le dollar des Etats-Unis, qu'ils croient apparemment ne sera pas touché presque autant que l'euro ou la livre dans le sillage de Brexit. Mais les investisseurs ont également apparemment trouvé une certaine valeur dans Bitcoins, qui vit en dehors des limites de la politique, une caractéristique d'un seul pays qui l'a rendu populaire dans le passé, même si elle peut encore être affecté par les événements mondiaux.
Cependant, Bitcoin a été mis sur un peu de montagnes russes de la fin, et certains avaient blâmé Brexit pour cela. D'autres ont blâmé sur la saga de qui a créé la monnaie et la montée de l'Ethereum, un suivi de Bitcoin que certains disent, est un crypto-monnaie plus polyvalent.

Après le vote Brexit, cependant, il semble qu'il y avait en effet une certaine inquiétude chez les investisseurs que le R.U. pourrait rester avec l'Union européenne. Et maintenant qu'ils savent que ce ne sont pas, ils se déplacent à Bitcoin pour trouver ce qu'ils espèrent est refuge que l'Europe se prépare pour un nouveau cycle d'incertitude.
Dans un effort pour stabiliser l'économie britannique et le sauver de sa perte de impendin, figures de proue financiers et les politiciens ont pris de conseiller le grand public de ne pas commercer ou investir dans bitcoins. Ils ne sont pas sans quelques vérités fondatrices, dans les Bitcoins dernières se sont avérées volatiles atteignant un niveau record en 2013, mais à défaut de réussir sur la pression monté sur elle par les stocks de copeaux verts. Toutefois, il ne tombe pas en dessous de son ancien statut, par les présentes, confirmant que le marché était là pour rester. 2015 a également été reconnue dans l'industrie Bitcoin comme l'année qui donnait sur le marché flambée quand toute l'économie mondiale a été secouée dans ses gonds.

Notre cabinet, Peak Managers Inc., avec l'aide de nos experts financiers en interne continue de se déplacer avec la tendance de l'économie, ce qui nous met toujours en avant, indépendamment de toute crise financière. Notre place à la recherche de vitesse montre que bitcoins trading / investissement est l'avenir de l'économie. Avec la crise actuelle passe en Grande-Bretagne, la valeur de la monnaie (livres) a chuté, et toujours garder en chute libre vers le bas, nous avons l'intention de saisir cette incroyable opportunité de faire des marges incroyables pour nos investisseurs et investisseurs potentiels. En raison de la baisse de la livre sterling, nous pouvons augmenter sa valeur marginale en achetant les livres ou toute autre monnaie bon marché et vendant des pièces de monnaie de bits dont la valeur augmente rapidement.
Avec la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne, les livres ont frappé enregistrer une décennie à faible chute de 10% en 3 jours. L'avenir semble sombre pour les citoyens britanniques financièrement plus stables qui peuvent se jeter sous le bus avec le déclin de la valeur des livres. Alors maintenant, ils se tournent vers d'autres moyens d'investir leurs fonds durement gagnés. Un moyen de se lever au-dessus de la situation économique du Royaume-Uni.

Entrez Bitcoins.

"Vous voyez la brûlure de corps, vous voyez les fumées. Mais le tableau d'ensemble vous échappe encore "
-Claydon Shelton (Law Abiding Citizen).
Signé: Gestion

-Ralf Kunze

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Le Brexit redistribue la géopolitique mondiale par Thierry Meyssan

Auteur : Thierry Meyssan | Editeur : Walt | Lundi, 27 Juin 2016 - 15h02
 
 

Alors que la presse internationale cherche des moyens pour relancer la construction européenne, toujours sans la Russie et désormais sans le Royaume-Uni, Thierry Meyssan considère que rien ne pourra plus éviter l’effondrement du système. Cependant, souligne-t-il, ce qui est en jeu, ce n’est pas l’Union européenne elle-même, mais l’ensemble des institutions qui permettent la domination des États-Unis dans le monde et l’intégrité des États-Unis eux-mêmes.

Personne ne semble comprendre les conséquences de la décision britannique de quitter l’Union européenne. Les commentateurs, qui interprètent la politique politicienne et ont perdu depuis longtemps la connaissance des enjeux internationaux, se sont focalisés sur les éléments d’un campagne absurde : d’un côté les adversaires d’une immigration sans contrôle et de l’autre des « pères fouettards » menaçant le Royaume-Uni des pires tourments.

Or, les enjeux de cette décision n’ont aucun rapport avec ces thèmes. Le décalage entre la réalité et le discours politico-médiatique illustre la maladie dont souffrent les élites occidentales : leur incompétence.

Alors que le voile se déchire sous nos yeux, nos élites ne comprennent pas plus la situation que le Parti communiste de l’Union soviétique n’envisageait les conséquences de la chute du Mur de Berlin en novembre 1989 : la dissolution l’URSS en décembre 1991, puis du Conseil d’assistance économique mutuelle (Comecon) et du Pacte de Varsovie six mois plus tard, puis encore les tentatives de démantèlement de la Russie elle-même qui faillit perdre la Tchétchènie.

Dans un futur très proche, nous assisterons identiquement à la dissolution de l’Union européenne, puis de l’Otan, et s’ils n’y prennent garde au démantèlement des États-Unis.

Quels intérêts derrière le Brexit ?

Contrairement aux rodomontades de Nigel Farage, l’UKIP n’est pas à l’origine du référendum qu’il vient de gagner. Cette décision a été imposée à David Cameron par des membres du Parti conservateur.

Pour eux, la politique de Londres doit être une adaptation pragmatique aux évolutions du monde. Cette « nation d’épiciers », ainsi que la qualifiait Napoléon, observe que les États-Unis ne sont plus ni la première économie mondiale, ni la première puissance militaire. Ils n’ont donc plus de raison d’en être les partenaires privilégiés.

De même que Margaret Thatcher n’avait pas hésité à détruire l’industrie britannique pour transformer son pays en un centre financier mondial ; de même ces conservateurs n’ont pas hésité à ouvrir la voie à l’indépendance de l’Écosse et de l’Irlande du Nord, et donc à la perte du pétrole de la mer du Nord, pour faire de la City le premier centre financier off shore du yuan.

La campagne pour le Brexit a été largement soutenue par la Gentry et le palais de Buckingham qui ont mobilisé la presse populaire pour appeler à revenir à l’indépendance.

Contrairement à ce qu’explique la presse européenne, le départ des Britanniques de l’UE ne se fera pas lentement parce que l’UE va s’effondrer plus vite que le temps nécessaire aux négociations bureaucratiques de leur sortie. Les États du Comecon n’ont pas eu à négocier leur sortie parce que le Comecon a cessé de fonctionner dès le mouvement centrifuge amorcé. Les États membres de l’UE qui s’accrochent aux branches et persistent à sauver ce qui reste de l’Union vont rater leur adaptation à la nouvelle donne au risque de connaître les douloureuses convulsions des premières années de la nouvelle Russie : chute vertigineuse du niveau de vie et de l’espérance de vie.

Pour la centaine de milliers de fonctionnaires, d’élus et de collaborateurs européens qui perdront inévitablement leur emploi et pour les élites nationales qui sont également tributaires de ce système, il convient d’urgence de réformer les institutions pour les sauver. Tous considèrent à tort que le Brexit ouvre une brèche dans laquelle les Eurosceptiques vont s’engouffrer. Or, le Brexit n’est qu’une réponse au déclin des États-Unis.

Le Pentagone, qui prépare le sommet de l’Otan à Varsovie, n’a pas non plus compris qu’il n’était plus en position d’imposer à ses alliés de développer leur budget de Défense et de soutenir ses aventures militaires. La domination de Washington sur le reste du monde est terminée.

Nous changeons d’ère.

Qu’est-ce-qui va changer ?

La chute du bloc soviétique a d’abord été la mort d’une vision du monde. Les Soviétiques et leurs alliés voulaient construire une société solidaire où l’on mette le plus de choses possible en commun. Ils ont eu une bureaucratie titanesque et des dirigeants nécrosés.

Le Mur de Berlin n’a pas été abattu par des anti-communistes, mais par une coalition des Jeunesses communistes et des Églises luthériennes. Ils entendaient refonder l’idéal communiste débarrassé de la tutelle soviétique, de la police politique et de la bureaucratie. Ils ont été trahis par leurs élites qui, après avoir servi les intérêts des Soviétiques se sont engouffrés avec autant d’ardeur pour servir ceux des États-uniens. Les électeurs du Brexit les plus engagés cherchent d’abord à retrouver leur souveraineté nationale et à faire payer aux dirigeants ouest-européens l’arrogance dont ils ont fait preuve en imposant le Traité de Lisbonne après le rejet populaire de la Constitution européenne (2004-07). Ils pourraient eux aussi être déçus par ce qui va suivre.

Le Brexit marque la fin de la domination idéologique des États-Unis, celle de la démocratie au rabais des « Quatre libertés ». Dans son discours sur l’état de l’union de 1941, le président Roosevelt les avaient définies comme (1) la liberté de parole et d’expression, (2) la liberté de chacun d’honorer Dieu comme il l’entend, (3) la liberté du besoin, (4) la liberté de la peur [d’une agression étrangère]. Si les Anglais vont revenir à leurs traditions, les Européens continentaux vont retrouver les questionnements des révolutions française et russe sur la légitimité du pouvoir, et bouleverser leurs institutions au risque de voir resurgir le conflit franco-allemand.

Le Brexit marque aussi la fin de la domination militaro-économique US ; l’Otan et l’UE n’étant que les deux faces d’une seule et unique pièce, même si la construction de la Politique étrangère et de sécurité commune a été plus longue à mettre en œuvre que celle du libre-échange. Récemment, je rédigeais une note sur cette politique face à la Syrie. J’examinais tous les documents internes de l’UE, qu’ils soient publics ou non publiés, pour arriver à la conclusion qu’ils ont été rédigés sans aucune connaissance de la réalité de terrain, mais à partir des notes du ministère allemand des Affaires étrangères, lui-même reproduisant les instructions du département d’État US. J’avais eu il y a quelques années à effectuer la même démarche pour un autre État et j’étais arrivé à une conclusion similaire (sauf que dans cet autre cas, l’intermédiaire n’était pas le gouvernement allemand, mais le français).

Premières conséquences au sein de l’UE

Actuellement, des syndicats français rejettent le projet de loi sur le Travail qui a été rédigé par le gouvernement Valls sur la base d’un rapport de l’Union européenne, lui-même inspiré par les instructions du département d’État US. Si la mobilisation de la CGT a permis aux Français de découvrir le rôle de l’UE dans cette affaire, ils n’ont toujours pas saisi l’articulation UE-USA. Ils ont compris qu’en inversant les normes et en plaçant les accords d’entreprise au-dessus des accords de branche, le gouvernement remettait en réalité en cause la prééminence de la Loi sur le contrat, mais ils ignorent la stratégie de Joseph Korbel et de ses deux enfants, sa fille naturelle la démocrate Madeleine Albright et sa fille adoptive la républicaine Condoleezza Rice. Le professeur Korbel assurait que pour dominer le monde, il suffisait que Washington impose une réécriture des relations internationales dans des termes juridiques anglo-saxons. En effet, en plaçant le contrat au-dessus de la Loi le droit anglo-saxon privilégie sur le long terme les riches et les puissants par rapport aux pauvres et aux misérables.

Il est probable que les Français, les Hollandais, les Danois et d’autres encore tenteront de se détacher de l’UE. Ils devront pour cela affronter leur classe dirigeante. Si la durée de ce combat est imprévisible, son issue ne fait plus de doute. Quoi qu’il en soit, dans la période de bouleversement qui s’annonce, les ouvriers français seront difficilement manipulables, à la différence de leurs homologues anglais, aujourd’hui désorganisés.

Premières conséquences pour le Royaume-Uni

Le Premier ministre David Cameron a argué des vacances d’été pour remettre sa démission à octobre. Son successeur, en principe Boris Johnson, peut donc préparer le changement pour l’appliquer instantanément à son arrivée à Downing Street. Le Royaume-Uni n’attendra pas sa sortie définitive de l’UE pour mener sa propre politique. À commencer par se dissocier des sanctions prises à l’encontre de la Russie et de la Syrie.

Contrairement à ce qu’écrit la presse européenne, la City de Londres n’est pas directement concernée par le Brexit. Compte tenu de son statut particulier d’État indépendant placé sous l’autorité de la Couronne, elle n’a jamais fait partie de l’Union européenne. Certes, elle ne pourra plus abriter les sièges sociaux de certaines compagnies qui se replieront dans l’Union, mais au contraire elle pourra utiliser la souveraineté de Londres pour développer le marché du yuan. Déjà en avril, elle a obtenu les privilèges nécessaires en signant un accord avec la Banque centrale de Chine. En outre, elle devrait développer ses activités de paradis fiscal pour les Européens.

Si le Brexit va temporairement désorganiser l’économie britannique en attente de nouvelles règles, il est probable que le Royaume-Uni —ou tout au moins l’Angleterre— se réorganisera rapidement pour son plus grand profit. Reste à savoir si les concepteurs de ce tremblement de terre auront la sagesse d’en faire profiter leur peuple : le Brexit est un retour à la souveraineté nationale, il ne garantit pas la souveraineté populaire.

Le paysage international peut évoluer de manière très différente selon les réactions qui vont suivre. Même si cela devait tourner mal pour certains peuples, il vaut toujours mieux coller à la réalité comme le font les Britanniques plutôt que de persister dans un rêve jusqu’à ce qu’il se fracasse.

Photo d'illustration: Favorable au Brexit, la reine Elizabeth va pouvoir réorienter son pays vers le yuan


- Source : Réseau Voltaire
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Le premier ministre britannique Cameron annonce sa démission

Auteur : Sputnik (Russie) | Editeur : Walt | Vendredi, 24 Juin 2016 - 09h56
 
 

Après les résultats du référendum, le premier ministre britannique David Cameron a déclaré que le choix du peuple sera respecté et a annoncé avec des sanglots dans la voix son intention de démissionner, mais il assurera la transition jusqu'en octobre.

Le premier ministre britannique Cameron a déclaré qu'il souhaiter un nouveau premier ministre pour le Royaume-Uni en octobre pour entemer les négotiations avec l'UE.

"Nous devons désormais entamer des négociations avec l'Union européenne. Il faut parfois prendre des décisions difficiles, (…) c'est pourquoi nous avons décidé la tenue de ce référendum. Maintenant que la décision de quitter l'Europe a été prise, nous devons trouver la meilleure façon de le faire", a-t-il déclaré aux médias devant le 10, Downing Street.

"Un nouveau Premier ministre devra engager des négociations avec l'Union européenne. Je pense que ce nouveau chef du gouvernement prendra la décision de déclencher l'article 50 [qui prévoit le retrait d'un Etat-membre]." 

"Je crois que je ne peux plus être le capitaine qui mène ce vaisseau. Je ne peux pas à ce stade vous préciser un calendrier, mais je crois que vous aurez un nouveau Premier ministre d'ici le congrès du parti conservateur en octobre".

Il s'est dit être fier d'avoir été premier ministre pendant six ans. "Je crois que nous avons fait de grands progrès".

David Cameron conclut son allocution avec des sanglots dans la voix. "J'aime ce pays et j'ai été honoré de le servir", déclare-t-il aux médias avant de rentrer au 10, Downing Street.


- Source : Sputnik (Russie)
 
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France en faillite: La dette invisible des 3.200 milliards d’euros du « hors-bilan » que rien n’arrête

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Auteur : France Soir | Editeur : Walt | Lundi, 13 Juin 2016 - 10h41
 
 

Les derniers « coups de pouce » annoncés par le gouvernement sont pointés du doigt comme étant des « cadeaux » qui vont un peu pus creuser la dette publique. Sauf qu’une autre dette, bien plus imposante que l’officielle, continue à croître bien loin des radars de l’opposition.

C’est le même rituel à chaque fois que l’exécutif décide d’engager des dépenses supplémentaires, vues comme des « cadeaux » par ses opposants (comme actuellement pour les enseignants, les instituteurs ou les élus municipaux): le rappel du montant de la dette. Avec en sus, une petite tape sur les doigts de la part de Bruxelles, qui appelle la France à ne pas creuser un peu plus sa dette publique. Qui s’élève approximativement, en ce milieu d’année 2016, à 2.100 milliards d’euros, et commence à se rapprocher de la barre symbolique des 100% du PIB.

Problème: il existe un autre type de dette, qui n’apparaît pas dans les chiffres officiels communiqués pour connaître l’Etat du budget français, et dont le passif ferait tourner de l‘œil ceux qui s’inquiète déjà du chiffre de 2.100 milliards.

Le « hors-bilan », comme son nom l’indique, représente l‘ensemble des engagements futurs de l’Etat, c’est-à-dire soit les dépenses déjà prévues au-delà de l’année en cours, soit de sommes que l’Etat s’engage à payer si un autre acteur, dont il est caution, devient défaillant. En France, en 2016, le montant du « hors-bilan » atteint approximativement le chiffre de 3.200 milliards d’euros. Plus de 1.000 milliards de plus donc que ce déficit qui fait tant couler d’encre, et sur lequel les futurs programmes politiques seront sommés de se positionner.

Cour des miracles budgétaire

Principal composant de ce « hors-bilan »: la retraite des agents publics. Les fonctionnaires d’Etat en effet ne touchent pas leur pension d’une caisse dédiée, mais directement du budget de l’Etat. Or les pensions futures des agents actuellement en exercice sont bel et bien un engagement de l’Etat, qui promet légitimement de pouvoir les payer. Montant de l’engagement à ce jour: 1.600 milliards d’euros (l’équivalent de 75% de la dette publique « officielle »). Pas de risques de voir l’Etat s’en acquitter immédiatement certes, mais la dépense à terme sera inévitable. Et le chiffre montre au passage quel serait le poids financier d’une caisse d’assurance retraite des fonctionnaires, si elle devait être gérée indépendamment par des organisations paritaires. On comprend que l’Etat préfère garder directement la main dessus…

L’autre partie du « hors bilan », plus inquiétante, représente l’ensemble des cautions de l’Etat, c’est-à-dire les cas où de organismes comptent sur l’Etat pour éponger des dettes dans le cas où ils seraient en défaut de paiement.  L’Unédic, et ses 25 milliards de dettes, est un cas classique où l’Etat accepte de payer pour un régime qui ne parvient plus à être à l’équilibre, et qui ne pourrait l’être que si le chômage baisse drastiquement et dans la durée… Un autre nom connu que l’on retrouve dans ces engagements est celui de Dexia: la "banque des collectivités" à qui l’on a reproché d’avoir fait souscrire des "emprunts toxiques" à bon nombre de communes françaises, et qui s’est retrouvée dans le rouge. Résultat, la France s’est engagée (avec la Belgique et le Luxembourg) à garantir toute émission (courant sur moins de dix ans) intervenant avant le 31 décembre 2021. Total pour les comptes publics: 33 milliards à devoir potentiellement débourser si Dexia fait défaut. Ce qui est loin d’être inconcevable. "L’Etat ne peut pas se permettre le dépôt de bilan d’un établissement comme Dexia, du fait de ses engagements dans les finances des collectivités locales. L’Etat dit donc +de combien avez-vous besoin?+ et se porte caution" explique Jean-Yves Archer, économiste et spécialiste des Finances publiques. "Cela représente un engagement qui vient grossir le hors-bilan de 100 millions d’euros chaque mois".

Ce ne sont que deux exemples parmi tant d’autres: l’ensemble des dettes des entreprises du secteur public vient naturellement alimenter ce "hors-bilan", et n’est donc jamais pris en compte dans la dette publique et surtout… jamais réellement discuté par les parlementaires. En effet, les projets de lois de finance ne concernent en principe que la partie visible de l’iceberg des Finances publiques, le "hors-bilan", lui, étant largement à la discrétion de l’exécutif.

Un rapport du Sénat du 24 juillet 2002 n’hésitait d’ailleurs pas à pointer du doigt "des engagements hors-bilan mal connus", et sur lesquels les sénateurs n’avaient pas leur mot à dire. Et 2002 semble déjà bien loin: selon les estimations de Jean-Yves Archer "en dix ans, le montant du hors-bilan a été multiplié par 3,5". En toute discrétion.


- Source : France Soir
 
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Les États-Unis envoient un émissaire pour pousser l’Union européenne à étendre les sanctions contre la Russie

Auteur : Andrei Akulov | Editeur : Walt | Lundi, 13 Juin 2016 - 10h47
 
 

Les États-Unis ont dépêché un émissaire à Paris et à Berlin les 7 et 8 Juin, pour tenter de convaincre les alliés européens «de l’importance de maintenir la pression des sanctions sur la Russie», a déclaré le Trésor américain, le 3 Juin.

Le sous-secrétaire chargé du terrorisme et du renseignement financier au ministère des Finances, Adam J. Szubin, doit rencontrer des hauts fonctionnaires des ministères européens aux Affaires étrangères, à l’Économie, ainsi que des banques privées et des institutions financières européennes.

Évidemment, la visite n’est rien d’autre qu’une réponse rapide de la part des États-Unis aux événements récents en Europe, dus à la scission au sein de l’UE sur les sanctions anti-russes, avant le sommet du bloc des 28 et 29 juin. Toute décision doit être unanime, alors qu’il n’y a pas d’unité sur la prolongation automatique des sanctions économiques qui arrivent à échéance le 31 Juillet de cette année. En 2016, le régime des sanctions contre la Russie a été soumis à une pression jamais vue auparavant. Il y a des grondements de plus en plus audibles de la part de l’opposition, sur tout le continent. Certains pays membres estiment que l’UE s’est faite avoir par la pression des États-Unis pour les sanctions, alors que les États-Unis ne supportent que 10% de la perte d’activité économique. Les exportations de produits agricoles de l’UE ont chuté de 29% l’année passée, ce qui équivaut à 4,4 milliards d’euros et environ 130 000 emplois perdus.

«Nous ne pouvons pas prendre pour acquise toute décision à ce stade», a déclaré le ministre italien des Affaires étrangères Paolo Gentiloni, après une réunion avec ses homologues de l’UE à Bruxelles.

Le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier, a déclaré le 31 mai que l’Allemagne envisageait un assouplissement progressif des sanctions contre la Russie, s’il y a des progrès «substantiels» sur la question de l’Ukraine.

Un jour plus tôt, l’hebdomadaire allemand Der Spiegel a publié un article indiquant que le gouvernement de la chancelière allemande Angela Merkel envisage de lever certaines sanctions initiales, telles que les restrictions de voyage, en contrepartie de la coopération de Moscou sur les élections locales en Ukraine orientale.

L’article précisait que l’Allemagne tente de devenir plus active pour trouver un moyen de sortir de l’impasse.

«La société allemande se déchire, rapporte le Wall Street Journal. Les dirigeants politiques allemands sont de plus en plus enclins à croire que les sanctions européennes doivent être réduites», analyse le journal.

Et comme signe supplémentaire que les relations entre l’UE et la Russie se réchauffent, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a déclaré qu’il participera au Forum économique de Saint-Pétersbourg en Russie (du 16 au 18 juin), faisant de lui le premier responsable d’une institution de l’UE à se rendre en Russie, depuis que les combats ont éclaté en Ukraine en 2014.

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a condamné les sanctions lors d’une conférence de presse conjointe tenue avec le président russe Vladimir Poutine à Athènes le 27 mai.

Le Ministre des Affaires étrangères hongrois Péter Szijjártó a promis, après une rencontre avec son homologue russe Sergueï Lavrov à Budapest, que les sanctions ne seraient pas prolongées automatiquement.

Des signaux similaires proviennent de Chypre et de Slovaquie. Au Parlement européen, la question de la politique de sanctions contre la Russie a dépassé les clivages politiques. Les partisans de la fermeté envers la Russie peuvent être trouvés parmi tous les camps politiques – les chrétiens-démocrates, les socialistes, les libéraux et les Verts.

La chambre des députés française a adopté une résolution en Avril, demandant à l’Union européenne de lever ses sanctions économiques contre la Russie.

Le Sénat français va lancer un débat sur un projet de résolution appelant à l’assouplissement et à la levée progressive des sanctions, le 8 Juin.

* * *

Tout cela pour montrer que la prolongation des mesures punitives contre la Russie lors du forum de l’UE ne sera pas une décision gagnée d’avance. «Le flottement est assez clair en Europe», a déclaré Philip Hanson, un expert sur l’économie russe et la relation Russie-UE au Chatham House, un think tank basé à Londres.

L’unité de l’UE est déjà sous pression, en raison de désaccords sur la façon de coordonner au mieux la lutte contre le terrorisme et le problème des réfugiés, non seulement en provenance de la Syrie, mais aussi d’Afrique, d’Irak et d’Afghanistan. Une confrontation est imminente avec la Turquie sur ses exigences de suspension de visa, et l’accord sur les réfugiés est mort. Les sanctions anti-russes sont un autre sujet de discorde – la dernière chose dont l’Europe a besoin, à un moment où le Brexit et les demandeurs d’asile lui rendent déjà la vie assez difficile.

C’est un secret de polichinelle que les États-Unis exercent silencieusement une forte pression sur les décisions de l’UE, en tant que partenaire dominant de l’Union européenne. Les représentants des États-Unis assistent régulièrement aux réunions du Conseil des représentants permanents (les ambassadeurs) de l’UE. Et Washington peut toujours compter sur la Grande-Bretagne et d’autres pays de l’UE, comme la Pologne, la Roumanie et les États baltes. Aujourd’hui, les États-Unis ont envoyé d’urgence un émissaire pour faire danser l’UE sur sa propre musique. Peut-être, cette fois encore, l’administration américaine réussira-t-elle à influencer le processus décisionnel de l’UE et pousser le sommet à se conformer à ses caprices. Mais cela devient de plus en plus difficile, au fur et à mesure que le temps passe. L’opposition aux sanctions monte à travers l’Europe. Elle atteindra une masse critique assez rapidement et rendra les mesures punitives insoutenables. Les différences entre les États-Unis et l’UE ne font que s’amplifier, alors que leurs intérêts divergent clairement et leurs objectifs diffèrent. La pression pourrait ne plus fonctionner au prochain vote sur les sanctions.

Traduit par Wayan, relu par nadine pour le Saker Francophone

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"Tu rentres dans le rang ou on te tue": Le SMS de l'Elysée à Duflot

Auteur : Anne-Laure Dagnet | Editeur : Walt | Samedi, 11 Juin 2016 - 18h39
 
 

La députée EELV raconte qu’un texto venu de l’Elysée lui intimait de rentrer dans le rang sinon il y aurait des conséquences. C’était il y a un an et demi. Aujourd’hui Europe Ecologie-Les Verts est en état de mort cérébrale.

Pour Cécile Duflot, ça ne fait pas l’ombre d’un doute, c’est François Hollande qui est responsable de l’implosion du parti vert. La preuve ? Ce SMS qu’elle a reçu le 21 janvier 2015. Un proche conseiller du président lui écrit : "Il faut qu’on te voit d’urgence", puis, en substance, tu rentres dans le rang ou on te tue. Pourquoi ces menaces ? Parce qu’on est alors à la veille des élections départementales et que la ministre démissionnaire a choisi de faire alliance avec le Front de gauche de Jean-Luc Mélenchon et du communiste Pierre Laurent contre le PS.

La garde rapprochée de François Hollande et de Manuel Valls lui envoient alors des messages sans ambiguïté. Jean-Marie Le Guen dénonce "la radicalisation de Duflot". Un ami du Premier ministre accuse carrément la députée verte de "mettre en danger le pays". Rien n’y fait, pas même ce texto menaçant venu de l’Elysée.

"Les gens n’ont pas compris que j’avais des convictions", explique un peu bravache Cécile Duflot. Depuis, François Hollande a débauché son amie Emmanuelle Cosse, mais aussi Jean-Vincent Placé. Son groupe à l’Assemblée nationale a implosé et Cécile Duflot sait qu’elle va encore payer son franc-parler. Elle ne se fait aucune illusion, les socialistes ne lui laisseront pas sa circonscription dans le 11e arrondissement de Paris. "Dans 13 mois je serai au chômage", annonce la députée verte sans sourciller.


- Source : France Info
 
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Surveillance : les pressions de Microsoft pour imposer Windows 10 poussent les consommateurs vers Mac et Linux

Auteur : Patrick Neuville | Editeur : Walt | Samedi, 04 Juin 2016 - 09h37
 
 
 

Ces derniers mois, en transformant son système d’exploitation en une série de logiciels espions et en imposant des mises à jour et Windows 10 aux utilisateurs, Microsoft a mené une politique qui horripile ses clients et en a poussé beaucoup à opter pour Mac et Linux. L’été dernier, Microsoft a annoncé que l’installation de Windows 10 était gratuite pour tous les utilisateurs de Windows 7, 8 ou 8.1. Cette gratuité cachait en fait une volonté de récolter plus de données des ordinateurs, dans le but d’en tirer ensuite un maximum d’argent. Et de permettre une meilleure surveillance de la part de Big Brother…

Lorsque cela s’est su, le public a préféré garder Windows 7, voire XP bien que ce dernier ne bénéficie plus d’aucune mise à jour depuis deux ans, ou à se tourner vers Mac ou Linux.

Microsoft utilise des techniques malhonnêtes pour imposer Windows 10 et sa « surveillance »

Pour arriver à ses fins, Microsoft a contraint les utilisateurs à des mises à jour répétées de leur ordinateur pour préparer une installation automatique de Windows 10 lors d’un rallumage. La société de Bill Gates a modifié les termes de sa « mise à jour » en ne la présentant plus comme « optionnelle » mais comme « recommandée ». De plus en plus d’utilisateurs ont été contraints d’accepter le téléchargement.

Progressivement, Microsoft a également modifié les termes employés pour tromper les utilisateurs. Auparavant, ceux-ci pouvaient cliquer sur une croix indiquant qu’ils n’étaient pas intéressés par l’installation de Windows 10, ou qu’ils en repoussaient l’éventualité à plus tard. Aujourd’hui, ceux qui ont pris cette habitude en sont pour leurs frais : la croix ne sert plus à refuser, mais à… accepter. Et beaucoup sont ainsi victimes de ce procédé.

Never 10, un petit utilitaire pour s’opposer aux pressions de Microsoft

D’autres procédés malhonnêtes ont été utilisés par Microsoft, comme par exemple une « mise à jour de sécurité » pour résoudre un problème volontairement créé auparavant, lors d’une mise à jour précédente. Un problème de taille, qui a fait perdre de nombreuses données et « planté » nombre d’ordinateurs équipés de cartes-mères ASUS de par le monde, à qui Microsoft présentait ensuite sans vergogne la solution : télécharger Windows 10, puisqu’ils devaient tout réinstaller.

En réaction, beaucoup ont pris des dispositions techniques pour contrecarrer cette politique agressive. Il existe en effet une parade, qui consiste à télécharger un petit utilitaire appelé Never 10. Celui-ci modifie certains paramètres de l’ordinateur qui empêcheront Windows 10 de s’introduire et de s’y fixer. Il suffit de l’activer une fois pour être tranquille. Et si l’on change d’avis par la suite, le processus est réversible.

La morale de cette histoire est que bien que 270 millions d’utilisateurs soient passés à Windows 10, Microsoft perd de nombreux clients qui choisissent plutôt Mac et Linux. Selon NetMarketShare, Microsoft a perdu plus de 14 millions de clients dans un marché qui s’accroît depuis le début de Windows 10, tandis que Mac et Linux ont gagné des parts de marché. Microsoft a sous-estimé l’esprit d’indépendance – et de vigilance – des clients.

 


- Source : Réinformation TV
 
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Eco cooler : un climatiseur gratuit, écolo et sans électricité !

Auteur : Axel Leclercq | Editeur : Walt | Samedi, 28 Mai 2016 - 17h39
 
 

En matière d’économie d’énergie, les systèmes les plus rudimentaires sont parfois les plus surprenants. L’exemple qui va suivre en est la parfaite illustration: des ingénieurs du Bangladesh ont mis au point un climatiseur 100 % écolo… qui n’a besoin d’aucune électricité pour fonctionner ! Gros plan sur une invention exemplaire et pleine de bon sens.

L’Eco cooler (c’est le nom de ce drôle d’engin) a été créé par Grameen Intel Social Business, une entreprise qui oeuvre pour trouver des solutions technologiques accessibles à toute la population.

Vidéo: Bangladesh : un climatiseur gratuit et écolo par positivr

Pourquoi avoir travaillé sur une clim’ low cost ? Parce que le Bangladesh est très régulièrement soumis à de grandes chaleurs (jusqu’à 45°) et que la population en souffre énormément: la plupart des maisons sont en tôle et la température y atteint des sommets.

Le cahier des charges était donc simple, mais très ambitieux ! Il fallait mettre au point un rafraîchisseur d’air à la fois écologique, efficace… et bon marché ! Quelques mois plus tard, le défi est remporté haut la main: l’Eco cooler remplit toutes ces conditions…


Source : Grameen Intel

A partir d’une simple planche et de quelques bouteilles en plastique, on peut désormais faire chuter la température de 5° en quelques minutes seulement !

Le principe est très simple. Pour le comprendre, faites ce test: si vous soufflez sur votre main avec votre bouche grande ouverte, vous sentirez un air chaud. En revanche, si vous vous pliez au même exercice avec la bouche ouverte à son minimum, vous sentirez un air froid. Pour baisser la température de l’air, l’Eco coller utilise tout simplement ce système de différence de pression !


Source : Grameen Intel

Les bouteilles en plastique sont coupée sen deux puis fixées sur une planche. Cette planche est ensuite accrochée telle une fenêtre, côté goulots à l’intérieur de la maison. Ainsi, l’habitation est ventilée par un air naturellement refroidi !

C’est génial, mais ce n’est pas tout: Grameen Intel Social Business n’a aucune intention de se faire le moindre sou avec son climatiseur. L’entreprise a même mis les plans de son Eco cooler en ligne: ils sont libres de droit ! Ainsi, n’importe qui peut le reproduire chez soi.


Source : Grameen Intel

Une manière intelligente de gagner en confort sans aggraver le réchauffement climatique, ni compromettre sa santé (contrairement aux clim traditionnelles). Et, en plus, ça encourage le recyclage des bouteilles en plastique !

Vidéo: Eco-Cooler: The Zero Electricity Air Cooler

Une très belle idée qui valait bien un grand coup de chapeau ! Et si on s’en inspirait ?


- Source : Positivr
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«Les OGM sont des éponges à herbicides»

Auteur : Florian Erard | Editeur : Walt | Vendredi, 27 Mai 2016 - 06h01
 
 

 
Gilles-Eric Séralini: «Les études des
 
grandes firmes sont totalement
 
malhonnêtes.»
 
Thomas Jouanneau, via Wikimedia
 
Commons
 
 
Le professeur Gilles-Eric Séralini juge les études toxicologiques sur les organismes génétiquement modifiés ou les pesticides peu sérieuses.

Critiques du monde scientifique, attaques de la presse, tentatives de corruption... Il en aurait fallu plus pour déstabiliser Gilles-Eric Séralini qui revendique son attachement à une science transparente et indépendante. Chercheur, professeur en biologie moléculaire aux universités de Caen, il est également président du Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique (CRIIGEN). Son étude, «Toxicité à long terme d’un herbicide Roundup et d’un maïs tolérant au Roundup génétiquement modifié», a reçu un écho planétaire. En effet, le Centre international de recherche contre le cancer (CIRC), citant ses travaux, a classé, en mars 2015, l’herbicide phare de la multinationale Monsanto au rang d’«agent probablement cancérogène», soit la deuxième marche du podium en termes de nocivité.

En 2015 toujours, deux associations scientifiques allemandes lui décernent le prix du lanceur d’alerte. Il reçoit également, pour son dernier livre Plaisirs cuisinés ou poisons cachés, le prix Chapitre nature. Il est, avec le chef cuisinier Jérôme Douzelet, coauteur de cet ouvrage qui aborde la question des aliments transgéniques. Cette année, le prix de Théo Colborn, qui récompense les scientifiques défendant la santé environnementale, lui a été décerné. De passage à Genève à l’occasion de l’exposition de Greenpeace «AlimenTerre», qui sensibilise aux conséquences de l’utilisation des pesticides pour la nature, le professeur Séralini répond à nos questions.

Tout d’abord, quelles sont vos principales découvertes à l’issue de votre étude?

Gilles-Eric Séralini: Nous avons établi que des rats, nourris avec du maïs transgénique, développaient des tumeurs cinq fois plus vite que le groupe contrôle(1) recevant une nourriture parfaitement saine. Ils présentaient aussi des dérèglements génétiques impliquant des maladies chroniques et des troubles de la respiration cellulaire.

Par ailleurs, nous avons découvert que les herbicides comme le Roundup comprenaient des produits, non déclarés, mille fois plus toxiques que le seul glyphosate, substance déclarée active par Monsanto.

Et quels seraient les risques pour l’humain?

Nos travaux évoquent des perturbations hormonales, rénales, des problèmes de fertilité et des dangers pour les femmes enceintes. En clair, l’humanité tout entière est concernée. En effet, 80% des organismes génétiquement modifiés (OGM) sont créés pour absorber de grosses quantités de désherbant. Le soja ou le maïs sont des éponges, des bombes de Roundup! Et en fin de compte, nous retrouvons ces aliments dans nos assiettes.

Comment avez-vous abouti à des résultats si alarmants?

Nous avons simplement poussé les études plus loin, ce qui n’avait jamais été fait. Les rats, par exemple, ont été observés durant deux ans et non trois mois, comme le font les grandes firmes. Par ailleurs, nous avons effectué des prises de sang sur nos rongeurs et étudié 100 000 paramètres, du jamais vu.

Quant au Roundup, l’étude est basée sur des doses réelles, à savoir celles que l’on retrouve dans l’eau du robinet. Même à ces faibles quantités, une nocivité grave a pu être établie.

Vous jugez les études des grandes firmes moins sérieuses?

Elles sont totalement malhonnêtes. Par exemple, tester le glyphosate seul est une véritable fraude. Monsanto l’utilise comme faux-semblant. Ceci permet à la multinationale de déclarer non nocif le Roundup. Or, dans ce produit commercialisé, nous avons détecté des poisons mille fois plus toxiques que le glyphosate lui-même. Ces corrosifs sont obtenus à partir de fonds de cuves de pétrole brûlés, leur but étant de renforcer l’effet désherbant. D’un point de vue environnemental et de santé publique, il faut s’en inquiéter puisque ces composants s’accumulent et ne se dégradent pas. Ils sont donc dans nos sols, dans nos végétaux et dans nos organismes en quantité croissante. Ils ont un effet de perturbation hormonale jusqu’à mille fois plus élevé que le glyphosate seul.

On vous reproche d’avoir étudié les effets des OGM sur des rats qui développent naturellement des cancers...

Oui, j’ai en effet essuyé cette critique, mais cette attaque est ridicule! Aujourd’hui, à travers le monde, on compte plus de 100 000 autorisations délivrées pour des expériences avec ces rats. Si j’ai tort, doit-on annuler tous les tests réalisés avec cette espèce? En réalité, il est faux de dire que ces rats développent des tumeurs plus facilement. Cela fait partie des fraudes mises au point par les grandes firmes...

En quoi consiste la «fraude» dans ce cas précis?

L’industrie des OGM prend pour groupe contrôle une base de données répertoriant les paramètres de rats enregistrés... depuis 1975, tous continents confondus: nous savons très bien que la nourriture était intoxiquée, il y a quarante ans déjà, et que des produits dont on ne connaissait pas les effets nocifs étaient utilisés sans retenue. Ces données historiques révèlent donc un fort taux de tumeurs chez ces rongeurs, ce qui permet aux firmes de masquer les résultats. Elles parviennent ainsi à montrer que les rats nourris aux OGM ne développent pas plus de tumeurs que le groupe contrôle. Ce stratagème est doublé d’une durée des expériences limitée à trois mois. Bien évidemment, cela n’offre aucune possibilité de découvrir les effets à long terme des produits OGM.

Comme déjà dit, avec nos expériences menées sur deux ans, nous avons vu apparaître des tumeurs cinq fois plus vite chez les rats nourris aux OGM que chez ceux du groupe contrôle. Pareil pour ceux qui buvaient du Roundup à dose infime. Nous avons donc mené l’étude la plus sérieuse jamais réalisée.

Par ailleurs, vous avez des contradicteurs importants, telles que des agences garantes de la santé publique au sein des Etats.

Vous avez raison, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) dit que le Roundup n’est pas cancérogène. Cependant, le travail de ces agences n’a rien de plus sérieux que celui des grandes firmes. En effet, l’EFSA a uniquement statué sur le glyphosate, sans considérer les composants précités. Pis, ces organes comptent souvent, parmi leurs membres, des lobbyistes qui défendent les intérêts de l’industrie, au détriment de la santé publique. D’après moi, 60% à 80% des gens qui se disent experts sont des lobbyistes cachés. Ce qui donne lieu à des études édulcorées. Certaines agences sanitaires mènent des projets de recherches cofinancés par des firmes, d’autres vont même jusqu’à se contenter des études réalisées par les firmes elles-mêmes.

Avez-vous déjà vu ces lobbyistes à l’œuvre?

Plus d’une fois! J’ai été approché par des agences. On m’a proposé un salaire de 2000 dollars de l’heure pour effectuer des expertises favorables à l’industrie. Par ailleurs, le bureau éditorial de la revue Food and Chemical Toxicology, qui avait publié mon étude sur le maïs transgénique et les rats, a été «infiltré» par un ancien de Monsanto. Son arrivée a engendré la demande de retrait de ma publication au motif, notamment, que le rapport entre les rongeurs testés et ceux du groupe de contrôle (cent quatre-vingts rats testés pour vingt rats contrôles, ndlr) ne permettait pas d’adopter mes conclusions. Autre fait intéressant, la page Wikipédia qui me concerne est sans cesse modifiée, j’assiste à une véritable guerre sur internet.

Vous avez également essuyé des attaques par voie de presse...

C’est exact. Un journaliste de Marianne, contre lequel j’ai porté plainte pour diffamation (le professeur Séralini a obtenu gain de cause en novembre 2015, le journal et l’auteur de l’article ayant été condamnés, ndlr), a publié un article exprimant de sérieux doutes quant à mon étude sur les OGM. Il avait évoqué des résultats écrits d’avance et une méthodologie servant à les conforter, le tout en concluant que mon travail constituait une fraude. Derrière tout cela, j’ai détecté la main d’un lobbyiste proche de Monsanto, connu pour avoir plaidé en faveur de la non-cancérogénicité du tabac dans les procès contre Philipp Morris.

Que préconisez-vous pour remédier à la malhonnêteté scientifique que vous dénoncez?

Je réclame davantage de transparence. Les protocoles, la taille des échantillons, les résultats des prises de sang, les études ayant servi aux autorisations: tout baigne dans l’opacité la plus totale pour l’instant. Pourquoi toutes les analyses des industriels ne sont-elles pas publiées?

Par ailleurs, je revendique des études réalisées à long terme, en mobilisant les produits aux doses réelles, à savoir celles qu’on trouve dans nos assiettes, dans l’eau du robinet, dans la nature. Ce n’est qu’à ces conditions que nous pouvons espérer obtenir un changement.

Note:

(1) Le groupe contrôle désigne le groupe de rats «sains» qui est comparé aux groupes testés, le but étant de pouvoir observer les effets de la nourriture ou de l’eau contaminée.


- Source : Le Courrier
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HEIDI LEVASSEUR TRAVERSERA L’ATLANTIQUE À LA

 

NAGE: UNE PREMIÈRE MONDIALE

 
 
 
 
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Un ancien Vénérable Maître dénonce le pouvoir de la franc-maçonnerie

Auteur : Carmelo López-Arias | Editeur : Walt | Mercredi, 25 Mai 2016 - 12h29
 
 

Ils sont nombreux à quitter la franc-maçonnerie, mais rares sont ceux qui osent le dire. C’est le cas de Serge Abad-Gallardo, architecte français âgé d’une soixantaine d’années. Il a passé 24 ans au sein d’une des obédiences les plus importantes de France, celle du Droit Humain (une émanation du Grand Orient de France). Son livre J’ai frappé à la porte du Temple (Éd. Pierre Téqui), sous-titré « Parcours d’un franc-maçon en crise spirituelle » est le témoignage passionnant des années que l’auteur a passé dans la franc-maçonnerie. Après sa conversion au christianisme (il était déjà baptisé, mais s’était éloigné de l’Église), il a compris que la religion catholique et l’idéologie maçonnique étaient incompatibles et a décidé d’en sortir. Le processus de son retour à la foi a été long et semé d’embuches.

Pour quelle raison êtes-vous entré dans la franc-maçonnerie?

Serge Abad-Gallardo : J’avais l’âge et la situation sociale idéales pour être franc-maçon : à 33 ans, j’étais haut-fonctionnaire municipal, en tant que directeur de l’urbanisme. À cette époque, je m’étais éloigné de l’Église et ma foi était bien tiède. Un ami que je ne savais pas franc-maçon m’a proposé d’y entrer. J’étais curieux de découvrir les prétendus secrets de cette organisation.

Quand avez-vous commencé à prendre conscience de ses aspects dérangeants ?

S.A.-G. : Au début, certaines paroles du rituel maçonnique (rite écossais ancien et accepté) m’ont fait reconnaître des liens entre la franc-maçonnerie et l’Église. À titre d’exemple, dans le rituel d’initiation on retrouve des phrases comme : « Cherchez et vous trouverez » ou « Frappez, et l’on vous ouvrira » qui sont extraites des Évangiles. Mais, petit à petit, je me suis rendu compte que le sens que l’on donnait à ces versets n’avait plus rien à voir avec l’esprit du Nouveau Testament. J’ai entendu aussi des expressions très anticléricales. Cela ne m’a pas plu, mais je me suis adapté car  j’étais éloigné de la foi, et surtout de l’Église. En outre, dans la franc-maçonnerie on parlait beaucoup de fraternité, mais j’ai pris conscience que derrière cette apparence de fraternité, les petits arrangements et les luttes pour le pouvoir étaient bien réels. Enfin, quand je suis revenu à la foi, j’ai compris  que le catholicisme et la franc-maçonnerie étaient incompatibles.

Comment s’est déroulé ce processus de conversion ?

S.A.-G. : Il a duré près de neuf ans ! Je crois que Dieu m’a laissé si longtemps dans l’erreur de la franc-maçonnerie (24 ans, jusqu’à devenir Vénérable Maître et accéder aux plus hauts grades) afin qu’aujourd’hui aucun maçon ne puisse me dire – comme certains ont tenté de le faire, en toute mauvaise foi – que je n’ai rien compris. Je suis passé par divers stades. Tout d’abord, comme je l’explique dans mon livre, j’ai pris conscience de la présence du Christ à mes côtés. Cela a débuté en 2002, quand j’ai rencontré un prêtre franciscain près d’Aix-en-Provence. Ses paroles m’ont paru maçonniques et m’ont plu parce que je pensais qu’il existait des liens entre la franc-maçonnerie et le catholicisme, mais j’ai compris au fur et à mesure que le sens de ses paroles était fondamentalement différent.

Par exemple ?

Lorsque la franc-maçonnerie parle de « Lumière », elle parle d’une « Connaissance », d’un savoir ésotérique, hermétique et occulte. Alors que ce Franciscain me parlait de la « Lumière » comme étant l’Amour de Dieu pour nous. Encore un exemple, quand la franc-maçonnerie reprend à son compte : « Cherchez et vous trouverez » (Matt. 7 – 7 NDLR), il s’agit d’aller chercher et de trouver au fond de soi-même.

C’est la parole hermétique maçonnique « V.I.T.R.I.O.L. » (Visita Interiorem Terrae Rectificando Invenies Occultum Lapidem : Visite l’intérieur de la terre, et en rectifiant tu trouveras la pierre cachée). Les paroles de l’Évangile ne signifient rien de tout cela en réalité : elles nous révèlent que Dieu nous cherche avant même que nous ne pensions à Le chercher. C’est Dieu qui donne l’Amour à l’homme, non le contraire.

L’amour de l’homme est une image de l’Amour de Dieu. Dieu nous a faits à son image. Tout ceci n’a rien à voir avec la magie, l’occultisme ou des formules symboliques ! Je suis sorti de cette rencontre avec le Franciscain complètement bouleversé, et j’ai senti la présence du Christ à mes côtés. Je ne pouvais imaginer qu’Il m’aimait de cet Amour immense que je ressentais à présent dans tout mon être. Il n’y a pas de mots pour le décrire. […]

En 2012, j’ai expérimenté ce que l’on peut appeler « le Mal absolu ». J’ai vu jusqu’où va la noirceur de l’âme humaine. Par la sorcellerie et la magie, j’ai constaté la présence du diable et son œuvre maléfique dans une vie.

Cela peut paraître incroyable et je n’ai pas d’autre choix que de raconter les choses telles qu’elles se sont passées. Le monde s’est refermé sur moi. En quelques mois, j’ai perdu mon emploi, un bon salaire, la maison où nous habitions, mon voilier de 12 mètres, ma voiture de sport, mes amis… Je me sentais totalement perdu et ne trouvais plus de repères dans la franc-maçonnerie.

Personne ne vous y explique pourquoi le mal existe dans le monde par exemple. Ni comment le combattre. L’idée m’est venue de faire une retraite quelques jours à l’abbaye de Lagrasse. Là bas, devant le Christ en croix, je me suis mis à pleurer et me suis rendu compte que ce Christ pleurait avec moi. Cet Amour fut comme une lumière. J’ai passé une semaine avec les moines, et mon cœur s’est ouvert totalement à l’Amour du Christ.

Et c’est à ce moment que vous êtes sorti définitivement de la franc-maçonnerie…

Tout ce que j’y vivais m’a paru faux, ou du moins tiède. Je ne pouvais plus y rester après avoir compris que la franc-maçonnerie est totalement incompatible avec la foi catholique.

A-t-elle réellement le pouvoir que lui prête sa légende ?

Oui, ce pouvoir, elle l’a ! En France, depuis 2012, une majorité de ministres du gouvernement sont maçons. Les grands maîtres du Grand Orient, du Droit Humain ou de la Grande Loge veulent changer la société.

Des lois comme l’avortement, l’euthanasie ou le mariage homosexuel correspondent aux idées maçonniques d’émancipation de l’individu qui n’en réfère plus qu’à lui même, sans autre limite morale que celle qu’il se fixe. Un grand maître de la Grande Loge de France, Pierre Simon, a avoué que toutes ces lois étaient pensées et mûries en loges avant même d’être débattues par les députés.

Et elle conspire ?

La franc-maçonnerie croit en sa propre « utopie ». Autrement dit, tout ce qui est possible à un être humain, peut et doit lui être permis. La morale découle du pacte social et pas de la loi naturelle voulue par Dieu. Sans enfer ni paradis, sans jugement dernier ni rédemption, il n’y a pas d’autre mode de vie possible que l’hédonisme : le plaisir et le bonheur en cette vie sont l’unique but à poursuivre.

Le Salut éternel n’existe pas, il faut jouir de la vie présente. La franc-maçonnerie conspire, dès lors, contre toute façon de penser qui ne serait pas la sienne et ne suivrait pas cet objectif.


- Source : Aleteia
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La police désarmée

Auteur : Caroline Parmentier | Editeur : Walt | Lundi, 23 Mai 2016 - 14h08
 
 

La police que Cazeneuve aime, c’est celle qui ne riposte pas et ne fait jamais usage de son arme.

« Vous êtes un exemple » a-t-il déclaré au très courageux Kevin Philippy en le décorant. Il s’en est pourtant fallu de peu qu’il y reste. Lui et sa collègue Alison Barthélémy. Les images vidéos témoignent de la violence criminelle des casseurs gauchistes pulvérisant à coups de barre de fer les vitres du conducteur et du passager, tapant sur la carrosserie puis jetant un engin incendiaire tandis que les fonctionnaires étaient encore dans le véhicule qui s’enflammera et brûlera entièrement et enfin cognant à coups de tuyaux sur Kevin Philippy qui se protégera à mains nues et sera contraint de battre en retraite.

C’est bien cela le modèle de police que prône Cazeneuve ? Une police désarmée contrainte de reculer devant ceux qui veulent la tuer ? Et le ministre de l’Intérieur d’insister dans son discours : « A aucun moment, on ne vous voit porter la main à votre arme. » Parce que s’il l’avait fait, c’eût été hautement répréhensible ? Et Cazeneuve aurait été le premier à le lâcher ? Avant le lynchage des médias puis celui de la justice.

Interrogé par la presse Kevin Philippy aura des mots lourds de sens : « Je ne suis pas le seul, il y a des collègues sur le terrain qui prennent plus cher que moi. Ce sont eux les héros et pas moi. » Alors que près de 500 policiers ont été blessés depuis le début de cette chienlit, dont plusieurs grièvement, certains lynchés à même le sol avec une haine inouïe, c’est ça le signal que le premier flic de France envoie aux forces de l’ordre exténuées et révoltées ? C’est comme ça qu’il compte rétablir l’ordre et l’autorité régalienne de l’Etat alors que les émeutes ravagent les centres-villes et affaiblissent le pays sur lequel la menace terroriste islamiste pèse plus que jamais ?

Les quatre agresseurs de Kevin Philippy et Alison Barthélémy sont à l’image de cette racaille gauchiste que le gouvernement traite avec une incroyable complaisance et une indulgence paternelle. Ils pourraient être les enfants de Cazeneuve ou Cazeneuve lui-même s’il n’était pas devenu sagement juriste à la Banque populaire avant d’intégrer les cabinets ministériels. Agés de 18 à 32 ans, ce sont trois « étudiants » en histoire, sociologie et géographie et un chômeur. Gardons-lui précieusement ses allocations-chômage à celui-là, surtout qu’il suit une formation d’éducateur spécialisé pour laquelle il a comme on le voit les meilleures prédispositions. Ils sont issus de milieux « favorisés ». Tous « militants antifascistes ». De « bons jeunes » on vous dit. Et eux quand ils tabassent un policier noir, ce n’est pas du racisme.

 


- Source : Présent
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Comment l’économie mondiale va sortir du «Grand Reset»?

 
Auteur : Brandon Smith | Editeur : Walt | Vendredi, 20 Mai 2016 - 05h28
 
 

La remise à zéro globale est une expression couramment utilisée au cours des deux dernières années par Christine Lagarde du Fonds monétaire international, ainsi que par d’autres communicants globalistes. Ces élites ont très rarement réellement parlé de tous les détails, quant à ce que cette remise à zéro signifie. Mais si vous jetez un œil à certaines de mes analyses antérieures sur la fin du jeu économique, vous trouverez ce qu’ils font, à l’occasion, en laissant fuiter des renseignements qui nous donnent une idée générale de comment ils préféreraient voir le monde évoluer au cours des prochaines années ou même de la prochaine décennie.

Quelques objectifs sont certains et ont ouvertement été admis. Les globalistes veulent au final diminuer le poids ou carrément effacer le dollar américain comme monnaie de réserve mondiale. Ils cherchent certainement à établir le système du panier des droits de tirage spéciaux du Fonds monétaire international comme remplaçant pour le système dollar; ce plan a même été décrit dans la revue des Rothschild, The Economist, en 1988. Ils veulent consolider la gouvernance économique, s’éloignant d’un système de franchise des banques centrales nationales, en une seule autorité monétaire mondiale, le plus probable au sein du FMI ou de la Banque des règlements internationaux (BRI). Et ils argumentent toujours pour la centralisation du pouvoir politique au nom de la suppression des obstacles législatifs et souverains, pour rendre la réglementation financière plus sûre.

Ce ne sont pas des théories du changement financier, ce sont des faits derrière la méthodologie globaliste. Lorsque le FMI mentionne la grande remise à zéro globale, les modifications ci-dessus sont une partie de ce à quoi ils font allusion.

Cela dit, une grande partie de mes travaux se concentre sur ces macro-éléments; mais que peut-on penser des mécanismes les plus profonds de l’ensemble du système? Dans quel type de système économique allons-nous nous réveiller un jour, et les suivants, si les globalistes obtiennent exactement ce qu’ils veulent? Ceci est un domaine sur lequel les élites font rarement des commentaires, et je ne peux offrir que des scénarios hypothétiques. Je fonde ces scénarios sur les mesures que l’establishment pourchasse le plus obsessionnellement. S’ils veulent un changement social ou économique particulier en se donnant assez de mal, les signes deviennent évidents.

Voici à quoi le monde pourrait probablement ressembler après une remise à zéro de l’économie mondiale…

Crise initiale

Qui sait ce que sera le déclencheur? Il y a tant de catalyseurs potentiels pour l’instabilité économique, qu’il n’y a pas moyen de faire de prédiction. La seule chose qui est sûre, c’est qu’un ou plusieurs de ces catalyseurs vont se déclencher. Le décrochage de la parité de l’Arabie par rapport au dollar américain, une attaque terroriste à grande échelle, une déroute générale des marchés boursiers en raison d’une perte de confiance dans la politique de la banque centrale, une confrontation entre les puissances occidentales et orientales. Cela n’a pas vraiment beaucoup d’importance. Tout cela est conçu pour produire un seul résultat – le chaos. Pour que les globalistes puissent offrir l’ordre, leur ordre à eux, à l’aide de leurs solutions à eux comme médiateurs objectifs.

Dans notre système interdépendant à l’Ouest, où plus de 80 % de la population a été domestiquée et est psychologiquement incapable d’autonomie, il est très probable qu’une perturbation des chaînes et des services d’approvisionnement normaux entraînerait une pauvreté et une mortalité considérable. Une telle menace amènerait invariablement les gens effrayés et non préparés, à demander des contrôles accrus du gouvernement pour qu’ils puissent revenir au niveau de confort auquel ils se sont habitués à l’intérieur de la matrice.

Un facteur important à noter, sont les justifications que les globalistes vont offrir pour une centralisation accrue et le contrôle mis entre les mains de quelques-uns. Dans mon article, Le mensonge Linchpin: Comment l’effondrement global sera vendu aux masses, j’étudie le récit habile du membre de la Rand Corporation John Casti et sa Théorie Linchpin. Dans la théorie de Casti (plus de la propagande que de la théorie), l’effondrement est inévitable pour ce qu’il appelle les «systèmes trop complexes». Plus les éléments sont indépendants au sein d’un système, plus il y a de chances pour que des événements imprévisibles mènent à la supposée catastrophe. Ostensiblement, la solution serait de rationaliser tous les systèmes et d’éliminer les radicaux libres. Autrement dit, la centralisation complète est la réponse. Quelle surprise.

Dans un monde post-reset, les élites feront valoir que les banques et les banquiers ne sont pas nécessairement à blâmer. Au contraire, ils vont accuser le système d’être trop complexe et chaotique, laissant la porte ouverte à la cupidité, la stupidité et le sabotage inconscient général. Le fait que la crise ait été conçue depuis le début ne sera jamais mentionné. La centralisation sera défendue comme la panacée à la relique barbare de la complexité. Presque tous les autres changements à notre environnement économique découleront de ce seul mensonge.

Dilution du troupeau financier

Vous allez voir des institutions financières anciennes sacrifiées au nom de la réhabilitation du système mondial. Ne présumez pas que certaines grandes banques (Deutsche Bank?) ne seront pas laissées à terre, ou que certaines banques centrales ne seront pas renversées (Réserve fédérale) alors que la réinitialisation progresse. Aussi, ne pensez même pas que certaines structures géopolitiques ne seront pas mises en déroute (Union européenne). Dans la poussée vers la mondialisation totale et la gouvernance économique mondiale, les élites n’ont aucune loyauté envers une seule corporation, nation ou même banque centrale. Ils vont couper presque tous les appendices, s’ils peuvent parvenir à un système commercial mondialisé.

Ce que cela implique à un niveau local, c’est l’activation des bails-in; c’est-à-dire la confiscation légalisée des comptes bancaires, fonds de pension, avoirs en actions, etc. comme une méthode pour prolonger l’événement de l’effondrement. Nous l’avons vu déjà dans une certaine mesure, en Europe, et c’est ce qui se passera aux USA par la suite. Certaines personnes (socialistes / communistes) peuvent même encourager cette action, comme la fin du capitalisme et un pas vers une harmonisation économique. C’est une position facile pour eux d’en appeler à cette extrémité, puisque la plupart d’entre eux n’ont jamais travaillé assez dur pour gagner des biens ou des actifs d’une valeur confiscable.

Dévaluation de la monnaie

Tout les gens conscients de la situation attendent cela, mais il est important de réaliser que la dévaluation monétaire va probablement se produire en touchant tout le monde, toutes les régions du monde. Certaines devises seront simplement plus touchées que d’autres. Le dollar est une cible principale des globalistes et sera baissée fortement. Il ne disparaîtra pas, mais il deviendra progressivement sans importance sur la scène mondiale. Si les projections de The Economist sont le calendrier correct, alors la fin du dollar sera bien entamée avant 2018.

Alors que le scénario initial auquel nous sommes confrontés en Amérique sera celui d’une stagflation, de nombreux besoins et les moyens de produire ces nécessités vont voir leur coûts monter en flèche. Il pourrait ne pas y avoir d’inflation dans tous les secteurs de l’économie, parce que l’implosion de la demande pourrait compenser certains des effets de la baisse de la valeur de la monnaie, mais il y aura une inflation extrême sur les marchés qui frappent le plus les gens ordinaires.

La numérisation de tous les échanges

Malgré tous les défauts et les mécanismes de contrôle impliqués dans la monnaie fiduciaire, il existe des systèmes encore pires à venir. Le mois dernier, plus de 100 cadres des plus grandes institutions financières du monde se sont réunis en privé au bureau de Nasdaq Inc. à Times Square, pour discuter de l’avenir de l’argent; plus spécifiquement d’un logiciel appelé Blockchain. L’objectif est de mettre en œuvre Blockchain comme un moyen de numériser entièrement les transactions monétaires à travers le monde, d’une manière qui soit traçable et à toute épreuve. En d’autres termes, l’objectif est de mettre fin à toutes les opérations impliquant l’argent physique.

La création d’une société sans numéraire marquerait la fin de toute vie privée dans le commerce. Même les devises numériques comme bitcoin, soi-disant anti-centralisatrices, sont entravées par la fonction blockchain, qui nécessite le suivi de toutes les transactions pour que la monnaie fonctionne. Bien que les méthodes d’anonymisation pourraient être défendues, le fait est que la monnaie numérique par sa nature-même, est destructrice du commerce vraiment privé qui était offert par l’argent physique et le troc. Lorsque tout le commerce sera tracé, et toutes les économies numérisées, celui qui possèdera les clés du noyau de la blockchain aura le pouvoir de faire des ravages sur la vie d’un participant selon sa volonté.

Pour être sûr, le blockchain que les élites ont à l’esprit ne permettra jamais de transactions anonymes, parce que la monnaie numérique n’a rien à voir avec l’anonymat ou la facilité, c’est une question de contrôle.

Consolidation du pouvoir du gouvernement

Le gouvernement corrompu est l’outil par lequel les globalistes peuvent extorquer des biens et du travail d’une population, ainsi qu’exercer la force pour mater une rébellion. Il est hautement improbable que la remise à zéro globale se traduira par un effondrement du gouvernement. Au contraire, c’est généralement au cours de l’effondrement économique, que les gouvernements gagnent en puissance vers le totalitarisme. Il y aura toujours un nouveau mécanisme de change ou une structure financière pour remplacer l’ancien, et les globalistes auront toujours un moyen de payer des armées et des idiots utiles pour forcer la soumission. Personne ne devrait compter sur l’idée que les élites vont faire face à l’effondrement comme nous nous allons y faire face. Ceci est naïf. Les élites ont créé l’effondrement; elles prévoient d’être prêtes à l’utiliser à leur avantage.

La fin de la production privée et des affaires

Après la remise à zéro et la crise initiale, il est probable que l’allocation des ressources deviendra un enjeu majeur. La production de biens à l’échelle massive d’aujourd’hui, ne sera jamais autorisée à revenir si les élites tracent leur chemin. Cela va créer un manque perpétuel d’approvisionnement (par conception). Les seules méthodes pour faire face à la perte de production à l’échelle industrielle, seraient soit d’encourager la production localisée dans chaque communauté, soit de forcer les gens à réduire leur niveau de vie et de demande à l’extrême. Les élites vont certainement insister sur ce dernier scénario.

Les productions localisées dans chaque communauté tueraient tout moyen de contrôle financier que les globalistes pourraient avoir sur une population. En fait, je crois qu’ils vont tenter de rendre toute production locale impossible, d’abord à travers une fiscalité si élevée que seules les plus grandes entreprises encore survivantes pourront se permettre de fonctionner, et, deuxièmement, par la confiscation des ressources premières nécessaires pour fabriquer des produits à une échelle qui pourrait permettre de développer la richesse d’une communauté. Le gouvernement prétendra que ces ressources doivent être gérées par les autorités pour le bien de tout le monde, plutôt que gaspillées par des entreprises indépendantes dans la poursuite d’un enrichissement personnel. Vous ne verrez pas d’enfants montant des stands de limonade, des gens seuls exploitant de petites usines, des fermes et des magasins de vente aux détails.

Finalement, ils devront également limiter ou interdire le troc et les monnaies alternatives pour que l’économie numérique fonctionne.

Extorsion environnementale et aux émissions carbone

Peu importe la quantité d’information diffusée qui contredit complètement la fraude du réchauffement climatique d’origine humaine, la mise en place continue à se faire à pleine vapeur, avec la création d’un modèle économique basé sur le carbone. Pourquoi? Parce que l’idée de l’empreinte carbone est l’arme ultime pour la domination. Une taxe carbone est une taxe sur la vie elle-même. Il n’y a pas moyen de contourner cela.

Dans mon article Panique écologique : la nouvelle logique du sectarisme mondialiste, je dissèque la propagande élitiste de Timothy Snyder, membre du think tank Council on Foreign Relation. Snyder soutient dans ses écrits, que presque toutes les catastrophes d’origine humaine sont le produit d’un niveau de vie élevé ou extravagant. Bien que sa définition de niveau de vie élevé est assez vague, je pense qu’il voit la grande majorité de la société occidentale comme des gens qui doivent être tirés vers le bas de plusieurs étages. Il fait également valoir que les tyrans et des meurtriers de masse ignorent souvent l’autorité scientifique dans la recherche d’une plus grande richesse productive, et que les gens qui ignorent la science du climat contribuent à de futurs holocaustes. Donc, pour résumer, nous devons tous arrêter de produire, cesser de poursuivre la richesse et la réussite personnelle et sacrifier notre propre progrès individuel au nom du progrès pour le collectif et la sécurité de la planète.

Comme Casti, le récit de Snyder exige de la population de se prosterner devant une autorité centrale au nom du plus grand bien. Et est-ce une simple coïncidence, que les globalistes, ces hommes travaillant pour ce but, soient propulsés à la tête de cette autorité centrale.

Rappelez-vous, afin de tout centraliser, les élites doivent d’abord rationaliser. Cela ne signifie pas seulement une rationalisation de la gouvernance économique, mais aussi la rationalisation de la taille du système qu’ils cherchent à dicter. Plus grand et plus diversifié est un système, plus il est difficile d’envelopper des tentacules autour de lui. Cela signifie de diminuer la production dans une large mesure, mais aussi par extension de diminuer la population dans une même proportion. Le contrôle de la population va devenir alors essentiel.

Si la production de carbone peut être imposée et administrée, la production de la vie peut aussi être imposée et administrée. Les élites deviennent comme des dieux; le pourvoyeur de tous les moyens de maintien de la vie. Le croquemitaine de carbone peut alors être utilisé pour transformer la crise publique actuelle en sublimation complète. Car si du simple carbone peut provoquer la fin du monde tel que nous le connaissons, alors les gens, par leur existence même, deviennent une menace pour l’avenir et doivent donc être réglementés.

Le changement climatique anthropique est le modèle que les élites doivent affirmer, si elles espèrent convaincre les citoyens qu’un plafond en béton sur la production et la population est acceptable. Si nous arrivons à un point où la société humaine a un tel le dégoût de soi, pour chercher son propre asservissement et sa destruction par des contrôles autour du carbone, il peut se passer un millier d’années avant que nous revoyons la liberté.

Nous n'y sommes pas encore

Tous les dangers décrits ci-dessus ne sont pas écrits dans la pierre. Certains peuvent prétendre que la fin est proche – ces gens sont des idiots. La fin n’est jamais proche. L’humanité a fait face, calamité après calamité, depuis des générations; notre malheur se trouve juste être historiquement épique par comparaison. Ce n’est pas la dernière calamité. Dans plusieurs siècles à partir de maintenant, il y aura de nouvelles catastrophes et de nouveaux idiots, disant à tout le monde la fin est proche.

À chaque fois, des gens courageux sont apparus. Certains ont réussi, d’autres pas, mais nous ne vivons pas encore dans un nouvel ordre mondial, et c’est peu de le dire. Aujourd’hui est loin d’être aussi terrible que demain pourrait l’être, si nous ne réagissons pas en conséquence.

La remise à zéro globaliste a besoin d’un déclencheur, d’une crise impossible à éviter. Mais, la remise à zéro dépend aussi de bonnes personnes en place pour reconstruire le système après le déroulement de la crise. Voici où l’avenir peut être déterminé. Ceux qui seront encore debout après la salve d’ouverture, auront un choix: se cacher et espérer pour le mieux, ou se battre pour être en position de choisir qui construira demain. Sera-ce la cabale mondialiste psychotique ou des gens libres de conscience? Cela peut ne pas apparaître clairement maintenant, mais le résultat final ne dépend que de nous.

Traduit par Hervé, vérifié par Wayan, relu par nadine pour le Saker Francophone

 
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Venezuela: manœuvres et actions derrière les déclarations de Joe Biden

Auteur : Mision Verdad (Venezuela) | Editeur : Walt | Mercredi, 18 Mai 2016 - 15h01
 
 
 

La déclaration de Joe Biden selon laquelle “le Venezuela continue à commettre de graves violations des droits de l’homme” s’inscrit dans une orchestration diplomatique et médiatique claire pour tenter d’isoler le Venezuela, définie dans les 3 derniers éditoriaux contre le pays de Bloomberg, The Wall Street Journal et The New York Times et accompagnée par les déclarations de la chef des Relations Extérieures de l’Union Européenne Federica Mogherini: « Le choc entre le gouvernement et l’Assemblée bloque toute tentative pour résoudre la crise et une impasse ne peut ni freiner la violence ni ralentir l’inflation ».

Le paravent et le rideau de fumée des droits de l’homme servent à mettre en cause, soutenir et donner un sens politique aux arguments d’ « État qui a échoué » utilisés contre le Venezuela.

Précisément, c’est sous ce voile discursif que le vice-président des Etats-Unis Joe Biden soutient que le Venezuela continue à commettre de graves violations des droits de l’homme et d’intimider les représentants de l’opposition sans évidemment nommer les dirigeants et les activistes assassinés par des tueurs à gages politiques et la répression récente de Polichacao contre les membres du Campement de Pionniers de cette municipalité.

Les seuls droits de l’homme valables pour Joe Biden sont ceux des agents et des hommes politiques de la droite vénézuélienne. Hors de là, c’est à dire dans le chavisme, la violence est permise, soutenue et demande le plus d’opacité possible.

Mais non seulement Mogherini parle comme Biden en ce qui concerne « les restrictions des libertés civiques » dans le pays, mais ces déclarations viennent renforcées par l’action du vice-président des Etats-Unis au premier Sommet de la Sécurité Energétique aux Caraïbes (soutenues aussi par le récent discours tenu par le secrétaire général de l’OEA Luis Almagro à Washington).

Par son nom seul, cette instance diplomatique ne dit rien mais dans sa courte histoire, on rappelle immédiatement que Barack Obama a lancé cette initiative à quelques jours de l’ordre exécutif contre le Venezuela pour que les pays des Caraïbes s’ouvrent à ce qu’on appelle les « énergies alternatives » (avec un tampon d’exportation nord-américain) pour freiner l’influence de Petrocaribe: un objectif essentiel du gouvernement des Etats-Unis sur demande express des corporations Chevron et Exxon Mobil, dans ce qu’ils considèrent comme leur lac intérieur, selon les câbles internes états-uniens déclassifiés par Wikileaks.

Bien qu’ils cherchent la destitution définitive, le Venezuela n’est pas le Brésil et ni Maduro ni Diosdado ne sont Dilma.

L’intervention et l’Assemblée Nationale

Conjuguées avec cette manœuvre de large spectre géopolitique et avec le coup d’Etat au Brésil, les déclarations de Biden, proches des intérêts énergétiques comme ceux de Chevron Corp (celle-là même qui a financé la Loi de Sanctions contre le Venezuela) cherchent à installer l’idée que le Venezuela est au bord d’une crise humanitaire, d’un effondrement et que son éventuelle implosion pourrait affecter la sécurité de la région, c’est pourquoi on devrait chercher une coalition multilatérale qui intervienne comme l’a envisagé l’année dernière le think-tank financé par George Soros, Internacional Crisis Group, qui a dans son personnel l’ex chef de l’OTAN Wesley Clark.

L’Opération Venezuela Liberté-2 du Commando Sud des Etats-Unis réaffirme que cette situation est considérée comme une possibilité réelle à moyen terme.

Et tandis que Ramón Aveledo cherche le soutien du Brésil pour l’intervention dans son pays par l’application de la Charte Démocratique de l’OEA, Luis Florido, au Sénat du Canada, avec une délégation de députés de la MUD, composée par Freddy Guevara, Williams Dávila et Luis Emilio Rondón, soutient que « la situation au Venezuela est celle d’une vague de pression sans soupape de sécurité » qui peut exploser « et déstabiliser toute l’Amérique Latine ». Et le même Luis Florido complète: « La responsabilité du Canada et de tout le concert des nations américaines est d’agir dans le cadre multilatéral et bilatéral pour faire pression pour des sorties constitutionnelles dans le pays ».

Synchronisées à la perfection avec ces déclarations, la représentante de la politique étrangère de l’Union Européenne indique que au Venezuela, « il y a un choc des pouvoirs » et « demande des sorties constitutionnelles de la crise » en accord avec Joe Biden qui signale, en outre, que l’Assemblée Nationale représente « la diversité de la vision politique du pays ». Cette légitimation de ce qu’envisage le Commando Sud sur le « choc des pouvoirs » et l’utilisation de l’Assemblée Nationale pour organiser l’ingouvernabilité en permanence, s’inscrit dans l’approbation d’un accord pour exhorter le Pouvoir Exécutif, le Tribunal Suprême de Justice (TSJ) et le Conseil National Electoral (CNE) à « respecter la Constitution » qui garantisse l’exportation du message de « rupture » de l’ordre constitutionnel au Venezuela.

Comme nous l’avons vu, les députés de la MUD jouent à la limite du refus de reconnaître le reste des pouvoirs constitués au Venezuela et envisagent, entre les lignes, l’application de la Charte Démocratique mise en œuvre uniquement quand il y a, précisément une rupture de l’ordre constitutionnel dans un pays membre de cet organisme (l’OEA) comme s’ils étaient un pouvoir parallèle du meilleur style aux gouvernements de mercenaires (ou qu’on appelle « de transition » par ceux qui sont toujours prêts à intervenir) reconnus par les Etats-Unis et l’Union Européenne en Libye et en Syrie.

Tandis que s’aiguisent les fronts intérieurs les plus agressifs de la guerre, résumés dans le front alimentaire, le pharmaceutique et l’illégal, plus de pressions seront faites de l’étranger pour mettre au placard le chavisme et ses autorités légitimes. Et le Brésil, en particulier, représente une accélération de cette offensive. Mais ici, ce n’est pas le Brésil et ni Maduro ni Diosdado ne sont Dilma. Biden et le Commando Sud le savent.

Traduit en français par Françoise Lopez pour Bolivar infos, relu par Investig’Action

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Thon en boite et mercure: les marques à éviter

Auteur : Aurélie Blaize | Editeur : Walt | Lundi, 02 Mai 2016 - 17h21
 
 

Composition, type d'ingrédients, présence de métaux lourds... Après avoir analysé 130 produits de la mer dont 15 conserves de thon, le magazine 60 millions de consommateurs démontre que la meilleure qualité n'est pas forcément proposée par les plus grandes marques.

En salade, en sandwich ou dans des pâtes, l'ouverture d'une boîte de thon est une des façons les plus simples et plus rapides de manger du poisson régulièrement. Mais pour que le geste soit vraiment bénéfique à la santé, il faut choisir les produits de bonne qualité. Attention alors à ne pas se faire avoir. Dans une analyse approfondie rassemblant près de 130 produits de la mer (conserve, terrine...), le magazine 60 millions de consommateurs a soumis 15 boîtes de thon au naturel en conserve à des analyses histologiques de la chair et du jus, ainsi qu'à des mesures de leurs teneurs en différents métaux (plomb, mercure, cadmium, arsenic, étain, chrome) et bisphénol A.

Des conserves qui contiennent toutes du mercure, de l'arsenic et du cadmium

Résultat : "Les 15 conserves sont toutes plus ou moins contaminées par les métaux . Toutes contiennent au moins du mercure, de l'arsenic et du cadmium mais à des concentrations très variables selon les références". La plus contaminée étant l'Odyssée (Intermarché). La moins celle de Leader Price. La bonne nouvelle c'est que le bisphénol A n'a pas été retrouvé dans les produits analysés. Si les autorités sanitaires sont vigilantes sur les teneurs en métaux des produits de consommation c'est parce qu'à hautes doses ils peuvent être toxiques pour le système nerveux central et cancérogènes . Dans la composition des boîtes de thon, le magazine explique que neuf références ne contiennent aucune arêtes , trois présentent des fragments de coeur , et une des traces d'ovocytes (Cora) . Cela n'est pas interdit mais nuit à la bonne qualité du produit qui est censé contenir que des morceaux de filets.

Leader Price en tête, Leclerc tout en bas du tableau !

Voici le palmarès établi par le magazine à partir de la quantité de métaux et de la qualité du poisson, du plus satisfaisant au moins satisfaisant :

Leader Price - Thon albacore : 18/20
Carrefour - Thon entier albacore : 18/20
Nice (Lidl) - Thon albacore : 17.5/20
U - Thon entier pêché à la canne : 17.5/20
Auchan - Thon blanc entier : 17/20
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La Belle-Iloise - Thon blanc germon : 17/20
Petit navire - Thon entier albacore : 16.5/20
Connétable - Thon blanc label rouge : 16.5/20
Reflets de France (Carrefour) - Thon blanc élaboré en Bretagne : 16/20
Capitaine Nat' - Thon blanc germon pêché à la canne : 16/20
Odyssée (Intermarché) - Thon albacore : 13.5/20
Casino - Thon albacore : 11.5/20
Cora - Thon albacore : 9.5/20
Saupiquet - Thon entier : 6.5/20
Pêche océan (Marque Repère - Leclerc) : 6.5/20


- Source : Medisite
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Etat pirate: les USA pourront "fouiller" les ordinateurs n’importe où dans le monde

Auteur : Sputnik (Russie) | Editeur : Walt | Samedi, 30 Avr. 2016 - 08h54
 
 

La Cour suprême des Etats-Unis a statué que les tribunaux américains pourraient autoriser les enquêteurs à pénétrer dans n'importe quel ordinateur, même à l'étranger.

Malgré les protestations des organisations de défense des droits de l'homme et de la société Google, la Cour suprême des Etats-Unis a adopté des amendements à la législation d'après lesquels les tribunaux américains pourront désormais autoriser les organes d'enquête à pénétrer dans n'importe quel ordinateur, même à l'étranger, rapporte l'agence Reuters.

Ces amendements renforcent les pouvoirs du FBI et ouvrent voie à des cyberattaques massives contre les réseaux informatiques, estiment les défenseurs des droits de l'homme.

Le président de la Cour suprême américaine John Roberts a déjà transmis la décision au Congrès qui doit apporter d'ici le 1er décembre les amendements correspondants à la législation. Si à cette date les législateurs n'apportent pas de modifications, la décision de la Cour suprême entrera en vigueur automatiquement.

D'après la procédure existante, les juges peuvent autoriser l'accès uniquement à des ordinateurs situés sous la juridiction nationale. C'est le département américain de la Justice qui, à partir de 2013, a insisté sur la modification du Code pénal. D'après le département il s'agissait de "modifications mineures".

En avril, la compagnie Microsoft a déposé une plainte contre le gouvernement américain pour avoir la possibilité d'informer ses utilisateurs de la surveillance de leur courrier personnel par le FBI ou d'autres services fédéraux. D'après la direction de la compagnie, le gouvernement enfreint la Constitution en lui interdisant d'informer les utilisateurs des requêtes gouvernementales d'accéder à leur courrier et à d'autres documents.

Microsoft estime que cela enfreint le 4e amendement, qui stipule que les citoyens ont le droit de savoir que les autorités fouillent ou saisissent leurs biens, ainsi que le 1er amendement proclamant la liberté d'expression.


- Source : Sputnik (Russie)
 
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Microsoft et Google signent un curieux traité de paix

Auteur : Numerama | Editeur : Walt | Samedi, 23 Avr. 2016 - 10h46
 
 

Même s'il est écrasé par le poids de Google en Europe, Microsoft a décidé de retirer toutes ses plaintes contre Google auprès des régulateurs mondiaux, en particulier celles émises au niveau européen en matière d'abus de position dominante. Les deux entreprises font la paix.

Les relations se réchauffent entre Google et Microsoft, mais il n’est pas dit que ce soit au bénéfice des utilisateurs. Re/Code rapporte que les deux firmes ont signé un accord par lequel Google et Microsoft s’engagement mutuellement à ne pas dénoncer leur concurrente auprès des différentes autorités de régulation dans le monde, et à tenter de trouver une solution amiable à tout conflit qui pourrait naître entre elles.

« Microsoft a accepté de retirer ses plaintes réglementaires contre Google‚ ce qui reflète nos changements de priorités juridiques », confirme un représentant de la firme de Redmond, qui indique que « nous allons continuer à nous concentrer sur une concurrence vigoureuse ». De même, Google explique qu’il « veut [concurrencer Microsoft] sur la base de nos produits, pas par des procédures judiciaires ».


Sundar Pichai (Google) et Satya Nadella (Microsoft)

Concrètement, Microsoft a donc retiré ses plaintes contre Google en matière d’abus de position dominante. L’annonce en est faite au moment-même où la Commission européenne annonce l’ouverture d’une procédure antitrust contre Google et son système d’exploitation mobile Android. et quelques mois après un retrait discret de Microsoft des associations FairSearch et ICOMP, qui luttent contre la toute puissance de Google.

Microsoft avait rejoint FairSearch en 2011, mais s’en était retiré en janvier dernier, en faisant savoir que sa plainte auprès de la commission européenne était maintenue. Elle est désormais retirée, quand bien même Google continue de peser plus de 90 % du marché en Europe, très loin devant Bing.

Selon Re/Code, le traité de paix serait dû à la personnalité des deux nouveaux dirigeants de Google et Microsoft, Sundar Pichai et Satya Nadella, qui s’entendraient bien mieux que Eric Schmidt et Satya Nadella. Les deux sont connus pour être des dirigeants qui préfèrent la discussion à l’opposition (il se dit même que c’est une qualité reconnue aux dirigeants d’origine indienne, de plus en plus populaires auprès des conseils d’administration des grandes entreprises). Mais puisqu’il n’y a pas véritablement d’amitié qui vaille en affaires, l’explication est surtout à chercher du côté d’un changement de stratégie industrielle.

Microsoft semble progressivement acter la défaite de Windows Phone, et a fait d’Android un moyen de mettre en avant ses propres applications, en exploitant son portefeuille de brevets pour faire pression sur les constructeurs. Les deux entreprises vont progressivement étendre à l’avenir leur coopération autour de l’environnement mobile de Google.


- Source : Numerama
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Grand-Mère, Shawinigan,Mauricie,conté de Jean Chrétien, maire Angers, mairesse Landry etc depuis 40 ans comme alibaba et les 40 ...Peuple rien comme en Afrique ...quelques riche,riche,riche personne et le comble champagne le mentionne dans une article au Nouvelliste ...la pire honte des citoyens pas trop fier des citoyens complice .
 
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Un député fédéral approuvait des paiements dans un paradis fiscal

La lutte à l’évasion fiscale, nouveau cheval de bataille de François-Philippe Champagne

 
 
 
Avant d’être élu, François-Philippe Champagne siégeait au conseil d’administration de Bionest Technologies, une entreprise fondée par son père, Gilles Champagne, qui se spécialise dans les systèmes de traitement biologique des eaux usées.
 

L’une des têtes d’affiche du gouvernement libéral dans la lutte à l’évasion fiscale, François-Philippe Champagne, était jusqu’à tout récemment administrateur de la compagnie Bionest dont l’un des actionnaires est établi aux îles Turques-et-Caïques, un paradis fiscal reconnu.

Cet actionnaire reçoit de l’argent de l’entreprise à une adresse aux îles Turques-et-Caïques, dans les Caraïbes. Il y possède une propriété au chic complexe immobilier Yacht Club. Il détient également un condominium à Fort Lauderdale, en Floride.

Ces transferts sont approuvés chaque fois par le conseil d’administration de Bionest, au sein duquel l’actuel secrétaire parlementaire de Bill Morneau, ministre des Finances du gouvernement Trudeau, a siégé entre 2009 et l’élection d’octobre.

Au cours des dernières années, cette multinationale basée à Shawinigan a versé des sommes importantes à Garfield «Garry» Lord, qui a quitté le Québec il y a plusieurs années pour profiter d’un régime fiscal et gouvernemental moins contraignant.

Il habitait auparavant à Saint-Lazare, en Montérégie.

 
 
 
 
François-Philippe Champagne et Gilles Champagne

Sa société basée dans les Caraïbes, Strategic Environmental Technologies Ltd., est l’un des deux actionnaires de Bionest technologies. Cette dernière est spécialisée dans le traitement biologique des eaux usées. Garfield Lord est le principal développeur des unités de traitement commercialisées aux quatre coins du monde par l’entreprise.

Crédits d’impôt et contrats publics

Bionest a reçu de nombreux crédits d’impôt des gouvernements provinciaux et fédéraux, notamment pour de la recherche et du développement. Ses produits ont également été utilisés par certaines administrations municipales québécoises.

Selon les informations obtenues par notre Bureau d’enquête, Garfield Lord a obtenu un bloc d’actions de Bionest négocié en fonction de la valeur des brevets qu’il a développés au cours des années.

Ce bloc d’action fait l’objet d’un rachat par Bionest.

Rachat d’actions

Officiellement, Garfield Lord ne reçoit pas de salaire de Bionest, mais des montants lui sont versés pour racheter ses actions, une ou quelques fois par année.

Ultimement, toutes ses actions auront été rachetées.

  • L’entreprise de Garry Lord donne comme adresse une boîte postale aux îles Turques-et-Caïques. Selon nos recherches, il s’agit d’une boîte postale utilisée par Temple Financial Group, une institution financière dirigée par un Canadien..

En politique, il veut combattre l’évasion fiscale

Bien qu’il ne s’agisse pas d’une pratique illégale, ces versements à un actionnaire basé dans un paradis fiscal sont surprenants dans le contexte actuel.

Comme secrétaire parlementaire du ministre fédéral des Finances, François-Phillipe Champagne a été appelé à réagir à l’affaire des Panama Papers, une énorme fuite de renseignements concernant les paradis fiscaux. De nombreuses personnalités et entreprises ont été identifiées.

«Bien avant les fameux Panama Papers, nous avions déjà reconnu l'enjeu qu'est l'évasion fiscale. Déjà, au cours de la campagne électorale, le gouvernement s'était engagé à combattre l'évasion fiscale», a-t-il dit à la Chambre des communes il y a une semaine.

François-Philippe Champagne a également défendu Justin Trudeau au sujet de ses quatre compagnies à numéro utilisées jusqu’à récemment notamment pour gérer l’héritage de son père.

444 M$ de plus

Le député de Saint-Maurice–Champlain a notamment dit en chambre que son gouvernement avait octroyé 444 millions $ supplémentaires à l’Agence du revenu du Canada entre autres pour lutter contre l’évasion fiscale. «C'est le gouvernement actuel qui a décidé de s'en prendre à l'évasion fiscale une fois pour toutes.»

Le député nous a dirigés vers l’entreprise pour la plupart de nos questions. Il a fait parvenir cette déclaration à notre Bureau d’enquête: «Bionest est une entreprise québécoise qui fabrique et distribue des systèmes de traitement des eaux usées et qui en a plus de 35 000 installés à travers le monde. Bionest est renommée au Canada, en France, dans les Caraïbes ainsi qu’au Moyen-Orient pour les performances et la qualité de ses produits. Je ne suis pas actionnaire, et je ne suis plus administrateur depuis mon élection, mais je suis fier d'avoir pu participer à sa croissance et à son succès.»

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Coca-Cola aurait dépensé 7 millions pour tromper les Français, en arrosant des associations et organismes

Auteur : NOVOpress et Radio Courtoisie | Editeur : Walt | Jeudi, 21 Avr. 2016 - 08h21
 
 

Selon l’ONG Foodwatch, qui parle de « stratégie de désinformation », l’entreprise  Coca?Cola aurait déboursé pas moins de 6,7 millions d’euros (hors taxes) sous forme de subventions et d’aides à des projets ou des organismes afin de promouvoir auprès des Français ses produits prétendument allégés tels que le Coca?Cola « light » et le Coca « zéro ».

Quelles sont les personnes ciblées par Coca?Cola, bénéficiaires de ce système de corruption par la subvention ? Il s’agirait, selon l’ONG, de médecins, de nutritionnistes et d’associations. Ceux?ci auraient déclaré sans vergogne que ces boissons édulcorées étaient plutôt bénéfiques pour la santé. Or, ces boissons où le sucre est remplacé totalement ou en partie par des édulcorants contribueraient très fortement à l’augmentation des taux d’obésité, de surpoids et de diabète dans la population française, comme le prouvait un rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire des aliments.

L’impact de ces révélations est?il si important ? Les personnes bien informées ne seront pas surprises de voir confirmés les méfaits d’une boisson aussi artificielle et remplie d’additifs chimiques. En revanche, savoir que l’entreprise consacre des sommes si importantes à des opérations de communication mensongères amène à se poser de sérieuses questions sur la capacité de nuisance d’entreprises supranationales, dont le seul centre d’intérêt est le profit désordonné.

Or « de Paris à Lyon, de Lille à Chambéry en passant par Poitiers ou Givors, écrit Foodwatch, des médecins, scientifiques et des organismes – parfois sous tutelle publique – ont été généreusement financés par Coca-Cola France depuis 2010. Des sommes conséquentes souvent employées par les destinataires à plaider la cause des édulcorants au sein de congrès ou dans des publications scientifiques. »

Par exemple :
Fédération française des diabétiques : 268.552 € au moins
Institut Européen d’Expertise en Physiologie (IEEP) : 719.200 €
Centre National pour le Développement du Sport (CNDS) : 1.118.926 €
Association française des diététiciens nutritionnistes : 117.764 €
CreaBio : 653.798 €
International Prevention Research Institute, IPRI : 690.000 €
Centre de recherche pour l’Etude et l’Observation des Conditions de vie (CREDOC) : 85.000 €

La liste des « aides » versées par Coca-Cola est disponible ici.

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Bernie Sanders brise la règle du jeu

Auteur : Israël Adam Shamir | Editeur : Walt | Mercredi, 20 Avr. 2016 - 09h37
 
 

Celui qui veut devenir président des USA doit prêter allégeance à Israël, jurer pleine et entière soumission aux exigences d’Israël. Il faut se précipiter à l’AIPAC et déclarer son amour éternel de l’Etat juif. C’est un truisme, Monsieur de La Palisse était bel et bien vivant un quart d’heure avant sa mort.

Jusqu’au moment où Bernie Sanders a renversé l’échiquier et changé la donne. Nous ne savons pas encore si son jeu va réussir et s’il sera adoubé comme le prochain président. Nous ne savons même pas s’il arrachera la primaire des mâchoires de Mrs. Clinton. Mais il a d’ores et déjà remporté une grande victoire, il a fait chuter le pilier central du régime.

Rien d’étonnant à ce que ce soit un juif qui en finisse avec l’hégémonie juive aux US, comme Gorbatchev le communiste avait secoué la férule communiste en URSS. Il y a des systèmes trop solides et impénétrables pour une attaque extérieure ; c’est la poussée du dedans qui finit par briser la coquille de l’œuf.

Bernie Sanders a fait un certain nombre de choses impensables, dans le bref déroulement de sa campagne. Il a refusé d’aller à la convention de l’AIPC, où les puissants et haut placés de tout poil sont censés venir lécher la botte juive. Même Donald le Terrible n’a pas osé prendre ses distances, mais Bernie l’a fait. Il a engagé la vaillante Simone Zimmermann comme coordinatrice envers les électeurs juifs, la fille qui avait écrit : « Va te faire f… , Bibi », et qui a qualifié le premier ministre israélien de minable manipulateur. Ce même Bibi que le Sénat et le Congrès avaient reçu avec des ovations telles qu’on n’en avait plus vu depuis les Congrès du Parti quand Staline prenait la parole. Certes, Bernie l’a suspendue, mais l’exploit avait eu lieu.

Bernie Sanders a poussé Mme Clinton dans le mur, la forçant à répéter le schéma complètement ringard des « terroristes arabes » contre le « si courageux Israël », et pire encore : il a fallu qu’elle se défende. Jamais un homme politique américain n’avait eu à se justifier d’une accusation de complaisance pro-israélienne. Cela n’était même pas envisageable. Lors de la rencontre avec les Républicains, nous avons assisté à une scène « normale » : Cruz accusant Trump d’être mou avec Israël, et Trump se défendant à contre cœur. Lors du duel démocrate, Clinton s’est retrouvée en position d’accusée, et n’a pas pu en sortir, ce qui est un immense basculement.

Le plus bel exploit de Bernie, c’est son pèlerinage à Rome, et sa rencontre à l’aube avec le pape. Juste avant la primaire décisive de New York, au lieu d’aller à Wall Street et de prendre un banquier dans ses bras, au lieu de foncer à Brooklyn (sa ville d’origine) pour embrasser un rabbin, Sanders a quitté New York et il a fait la chose la plus anti-juive qu’un juif puisse faire ; aller plier le genou devant le Vicaire du Christ.

Malgré son pluralisme tant vanté, et sa célèbre tolérance, l’establishment juif est aussi anti-chrétien et hostile à l’Eglise qu’au Moyen-Age. Je l’ai appris à mes dépens, la première fois où j’ai mentionné le Christ en 2002, en un battement de cil j’étais passé du statut de vaillant Israélien populaire à celui de Suédois néo-nazi (il y a des centaines de pages dans les archives de Wikipedia, farcies de ce genre de griefs). Les journaux juifs ne mentionnent l’Eglise que dans deux cas : pour parler des prêtres pédophiles et pour exiger plus de repentance à l’Eglise. Ils détestent le pape pour plus de raisons que je ne saurais en lister ici. L’audience de Sanders a été un pas en avant très audacieux, pour défier les juifs et l’establishment libéral.

Pourquoi " l'establishment libéral " ? Appliquons le rasoir d’Occam à la phrase ci-dessus : « Les Juifs sont l’establishment libéral à Washington… Les juifs américains ont un véritable pouvoir socio-politique en ce moment dans la vie américaine », selon les termes de Philip Weiss. Et voilà que ce même establishment juif libéral se trouve miné par l’un d’entre eux.

En Israël, l’homme de la rue est bruyamment hostile à Sanders. « Ce n’est pas un juif », ont-ils dit à l’équipe de Mondoweiss. Mais les juifs US semblent divisés, entre AIPAC et Sanders.

La question israélienne dans la vie politique US ne concerne pas simplement Israël, c’est le symbole de la suprématie juive. En caressant Israël dans le sens du poil, les politiciens américains reconnaissent cette suprématie. Et cela se traduit dans leur attitude envers les banques, qui sont aussi juives que les synagogues, ou plus encore, et envers la liberté de commerce, qui est bonne pour les juifs.

Sanders s’est rebellé contre ces attitudes juives classiques ; il a appelé à rompre avec les banques, et il a parlé contre les accords de « libre commerce » qui dévastent l’industrie américaine, appauvrissent les travailleurs américains et font éclore encore plus d’heureux milliardaires cachère. C’est pire que de ne pas être « suffisamment actif dans le soutien à Israël », c’est manifester une méfiance envers la tradition juive qui donne la priorité à la finance.

Il y avait beaucoup de jeunes juifs comme Sanders en 1968 ; mais ils ont bien souvent retourné leur veste. Est-ce que c’est à cause de la grève des écoles à New York, comme me l’a dit Chomsky, ce moment où les juifs ont découvert que l’égalité n’était pas dans leur intérêt ? Est-ce qu’ils ont été achetés et corrompus ? Ou séduits par le sionisme ? Quoi qu’il en soit, c’est merveilleux, de voir qu’un homme, Bernie Sanders, a réussi à garder la torche enflammée et l’a portée à bout de bras jusqu’à aujourd’hui, pour mettre le feu a cette nouvelle grande génération d’Américains du millénaire.

Nous ne savons pas s’il va gagner, mais il a d’ores et déjà prouvé qu’on peut défier l’establishment juif libéral, et survivre, assez longtemps pour le dire ! D’autres viendront après lui, et la suprématie juive sera défaite, parce qu’elle a amené trop de malheur aux Américains et au reste du monde. Inutile de préciser que cela libèrera d’autant les juifs, et leur permettra de retrouver l’accord avec le reste de leurs compatriotes.

Traduction : Maria Poumier

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Hillary Clinton est-elle plus dangereuse que Donald Trump ?

Auteur : Rania Khalek | Editeur : Walt | Dimanche, 17 Avr. 2016 - 15h19
 
 

L’actrice Susan Sarandon a récemment semé la panique en révélant sa réticence potentielle à voter pour la favorite démocrate Hillary Clinton au cas où elle affronterait le probable candidat républicain désigné Donald Trump dans la course à la présidentielle.

Sarandon faisait écho à une position partagée par de nombreux supporteurs de l’opposant démocrate de Clinton, Bernie Sanders, lesquels disent qu’ils ne voteront pas pour Clinton même si cela signifie que Trump deviendra président des Etats-Unis.

En réponse, l’establishment [démocrate] a perdu son esprit collectif.

Le chroniqueur du New York Times Charles Blow a descendu en flammes les électeurs « Bernie sinon rien » qui se livrent à une « sinistre politique électorale de la terre brûlée » en pataugeant dans « l’irascibilité et les privilèges » et qui « voient tout en noir ».

JJ Goldberg de The Forward, dans un article intitulé « ‘Bernie sinon rien’ est une revendication prétentieuse butée – et dangereuse », mettait en garde que « se plaindre de la faiblesse [de Clinton] ne peut qu’affaiblir la participation à l’élection de novembre et livrer Washington entièrement au Parti Républicain ».

Et Michael Tomasky de se lamenter dans The Daily Beast que ces refuzniks anti-Clinton sont principalement des blancs privilégiés qui n’ont rien à perdre. Même Hillary Clinton y est allée de son couplet, en twittant : « Certaines personnes peuvent peut-être se payer le luxe d’exiger « le parfait ». Mais beaucoup d’Américains souffrent ici et maintenant et ne peuvent pas attendre qu’il arrive ».

C’est devenu une orthodoxie acceptée dans les cercles de la classe dominante de considérer Trump comme un autoritaire qui fait son lit sur les tensions raciales et qui présenterait une menace majeure pour le monde s’il était élu en novembre prochain.

Si cette présentation est certainement parfaitement fondée, elle ignore le fait que Clinton est tout aussi dangereuse pour la stabilité mondiale. Et contrairement à Trump, elle a sur les mains le sang qui le prouve.

Si le moindre mal est l’objectif, comme insistent les experts de la classe dominante, on ne sait pas trop qui représenterait le moindre mal – si le choix se limite à Trump et Clinton.

Reine de la guerre

Sur de nombreux sujets, en particulier les échanges commerciaux et la politique étrangère, Clinton est à la droite de Trump, avec un penchant pour la belligérance militariste et elle ressemble beaucoup plus à une belliciste néoconservatrice qu’à la progressiste qu’elle prétend être.

Pour vous en assurer, ne cherchez pas plus loin que les néoconservateurs eux-mêmes, lesquels sont tellement terrifiés par l’approche non-interventionniste de Trump en matière de politique étrangère qu’ils sont prêts à se ranger derrière Clinton. Ce n’est pas la première fois que Clinton s’est vue gagner l’adoration des faucons.

En 2008, les néoconservateurs ont poussé un ouf de soulagement lorsque le Président Barack Obama nomma Clinton au poste de secrétaire d’Etat.

Richard Perle, l’ancien président du conseil à la politique de défense du Président George W. Bush et l’un des principaux architectes de la guerre d’Irak, commentait ainsi la nomination de Clinton, « Je suis assez content [.] Il n’y aura pas autant de changement que ce que nous avions cru au départ ».

Le très néoconservateur Weekly Standard avait également célébré la nomination de Clinton, applaudissant à son évolution de « Première Féministe » à « Reine de la guerre », plus Margaret Thatcher que Gloria Steinem.

Clinton est allée jusqu’à dépasser les attentes des néoconservateurs.

L’ancien Vice-président Dick Cheney a dit qu’il était impressionné par le travail de Clinton au Département d’Etat, ce qui équivaut à une approbation.

Dans une apparition dans l’émission Morning Joe sur la chaîne MSNBC, en 2014, Dan Senor, un agent néoconservateur de premier plan et ancien conseiller en politique étrangère du candidat républicain désigné en 2012, Mitt Romney, a déclaré, « Hillary est plus belliciste que n’importe lequel d’entre nous ! »

« Hillary est la néocon des néocons », a ajouté l’animateur Joe Scarborough. « Il sera fascinant de voir si elle décide de se présenter et si elle obtient la nomination. Elle sera plus belliciste, plus une néocon, que ne le sera probablement le candidat républicain désigné. Je veux dire qu’il n’y a quasiment eu aucun engagement militaire que Hillary n’a pas soutenu au cours des vingt dernières années ».

Cet amour pour Clinton n’est pas du tout surprenant. Après tout, Clinton a régulièrement accusé les Palestiniens d’enseigner la haine à leurs enfants, tout en s’alignant étroitement sur le Premier ministre israélien très à droite et révisionniste de l’Holocauste, Benjamin Netanyahou, un néoconservateur encarté dont la démagogie rivalise avec celle de Trump.

Elle a exprimé sa fierté d’avoir fait des « Iraniens » des ennemis, dont elle a une fois menacé de rayer le pays de la carte et qu’elle continue de menacer de sanctions.

Elle a comparé les actions du Président russe Vladimir Poutine en Ukraine aux transferts de population menés par Hitler avant la Seconde Guerre mondiale. En dépit de son mea culpa, en 2014, sur son soutien à la calamiteuse invasion de l’Irak en 2003, et son effort actuel pour redorer son blason comme progressiste, l’étiquette de belliciste est celle que Clinton est toujours fière de porter – comme lorsqu’elle s’estvantée avec jubilation du soutien que le New York Daily News lui a apporté cette semaine en tant que « guerrière réaliste super-préparée ».

Traînée de sang

Le comportement belliciste de Clinton va bien plus loin qu’une rhétorique incendiaire.

Lorsqu’elle servait en tant que secrétaire d’Etat, elle a donné son feu vert à d’énormes contrats d’armements avec des tyrans soutenus par les USA, renforçant ainsi de façon spectaculaire les prouesses militaires de despotes qui se trouvent faire partie des plus généreux donateurs de la Fondation Clinton.

Dans une démonstration stupéfiante de son échec à avoir retenu les leçons les plus fondamentales de la guerre d’Irak, Clinton a été le fer de lance du renversement par l’administration Obama du dictateur libyen Mouammar Kadhafi, en se fondant sur des renseignements erronés.

Après le lynchage public particulièrement macabre de Kadhafi par des rebelles libyens soutenus par les Etats-Unis, en 2011, Clinton pouvait à peine cacher son excitation, en déclarant à CBS News avec une joie malicieuse, « Nous sommes venus, nous avons vu, il est mort » [« We came, we saw, he died »].

Comme l’on pouvait s’y attendre, la Libye est devenue un havre livré à l’anarchie pour les groupes extrémistes de toute la région, y compris celui que l’on appelle Etat Islamique ou Daech.

Cette semaine, Obama a dit que l’échec à préparer la suite après le renversement de Kadhafi était la « pire faute » de sa présidence. En tant que secrétaire d’Etat et chef de file de l’intervention, cette préparation aurait sûrement dû être la principale responsabilité de Clinton.

La Libye n’a pas été le seul pays où Clinton a fait de l’ingérence.

Marchant dans les pas de son mentor, l’ancien Secrétaire d’Etat Henry Kissinger, Clinton a soutenu et légitimé le coup militaire de droite au Honduras qui a chassé le Président démocratiquement élu Manuel Zelaya en 2009, plongeant le Honduras dans une violence record qui a poussé des milliers d’enfants à s’enfuir pour sauver leur peau.

Ensuite, en 2014, Clinton s’est dressée en faveur de la déportation de dizaines de milliers d’enfants réfugiés non-accompagnés d’Amérique Centrale qui cherchaient asile aux USA, afin d’« envoyer un message » a leurs parents que « ce n’est pas parce que votre enfant est arrivé de l’autre côté de la frontière que cela signifie qu’il doit rester ici ».

Près d’un tiers de ces enfants avaient fui les violences qui avaient suivi au Honduras.

Clinton a réitéré son soutien à leur déportation pas plus tard qu’en août dernier.

Berta Caceres, militante pour les droits des Indiens et écologiste, a critiqué le rôle joué par Clinton dans ce coup d’Etat, avant son assassinat, le 3 mars dernier, par un escadron de la mort hondurien.

L’équipe de campagne de Clinton a nié que sa candidate portait quelque responsabilité que ce soit pour cette violence, en disant que son rôle au Honduras avait été de la « diplomatie active ». Cette semaine, Clinton a de nouveau soutenu le renversement de Zelaya.

Malgré la traînée de sang qu’elle a laissé derrière elle, Clinton continue de croire en la vertu des changements de régimes soutenus par les USA.

Interrogée le mois dernier sur ce qu’elle pensait du passé des Etats-Unis en matière de renversement de dirigeants démocratiquement élu dans le monde entier, Clinton a invoqué le spectre de l’Allemagne nazie, en soutenant que « Quelqu’un aurait pu assassiner Hitler avant que nous envahissions l’Allemagne ; cela aurait été une bonne ou une mauvaise chose ? ».

Même Trump reconnaît plus ou moins la bellicosité de Clinton. Il a dit lors d’un meeting en mars dernier à Detroit que le « Moyen-Orient est en train de brûler en grande partie à cause des politiques et des concepts défaillants de Hillary Clinton ».

La grande panique des néocons

Dans un contraste quasi-surréel à Clinton, Trump a appelé à réduire la présence militaire des USA à l’étranger et a déclaré à plusieurs reprises son opposition à l’intervention étrangère, disant de la guerre d’Irak que Clinton a soutenue avait été « une très grosse erreur » qui a « déstabilisé le Moyen-Orient ».

Il a même suggéré une politique de neutralité dans les négociations de paix entre Israël et les Palestiniens, une proposition à laquelle il a fini par renoncer après avoir soulevé l’ire des tenants de la ligne dure pro-israélienne, y compris Clinton, qui a déclaré, « l’Amérique ne peut jamais être neutre [.] quiconque ne comprend pas cela n’a rien à faire à être président de l’Amérique ».

L’establishment néoconservateur a réagi en lançant une attaque tous azimuts contre Trump.

Le Comité d’Urgence pour Israël [Emergency Committee for Israel], un think tank néoconservateur, a diffusé une pub assimilant l’opposition de Trump aux changements de régimes en Libye et en Irak à un soutien aux dictateurs anti-américains.

Peu après, un groupe autoproclamé « communauté républicaine à la sécurité nationale » a publié une lettre condamnant le blasphème de Trump contre le dogme central de leurs principes hégémoniques.

Signée par un noyau d’intellectuels néoconservateurs, d’anciens dirigeants et agents gouvernementaux, cette lettre critiquait le frayage de Trump avec l’isolationnisme et son opposition aux traités commerciaux en faveur des grandes entreprises.

Cette lettre est allée jusqu’à dénoncer le sectarisme de Trump et son soutien appuyé pour la torture, bien que ces complaintes puissent difficilement être prises au sérieux vu que les gens qui se trouvent derrière cette lettre ont fermement soutenu pendant des décennies la torture, le sectarisme et pire. Eliot Cohen, qui a organisé la lettre anti-Trump, a même affirmé, « Hillary est, de très loin, le moindre mal ».

En attendant, sur les conseils de la Sénateur républicain de Caroline du Sud, Lindsey Graham, Netanyahou s’active maintenant à signer un très gros accord d’aide militaire américaine, qu’il avait auparavant rejeté comme étant insuffisant, avant qu’Obama ne quitte le pouvoir de peur qu’un Président Trump ne soit pas aussi généreux.

Construction de murs

Si la politique étrangère sépare Clinton et Trump, il y a de nombreuses questions intérieures qui les unissent.

Le nouvel enthousiasme de Clinton à « faire tomber les barrières », une référence directe à la proposition anti-immigrés de Trump de construire un mur à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique, contredit entièrement le soutien qu’elle a elle-même apporté au mur frontalier qui existe déjà, dont une grande partie à été construite sous la présidence d’Obama.

Il y a tout juste cinq mois de cela, Clinton se vantait du soutien qu’elle avait apporté à ce mur.

« J’ai voté de nombreuses fois lorsque j’étais sénateur pour dépenser de l’argent afin de construire une barrière visant à empêcher les immigrés illégaux de rentrer », s’est vantée Clinton dans un Hôtel de ville du New Hampshire en novembre dernier.

Le mois dernier dans un débat, à la question de savoir ce qui distinguait son mur de celui de Trump, Clinton a mentionné sa dimension. « Tel que je le comprends, [Trump] parle d’un mur très haut », a-t-elle dit.

Clinton est une immense fan du mur de séparation d’Israël qui a effectivement annexé des terres palestiniennes en Cisjordanie occupée et elle a suggéré de l’utiliser comme modèle pour la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique.

Et elle continue de citer comme argument sur son site internet de campagne son soutien au mur d’Israël, jugé illégal par la Cour Pénale Internationale.

Son hypocrisie n’est pas restée inaperçue par Trump, qui twittait en janvier dernier, « Hillary Clinton a dit que c’est OK d’interdire l’entrée des Musulmans en Israël en construisant un MUR, mais pas de le faire aux Etats-Unis. Nous devons rester vigilants ! »

Une course vers le pire

Ces derniers mois, Clinton s’est réinventée comme une combattante pour la justice sociale antiraciste, en utilisant le langage de l’intersectionnalité et le discours sur les privilèges pour tourner en ridicule le populisme de Sanders, détourner l’attention sur ses liens bien documentés avec Wall Street et se distinguer de la rhétorique haineuse de Trump.

Mais derrière son vernis de justice sociale se trouvent des principes plus en ligne avec la base républicaine que la base démocrate.

Tandis que Trump a traité les Mexicains de « violeurs » et s’est moqué des handicapés, Clinton a notoirement appelé « super-prédateurs » les enfants noirs et s’est référé aux allocataires sociaux comme étant des « bons à rien ».

Trump veut bannir les Musulmans. Mais Clinton a un solide passé de soutien aux bombardements des Musulmans, sans parler de sa disposition à débiner les Arabes et les Musulmans pour remporter les électeurs et les donateurs pro-israéliens.

Trump exacerbe les sentiments fascistes. Mais il le fait en puisant dans la colère légitime liée aux conséquences négatives de l’économie néolibérale du ruissellement [trickle-down economics] menée par des politiciens de la classe dominante comme Clinton.

Elle a joué un rôle actif dans le démantèlement du filet social et a livré les travailleurs américains aux désastreux accords commerciaux favorables aux grandes entreprises.

Encore quatre ou huit ans d’économie et d’aventurisme militaire clintoniens pourraient très bien préparer l’ascension d’un démagogue encore plus belliciste que Trump.

Une élection présidentielle entre Clinton et Trump serait une terrifiante course vers le pire. Il ne faut pas s’étonner si autant de personnes refuseraient dans ce casde donner leur voix à l’un ou l’autre de ces candidats.

Traduction JFG-QuestionsCritiques

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Portables : raccrochez, c’est une horreur !

Auteur : Frantz Vaillant | Editeur : Walt | Mardi, 12 Avr. 2016 - 16h11
 
 

Et si nous étions à l’aube d’un scandale sanitaire majeur ? Electrosensibilité, cancers, plusieurs travaux scientifiques démontrent la nocivité des radiofréquences sur la santé. Une étude de l’Inserm confirme  le lien entre l’utilisation intensive du téléphone ­portable et apparition  de tumeurs cérébrales.
Inquiétant.

En France, il y a un an, la loi sur les ondes était adoptée. Un progrès ? Peut-être.  Reste que les décrets d'application n'ont toujours pas été publiés !

Pourquoi cette  frilosité ? Concernant l’implantation d’antennes-relais  soumise à de nouvelles règles, force est de constater que les autorités se hâtent avec lenteur. Ont-elles encore à l'esprit l'étude de André Aurengo, publiée en 2009 ?

Ce membre de l'Académie nationale de Médecine affirmait que réduire l’exposition aux ondes des antennes-relais n’était pas justifié scientifiquement. Le rapport précisait, entre autres,  que les champs électromagnétiques utilisés en téléphonie " n’ont pas d’effet cancérogène ou co-cancérogène, qu'ils  n’ont pas d’effet délétère sur les cellules du système immunitaire" et que  "les travaux conduits depuis 2005 convergent vers une absence d’effet sur la barrière hémato-encéphalique pour des niveaux d’exposition (DAS) allant jusqu’à 6 W/kg. "

Aux États-Unis, les autorités exigent que les téléphones commercialisés aient un niveau de DAS inférieur à 1,6 watts par kilogramme

Rappelons que l’indice DAS est mesuré en Watts par kilo et, selon le décret du 8 octobre 2003, tous les téléphones portables commercialisés en France doivent avoir un indice inférieur à 2 W/kg sur 10 g de tissus .

L'encyclopédie en ligne Wikipédia précise : "L'absorption de champs électromagnétiques entraîne une élévation de température des tissus (effet thermique). Donc, plus le DAS d'un appareil radioélectrique est faible, moins cet appareil a le potentiel d'être dangereux pour la santé car les tissus de l'utilisateur reçoivent moins d'énergie"

L'étude précitée est rassurante maiselle date,  rappelons-le,  de 2009 !

"Il peut survenir une atteinte du système nerveux telle une maladie d’Alzheimer voire une maladie de Parkinson. Il faut que les pouvoirs publics se saisissent de ce problème de santé publique. (Pr Belpomme)

Aujourd'hui, n'en déplaise aux opérateurs de téléphonie mobile qui ont investi plusieurs milliards  d'investissement dans  la 4G, - et ont augmenté, au passage, notre exposition aux ondes de près de 50 %,-  cet impact sanitaire ne relève pas de préoccupations babas-écolos-bobos-réacs.

Ni portable ni wi-fi pour les femmes enceintes

Le professeur Belpomme, cancérologue et membre de l’Association de recherche thérapeutique anti-cancéreuse (Artac) précisait en septembre 2015 : "Il est très important que pendant la grossesse, les femmes n’utilisent pas de téléphone portable, sauf cas d’urgence, et se mettent à l’abri du wifi. Avec les jeunes enfants, il faut éviter de les laisser devant un écran allumé, ne pas utiliser de portable en leur présence et les éloigner des sources wifi. Pour se préserver, on ne téléphone pas non plus dans les transports."

Clair et précis.

Pour diminuer les risques, tout utilisateur de téléphone portable devrait éloigner son téléphone portable de sa tête en utilisant un kit piéton filaire ou en activant le haut-parleur de l'appareil. La nuit, il convient de mettre ce dernier en "mode avion" et toujours à plus de 50 cm de sa tête.  De manière générale, il est toujours préférable de passer ses coups de fil quand la réception est bonne.

Car il s'agit bien d' un problème de santé publique.

2 % à 10 % de la population européenne serait concernée par l'électrosensibilité, cette maladie où le patient souffre de symptômes (maux de tête, vertiges...) qui sont causés et aggravés par des champs ou des ondes électromagnétiques. Et le lien est désormais établi entre tumeur cérébrale et usage intensif du téléphone portable.

Et cela fait quelque temps déjà que les autorités sanitaires ont les cartes en main pour prendre les mesures qui s'imposent.

896 heures de portable : le seuil fatidique

En mai 2014, l'Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM) publiait une étude où l'ambiguïté n'avait guère sa place. Les chercheurs révélaient les résultats d'une recherche initiée en 2004  dans quatre départements (Gironde, Calvados et Manche et Hérault) auprès de 1339 personnes âgés de 59 ans en moyenne. Les chercheurs ont analysé l’association entre l’exposition aux radiofréquences du téléphone mobile et les tumeurs cérébrales. Le résultat est édifiant. Isabelle Baldi, coauteur de ces travaux expliquait : "Nous montrons que l’utilisation massive du téléphone portable, supérieure ou égale à 896h d’appels dans une vie serait associée au développement de tumeurs cérébrales. Chez ces personnes, le risque d’avoir une association positive entre l’utilisation du téléphone et le développement de tumeurs cérébrales est augmentée pour celles qui téléphonent plus de 15h par mois" 

 

Une antenne relais. On en compte 70 000 en France. Il est possible de les localiser  sur le site de l'Agence Nationale des Radiofréquences. (photo Thinkstock)

Grosse émotion publique !  Et l'INSERM de faire rapidement une mise au point pour éviter tout mouvement de panique : "Les auteurs de ces travaux rappellent également qu’une exposition supérieure ou égale à 896h d’appels dans une vie n’est pas équivalente à 15h/mois ni à 30 min par jour. Ce chiffre est une extrapolation qui induit une confusion. Lorsque l’on parle de 30 min par jour, tout le monde se sent concerné parce que cela arrive à tout le monde un jour mais pas tous les jours. Ils soulignent également que le nombre d’appels n’est pas associé aux tumeurs."

Des précisions, malgré tout,  qui ne rassurent guère...

Fin 2015, le nombre d'abonnements mobiles a atteint les 7 milliards. Avec des disparités. Si l'Europe et les Etats Unis ont atteint un taux de pénétration de 100% depuis 2012, celui-ci était de 69% en Afrique fin 2014 et 89% en Asie-Pacifique. Selon un rapport présenté fin décembre par le Boston Consulting Group (BCG) en 2017, sept des dix pays les plus équipés au monde seront en Europe, dépassant même 90% dans les pays scandinaves.

Quelques conseils avec son portable

- Ne pas utiliser de téléphone dans la voiture, qui emprisonne les ondes à l'intérieur du véhicule, provoquant un effet de "cage de Faraday".

- Ne pas  pas utiliser un portable plus de 20 minutes par jour, par séquences de six minutes et en privilégiant TOUJOURS un kit piéton filaire. De même, ne jamais dormir à proximité de son téléphone s'il n'est pas en "mode avion".

- A tout prendre,  pour téléphoner, privilégiez les communications avec le  Wi-Fi,   moins puissant que les ondes émises par les relais des téléphones portable

- Débranchez la nuit le téléphone fixe sans fil la nuit dont la station de base envoie des ondes en continu 24h sur 24

- Ne pas passer de coups de fil dans des zones mal couvertes et préférez les textos aux appels.


- Source : TV5Monde
 
 
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Si votre corps est acide, voici ce que vous devez faire (la vérité cachée sur le cancer que votre médecin ne vous dira jamais !)

Auteur : Laurent Colinet | Editeur : Walt | Lundi, 11 Avr. 2016 - 16h22
 
 

Savez-vous que le pH de votre organisme peut déterminer votre état de santé ? Il est en effet important de retrouver un équilibre lorsque le corps est trop acide, au risque de favoriser l’apparition de maladies sérieuses… Mais comment équilibrer le pH ?

Que faire lorsque votre corps est acide ?

Chaque partie du corps possède son propre pH. La peau, par exemple, a un pH de 5,5, le tube digestif varie entre 1,5 et 7, tandis que la salive est entre 6,5 et 7,4.

Pour contrôler le pH de l’organisme, il faut faire attention à son alimentation. En effet, une consommation excessive de certains aliments comme les viandes, les aliments raffinés, les poissons, le café, l’alcool, etc., peut favoriser l’acidité du corps. Par ailleurs, des facteurs comme le stress, la pollution ou le manque d’activité physique peuvent également affecter le pH de l’organisme. Mais pourquoi est-il si important de maintenir un bon équilibre du pH ?

Lorsque l’équilibre acido-basique est perturbé, les liquides et les tissus de l’organisme sont affectés. Par conséquent, le système immunitaire ne fonctionne pas correctement et peut être affaibli. Lorsque le corps est trop acide, plusieurs symptômes peuvent faire leur apparition comme la fatigue, l’hypertension, les troubles cutanés, les problèmes digestifs, le diabète voire le cancer.

Comment l’acidité peut-elle affecter votre état de santé ?

Le docteur Otto Heinrich Warburg, médecin, biochimiste et physiologiste allemand, avait essayé d’établir un lien entre l’acidité de l’organisme et le cancer. Selon lui, la cause principale du cancer serait liée à une acidité excessive dans l’organisme. Lorsque l’organisme est trop acide, les cellules manquent d’oxygène, or les cellules cancéreuses sont anaérobies, c’est-à-dire qu’elles ne peuvent pas survivre dans un milieu riche en oxygène.

En d’autres termes, lorsque les cellules du corps sont acides, l’oxygène est moins présent, ce qui constitue un climat parfait pour la multiplication des cellules cancéreuses. Dr Warburg explique : « toutes les cellules normales ont besoin d’oxygène pour respirer. Cependant, les cellules cancéreuses peuvent vivre sans oxygène. Priver une cellule de 35% de son oxygène pendant 48h peut rapidement la transformer en cellule cancéreuse ».

Dr Warburg estime que le pH normal du corps doit être aux environs de 7,365. Il a également découvert que les cellules cancéreuses pouvaient prospérer dans un milieu au pH inférieur à 6,0.

Suite à cette importante découverte, Dr Warburg a été lauréat du Prix Nobel en 1931.

Outre le cancer, le médecin a également mentionné que cette acidité pouvait favoriser la multiplication des bactéries et causer plusieurs troubles comme le diabète, l’ostéoporose ou encore les troubles cardiovasculaires.

Par conséquent, il est important de rétablir le pH de l’organisme. Voici une recette alcalinisante pour rééquilibrer un pH trop acide.

Recette maison pour rééquilibrer un pH trop acide

Ingrédients :

– 1/3 de cuillère à café de bicarbonate de soude

– 2 cuillères à soupe de jus de citron frais ou de vinaigre de cidre

Préparation :

Mélangez les ingrédients dans un petit bol, puis versez le mélange dans un verre contenant 230 ml d’eau. Buvez d’un seul coup. Cette astuce naturelle vous aidera à neutraliser le pH de l’organisme grâce à son action alcalinisante.

Comment cette combinaison agira-t-elle sur l’organisme ?

À la base, le bicarbonate de soude et le vinaigre/citron ont des pH opposés, le premier est alcalin et les deuxièmes sont acides, cette boisson est donc sans risques pour votre santé. Ne vous fiez pas au goût acide de ce mélange ; tous ses ingrédients deviennent alcalins dans le corps, une fois métabolisés… Cette boisson est riche en vitamines (A, B, C), en minéraux (fer, zinc, phosphore, potassium, calcium, etc.) et en antioxydants qui renforcent le système immunitaire et préviennent les maladies. Voici les bienfaits de cette boisson :

- Éliminer les toxines

- Nettoyer les vaisseaux sanguins et les voies urinaires grâce à sa teneur en antioxydants

- Améliorer la digestion

- Réduire le taux de cholestérol

- Améliorer l’état de la peau et des cheveux


- Source : Santé+
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Télévision québécoise

Ras le bol des émissions de vedettes!

8 avril 2016 | Roméo Bouchard - Saint-Germain-de-Kamourasla |Télévision

 
Photo: Radio-CanadaRené Lévesque alors qu’il animait l’émission «Point de mire», sur les ondes de Radio-Canada.

J'accuse les médias de sombrer dans le divertissement futile et le vedettariat. Ce n’est plus seulement une tendance, c’est devenu une calamité, une politique délibérée de désinformation, un détournement de démocratie, une autre stratégie de l’offensive des riches pour s’enrichir sans avoir les citoyens dans les jambes. La formule est vieille comme le monde : régner tranquillement, en offrant du pain et des jeux au petit peuple.

 

La plupart des émissions de télévision et même de radio, à part peut-être les bulletins d’information bien-pensants qu’on nous repasse en boucle du matin au soir, sont conçues désormais non plus en fonction de leur utilité ou de leur intérêt public, mais en fonction de leur coût et de leur rentabilité en cotes d’écoute, et donc, en publicité. Pour ce faire, on a recours aux artistes, humoristes et cuisiniers les plus populaires, et donc les plus « payants », on potine sur leur vie et leur travail, on les fait participer à des séances de jeux et de farces de plus en plus grossières et insignifiantes. Ça donne des émissions banales, animées par des vedettes, qui invitent d’autres artistes et humoristes et se parlent entre eux, et souvent tous ensemble, de tout et de rien.

 

Même des émissions qui avaient à l’origine un contenu ouvert, comme Tout le monde en parle, Pénélope, Les enfants de la télé, etc., sont atteintes de ce virus du divertissement à tout prix. Au retour de Pénélope, qui était à l’origine une émission de divertissement léger d’été, nous avons eu droit ces jours-ci à la couleur du rouge à lèvres de Véro, aux secrets du gazon de Charles Lafortune, aux choix de chemise d’Alex Perron, aux « bitchages » de Jean-Sébastien Girard et de Jean-René Dufort, et rien d’autre.

 

Le Québec, c’est plus que ce circuit fermé des artistes, des humoristes et des cuisiniers connus. Si brillants soient-ils, ils sont surexposés et finissent par n’avoir plus grand-chose à dire, si ce n’est figurer pour les cachets. Les pièces de théâtre, les spectacles, les entrevues d’auteurs ou de penseurs, le monde ordinaire, tout est disparu des écrans. Il n’y a plus que des vedettes.

 

Offre différente

 

Il y a pourtant des gens partout au Québec, même hors de Montréal, qui publient des livres remarquables, pas juste aux éditions de La Presse ou de Québecor, mais à Écosociété, à Lux, à Septentrion, à Atelier 10, aux Trois-Pistoles ; il y a des gens qui font, qui inventent des choses étonnantes et créent des projets magnifiques ; il y a des gens qui luttent pour sauver leur travail, leur village, leur vie, leur environnement ; il y a des gens qui ont des choses à dire et qui n’ont jamais accès aux médias nationaux ; il y a des drames humains et sociaux dont on ne parle jamais. La vision du Québec et du monde que projettent ces médias est de plus en plus hors de la réalité. C’est un détournement de conscience, de fonds et de moyens lourds de conséquences. On est loin des leçons de politique de René Lévesque à Point de mire, des grandes entrevues de Fernand Séguin au Sel de la semaine, des grands questionnaires de Raymond Charette à Tous pour un, des télé-théâtres de Marcel Dubé aux Beaux dimanches, des émissions dont on se souvient encore cinquante ans plus tard.

 

Pour les gens de Montréal, pour la jeune génération surtout, c’est peut-être un moindre mal, car la télévision généraliste et la télévision en général sont de plus en plus remplacées par diverses plateformes numériques et par le foisonnement culturel et politique de la grande ville. Mais pour les plus âgés et pour les gens des régions éloignées, ces options ne sont guère accessibles, et les gens y sont captifs de ce lavage de cerveau abrutissant et aliénant.

 

Les médias d’information ont une grande responsabilité : ils sont un outil essentiel pour une vie démocratique en santé. Présentement, ils sont devenus une drogue empoisonnée qui nous détourne de notre réalité et nous enferme dans l’insignifiance et l’inaction. Quelqu’un pourrait-il dire aux responsables que nous en avons ras le bol de ces émissions de vedettes médiocres et mercantiles ?

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Les empreintes digitales des Rothschild et de la Couronne (City de Londres) sont partout sur ces Panama Papers

Auteur : Dean Henderson | Editeur : Walt | Samedi, 09 Avr. 2016 - 11h32
 
 

La publication cette semaine de bribes des Panama Papers par l’ International Consortium of Investigative Journalists (ICIJ) a déclenché une tempête géopolitique. La fuite unique de 2,6 teraoctets de documents de la firme légale panaméenne Mossack Fonseca contient plus de 11 millions d’archives impliquant l’évasion fiscale et le blanchiment d’argent de la drogue de ses clients.

Alors que les médias de la pressetituée ont utilisé des informations pour attaquer des ennemis politiques du cartel banquier international emmené par la famille Rothschild, comme le président russe Poutine, le leader assassiné Mouammar Kadhafi (aucun des deux n’étant directement cités dans les documents), le président chinois Xi Ping et le premier ministre islandais qui a mis ses banksters au trou, Sigmundur Davio Gunnlaugsson, la clientèle bien plus intéressante et croustillante a quant à elle bien entendu, volé sous le radar des merdias pressetitués.

Cela inclut le président du Pakistan Mawaz Sharif, le prince saoudien Salman, le président Khalifa bin Zayed al Nahyan des Emirats Arabes Unis, le président ukrainien Petro Porochenko, l’ex-émir du Qatar Hamad bin Khalifa al thani et les anciens ou actuels premiers ministres d’Irak, de Moldavie, de Georgie, d’Ukraine, de Jordanie, du Qatar, tous sans exception des marionnettes des banksters de la City de Londres menés par Rothschild.

Feu le père de David Cameraon fut aussi cité.

Le Panama a été historiquement bien utilisé par la haute finance internationale et leurs gendarmes des services de renseignement occidentaux, comme un centre nerveux où le fric illicite des trafics d’armes, de drogues, de pétrole et de traite humaine est lavé plus blanc et en sort en beaux billets verts tout propre. Le Mossad israélien (qui rime avec Mossack) a une très grande présence dans ce marigot tandis que le dollar US est de manière très convéniente, la monnaie officielle du Panama.

Mossack Fonseca fut fondée en 1986 par le diplômé de la London School of Economics, Ramon Fonseca et Jürgen Mossack, né en Allemagne, qui passa du temps à travailler dans les cercles banquiers londoniens.

Le père de Mossack était un membre de la Waffen SS hitlérienne qui s’est enfui au Panama, d’où il proposa plus tard d’espionner Cuba pour la CIA. Jusqu’à récemment Fonseca a été le premier conseiller du président panaméen Juan Carlos Varela.

Mossack a servi avec Conarex, la branche panaméenne du Royal Institute of International Affairs (RIIA) de la couronne de 2009 à 2014. La branche américaine du RIIA est le… Council on Foreign Relations ou CFR…

Tous deux sont membres de l’élite blanche panaméenne qui a historiquement servi les intérêts de de la Couronne Britannique/Rothschild (City de Londres).

La présence notoire de monarques du Golfe et des fascistes ukrainiens dans les Panama Papers n’est détournée que par des noms encore plus intéressants des 10 top banques intermédiaires avec lesquelles Mossack Fonseca a travaillé pour mettre en place tous ces comptes offshore de l’ombre.

Les 10 banques qui ont facilité ce réseau criminel sont comme suit:

1) Experta Corporate & Trust Services, Une entité financière basée au Luxembourg qui a émergé en 2002 de la Banque Internationale du Luxembourg SA. Le Luxembourg est connu pour être un endroit où même les banquiers suisses planquent leur pognon tant ses lois sur la transparence financière sont parmi les plus opaques au monde.

2) La Banque J. Safra Sarasin Luxembourg S.A. La famille Safra fait partie d’une longue lignée de Libanais sionistes proche d’Henry Kissinger. Ils sont les propriétaires de la laverie de fric sale appelée American Express.

3) Credit Suisse channel Islands Ltd, qui a financé le pillage de la Russie en 1998 (NdT: les années Eltsine et des oligarques russes avant que Poutine ne fasse le grand ménage…) et que certains ont listé comme étant une des sources principales du financement de L’EIIL/Daesh

4) Hong Kong Shanghaï Bank Corporation, banque privée HSBC (Monaco) SA

HSBC (NdT: banque britannique qui sa fortune avec les deux guerres de l’opium en Chine…), la banque la plus sale du monde:

HSBC: The World’s Dirtiest Bank

5) HSBC Private Bank (Suisse) S.A.

6) UBS AG (Union des Banques Suisses), la banque qui acheta la tristement célèbre firme américaine Enron pour 0$ aux enchères après son naufrage, ses dossiers criminels ont été détruits lorsque le building no7 du WTC (le 3ème building effondré le 11 septembre 2001) fut démoli de manière contrôlé le 11 septembre 2001.

7) Coutts & Co. Trustees (Jersey) Ltd., qui est l’entité financière officielle gérant l’immense fortune de la Maison Winsor (reine Elisabeth II d’Angleterre)

8) La SOCIÉTÉ GÉNÉRALE Bank & Trust Luxembourg, une branche contrôlée par les Rothschild du géant banquier français, une des plus grosses banques au monde.

9) La Landsbanki Luxembourg S.A., liquidée en 1993, laissant ses dépositaires sans méfiance dans la mouise et impliquant les connexions de la mafia luxembourgeoise des régulateurs financiers.

10) La Rothschild Trust Guernsey Ltd.

[…]

Traduit par Résistance 71

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« Panama Papers »: Un coup monté par les globalistes

Auteur : Boulevard Voltaire | Editeur : Stanislas | Mercredi, 06 Avr. 2016 - 13h34
 
 

D’abord, je n’y prête qu’une oreille distraite. Lorsque j’entends que l’affaire commence par un « lanceur anonyme d’alertes », ma première réflexion est : « Que c’est bizarre. Généralement, les lanceurs d’alertes ne cachent jamais leurs noms. » Puis, cris et chuchotements, indignations globalisées, les cris d’orfraies sont de sortie ! C’est à laSüddeutsche Zeitung que « l’anonyme » s’est adressé. Je souligne que ce quotidien fait partie d’un mastodonte médiatique allemand, Süddeutscher Verlag, dont les tentacules s’étendent à la Suisse, en passant par l’Autriche, pour se déployer dans toute l’Europe centrale et de l’Est… Il n’y a pas de hasard.

Les documents dévoilés sont en provenance d’une firme panaméenne, Mossack Fonseca, et dénoncent un grand nombre de personnalités célèbres comme fraudeurs fiscaux. On nous raconte que des centaines de journalistes de tous les pays auraient collaboré à l’étude de ces documents, tout cela sous l’égide d’une association américaine « bien propre sur elle », la ICIJ – The International Consortium of Investigative Journalists. Et pour nous faire gober l’importance de l’histoire, on nous chante qu’il faudrait trente ans pour « éplucher » tous ces documents…

Ce qui m’a fait dresser l’oreille sont les « unes » de ces journaux. Vous l’aurez remarqué comme moi, le portrait du président Poutine est partout. Une aubaine pour tous les poutinophobes mondialisés ! Il est dans le coup ! On vous l’avait bien dit que ce mec est infréquentable ! Pensez : grâce à lui, l’armée de Bachar a pu reprendre Palmyre. La goutte qui fait déborder le vase de Washington ! Le doute commence à m’envahir. Animée par ma bienveillance connue pour le président des Russes, je me pose la question : mais qui est donc derrière toute cette affaire ?

Pour moi, cela ressemble à une « false flag attack », comme disent les Américains pour désigner une attaque sous fausse bannière. Des coups montés par des gouvernements pour couvrir des actions peu avouables, mais pour lesquelles une « couverture » est indispensable pour persuader l’opinion publique. Souvenez-vous de la fiole de Colin Powell à l’ONU, destinée à convaincre la communauté internationale à accepter l’entrée en guerre en Irak.

Les « Panama Papers » ont pour moi la même odeur nauséabonde ; sinon, pourquoi cette abondance de « unes » avec le portrait de Poutine ? Par la même occasion, d’autres personnalités seront jetées en pâture, pour dissimuler la vraie cible…

Trois Russes sont nommés comme étant proches du président Poutine : les frères Arkady et Boris Rotenberg, des amis d’enfance, et Serguey Rodulgin, désigné comme proche. Vladimir Poutine a bon goût. Serguey Rodulgin est violoncelliste. Les poutinophobes font vite le rapprochement. Certains imprudents haineux déclarent que Poutine est corrompu, d’autres procèdent par insinuations. Pourquoi ne pas impliquer Hollande, aussi ? Après tout, son ministre « chouchou » d’autrefois, Cahuzac, est aussi désigné ! Hollande a bien côtoyé Platini, non ? Ne serait-ce que dans un stade ! L’on dira qu’il a moins de goût que son homologue russe… Mais non, c’est Poutine qu’il faut abattre médiatiquement pour influer sur les prochaines élections en Russie.

Alors, qui finance tout ce bazar ? Grand prince, l’association déclare que son travail est gratuit… Je scrute le site de l’association qui regroupe tout ce monde de « journalistes d’investigation » et je ne tarde pas à trouver sous la rubrique « Our Supporters » l’un de leurs bienfaiteurs et non des moindres… Il s’agit du OCCRP, soit « The Organized Crime and Corruption Reporting Project », qui se veut un réseau de journalistes d’investigation à travers l’Europe de l’Est et l’Asie centrale. D’où le rapprochement avec la Süddeutsche Zeitung. Et c’est l’OCCRP qui finance le ICIJ, qui fédère tous ces journalistes à travers le monde.

Et qui finance cette « false flag attack » appelée « Panama Papers » ? La Open Society Foundation du bienfaiteur de l’humanité, grand promoteur du NOM (Nouvel ordre mondial), monsieur George Soros.

Soros hait Poutine qui annonce un monde multipolaire, tout autant qu’il hait Trump, le nationaliste populiste. Tous deux sont les empêcheurs de tourner en rond dans la réalisation des ambitions Soros à mettre en place son NOM.

Cerise sur le gâteau qu’avait déjà divulguée Bloomberg en janvier 2016, le pays offshore financier le plus important au monde est les États-Unis d’Amérique…

En septembre 2015, le directeur général de la « law firm » Rothschild & Co., Andrew Penney, raconte pour Bloomberg comment les riches peuvent éviter de payer des impôts. Son message est clair : « Vous pouvez aider vos clients à transférer leur fortune aux États-Unis en toute sécurité, “tax free” et à l’abri de leurs gouvernements. Certains nous appellent déjà la “nouvelle Suisse”. »

La boucle de la corruption globalisée est bouclée. Qu’est-ce que le Panama face à l’empire « intouchable » ? D’où l’absence de noms américains dans l’affaire du « Panama Papers ». Mais qu’attendent les journalistes du Monde pour nous expliquer tout cela ?


- Source : Boulevard Voltaire
 
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Une tribu amazonienne crée une encyclopédie de médecine traditionnelle

 
 
 
 

Une tribu amazonienne, les Matsés, créent une encyclopédie de médecine traditionnelle de 500 pages, basée sur les connaissances des chamans. L’objectif est de préserver les savoirs ancestraux des communautés amazoniennes.

La forêt amazonienne est une grande source de richesses et de convoitises. Outre le bois, elle recèle également des minérais précieux qui justifient son exploitation. Toutefois, la principale richesse de l’Amazonie reste sa biodiversité unique.

Cette forêt abrite par exemple 10 % des espèces animales totales de la planète. Sa richesse est aussi végétale puisqu’elle recèlerait 390 milliards de végétaux. Parmi ces arbres et ces plantes, de nombreux possèdent des vertus médicinales. Or, bien que l’on continue à découvrir chaque jour de nouvelles vertus aux plantes, la forêt ne cesse de perdre du terrain.

Au-delà de la biodiversité, ce sont donc aussi de précieuses ressources médicinales qui disparaissent avec la déforestation.


© Filipe Frazao / Shutterstock.com – La forêt amazonienne

Cependant, les sorciers et les chamans des tribus amérindiennes sont les détenteurs de précieux savoirs. Grâce à leurs connaissances héritées depuis des millénaires, ils peuvent identifier bien des plantes, savent lesquelles choisir pour soigner les maladies et comment les utiliser.

Une encyclopédie de médecine traditionnelle de 500 pages

La tribu Matsé vit dans la forêt amazonienne, entre le Pérou et le Brésil. Elle a récemment perdu l’un de ses plus anciens représentants, avant qu’il n’ait pu transmettre son savoir. Suite à ce drame, les Matsés ont décidé de réagir et de créer la première encyclopédie de médecine traditionnelle amérindienne jamais écrite.

Cinq chamans ont participé à l’élaboration de ce recueil de 500 pages, classé par noms de maladies, listant les plantes à utiliser et les façons de s’en servir. Ils ont été aidés dans cette tâche par l’association Acaté, qui lutte pour la sauvegarde des peuples indigènes. Son président, Christopher Herndon, a proclamé sur le site de Mongabay :

« L’encyclopédie est écrite du point de vue des chamans et par eux-mêmes. Ils décrivent comment les animaux sont connectés à l’histoire naturelle des plantes et des maladies. C’est une vraie encyclopédie chamanique, complètement éditée par les chamans. C’est une première en son genre ».

Une encyclopédie uniquement en langue Matsé

L’encyclopédie est publiée uniquement dans la langue du peuple matsé, afin d’éviter tout pillage ou biopiraterie par des industries pharmaceutiques. Les savoirs restent donc uniquement dans la communauté Matsé. Pour eux, il s’agit d’une question de survie : la communauté est en train de disparaître, rongée par des maux occidentaux comme le diabète ou l’alcoolisme.

Les médicaments occidentaux sont trop chers et difficiles à se procurer pour ces populations. C’est pourquoi il est nécessaire pour eux de s’orienter vers les savoirs ancestraux afin de se soigner.

La transmission des savoirs ancestraux

La rédaction de cette encyclopédie a permis aux jeunes générations de mesurer l’importance de la culture de leurs ancêtres. Désormais, des ateliers sont mis en place pour que les plus jeunes apprennent les connaissances en médecine traditionnelle auprès des plus âgés.


© Ammit Jack / Shutterstock.com – Cérémonie chamanique

Les apprentis suivent les chamans en forêt pour reconnaître les plantes nécessaires aux remèdes, et ses cultures de plantes médicinales naissent autour des communautés dans des programmes d’agro-foresterie.

« L’emplacement de la forêt est également idéal pour les Matsés car elle ne se trouve qu’à 10-15 minutes de leur village. Si un enfant est malade, c’est tellement plus pratique que de faire quatre heures de trajet pour trouver un remède », précise Christopher Herndon d’Acaté.

Les richesses naturelles de l’Amazonie

La création de cette encyclopédie est donc un bon moyen de sauvegarder les savoirs traditionnels, tout en les maintenant au sein des communautés. Il s’agit également d’un moyen de sensibilisation aux richesses de la forêt amazonienne et aux bienfaits de ses plantes sur la santé. En effet, si l’on connaît le guarana, la noix du Brésil ou l’urucum, combien de plantes miracles restent encore inconnues et à protéger ?


- Source : conso Globe