Association des Gens du secteur Grand-Mère
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“Nuit debout” : fin du capitalisme ou simple nuit blanche ?

Auteur : Courrier International | Editeur : Walt | Lundi, 04 Avr. 2016 - 14h57
 
 

Depuis jeudi 31 mars, des centaines de jeunes campent la nuit sur la place de la République à Paris. La presse internationale compare ce mouvement à celui qui a touché l’Espagne en 2011.

Pour la troisième nuit consécutive, celle de samedi 2 avril au dimanche 3, des centaines de Parisiens, principalement des jeunes, ont occupé la place de la République avant d’être évacués au petit matin par la police. Leur mot d’ordre, largement relayé par les réseaux sociaux : « Nuit debout ».

« Nombre de participants y voient l’amorce d’un phénomène informel comme celui des Indignés espagnols apparu en 2011 à Madrid pour dénoncer [notamment] l’austérité et la corruption », écrit le quotidien suisse Le Temps qui qualifie ce mouvement de « Creuset de la fatigue française ».

« La France aussi est indignée », titre de son côté le site web du quotidien espagnol El Mundo, qui voit dans ce mouvement une « lutte contre le capitalisme ».

Selon le quotidien espagnol El País, « les jeunes ont monté des tentes pour se protéger du froid et de la pluie. Ils ont répondu à l’appel de plusieurs mouvements associatifs qui se situent à la marge des partis politiques et des syndicats ». Même si tout a commencé à la suite de la manifestation de jeudi contre la Loi Travail.

Mais si “certains sont venus pour protester contre la loi sur le travail, poursuit Le Temps, d’autres accusent le gouvernement de se livrer à des ‘dérives sécuritaires’ dans la foulée des attentats djihadistes qui ont frappé Paris. D’autres encore dénoncent des ‘violences policières’ survenues pendant certains rassemblements contre la loi sur le travail.”

La maire de Paris, Anne Hidalgo, a signalé que la municipalité ne permettra pas qu’un lieu tel que la place de la République “soit utilisé pour des concentrations permanentes”, termine El País.

 
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Le FMI prépare la mise en faillite de la Grèce pour juin 2016

Auteur : Sputnik (Russie) | Editeur : Walt | Lundi, 04 Avr. 2016 - 10h16
 
 

C’est une révélation assez explosive que vient de nous sortir WikiLeaks.

Il s’agit ni plus ni moins que de la retranscription d’une conversation téléphonique entre les membres du FMI autour du dossier grec.

Ces derniers envisagent de “créer” de toutes pièces une crise paroxystique pour obliger l’Europe et en particulier les Allemands à se décider une fois au pied du mur en quittant brutalement la “Troïka”, ce qui reviendrait à mettre par terre tous les plans d’aide à la Grèce et à acter donc sa faillite…

À moins évidemment que l’Europe ne vole au secours des Grecs, surtout si cela intervenait au moment même où les Anglais doivent voter pour rester ou partir de l’Europe.

C’est vilain, c’est tordu à souhait et cela porte le nom de “stratégie du choc” comme l’a si bien décrit Naomi Klein. Il s’agit de créer de toutes pièces une crise et un problème.

Voilà le monde dans lequel nous évoluons. Vous avez, à la toute fin de cet article, la source de l’article de WikiLeaks avec l’ensemble des éléments (en anglais).

Objectif? Une faillite de la Grèce fin juin 2016! Charles SANNAT

Le directeur du Département Europe du FMI, Poul Thomsen, et la chef de la mission du FMI pour la Grèce, Delia Velkouleskou, ont pris part à une téléconférence consacrée au sort de la Grèce et au référendum britannique.

Le site de Julian Assange, WikiLeaks, a mis en ligne samedi un extrait de la téléconférence qui avait eu lieu le 19 mars entre deux représentants du Fonds monétaire international (FMI). Le Fonds estime que le possible défaut de paiement de la Grèce pourrait coïncider avec le référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l'UE (Brexit).

On apprend de cette conversation publiée par WikiLeaks que le FMI envisage d'annoncer à l'Allemagne son intention de quitter la troïka des créanciers d'Athènes s'il n'arrive pas à s'entendre avec la Commission européenne sur la dette grecque.

"Ce serait une catastrophe", a réagi Delia Velkouleskou.

Selon Poul Thomsen, le risque d'une catastrophe financière imminente serait nécessaire pour forcer les acteurs européens à "prendre une décision". Cependant, estiment les responsables du FMI, le processus de prise de décision en Europe pourrait être paralysé par le référendum prévu pour fin juin au Royaume-Uni.

D'après M.Thomsen, l'absence de décision concernant la Grèce hâtera la faillite de cette dernière, mais l'éventualité d'un Brexit empêchera les autorités européennes d'adopter cette décision.

Source Wikileaks ici


- Source : Sputnik (Russie)
 
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La ministre de l’Education nationale, invitée de marque d’un colloque de la franc-maçonnerie

Auteur : RT (Russie) | Editeur : Walt | Samedi, 02 Avr. 2016 - 20h10
 

La rencontre organisée samedi à Paris par la Grande Loge et la Grande Loge Féminine de France bénéficiera de la présence de Najat Vallaud-Belkacem, qui s’était dite consciente de «ce que la République et l’Ecole doivent à la franc-maçonnerie».

C’est sur le thème de la jeunesse que se déroulera un colloque au Palais Brongniart de Paris ce samedi, au cours duquel trois tables rondes s’enchaîneront durant toute la journée.

Plusieurs personnalités du champ médiatique, telles qu’André Manoukian, musicien et membre du jury de l’émission de variété La Nouvelle star, ou Dounia Bouzar, anthropologue, seront présentes.

Mais la vraie invitée de marque de l'événement est surtout la ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Najat Vallaud-Belkacem, qui tiendra le discours d’introduction vers 10 heures.

Lors du dîner annuel de la Grande Loge de France auquel elle avait participé le 26 septembre 2015, elle avait assuré les organisateurs du colloque de son «soutien et [s]on parrainage», laissant présager sa participation.

Elle s’y était montrée assez élogieuse à l’égard de l’obédience en déclarant notamment qu’elle était consciente de «ce que la République et l’Ecole doivent à la franc-maçonnerie depuis deux siècles».


- Source : RT (Russie)
 
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Pourquoi Russie et Chine achètent de l’or à la tonne ?

Auteur : F. William Engdahl | Editeur : Walt | Jeudi, 31 Mars 2016 - 14h37
 
 

L’or est de tous les métaux rares l’un des plus fascinants. À travers toute l’histoire, depuis six mille ans, époque où les tombes des pharaons égyptiens en étaient remplies pour accompagner les morts dans leur voyage, une valeur spéciale, parfois sacrée ou spirituelle, lui a été accordée. En temps de crise financière mondiale, comme dans les années 1930, quand la monnaie papier perd de la valeur, l’or est préféré par les banques centrales et les citoyens ordinaires en tant que réserve de valeur. Nous approchons un autre de ces moments où la dette de papier accumulée du système monétaire déprécie la valeur du dollar papier. Ce qui est très important dans ce contexte, c’est de voir que les banques centrales achètent tout l’or qu’elles peuvent trouver.

Le dollar n’est plus soutenu par l’or de nos jours. Il en est ainsi depuis août 1971, date où Nixon abrogea unilatéralement le Traité de 1944 de Bretton Woods, et supprima l’adossement statutaire du dollar à l’or, pour qu’il flotte librement. Il le fit à l’insistance du sous-secrétaire au Trésor d’alors, Paul Volcker, et de son patron, David Rockefeller de la banque Chase Manhattan. Prenant cette mesure désespérée, Nixon prétexta simplement que les réserves d’or des coffres-forts de la Réserve fédérale disparaissaient, car, comme l’autorisaient les règles de Bretton Woods, la France, l’Allemagne et les autres partenaires commerciaux des États-Unis exigeaient de l’or en échange des dollars accumulés par leur commerce.

Depuis 1971, les dollars fiduciaires en circulation dans le monde se sont multipliés sans limite, sans qu’ils n’aient d’autre soutien qu’une fiction soigneusement entretenue, selon laquelle la Fed a encore dans ses profondes chambres fortes la plus grande réserve d’or du monde, alléguée dépasser 8000 tonnes par la Fed. C’est la cause de la grande inflation de l’économie mondiale subie ces quarante-cinq dernières années, les dollars en circulation s’étant multipliés de façon exponentielle, d’environ 2500% depuis 1970. La confiance en la tenue du dollar, qui reste toujours la monnaie de réserve mondiale, a été entretenue par Washington grâce à divers trucs et tromperies.

Après le choc pétrolier d’octobre 1973, le Secrétaire d’État Henry Kissinger parla de « pétrodollar ». La valeur du dollar n’étant plus adossée à l’or, mais au pétrole, au pétrole de tout le monde. Comme je l’ai détaillé dans Gods of Money, le prix du pétrole avait été manipulé par Kissinger et d’autres en 1973. Du fait de son envolée de 400% en quelques mois, l’Allemagne, la France, l’Amérique latine et une grande partie du monde, durent acheter des dollars. En 1975, quand l’Allemagne, le Japon et d’autres pays essayèrent de payer le pétrole de l’OPEP avec leurs propres monnaies nationales, Washington fit aussi en sorte que les pays de l’OPEP et la Saoudie n’acceptent que du dollar en échange de leur or noir.

Le prix du pétrole en dollar s’est effondré depuis septembre 2014 dans le monde. Passant de 103 dollars le baril à près de 30 dollars aujourd’hui. Soit une baisse de 70% de la demande de dollars pour la plus importante matière première mondiale.

Dans ce contexte politique et financier, les banques centrales russe et chinoise achètent de l’or pour leurs réserves à un rythme enfiévré. En plus de cela, la Banque populaire de Chine a annoncé dernièrement qu’elle abandonnait l’arrimage (peg) au dollar US, et se diversifier dans un panier de devises portées par l’euro. Or, les mesures prises à l’égard de l’or par les banques centrales de Russie et de Chine, sont bien plus stratégiques.

La Russie achète de l’or à foison

Au cours de l’année écoulée, pendant que tous les yeux étaient braqués sur le prix du pétrole et du rouble par rapport au dollar, la Banque centrale de Russie achetait discrètement d’énormes volumes d’or. En janvier 2016, d’après les dernières données disponibles, la Banque centrale de Russie à de nouveau acheté 22 tonnes d’or, pour environ 800 millions de dollars au cours actuel, cela au milieu des sanctions financières imposées par les États-Unis et l’UE, et les prix bas du pétrole. C’était le onzième mois d’affilé que la Russie achetait de grandes quantités d’or. En 2015, la Russie a ajouté un record de 208 tonnes d’or à ses réserves, par rapport aux 172 tonnes de 2014. Selon le World Gold Council de Londres, avec maintenant 1437 tonnes d’or dans ses réserves, la Russie en est la sixième nation plus grande détentrice. Seules les banques centrales des États-Unis, d’Allemagne, d’Italie, de France et de Chine possèdent un plus grand tonnage d’or dans leurs réserves.

Il est à noter aussi qu’en vendant son portefeuille de dette du Trésor US pour acheter de l’or, la banque centrale russe se dédollarise de facto. Une démarche sensée, car le dollar mène de facto une guerre des devises contre le rouble. Comme en décembre 2015 la Russie détenait pour 92 milliards de dollars d’obligations du Trésor US, elles ont été réduites depuis les 132 milliards de dollars de janvier 2014.

Plus significatif, après que Mme Elvira Nabiullina, gouverneur de la Banque centrale russe, a déclaré en mai 2015 qu’elle ne voyait pas la nécessité d’acheter toute la production d’or nationale, puisque les besoins en or de la banque pouvaient être facilement satisfaits sur le marché libre international – recette qui drainerait les réserves en roubles –, il y a apparemment eu volte-face. La Banque centrale de Russie achète désormais toute la production d’or russe. Seulement après avoir rempli les objectifs mensuels, Nabiullina importe de l’or. Elle a récemment déclaré : « Nous pensons que c’est nécessaire pour créer un matelas financier supplémentaire, afin que l’État puisse faire face aux aléas externes. »

Ceci est très important car la Russie – dont les réserves d’or de la banque centrale ont été pillées au cours des années Eltsine, au début des années 1990 – s’est développée jusqu’à devenir le deuxième plus grand producteur d’or du monde après la Chine. C’est un grand soutien pour son industrie aurifère et le rouble.

Chine et Kazakhstan de même

Des volumes d’or légèrement plus petits ont seulement été achetés par la Chine au cours des mois passés. Et un ajout mensuel significatif à sa réserve d’or a aussi été fait par le Kazakhstan. Depuis les quarante derniers mois, le Kazakhstan renforce les réserves d’or de sa banque centrale. Le Kazakhstan et la Russie sont membres de l’Union Economique Eurasienne, avec la Biélorussie, l’Arménie et le Kirghizistan. La Biélorussie a aussi consolidé ses réserves de lingots.

Ayant encore acheté 17 tonnes d’or en janvier, la Chine achètera au total encore 215 tonnes cette année, un volume à peu près égal à celui de la Russie. La Chine a ajouté 101 tonnes d’or à ses réserves entre août et janvier 2016. Les achats annuels de plus de 200 tonnes de la Banque Populaire de Chine, dépasseraient intégralement les avoirs d’or de tous les pays, sauf d’une vingtaine environ, selon le World Gold Council. D’après les données de la Banque populaire de Chine révélées en juillet 2015, depuis 2009, l’or de ses réserves bancaires s’est apprécié de 57%. Les observateurs du marché pensent même que la quantité d’or dans les coffres de la banque centrale de Chine est, par stratégie politique, extrêmement sous-estimée, afin que la sonnette d’alarme ne tinte pas trop fort à Washington et à Londres.

Le Kirghizistan, la Russie et la Chine sont aussi membres de l’Organisation de Coopération de Shanghai. Ces pays eurasiens font tous partie de l’énorme projet chinois appelé parfois Nouvelle économie de la Route de la Soie, qui vise à entrelacer toute l’Eurasie de réseaux ferroviaires à grande vitesse et à développer de nouveaux grands ports dans la région et ainsi changer la carte économique de l’Eurasie. L’année dernière, la Chine a annoncé qu’elle élaborerait la carte des lignes ferroviaires de la Route de la Soie de façon à permettre à l’Asie centrale et aux réserves [mines ?] d’or russes, qui manquent actuellement d’infrastructure pour se développer, de devenir économiquement intéressantes pour ces pays.

Les devises de Russie, de Chine et des autres pays eurasiens se préparent à devenir « aussi bonnes que l’or », selon l’étiquette collée au dollar US il y a douze lustres. Le fait que la Russie ait aussi un rapport de dette au PIB extrêmement bas d’environ 18%, comparé aux 103% des États-Unis, aux 94% des membres de l’UE en eurozone, et aux plus de 200% du Japon, est une chose qu’ignorent commodément les agences de notation de l’Ouest engagées dans la guerre financière du Trésor US contre la Fédération de Russie. La Russie a une économie de loin plus saine que la plupart des pays de l’Ouest qui la disent en faillite.


Traduction Petrus Lombard

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Gilles Proulx GILLES PROULX Fumée bleu Marine !!

de vrai lâche devant la vérité

Quand le roi du pot, Don Brière, s’amène en ville, on tâche de bien l’accueillir. Mais si c’est Marine Le Pen qui se pointe, nous nous hâtons de la lapider ou de la fuir comme une lépreuse. Nous avons moins peur de la drogue que des idées.

Marine Le Pen vient débattre d’idées. Ça fait peur.

Elle est venue nous dire de cesser d’être des «tatas», mais nous ne l’écoutons pas parce que nous sommes effectivement une belle bande de tatas.

Terrorisme à Montréal

Ce qui est arrivé à Paris et à Bruxelles va arriver tôt ou tard à Montréal. Nous tolérons l’islamisme radical, alors nous subirons sa méde­cine.

Nous avons des islamistes qui se nourrissent de la même propagande qu’en Europe et, au sein de nos élites, notamment radio-canadiennes, la même complaisance, la même complicité.

Ce sera quoi? Un mitraillage des terrasses de la rue Saint-Denis? Une bombe dans un wagon de métro à l’heure de pointe?

C’est cela que Marine Le Pen est venue nous dire, mais nous préférons fumer le pot de M. Brière.

Stigmatisation

Quant au bon docteur qui dirige le parti préféré des kleptocrates, qui s’est enrichi en travaillant en Arabie saoudite où les femmes sont traitées en inférieures et qui posait avec son ami Arthur Porter, il aurait peur de ternir sa réputation en recevant Mme Le Pen? C’est risible.

Et PKP qui réprimande certaines de ses brebis curieuses d’entendre la politicienne française...

Honte à ces manifestants qui venaient saboter ses allocutions en faisant du tapage. Ces gens-là ne sont pas des démocrates. C’est très ironique d’entendre ces sectaires accuser les autres de fascisme...

Mais bon, c’est Pâques. Arrêtez de lire! Allez plutôt vous rouler un gros pétard et, en l’honneur de Justin, les yeux vitreux, crachez de longues volu­tes de fumée bleu Marine.

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Les États-Unis accélèrent leur encerclement militaire de la Chine

 

Les États-Unis et les Philippines ont annoncé vendredi dernier que cinq des bases militaires du pays seraient ouvertes aux forces américaines en vertu de l’Accord de la coopération renforcée de défense (EDCA). La mise en œuvre de l’accord sur les bases militaires aux Philippines n’est qu’un des composants de l’accélération du renforcement militaire des États-Unis dans la région Indo-Pacifique dans le cadre de l’encerclement et des préparatifs de guerre contre la Chine.

Les deux pays ont signé l’accord EDCA en 2014, mais la Cour suprême des Philippines vient seulement de rejeter les contestations judiciaires à l’accord en janvier. L’annonce de la semaine dernière faisait suite à deux jours de discussions de haut niveau à Washington autour d’une offre par l’administration philippine faite en février pour rendre huit bases militaires disponibles aux militaires américaines.

Les cinq « lieux convenus » comprennent la base militaire aérienne Antonio Bautista, sur l’île de Palawan, directement adjacente aux îles contestées de Spratley dans la mer de Chine méridionale. Au cours de la dernière année, Washington a considérablement accru les tensions avec Pékin, en dénonçant ses activités de remblaiement dans les îles et la « militarisation » de la mer de Chine méridionale. En octobre dernier et à nouveau en janvier, les destroyers de la marine des États-Unis ont directement contesté les revendications maritimes chinoises par intrusion dans la limite territoriale de 12 milles marins autour des îlots administrés par la Chine.

L’armée américaine aura également accès à la base aérienne de Basa au nord de Manille, le Fort Magsaysay (une base militaire énorme), la base aérienne de Lumbia au Cebu et la base aérienne de Mactan-Benito Ebuen à Mindanao. Le Secrétaire à la Défense américain, Ashton Carter, doit se rendre à Manille le mois prochain pour finaliser les arrangements. Cependant, l’ambassadeur américain aux Philippines, Philip Goldberg, a déclaré aux médias qu’il s’attendait à ce que le mouvement initial des fournitures et du personnel commence « très bientôt. » Le Congrès américain a mis de côté 66 millions de dollars pour la construction d’installations militaires aux Philippines.

Pékin a condamné la nouvelle entente sur les bases militaires et a mis en garde contre le risque de conflit. Un commentaire publié samedi par l’agence de presse Xinhua appartenant à l’État a accusé Washington de « troubler les eaux de la mer de Chine méridionale et de faire de l’Asie-Pacifique un second Moyen-Orient. » Le lundi, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Hua Chunying a souligné l’hypocrisie des États-Unis, accusant la Chine de « militariser » la mer de Chine méridionale, en criant : « n’est-ce pas ce genre de renforcement continu des déploiements militaires en mer de Chine méridionale et dans les régions avoisinantes qu’ils considéraient comme de la militarisation ? »

Au moment où les États-Unis se préparaient à redéployer les forces militaires dans leur ancienne colonie, le général Dennis Via, chef du Materiel Command de l’armée américaine, a révélé aux médias la semaine dernière que Washington avait obtenu d’autres accords sur des bases militaires en Asie, dont le Vietnam, le Cambodge et d’autres pays qui n’ont pas été nommés. En vertu de ces accords, l’armée américaine sera en mesure de stocker des équipements pour permettre à ses troupes d’être déployées plus rapidement dans la région.

Via a souligné que les « ensembles d’activités » seraient axés sur les opérations de faible intensité telles que les exercices multinationaux de formation et les opérations de secours. « Nous regardons, par exemple, vers le Cambodge pour le placement d’un hôpital de soutien au combat », a-t-il dit.

Les assurances qu’une présence militaire américaine sera bénigne sont sans valeur. Comme aux Philippines, le Pentagone avance avec précaution afin de ne pas enflammer immédiatement une opposition à une présence militaire étrangère. Dans le cas du Cambodge et du Vietnam, la mort et la destruction causées dans les deux pays par la guerre néocoloniale de Washington dans les années 1960 et 1970 sont profondément gravées dans la conscience populaire.

Washington a déjà noué des relations plus étroites diplomatiques, économiques et militaires avec le régime vietnamien, y compris le soutien de sa position plus agressive dans ses différends avec la Chine en mer de Chine méridionale. Les États-Unis ont levé l’embargo sur la vente d’armes au Vietnam, ont mené des exercices militaires conjoints et cherchent un meilleur accès aux installations portuaires. Toutefois, le placement des fournitures de l’armée américaine à l’intérieur du Vietnam pour la première fois depuis que les troupes américaines ont été contraintes de se retirer en 1975 marque un tournant dans la collaboration du régime avec l’impérialisme américain.

Beijing sera encore plus préoccupé par la décision du Cambodge d’accueillir des équipements militaires américains. Le régime cambodgien a des liens étroits avec la Chine et a tenté de bloquer les efforts américains visant à faire pression sur l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE) pour qu’elle prenne une position plus conflictuelle contre la Chine sur la mer de Chine méridionale. Néanmoins, les États-Unis ont développé des liens de défense avec le Cambodge depuis 2006. Ceux-ci comprennent un peu d’entraînement, des droits de faire escale, et des exercices conjoints. Washington a également exploité l’Initiative du sud du Mékong (LMI) afin d’enfoncer un coin entre d’une part le Cambodge, le Vietnam, le Laos et la Thaïlande, et de l’autre, la Chine qui construit des barrages sur le cours supérieur du fleuve Mékong.

Les accords de bases militaires les plus récents avec les Philippines, le Vietnam et le Cambodge viennent conforter le stationnement des navires de combat côtier de la marine des États-Unis à Singapour et la collaboration militaire plus étroite avec l’Indonésie et la Malaisie. L’expansion rapide de la présence militaire américaine en Asie du Sud-Est va de pair avec la restructuration des bases militaires américaines permanentes en Corée du Sud, au Japon et à Guam, la mise à niveau du partenariat stratégique des États-Unis avec l’Inde, et les préparatifs du stationnement de bombardiers stratégiques de longue portée dans le nord de l’Australie.

Ce renforcement militaire de la part des États-Unis fait partie du « pivot vers l’Asie » que l’Administration Obama avait annoncé officiellement en 2011, une stratégie globale diplomatique, économique et militaire visant à subordonner la Chine aux intérêts de Washington. Le « pivot » a considérablement enflammé les poudrières potentielles de la guerre dans toute la région, et en particulier à travers ses activités provocatrices dans la mer de Chine méridionale.

À Canberra la semaine dernière, l’amiral Scott Swift, commandant de la Flotte du Pacifique des États-Unis, a lancé une autre bordée contre la Chine, déclarant que « la liberté des mers » était « de plus en plus vulnérable à une résurgence menée par un état du principe que la force fait le droit. » Il a déclaré qu’il était troublé par « les signes indéniables de militarisation dans certaines parties de la région, sans précédent par leur étendue et leur échelle. »

Le cynisme de ces déclarations ne connaît aucune limite. La marine américaine a non seulement réalisé deux opérations de « liberté de navigation » dans les eaux territoriales revendiquées par la Chine, mais aussi, plus tôt ce mois-ci, elle a envoyé le porte-avions nucléaire, le USS John C Stennis, avec son groupe d’attaque associé, en mer de Chine méridionale pendant quatre jours d’exercices et de patrouilles. Au cours du dernier quart de siècle, les États-Unis sont passés outre et ont foulé aux pieds le droit international sur la base de « la force fait le droit » en se livrant à une succession continue de guerres, interventions militaires et provocations.

Maintenant, Washington se prépare à la guerre à une échelle encore plus terrible avec la Chine en mettant les pays de la région sous pression afin de les faire rentrer dans les rangs. La visite de Swift à Canberra coïncide avec une campagne concertée pour faire pression sur le gouvernement australien pour monter sa propre opération « liberté de navigation » dans la mer de Chine méridionale – un exercice militaire téméraire qui implique toujours le risque d’une erreur de calcul ou une erreur déclenchant un conflit plus large.


- Source : WSWS
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Le Pentagone a dépensé 500 M USD pour entraîner des rebelles syriens

Auteur : Sputnik (Russie) | Editeur : Walt | Samedi, 19 Mars 2016 - 15h47
 
 

Le ministère américain de la Défense a mis fin à son programme de soutien et d'entraînement des forces d'opposition syriennes qui lui a coûté 500 millions de dollars et n'a pas apporté les résultats attendus, rapporte le journal The Guardian.

Dans le cadre du programme de soutien et d'entraînement des forces d'opposition syriennes, entamé en 2015, les autorités américaines avaient l'intention d'entraîner 5.000 rebelles, toutefois cet objectif n'a pas été atteint en raison des désertions et des offensives d'autres groupes de combattants. Ainsi, seule une poignée de soldats syriens a été entraînée à combattre Daech:

"Nous parlons de quatre ou cinq (combattants)", a rapporté le général de l'armée américaine Lloyd Austin au cours d'une réunion du Comité des forces armées du sénat américain.

Selon les données du journal, le programme de 500 millions de dollars a été arrêté en octobre 2015.

"Le programme est beaucoup plus petit que ce que nous avons espéré", a confirmé Christine Wormuth, représentante officiel du Pentagone, ajoutant que seuls de 100 à 120 soldats ont suivi un "entraînement formidable".

En septembre 2015, le sénateur républicain John McCain a déclaré que ce plan d'action du Pentagone était "déconnecté de la réalité" et a qualifié la stratégie américaine contre Daech de "débâcle", note le journal. Néanmoins, les militaires américains des forces spécialisées ont poursuivi l'entraînement de certains commandants de l'opposition syrienne. En outre, environ 50 soldats des forces spéciales travaillaient en Syrie afin de fournir leur assistance dans la lutte contre Daech.

En 2016, le ministère américain de la Défense, avec l'aval du président Barack Obama, a mis en application un nouveau programme du soutien des forces d'opposition syriennes.

M.Austin et Mme Wormuth ont tous les deux publiquement affirmé que la Russie était engagée dans le renforcement de son potentiel militaire en Syrie, où "le dictateur virulent Assad est un vieux client", écrit le Guardian. Néanmoins, le général Austin a affirmé que les objectifs de la Russie n'étaient pas clairs pour le Pentagone:

"Nous ne connaissons pas vraiment leurs intentions", a-t-il remarqué.


- Source : Sputnik (Russie)
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Edward Snowden: « nous devons nous emparer des moyens de communication » pour préserver nos libertés de base

Auteur : Dr. Nafeez Ahmed | Editeur : Walt | Jeudi, 17 Mars 2016 - 13h27
 

Le célèbre lanceur d’alerte de la NSA appelle à une action populaire « radicale » pour prendre le contrôle des technologies de l’information.

Un rassemblement de journalistes, de hackers et de lanceurs d’alerte a écouté, le week-end dernier à Berlin, l’ancien employé de la National Security Agency (NSA) Edward Snowden, lancer aux citoyens un appel à trouver des moyens pour prendre directement le contrôle des technologies de l’information que nous utilisons de nos jours.

Le Logan Symposium, organisé par le Center for Investigative Journalism (CIJ, Centre pour le Journalisme d’Investigation, NdT) et basé à l’Université Goldsmith de Londres, a également écouté le rédacteur de WikiLeaks Julian Assange ainsi que les lanceurs d’alerte de la NSA, Thomas Drake et William Binney.

La conférence longue de deux jours a été suivie par un large éventail d’organisations de défense de la liberté de la presse, de groupements de journalisme indépendant et de médias grand public – dont le journal allemand Der Spiegel.

J’ai participé au symposium en tant qu’intervenant, où avec d’autres panélistes dont le journaliste d’investigation Jacob Applebaum – qui a travaillé à la fois avec Assange et Snowden, et a indépendamment fait découvrir l’espionnage de la Chancelière allemande Angela Merkel par la NSA – nous avons décrit nos expériences dans le domaine du reportage en première ligne.

Se trouvait aussi sur mon panel Eveline Lubbers, qui a été pionnière dans l’investigation des opérations de la police britannique pour infiltrer les groupes activistes; Martin Welz, rédacteur de Noseweek, le seul magazine d’investigation sud-africain; Natalia Viana, co-directrice du plus important média de journalisme d’investigation à but non lucratif du Brésil, Agencia Publica; et Anas Aremeyaw, le plus éminent journaliste en immersion d’Afrique.

Au cours de son intervention filmée exclusive, Snowden a mis en garde contre la l’idée que de nouveaux développements de cryptage soient le seul moyen d’affronter la surveillance de masse, mettant plutôt l’accent sur l’urgence d’une radicale réforme politique et juridique mondiale.

Le lanceur d’alerte a également critiqué l’attitude du Président Barack Obama sur la dispute entre Apple et le FBI, à propos de l’accès à un iPhone utilisé pendant le massacre de San Bernardino [en Californie le 2 décembre 2015, NdT].

« Il y a eu tellement sur le sujet de comment nous pouvons confronter les défis à travers des moyens technologiques, » a dit Edward Snowden à l’auditoire berlinois, via une liaison vidéo.

Nous avons besoin de réfléchir à la façon dont nous sommes arrivés jusqu’ici. Nous parlons de réformes légales, mais celles-ci n’avaient pas été autorisées dès le départ… Réformer les choses à l’intérieur du système est ce qui est idéal, à l’intérieur du système. C’est ainsi qu’il devrait fonctionner, c’est la façon dont nos sociétés sont conçues pour fonctionner.

Que se passe-t-il, quand les systèmes cessent de fonctionner?

Nous avons cette tendance naturelle à penser que ce sont là des dérives depuis l’ordre naturel des choses, et que tout ira mieux demain, et que nous pourrons encore une fois compter sur le système.

Mais il s’avère que l’abus est un sous-produit du pouvoir… Dès que nous avons des groupes de plus en plus plus restreints dotés de pouvoir, nous avons des abus de celui-ci. Aujourd’hui, le mécanisme c’est la technologie…

Il y a un lieu où se croisent la technologie et l’accès à l’information dans la société. Internet en est l’abréviation… Il a de plus en plus d’influence sur nous tous, mais nous en avons de moins en moins le contrôle.

Vendredi, le rédacteur et fondateur de WikiLeaks Julian Assange avait exprimé une inquiétude similaire au cours de son intervention en direct depuis l’ambassade d’Équateur à Londres, où un groupe de travail de l’ONU a conclu qu’il est effectivement détenu de façon arbitraire. Cette conclusion a été atteinte, a dit Assange, « malgré des pressions indécentes de la part des gouvernements US et britannique sur l’ONU ».

Assange a mis en garde contre l’interconnexion croissante entre Google, désormais la plus grande entreprise médiatique au monde, et le complexe militaro-industriel étasunien, soulignant tout particulièrement les investissements en augmentation rapide de Google dans l’intelligence artificielle (IA) et la robotique, principalement pour le bénéfice d’applications de « sécurité nationale » de la communauté militaire et d’espionnage US.

« Google intègre des systèmes d’IA au système de sécurité nationale, » a dit Assange. « C’est une menace envers toute l’humanité. Nous devons cesser de nourrir Google ».

Il a pressé le public à explorer des services en ligne alternatifs afin de limiter la capacité de Google à aspirer de vastes quantités de données personnelles dans des systèmes IA, cooptés par le Pentagone.

Une menace à la démocratie

Assange et Snowden ont tous les deux plaidé que la centralisation rapide des technologies de communication de l’information au sein d’un secteur corporatiste privé, étroitement relié à l’état sécuritaire, représente une menace fondamentale pour le fonctionnement des démocraties, et en particulier pour une presse libre.

« Nous devons accepter que le seul moyen de protéger les droits de l’individu est de protéger les droits de tous, » a dit Snowden. « De plus en plus, ceci est vu comme une menace par le gouvernement parce que cela constitue un domaine où il ne sera plus capable d’intervenir ».

Décrivant la position du Président Obama sur la dispute entre Apple et le FBI comme une « fausse opposition entre le privatif et le sécuritaire », il a affirmé qu’il « faut les deux », et qu’il n’est pas possible d’avoir l’un sans l’autre.

Snowden a ajouté que l’usage des métadonnées pour cibler des gens perçus comme des menaces à la sécurité nationale présente une innovation dangereuse, dotée de larges possibilités d’erreurs judiciaires pour les citoyens ordinaires. Une personne ayant simplement communiqué avec un journaliste dévoilant une histoire sur des informations données par un lanceur d’alerte gouvernemental pourrait, par exemple, se retrouver accusé et condamné d’en avoir été la source – même si ce n’est pas le cas – sur les bases des métadonnées le reliant accidentellement au journaliste.

« Que vous ayez ou non été la source, si vous avez tout simplement communiqué avec le journaliste, vous pourriez être condamné », a dit Snowden.

En Grande-Bretagne, le gouvernement Conservateur s’efforce de faire passer une loi particulièrement draconienne, l’Investigative Powers Bill (IP Bill, Loi de Pouvoirs d’Investigation, NdT), qui accorderait à l’état des pouvoirs extraordinaires d’interférence avec le travail des journalistes. La loi, si elle passe, pourrait fournir un précédent pour d’autres pays européens et doit recevoir une seconde lecture au parlement, mardi 15 mars [aujourd’hui 16 mars, elle a été transmise au Comité Public des Lois, NdT].

Selon La National Union of Journalists (NUJ), la loi accordera au gouvernement le pouvoir d’accéder aux communications des journalistes et de pirater leur équipement électronique, y compris le contenu et les métadonnées de leurs communications, sans les en informer.

Malgré une opposition considérable de la part de divers comités parlementaires, dont le Joint Committee on the Investigative Powers Bill, de nouvelles réécritures de la loi par le gouvernement n’ont fait qu’empirer ses provisions.

Selon Michelle Stanistreet, secrétaire générale de la NUJ, l’IP Bill:

… est une menace pour la capacité des journalistes à réaliser leur travail, à garantir leurs informations et à protéger leurs sources. Sans cette protection, nous n’aurons tout simplement pas de presse libre en état de fonctionnement… Un manque de garde-fous pour l’ensemble des journalistes aura de profondes conséquences pour le droit du public à l’information au Royaume-Uni.

Évidemment, les métadonnées sont déjà utilisées dans une vaste gamme de contextes par la communauté des renseignements pour identifier non seulement des suspects de terrorisme, mais aussi des activistes, des groupes de défense des droits de l’homme, et d’autres qui critiquent la politique du gouvernement.

De plus en plus, des frappes de drones signées contre des groupes non-identifiés de cibles suspectées de terrorisme sur des théâtres comme la Syrie, le Yémen, le Pakistan et l’Afghanistan sont basées uniquement sur des métadonnées recueillies par la surveillance de téléphones portables, de profils sur les réseaux sociaux, et dans d’autres lieux de stockage d’informations électroniques. Ceci a mené à d’innombrables victimes civiles.

Les métadonnées issues de nombreuses sources électroniques, y compris les réseaux sociaux, sont de plus en plus considérées par le Pentagone, ainsi que par les agences sécuritaires britannique et européennes, comme un vaste recueil de renseignements « open source » facilement récupérables, permettant de prédire et de contrôler le comportement des populations humaines.

Ainsi que je l’ai rapporté en février, des documents officiels déclassifiés de l’US Office of Naval Research, parmi d’autres programmes de recherche du Pentagone, éclairent les ambitions alarmantes de style « Minority Report » des officiels du gouvernement US, en termes de leur volonté à pouvoir anticiper avec précision et prédire l’activisme, les manifestations, le crime, le terrorisme, les conflits et les effondrement d’états à venir. Pourtant, des experts indépendants relèvent que de telles technologies sont plus promptes à fournir des conclusions positives tronquées et des fausses pistes, que des prévisions d’une quelconque valeur prédictive.

Le cryptage?

Edward Snowden a défendu l’usage et l’avancement prudents des technologies de cryptage par les journalistes afin de protéger leurs sources, mais a noté que la technologie seule n’est pas la solution.

Une technologie novatrice, un système d’exploitation complet nommé SubGraph OS qui peut être installé sur un PC ou un Mac pour fournir toute une gamme d’outils de communications cryptées, a été lancé lors de la conférence. SubGraph est le dernier d’une série d’outils différents mais similaires, comme Tails – un système d’exploitation qui peut être lancé sur n’importe quel ordinateur par le biais d’une clé USB – et Qubes, un autre système requérant une installation sur des ordinateurs pour lesquels la sécurité a spécifiquement été renforcée sur mesure.

Les concepteurs de ces projets présents à la conférence ont toutefois prévenu que, si ces outils sont puissants, ils n’offrent pas de garantie contre la surveillance du gouvernement, surtout du fait de la possibilité de l’existence de « backdoors » encore inconnues dans le hardware et le software grand public.

« Ce sont vraiment d’excellents projets, » a dit Snowden, en mettant surtout l’accent sur SubGraph: « J’ai l’intention de m’en servir moi-même. Mais nous devons reconnaître qu’ils sont inaccessibles à la plupart des utilisateurs, et pour les journalistes qui ne sont pas des spécialistes ».

Le défi pour les développeurs est de produire des interfaces plus ergonomiques et accessibles qui puissent être assimilées par le tout-venant, au fur et à mesure. Snowden a suggéré l’exploration de « l’aspect ludique » [la « gamification »] de la courbe d’apprentissage de tels outils afin de rendre l’expérience de leur acquisition plus facile.

Nous pouvons fournir aux gens les connaissances et la compréhension de base, en leur enseignant au fur et à mesure – une gamification de l’interface, qui enseigne aux gens pendant leur utilisation, d’une manière qui soit amusante, pas pesante et agréable. C’est une chose sur laquelle nous devons beaucoup travailler.

Snowden encourage également les développeurs à « rivaliser directement avec ces intérêts corporatistes à hauteur de milliards de dollars » comme Google, Facebook et Apple. Il est possible, affirme-t-il, que l’entrepreneuriat citoyen puisse avoir « plus de succès, créant des produits qui sont tout aussi attractifs, plus faciles à utiliser, mais qui ne sont pas aussi dangereux à l’égard des droits des individus à la liberté et à leur droit de s’associer d’une façon libre et sûre ».

Une transformation radicale

Edward Snowden a également mis en garde contre la présomption que les efforts pour contrer la surveillance étatique par le cryptage seul soit une panacée, appuyant le besoin de fondamentalement défier la centralisation du pouvoir sur les technologies de l’information entre des mains corporatistes.

Nous comptons sur des multinationales comme Apple pour défendre nos droits. Nous sommes obligés de compter sur les protocoles et les systèmes qui sous-tendent nos communications.

Nous avons besoin, en tant que développeurs et journalistes, de devenir plus radicaux…

Il y a eu de phénoménaux déséquilibres de pouvoir à travers l’histoire. Je ne suis pas un Communiste, mais il y a eu des gens qui ont plaidé que nous avions besoin de nous emparer des moyens de production. Nous approchons rapidement du point où il nous est nécessaire de nous saisir des moyens de communication.

La raison?

« Nous voyons en tout état de cause trop de contrôle exercé sur des institutions en lesquelles nous devrions pouvoir avoir confiance, mais auxquelles cela nous est impossible, » a-t-il dit. « En même temps, nous voyons des multinationales avoir accès à nos vies privées, de façons que nous n’avions pas anticipées et dont nous ne connaissons pas l’usage qui leur est dévolu ».

Vie privée ou sécurité?

Snowden a repoussé l’idée que la vie privée ou la liberté soient d’une quelconque manière en contradiction avec la sécurité authentique.

Les politiciens sont avides d’apaisement des craintes dans leur communication. Dire que « ceci va sauver des vies » est convaincant pour l’électeur. Les gens ont tendance à les croire… Regardons les faits réels, pour le 11 septembre 2001. Nous avons eu une enquête parlementaire – et ils ont découvert que l’affaire n’était pas un manque de recueil de données. Le problème était que notre attention était tellement dispersée, tellement de programmes collectant tellement de données, nous ne les avons pas partagées correctement et à cause de ça, 3000 personnes sont mortes. Les politiciens aujourd’hui affirment que nous avons besoin d’en collecter davantage – mais ils font que nous sommes tous moins en sécurité, et ils mettent des vies en danger.

L’attentat à la bombe du marathon de Boston, a-t-il dit, a donné un exemple clair de la faillite du mantra de la surveillance-pour-la-sécurité – les coupables, en dépit du fait d’avoir opéré dans le contexte du « plus grand programme de rafle de l’histoire de mon pays », avaient réussi à échapper à la détection.

Au bout du compte, nous avons à prendre une décision. Voulons-nous être dans une société sous contrôle? Ou voulons-nous être dans une société libre? Parce que nous ne pouvons pas avoir les deux.

Au cours d’un panel tenu vendredi, Thomas Drake – l’ancien cadre supérieur de la NSA qui a inspiré Snowden pour lancer l’alerte, en exposant les failles du programme Trailblazer, à un milliard de dollars, de surveillance de masse – a rappelé comment ses patrons de la NSA avaient cyniquement vu la faillite des renseignements le 11 septembre 2001 comme une opportunité pour augmenter considérablement le budget de l’agence.

Je ne pouvais pas y croire, quand mon chef a décrit les attentats du 11 septembre comme « un cadeau pour la NSA ».

L’idée selon laquelle la surveillance de masse possède la moindre perspective de nous garder tous en sécurité est donc profondément contestable. Le problème fondamental avec l’insistance à éliminer l’intimité au nom de la sécurité est son impact à travers des sociétés entières.

« Nous avons besoin de penser à quoi servent nos droits? D’où viennent-ils? Quelles sont leurs valeurs? Qu’est-ce donc vraiment que la vie privée? », a dit Snowden à l’auditoire de l’assemblée du CIJ.

La vie privée est le droit à partir duquel tous les autres sont dérivés. Sans vie privée il n’y a que la société, que le collectif, qui fait que tout le monde est et pense pareil. Vous ne pouvez pas avoir quelque chose qui soit à vous, vous ne pouvez pas avoir vos propres opinions, à moins de disposer d’un espace qui n’appartienne qu’à vous.

Plaider que vous n’avez cure de la vie privée parce que vous n’avez rien à cacher, équivaut à dire que vous n’avez cure de la liberté d’expression parce que vous n’avez rien à dire.

La dissidence politique

Si la surveillance de masse n’était qu’une question de lutte contre le terrorisme, ses cibles ne seraient pas constamment des dissidents politiques, a argué Snowden, évoquant le célèbre discours « I have a dream » [« J’ai un rêve », NdT] de Martin Luther King Jr – que Snowden a décrit comme le « plus grand défenseur des droits civiques que mon pays ait jamais connu ».

Deux jours après ce discours, a déclaré Snowden, le FBI a défini King comme « la plus grande menace à la sécurité nationale » de l’époque.

Peu de choses ont changé depuis.

L’ancien employé du renseignement a souligné que l’agence britannique de renseignements par transmissions, le GCHQ, a illégalement espionné des groupes de défense des droits de l’homme comme Amnesty International, des journalistes, des personnalités médiatiques et d’autres ONG, « utilisant des pouvoirs accordés pour combattre des terroristes ».

Citant les documents secrets qu’il a dévoilés, il a relevé que la justification interne de la préservation de tels programmes sous le sceau du secret ne faisait aucune référence à des questions de sécurité nationale. À la place, les documents disaient que « les rendre publics mènerait à un ‘débat public dommageable’ parce que nous [le public] contesterions ces activités ».

La suite logique est que l’état sécuritaire national considère les fondamentaux d’une démocratie vibrante eux-mêmes – une presse véritablement libre, un débat public vigoureux, une supervision des politiques hautement confidentielles de renseignements – comme l’ennemi.

La négligence de l’importance des droits à la vie privée, a dit Snowden, est une fonction d’un pouvoir inégal. Le lanceur d’alerte a pressé ses auditeurs de considérer combien la volonté d’élimination de la vie privée provient d’individus puissants « dans une position de privilège… Si vous êtes un vieil homme blanc en haut de la pyramide, la société est ordonnée afin de protéger vos intérêts. Vous avez conçu le système pour qu’il protège vos intérêts ».

Cette inégalité de pouvoir, a affirmé Snowden, implique que « ce sont les minorités fragiles qui sont le plus exposées » à l’impact de la surveillance de masse.

« Il ne suffit pas de songer à ces choses, il ne suffit pas de croire en quelque chose, » a conclu Snowden devant des applaudissements retentissants. « Il s’agit de se lever réellement en défense de quelque chose, de réellement dire quelque chose, de réellement risquer quelque chose, s’il s’agit que les choses s’améliorent ».

Traduit par Lawrence Desforges

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France : au pays des droits de l'homme, le gouvernement médaille terrorisme, lapidation et décapitation

Auteur : Philippe Alain | Editeur : Walt | Lundi, 07 Mars 2016 - 14h59
 
 

Vendredi 4 mars 2016, dans le silence assourdissant des médias français, on apprend par l'agence de presse saoudienne SPA que François Hollande vient de remettre la Légion d'Honneur, plus haute distinction française au "Prince Mohammed bin Nayef bin Abdelaziz Al Saoud, prince héritier, vice-président du Conseil des ministres et ministre de l'Intérieur". Cette nomination n'a pas été publiée au Journal Officiel.

L'Arabie Saoudite

L'Arabie Saoudite est une des dictatures les plus meurtrières de la planète. En 2015, 153 personnes ont été exécutées par pendaison, lapidation ou décapitation. C'est la pire année depuis 20 ans. L'année 2016 a été inaugurée par l'exécution de 47 personnes la même journée dont un opposant religieux Chiite, ce qui a déclenché une crise sans précédent avec l'autre grande puissance régionale: l'Iran.

L'Arabie Saoudite est le régime le plus barbare de la planète. Les femmes adultères sont lapidées. On coupe la main aux voleurs. On coupe les mains et les pieds aux auteurs d'actes de banditisme. Les personnes reconnues coupables de diffamation ou d'avoir bu de l'alcool sont fouettées sur la place publique. Nul besoin d'être un sujet Saoudien pour se voir appliquer ces peines moyenâgeuses. Ainsi en 2015, un retraité britannique a été condamné à 350 coups de fouet parce que la police a retrouvé sur le siège arrière de son véhicule une bouteille de vin.

L'Arabie Saoudite abrite le plus célèbre prisonnier politique au monde. Fin 2014, le blogueur Raïf Badawi a été condamné à 10 ans de prison et 1 000 coups de fouet parce qu'il avait critiqué sur son blog la police religieuse saoudienne.

La France, championne auto-proclamée de la laïcité décore donc un dirigeant d'un pays où l'apostasie est punie de la peine de mort. La France, championne de la défense des droits des homosexuels décore un dirigeant d'un pays où l'homosexualité est punie de la peine de mort.

Faites ce que je dis, pas ce que je fais.

Les dignitaires saoudiens, eux, sont réputés dans le monde entier pour leurs parties de débauche. Depuis des dizaines d'années, ils viennent passer l'été au large d'Ibiza dans des yachts ultra luxueux, entourés de prostituées. Récemment, ils se sont mis à débarquer sur les côtes françaises en privatisant des plages. Fin 2015, le prince Majed ben Abdulaziz Al-Saoud est accusé d'avoir menacé de mort des employées qui refusaient ses avances sexuelles pendant un séjour à Beverly Hills. Selon elles, le prince passe sa vie à se saouler, prendre de la cocaïne et mener une vie de débauche avec des prostituées.

Alors pourquoi cette décoration ?

En 2015, La France a vendu pour 16 milliards d'euros d'armement dont 13 milliards au proche-orient. Le plus gros client de la France est... l'Arabie Saoudite. Si les pétrodollars servent à équiper le royaume saoudien qui se lance aussi dans ses propres guerres, comme celle qu'il mène au Yémen avec la bienveillance des occidentaux, la manne pétrolière est également utilisée pour équiper les voisins. Ainsi l'Arabie Saoudite finançait  un contrat de 3 milliards d'euros destiné à la modernisation de l'armée libanaise. Contrat suspendu en raison du soutien jugé trop mou du Liban aux dirigeants Saoudiens dans leur persécution contre leurs opposants.

Et puis, le tableau ne serait pas complet si on ne mentionnait pas les Mistral. En prenant prétexte de la situation en Crimée et de la guerre civile en Ukraine, Hollande avait refusé de livrer les Mistral aux Russes, violant ainsi un contrat pourtant signé en bonne et due forme.

Qui est venu sauver la face ? L'Arabie Saoudite, une fois de plus, qui a généreusement financé l'achat des deux bâtiments par une autre très grande démocratie qui brille pour son sens aigu du respect des droits de l'homme: l'Egypte.

La légion du déshonneur.

Cette remise intervient un an après les attentats de janvier qui ont ensanglanté la France. Après ces attentats revendiqués par Daesh, François Hollande avait remis la Légion d'Honneur à titre posthume à plusieurs victimes qui doivent aujourd'hui se retourner dans leur tombe en voyant qu'on décore aussi un des principaux leaders du régime qui inspire, arme et finance les plus grandes organisations terroristes de la planète.

Le régime qui est décoré à travers l'un de ses principaux dirigeants est une dictature sanguinaire qui applique à la lettre la Charia, comme l'Etat Islamique. Quelle est la différence entre Daesh, érigé faussement en ennemi numéro 1 de la France et l'Arabie Saoudite ?

Comme Daesh, l'Arabie Saoudite lapide les femmes adultères, décapite les opposants, coupe les mains aux voleurs. Mais l'Arabie Saoudite vend du pétrole à la France et surtout lui achète des armes, beaucoup d'armes.

On proposerait bien aux dirigeants de Daesh de passer quelques commandes d'armement à la France pour voir si on ne leur propose pas en plus la Légion d'Honneur.

Enfin, le prétexte de la lutte contre le terrorisme est une vaste Hollanderie, pardon, fumisterie. Une de plus. L'Arabie Saoudite a été à l'origine des principaux mouvements terroristes qui ensanglantent la planète, à commencer par Al-Quaïda et Ben Laden. Selon l'ancien responsable français des renseignements, Bernard Squarcini, l'Arabie Saoudite est le principal financeur des mouvements terroristes en Syrie.

Alors, donner la légion d'honneur à un dignitaire saoudien pour sa contribution à la lutte anti-terroriste, c'est comme décorer un pédophile pour son amour des enfants.

C'est d'une hypocrisie sans nom. En décorant l'Arabie Saoudite François Hollande décore le terrorisme. Et oui. Parce que le terrorisme est indispensable au gouvernement actuel pour se maintenir au pouvoir.

C'est la menace terroriste qui permet au gouvernement actuel de violer toutes les libertés fondamentales dans le pays auto-proclamé des droits de l'homme. C'est encore la menace terroriste qui permet d'appeler à la sacro-sainte unité derrière François Hollande. C'est enfin la menace terroriste qui permet d'instaurer une répression sans précédent sur toute contestation en instaurant l'état d'urgence permanent qui sera bientôt inscrit dans la constitution.

Sans Daesh, les socialistes français ne sont rien. Toute leur politique depuis 4 ans n'est qu'une succession d'échecs, aussi bien en ce qui concerne la dette, le chômage et maintenant la réforme du code du travail qui va mettre des millions de personnes dans la rue. S'il n'y avait pas les terroristes et ceux qui les soutiennent pour faire croire aux Français que ce gouvernement sert à quelque chose, il aurait été balayé depuis longtemps.

Ca vaut bien une petite médaille non ?


- Source : I am Spartacus
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Des médecins travaillant sur un traitement révolutionnaire contre le cancer meurent après avoir été persécutés par la FDA

Auteur : Health impact news (USA) | Editeur : Walt | Jeudi, 03 Mars 2016 - 08h09
 
 

Quel est le rapport entre l’autisme et le cancer ? Deux médecins de renommée internationale ont pu perdre la vie parce qu’ils connaissaient le lien entre ces deux maladies.

Le Dr Jeffrey Bradstreet,M.D., spécialiste de l’autisme, et le Dr Nicholas Gonzalez, M.D., spécialiste du cancer, tous deux partisans des médecines alternatives. Ils ont pu voir la vérité et étaient prêts à sortir du modèle médical standard allopathique pour le traitement du cancer et de l’autisme. Tous deux étaient de véritables pionniers dans leurs domaines respectifs et tous deux sont récemment décédés ou ont peut-être été tués en raison de leurs traitements couronnés de succès des malades, des personnes en souffrance et des mourants.

Le décès du Dr Bradstreet

Le 19 juin 2015, le Dr Bradstreet se serait lui-même tiré une balle dans la poitrine après que ses bureaux aient été perquisitionnés par des agents de la FDA américaine et de l’état de Géorgie chargés d’appliquer la loi. Trois jours avant son décès, ces agents ont effectué une perquisition pour recueillir des informations sur l’utilisation du GcMAF chez des patients autistes de sa clinique.

Le GcMAF est en effet très prometteur dans le traitement de différentes maladies, dont le cancer, l’autisme, la fatigue chronique et peut-être la maladie de Parkinson.

Depuis 1990, 59 documents de recherche ont été publiés sur le GcMAF. 20 d’entre eux avaient trait au traitement du cancer. 46 de ces documents peuvent être consultés sur le site web GcMAF.

 
 

Le Dr Bradstreet au cours d’une conférence

Lorsque les agents de l’USFDA et de la Géorgie ont perquisitionné la clinique du Dr Bradstreet, ils avaient un ordre du jour très précis- ils devaient trouver tout ce qui concernait le GcMAF. Le mandat de perquisition précisait entre autres que les agents devaient rassembler toutes les composantes (globulines) du facteur d’activation des macrophages (GcMAF), les GCG globulines et/ ou autre produits ou substances constitutives de ces médicaments considérés comme des médicaments étiquetés erronément en vertu du « Federal Food,Drug and Cosmetic Act ».

Ces agents devaient recueillir, sous quelque forme que ce soit, tous les dossiers ayant trait à l’utilisation du GcMAF. Cela comprenait aussi les dossiers des patients.

Le GcMAF est une substance produite par le corps humain

Le GcMAF n’est pas un médicament, mais bien une substance naturelle produite par le corps humain. Le GcMAF a été produit en Europe, et le Dr Bradstreet l’utilisait avec ses patients. Il a réalisé des expériences cliniques dont les résultats ont été publiés dans des revues médicales scientifiques.

Des recherches médicales sont également en cours sur le GcMAF pour le traitement des personnes en phase terminale de cancer. Les résultats sont très prometteurs.

Décès du Dr Gonzalez

Le Dr Nicholas Gonzalez est décédé le 28 juillet 2015. On a attribué son décès à une crise cardiaque. Au moment où nous écrivons ces lignes, les résultats de l’autopsie n’ont pas encore été publiés. Il avait cependant été signalé être en bonne santé.


Dr Nicholas Gonzalez (Dr-Gonzalez.com)

Est-ce qu’un homme en pleine santé qui savait comment l’alimentation pouvait être utilisée pour prévenir, enrayer ou guérir la maladie, serait susceptible de faire une crise cardiaque ?

– Cette crise cardiaque était-elle un phénomène naturel, ou aurait-elle pu être causée par un facteur extérieur.

En 1975, un témoignage qui fut présenté devant le Congrès américain faisait état d’une arme qui aurait été mise au point pour atteindre une victime à son insu, introduisant dans le corps une substance pratiquement indétectable susceptible de provoquer une attaque cardiaque. La victime serait tuée sans les preuves habituelles d’un assassinat. Combien d’armes encore plus sophistiquées n’ont-elles pas été développées ces 40 dernières années avant le présent témoignage ? Existe-t-il de nouveaux procédés pour faire taire définitivement les médecins qui se retrouvent seuls en dehors de la médecine traditionnelle et qui ne peuvent plus se taire sur les vérités qu’ils ont découvertes ?

Le décès de ces deux médecins alternatifs très connus relève-t-il de coïncidences ?

Nous dit-on la vérité ? Y a-t-il un lien entre leur recherche et leur mort ? S’agirait-il de recherches qui pourraient nuire gravement au business du traitement du cancer et des vaccins ? Jetons un coup d’œil plus attentif au GcMAF.

Le pouvoir du GcMAF de guérir les maladies modernes

Qu’arriverait-il si un traitement simple pouvait inverser toutes les formes de cancer sans radiothérapie, sans chimiothérapies ou chirurgie ? Qu’en serait-il s’il s’agissait d’une substance naturelle non brevetable produite par le corps humain lui-même et qui pourrait être administrée pour stimuler le système immunitaire à un degré tel que cette substance pourrait éradiquer le cancer sans effets secondaires ? Qu’en serait-il si cette même substance pouvait être administrée à des enfants autistes, si 85% d’entre eux expérimentaient une amélioration de leur état et que beaucoup obtenaient une guérison complète ? Ne serait-ce pas merveilleux ?

C’est là ce que penseraient la plupart des gens, mais de nombreuses grandes entreprises risqueraient de voir dans cette substance une réelle menace pour leur prospérité financière. Ce serait en fait une menace majeure pour l’industrie s’occupant des traitements du cancer, l’industrie du médicament et les fabricants de vaccins.

Beaucoup croient que cette substance appelée GcMAF existe bel et bien. Il ne s’agit pas d’un médicament miracle- cette substance fait seulement partie du système immunitaire humain. Le GcMAF aurait la propriété d’activer les cellules appelées macrophages. Ce sont ces cellules qui peuvent détruire les cellules cancéreuses, ainsi que les virus. Le GcMAF permettrait également de traiter et souvent de guérir complètement l’autisme. Le lien entre le cancer et l’autisme, c’est précisément le GcMAF.

La Nagalase bloque les possibilités du GcMAF de lutter contre le cancer et l’autisme

La capacité de GcMAF d’accomplir son action peut être bloquée par la présence d’ une protéine appelée Alpha-N-acétylgalactosaminidase ou Nagalase. La Nagalase est produite par toutes les cellules cancéreuses et les virus (VIH, hépatite B, hépatite C, grippe, herpès, Epstein-Barr, et autres.

Quand une personne souffre d’un cancer ou d’une infection virale, les taux de Nagalase augmentent. Ils peuvent aussi être mesurés pour pouvoir déterminer le niveau de l’activité virale ou d’évolution d’un cancer.

La Nagalase bloque la production de GcMAF, empêchant le système immunitaire de faire son travail. Les macrophages restent cependant présents dans le corps, mais la Nagalase bloque leur activité. Cela signifie que le cancer et les infections virales peuvent se développer sans contrôle étant donné que les macrophages ne sont plus actifs.

Nagalase et Autisme

Nous savons aussi que les taux de Nagalase sont élevés chez les enfants atteints d’autisme. Ce qu’il est intéressant de noter ici, c’est que ces enfants ne souffrent pas de cancer ou de graves maladies virales. Dans le cas de ces enfants, les taux de Nagalase sont élevés et directement liés à des symptômes de troubles du spectre autistique. Le résultat de la suppression immunitaire provoquée par la Nagalase se manifeste par des troubles digestifs, une surcharge sensorielle, et de nombreux types de dysfonctionnement du cerveau. Au plus élevés sont les taux de Nagalase, au plus importants sont les symptômes autistiques.

Certains enfants autistes n’ont pas de charges virales élevées dans leur système digestif, ce qui pourrait se comprendre par des taux élevés de Nagalase, bien que ce ne soit pas toujours le cas. Si les enfants autistes ne souffrent ni de cancers ni d’infections virales, quelle est alors la source de leurs taux élevés de Nagalase ? Si la Nagalase n’est ni produite par ces cellules cancéreuses ni par des virus, comment dès lors la retrouve-t-on dans les corps de nourrissons ou de jeunes enfants ?

La Nagalase est-elle un ingrédient des vaccins ?

Grâce à un informateur qui souhaite rester anonyme pour des raisons de sécurité personnelle, le Dr Bradstreet et autres chercheurs médicaux alternatifs en sont arrivés à comprendre que la Nagalase est introduite dans le corps des personnes qui reçoivent des vaccins. Le Dr Bradstreet a compris que les gens présentent des réactions différentes à la Nagalase et que chez un faible pourcentage de ces personnes, il n’y a pas de suppression du système immunitaire. Cependant pour la majorité des personnes on retrouve cette dangereuse suppression du système immunitaire qui ouvre la porte au cancer et à l’autisme.

Ces médecins étaient-ils sur le point de révéler la vérité sur le GcMAF et la Nagalase ?

Le Dr Bradstreet et le Dr Gonzalez étaient-ils sur le point de révéler au public que l’une des principales causes du cancer et de l’autisme était la Nagalase qui est injectée dans le corps faisant partie des vaccins ?

Serait-il possible que ceux qui prétendent prévenir les maladies transmissibles contribueraient à causer le cancer et l’autisme ? Nous ne connaitrons sûrement jamais leurs projets – nous ne pouvons que nous interroger !

Le Dr Bradstreet aurait-il été tellement bouleversé par ce que les agents du gouvernement ont fait dans sa clinique qu’il en ait été déprimé au point qu’il se soit donné la mort ? Etait-il juste un charlatan qui escroquait les parents d’enfants autistes comme le suggèrent les grands médias ? A-t-il réellement tué des enfants comme certains le prétendent ?

 
 

Le Dr Bradstreet avait l’intention de faire une déclaration au sujet du GcMAF

Le Dr Bradstreet s’est exprimé au cours de la Conférence sur l’Autisme au mois de mai de cette année 2015. C’est vers la fin de sa conférence d’une heure qu’il a parlé du GcMAF. Il a signalé le fait que certaines informations importantes seraient révélées dans un avenir proche. Quoi qu’il en soit de ces informations, le Dr Bradstreet n’a pas pu vivre suffisamment longtemps pour pourvoir en faire état.

Au cours de sa conférence, le Dr Bradstreet a donné une introduction sur la manière dont étaient administrées les thérapies de sa clinique. Il a aussi donné des explications sur la manière dont elles peuvent restaurer la santé d’enfants autistes.

Il a expressément déclaré :

Les produits GcMAF ont une influence sur la voie endocannabinoïde. Le GcMAF a été l’un des outils les plus puissants que j’aie jamais utilisés pour traiter l’autisme. Combien parmi vous ont été des répondeurs au GcMAF et ont pensé que c’était stupéfiant et exceptionnel ? Combien parmi vous sont aujourd’hui frustrés et angoissés parce que le traitement n’est plus accessible ? Je dois, à ce sujet, faire aussi bientôt une petite communication.

Vous pouvez écouter comment le Dr Bradstreet décrit ses activités cliniques. L’enregistrement de cette conférence a été réalisé un mois avant sa mort. Avez-vous l’impression d’un homme qui serait prêt à s’écrouler sous les pressions de la FDA ?

CASSAT 5 22 15 1 James Bradstreet

Qu’en est-il des autres décès suspects de médecins ?

Plusieurs rapports provenant de Floride, ainsi que d’autres coins des Etats-Unis révèlent qu’un certain nombre de médecins alternatifs ont été trouvés morts ou dont la trace a été perdue. Ces événements se sont produits au cours du mois qui a séparé les décès du Dr Bradstreet et du Dr Gonzalez – 19 juin jusqu’au 21 juillet

Des sites de désinformation ont immédiatement surgi. Ils ont commencé à faire entrer dans l’esprit du public que tout cela n’était que coïncidences, et que la mort de ces 9 médecins n’avait rien à voir avec leur travail. Ces sites insistaient sur le fait que ces événements n’avaient aucun rapport l’un avec l’autre.

L’information sur les autres décès est assez limitée. Il est difficile de porter un jugement sur ces situations parce que l’information dont on dispose sur le travail de ces médecins et sur leur décès ou disparition est assez sommaire.

Une chose est cependant vraie – ces événements contribuent à créer une image dans les esprits des autres fournisseurs de soins de santé comme chez leurs patients. Nous semblons entrer dans une nouvelle ère d’inquiétude, où la mort pourrait être une conséquence réelle pour ceux qui osent prendre la parole en s’opposant à Big Pharma, au système de santé classique dominant, ainsi qu’au système réglementaire américain qui est contrôlé par des méga sociétés internationales.

Les sources des médias conventionnels maudissent les médecins décédés qu’ils considèrent comme des « charlatans ».

Les médias classiques évoquent la mort du Dr Bradstreet en brossant un tableau de charlatanisme. Ils sont prompts à étiqueter de « paranoïaque » toute personne qui soulève des questions sur la possibilité de l’assassinat ou d’un complot concernant la mort du Dr Bradstreet et la liste des médecins disparus qui s’allonge.

Il y a des raisons claires d’être inquiets. Nous vivons à une époque où l’industrie pharmaceutique a à peu près pris le contrôle total du système de santé, tout comme l’industrie chimique a pratiquement pris le contrôle de l’industrie alimentaire.

Combien de temps faudra-t-il encore avant que les opposants les plus virulents à la domination des corporations de santé soient tout simplement chassés des Etats-Unis ou tout simplement réduits au silence dans de mystérieuses circonstances ? Il est temps que les médecins partisans des voies alternatives commencent à s’exprimer plutôt que de se taire parce qu’ils ont peur. Il est aussi grand temps que les patients et leurs médecins disent la vérité sur la façon dont notre système classique de santé tue beaucoup plus de gens qu’il n’en sauve.

Un jour nouveau pour la santé et la guérison

Il y a des gens qui ne sont pas affectés par la Nagalase des vaccins. Cependant, pour la majorité, cette substance supprime le système immunitaire chaque fois qu’ils reçoivent un vaccin. Certains nourrissons et certains enfants développent des troubles du spectre autistique et d’autres enfants et adultes font des cancers.

Quel sens aurait encore cet appel à la vaccination forcée universelle de tous les enfants si l’on comprenait que les vaccinations peuvent provoquer des troubles du spectre autistique, ainsi que le cancer. Quel sens aurait encore cet appel si l’on comprenait que la prévention et le traitement de ces problèmes consisterait d’abord à arrêter de vacciner les enfants dont la santé aurait été endommagée tout en leur administrant des doses hebdomadaires de GcMAF jusqu’à ce qu’ils recouvrent la santé ?

Traduction: Expo Vaccins

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Facebook tente de rassurer sur la monétisation de Messenger

Auteur : Corentin Durand | Editeur : Walt | Vendredi, 26 Févr. 2016 - 03h13
 

Un document découvert par TechCrunch la semaine dernière avançait des rumeurs d'une monétisation future pour le service de messagerie instantanée de Facebook. La société confirme progressivement ses intentions.

Le service gratuit de messagerie instantanée de Facebook devra nécessairement rapporter de l’argent à la firme de Mark Zuckerberg. Un sujet délicat pour les utilisateurs, que la firme tente d’aborder avec délicatesse.

La fuite d’un document de TechCrunch a finalement déclenché des réactions de la part de Facebook. L’entreprise semble confirmer à demi-mot que le business model révélé par le document est bien en préparation, et pourrait se mettre en place en avril.


Le document confirme que les commerces et enseignes utilisant déjà la discussion instantanée avec leurs clients pourront prévenir ces derniers de nouveaux produits et promotions au sein de Messenger.

Pour le moment Facebook voudrait limiter ce service aux clients ayant déjà échangé avec la page en question ; mais aussi limiter le nombre des messages pour éviter toute impression de spam qui ferait déserter les utilisateurs de Messenger, ce qui serait contre-productif.

Interrogé par Business Insider, Facebook a répondu laconiquement.

« Nous ne commentons aucune rumeur ou spéculation. Ceci dit, notre objectif avec Messenger est de créer une expérience engageante de qualité avec 800 millions d’utilisateurs autour du monde, et cela inclue s’assurer que ces personnes ne reçoivent pas de messages indésirables, d’aucun type  ».

Facebook ne veut pas afficher des annonceurs, il veut les engager.

Facebook veut donc rassurer ses utilisateurs et joue sur la nuance des messages indésirables. Il est désormais assez clair que pour le réseau social, le futur de la publicité se situe dans une réconciliation des annonceurs et des utilisateurs.

 

Pour cela, il faudra, pour Facebook, s’assurer que chacun des messages envoyés par les annonceurs soient, sinon désirés par la cible, au moins non-dérangeants. Le débat ne se situe donc plus dans l’intrusion de la publicité mais dans son utilité en tant qu’interaction. Facebook ne veut pas afficher des annonceurs, il veut les engager.

Le modèle de financement de Messenger n’est pas surprenant puisqu’il est exactement celui déjà présenté par WhatsApp, une autre filiale de Facebook. Elle l’avait confirmé en annonçant son passage à la gratuité totale.

« À partir de cette année, nous allons tester des outils vous permettant d’utiliser WhatsApp pour communiquer avec des commerces et organisations dont vous avez envie d’entendre parler. Cela voudrait dire, par exemple, communiquer avec votre banque à propos d’une récente transaction frauduleuse ou avec une compagnie aérienne à propos d’un vol différé. Nous recevons tous ces messages ailleurs aujourd’hui — par SMS ou des appels téléphoniques — donc nous voulons tester de nouveaux outils pour faciliter ces pratiques sur WhatsApp, tout en continuant de vous offrir une expérience sans publicité, ni spam », avait expliqué le réseau social.

C’est donc bien vers de la mise en relation que l’intégralité des services de messagerie de Facebook se dirige. Pas tout à fait publicitaire, ni tout à fait désintéressées, ces nouvelles interactions seront bientôt quotidiennes sur nos smartphones.


- Source : Numerama
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Le lait, ce trait d'union entre maladies respiratoires récurrentes, allergies et mucus

Auteur : Cécile | Editeur : Walt | Dimanche, 21 Févr. 2016 - 10h10
 
 
 

Nous avons besoin d’une enzyme appelée lactase pour digérer le lactose présent dans le lait, mais entre l’âge de 18 mois et de 4 ans, nous perdons 90-95 % de cette enzyme. Donc, concrètement, nous sommes à peu près tous intolérants au lactose. En plus, selon le Dr. Ellis (spécialiste des produits laitiers et de leur action sur le sang), si l’on tient à avoir des allergies, il faut boire du lait. Pourquoi ? Et quel lien entre notre incapacité à digérer plusieurs composantes du lait (que nous verrons plus loin comme le lactose ou la caséine) et les allergies, le mucus, les sinusites ou infections ORL à répétition ?

Alors que le lait de vache fait partie intégrante de notre paysage alimentaire et culturel actuel, le développement d’allergies, de sinusites, de toux, d’infections respiratoires récurrentes et fatigantes chez les plus jeunes mais aussi chez les adultes s’impose également comme une évidence. Mais, pourquoi souffrir de ces maladies cycliques alors que la solution se trouve peut-être, tout simplement, dans votre consommation cyclique de lait de vache?

Oubliez un instant les antibiotiques, aspirines et expectorants auxquels vous recourez habituellement. Venez comprendre la logique du lait de vache dans votre corps.

La lactase, enzyme perdue dès le plus jeune âge

Des études montrent que 75% des humains n’ont pas de lactase, l’enzyme nécessaire pour digérer le lactose du lait. Qu’est-ce que le lactose? Le glucide (sucre) du lait. Que fait cette fameuse lactase? Elle prend le lactose présent dans le lait et le dissocie en glucose (sucre) et galactose grâce au processus d’hydrolyse: la dissolution dans l’eau. Le lait est prêt à être digéré!

Mais pour la plupart d’entre nous: pas de lactase à la rescousse! Le lactose non digéré, est alors pris en charge par d’autres bactéries du système de digestion qui se mettent à produire de l’hydrogène en présence de lactose. Résultat:  ballonnements, crampes d’estomac douloureuses et diarrhées.

Mais l’intolérance au lactose n’est que la partie émergée et plus connue de l’iceberg. Passons à l’autre composante du lait de vache qui pose problème: la caséine et les allergies qu’elle entraîne.

La caséine, protéine du lait, n’est jamais digérée

La principale protéine du lait de vache est la caséine, qui est l’élément nécessaire au métabolisme des bovins pour qu’ils soient en bonne santé. En revanche, l’être humain n’a pas besoin de caséine. De notre côté, la principale protéine du lait humain s’appelle le lactalbumine et il est facile à digérer par notre métabolisme. Les nourrissons comme les adultes ont beaucoup de mal à digérer la caséine: ne serait-ce que chez les nourrissons, 50% au moins de la caséine n’est pas digérée. Mais rares aussi sont les adultes qui réussissent à métaboliser les protéines (caséine) contenues dans le lait.

Hélas, bien que notre corps fasse le maximum pour le digérer, le lait de vache n’est jamais correctement assimilé. Et ceci en raison d’une incompatibilité avec le système enzymatique humain: notre défaillance en DPP4.

Certains n’entre nous avons une défaillance d’une enzyme particulière qui désassemble la protéine de la caséine (mais aussi du gluten !): la peptidase DPP4. Lorsque tout va bien, les enzymes participent à un processus digestif où elles ont pour rôle de rendre des molécules complexes en molécules simples, facilement assimilables par l’organisme. Ce processus est nécessaire pour que nos corps extraient les nutriments de nos aliments.

A cause de la défaillance de cette enzyme à accomplir son travail, un résidu non digéré de ces protéines subsiste. Des protéines partiellement digérées restent dans votre corps.

Quelles conséquences ?

Ces protéines partiellement digérées pénètrent souvent dans le sang et irritent les tissus, créant une sensibilité aux allergènes. Votre corps aura tendance à être plus sensible et irrité par les allergènes dans votre environnement: concrètement, vous développerez ou aggraverez un certain nombre d’allergies. La poussière, le pollen et les poils d’animaux sont les allergènes les plus fréquents, bien que nous puissions devenir allergiques à bien d’autres substances.


Finalement, le foie doit extraire, pour de bon, ces protéines partiellement digérées de notre organisme. Ce travail est très lourd et il constitue un fardeau supplémentaire pour tout le système excrétoire, et en particulier sur le foie.

Le lait est un donc un aliment qui présente plusieurs indigestions pour l’Homme : le lactose ne peut pas être digéré car nous ne n’avons plus d’enzymes appropriées à partir de 4 ans et la caséine n’est pas correctement assimilée car ce n’est pas une protéine vouée à la croissance humaine mais bovine.

Reste le dernier des impacts négatifs, et pas des moindres: la production excessive de mucus par notre corps suite à la consommation de lait.

Le mucus : l’aggravateur par excellence

Quand la protéine destinée à un autre animal, pénètre dans le corps et rentre en contact avec notre système immunitaire, une réponse allergique/immune se déclenche dans plusieurs endroits du corps. Une réaction classique de notre système immunitaire à ce type « d’attaque » est  un épanchement, une effusion de mucus.

Le mucus, c’est tout simplement une sécrétion visqueuse de notre corps, qui a pour but d’entraîner avec elle poussières et microbes. Votre nez coule, c’est parce que votre corps a trouvé un moyen visqueux et fluide, de se débarrasser de ce qui perturbe votre santé intérieure.Le lait est un incroyable producteur de mucus.


Le mucus durcit et colmate tout ce à quoi il se colle dans l’intestin grêle, gênant énormément les fonctions de l’organisme. Le mucus migre dans les cavités sinusales et nasales pour être évacué.

La production de mucus tend à aggraver les problèmes d’allergies, asthme, eczéma, bronchites, des problèmes de sinusites et infections de l’oreille récurrents. Il crée les problèmes récurrents de nez qui coule, les douleurs persistantes de gorge et d’accumulation de phlegmes, les bronchites et les infections des oreilles (otites) qui sont le fléau de nombreux enfants.

L’expérience nous démontre que les enfants enrhumés, avec de la toux ou de l’asthme, voient leur état s’aggraver lorsqu’ils consomment du lait, alors qu’il s’améliorera lorsqu’ils cesseront d’en consommer.

Bref, cet excès de mucus est un poids très lourd à porter pour notre système digestif, respiratoire et immunitaire.

Le Dr.Ellis va plus loin et affirme que cet excès de mucus, peut durcir jusqu’à produire une couche sur les parois internes des intestins, freinant l’absorption de nutriments et possiblement menant à un état de fatigue chronique.

Aux Etats-Unis, des études avaient été menées par l’American Academy of Allergy, Asthma and Immunology (Académie Américaine des Allergies, de l’Asthme et de l’Immunologie). Bilan : le lait de vache est la première cause d’allergies alimentaires chez les enfants. Selon le Dr. Frank Osi, près de la moitié des enfants aux Etats Unis développement une réaction allergique au lait. Pour ces enfants, et pour les adultes qui sont également allergiques, le lait devient un producteur de mucus. S’ensuivent toutes les gênes et maladies cycliques que nous avons vu auparavant. En France, le constat est surement le même.

Mon enfant est-il allergique au lait?

Voici les symptômes que développent les enfants allergiques au lait :

- Difficultés respiratoires (particulièrement pendant le sommeil)

- Une toux irritante associée à un écoulement nasal

- La toux est souvent associée à un bruit respiratoire et du mucus dans la gorge

Si vous allez chez le médecin, il risque de diagnostiquer une bronchite, une infection virale ou une infection respiratoire et vous prescrira des sirops contre la toux, des antibiotiques ou des expectorants. Tout ceci peut être inutile et source d’insatisfaction tant que vous n’aurez pas essayé de comprendre la racine du problème et peut être: essayer d’éliminer le lait de votre alimentation!

Conclusion

L’idée n’est pas d’imposer à tous d’éliminer radicalement tous les laitages de votre quotidien, sauf si vous en sentez le besoin et la motivation. A chacun de placer sa barre là où il le souhaite. Mais plutôt d’en consommer moins et de comprendre quelles réactions il peut entraîner chez nous. Notamment, je vous conseillerai d’éliminer totalement le lait de vache, au profit de laits végétaux très nourrissants et digestes, de remplacer la crème par des crèmes végétales, les yaourts par des yaourts végétaux (ou d’autres type de desserts!) et de garder certains apports de fromages dont vous n’avez vraiment pas envie de vous passer. C’est également la position de la plupart des médecins holistiques ou naturopathes. Parfois, les personnes qui choisissent de réduire les produits laitiers finissent par les éliminer naturellement car ils se sentent beaucoup mieux et ont trouvé plein de nouvelles façons de cuisiner.

N’oubliez pas ! Les produits laitiers ne sont pas les rois du calcium ! On en trouve dans une incroyable variété de produits alimentaires comme les amandes, le persil, les légumineuses, presque tous les légumes, certains fruits, l’eau.

Enfin, comme l’affirme le Dr. Henri Joyeux, chirurgien-oncologue à Montpellier, spécialiste des relations entre alimentation et cancer : « la consommation de 3 à 4 produits laitiers par jour est une aberration (…)  le meilleur calcium est d’origine végétale, associé à la vitamine C, où il est absorbé jusqu’à 75% par notre tube digestif. Alors que le calcium animal l’est, au plus, à 40% ».

Il recommande donc de se faire plaisir avec « des fruits et des légumes frais, des légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots de toutes les couleurs, pois cassés, soja) en quantité ». Lorsque les légumes sont cuits, privilégier la cuisson à vapeur douce pour préserver leur teneur en vitamine C (qui maximisera votre absorption de calcium) et le tout, bien mastiqué !

Trouvez votre équilibre !

Cet article sur les alternatives végétales au lait de vache peut vous être très utile dans votre nouvelle aventure sans lait de vache: Pourquoi et comment remplacer le lait de vache?  Peur de ne pas aimer le goût des laits végétaux? Ça ne risque pas: essayez un lait de riz (très doux) ou de noisette (avec plus de caractère) et vous serez conquis.

Enfin, il existera toujours des solutions végétales plus digestes et saines, à la plupart de nos produits adorés. Vous aimez la glace ? Mettez  des bananes au congélateur (ou autres fruits), puis quand l’envie d’une glace vous vient, mixez-les! Peut être même avec un peu de lait de coco! Une texture crémeuse, glacée et goûteuse sans aucun produit laitier ou additif et uniquement avec vos fruits préférés !


- Source : Le Palais Savant
 
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Vous n’aviez pas le droit de savoir que les banquiers peuvent aller en prison

Auteur : Joe Clifford | Editeur : Walt | Mardi, 16 Févr. 2016 - 14h54
 

La crise et l’effondrement de 2008 se sont produits parce que de très grandes banques avaient spéculé sur des prêts frauduleux et risqués, qui se sont cassé la figure. Quand l’effondrement s’est produit, les banques se sont tournées vers le gouvernement fédéral, qui a aussitôt adhéré à l’idée que les banques sont bien trop grosses pour faire faillite, et les contribuables ont subventionné les banques pour des trillions de dollars. Personne ne sait combien au juste a coûté ce renflouement, mais voici une liste partielle des banques que vous avez généreusement tirées d’affaire :

Citigroup – $ 2.513 trillions   (1 trillion = 1 million de millions)
Morgan Stanley – $ 2.041 trillions
Merrill Lynch – $ 1.949 trillions
Bank of America – $ 1.344 trillions
Barclays PLC – $ 868 milliards
Bear Sterns – $ 853 milliards
Goldman Sachs – $ 814 milliards
Royal Bank of Scotland – $ 541 milliards
JP Morgan Chase – $ 391 milliards
Deutsche Bank – $ 354 milliards
UBS – $ 287 milliards
Crédit Suisse – $ 262 milliards
Lehman Brothers – $ 183 milliards
Bank of Scotland – $ 181 milliards
BNP Paribas – $ 175 billion
Wells Fargo – $ 159 milliards
Dexia – $ 159 milliards
Wachovia – $ 142 milliards
Dresdner Bank – $ 135 milliards
Société Générale – $ 124 milliards
« Tous les autres emprunteurs » – $ 2.639 trillions (voir plus haut)

Les contribuables n’ont pas été consultés et n’ont même pas été autorisés à donner leur avis, et ceci n’est qu’un exemple de la célérité avec laquelle les gouvernements peuvent répondre aux desiderata de la classe riche. Bien qu’il ait été de notoriété publique que les banques avaient menti, spéculé sur des prêts frauduleux et blanchi l’argent des cartels de drogue, personne n’a été poursuivi ni inculpé de rien, alors que des millions de citoyens se voyaient ruinés. Les banques, qui avaient commis toute une variété de forfaits, se sont juste adressées au gouvernement et lui ont demandé, le carnet de chèque à la main : combien voulez-vous pour éviter la prison à nos responsables ? Et le gouvernement leur a répondu en les condamnant à une amende, ce qui revient à rien puisque les banques se contentent de repasser l’amende aux consommateurs, lesquels paient ainsi une seconde fois.

Les « corporate medias » ont délibérément omis d’informer le public de la façon dont d’autres pays, notamment l’Islande, ont fait face à leurs crises. Si on vous l’avait dit, vous auriez pu exiger que nous nous conduisions comme les Islandais, mais quand on ne sait pas, on n’exige rien. L’Islande est un des pays qui ont été le plus durement touchés par l’effondrement des banques, mais là, ils ont affronté le problème tout autrement que nous. La première différence importante est que l’Islande a décidé que si les banques avaient spéculé et consenti des prêts dangereux et stupides, ce n’était pas la responsabilité des contribuables de renflouer des banques irresponsables pour leur stupidité, et par conséquent, elle les a laissées faire faillite.

Le monde de la finance a prédit que cela causerait à l’Islande des difficultés irréversibles, et les financiers lui ont annoncé qu’elle ne se relèverait jamais de ce défi, mais les citoyens ont persisté. Malgré toutes les mises en garde, les Islandais ont été, à deux reprises, invités à voter et à dire s’ils voulaient sauver les banques ou les laisser faillir. De très fortes pressions ont été exercées sur les votants par le secteur financier, mais les citoyens ont tenu bon et voté démocratiquement qu’il fallait laisser déclarer les banques en faillite. À nous, en revanche, on n’a pas offert le luxe d’un vote démocratique. L’argent a simplement été pris dans la poche des contribuables et donné aux banques. Les Américains, qui croient naïvement vivre en démocratie, n’ont pas eu l’autorisation de voter pour dire s’ils voulaient faire ce cadeau aux grandes banques ou pas. On les a mis devant le fait accompli.

Donc, quand l’Islande a refusé de renflouer gracieusement les banques, elles ont fait faillite. Assurément, l’Islande a eu à faire face à des problèmes économiques, mais si on compare leur économie avec celle du reste du monde, on s’aperçoit par exemple qu’ils ont l’économie la plus forte d’Europe. En outre, pendant les temps difficiles, l’Islande a évité de recourir à un programme d’austérité et maintenu tous ses programmes sociaux, permettant ainsi aux citoyens de dépenser, ce qui a, évidemment, stimulé l’économie. Les prophéties apocalyptiques ne se sont pas réalisées et, aujourd’hui, l’Islande est plus forte que jamais.

Mais les Islandais ne se sont pas contentés de cela : ils ont pris une mesure plus audacieuse encore. Ils ont décidé de poursuivre en justice les dirigeants des banques qui étaient responsables de l’effondrement de 2008, ce qui, à ce jour, a conduit 26 banquiers en prison. Un concept franchement nouveau que celui de tenir des banquiers pour responsables de ce qu’ils font, comme le sont les citoyens ordinaires ! C’est un genre de choses qui n’arrive pas ici. Les banques se contentent d’acheter leur impunité. Mais la petite Islande a adopté un autre comportement et elle a trouvé 26 banquiers coupables de fraude, qui vont passer un total de 74 ans en prison. Et elle n’en a pas fini avec les inculpations.

Ah, que les USA seraient démocratiques, s’ils mettaient les banquiers sur le même plan que le reste des citoyens, et, ah, qu’il aurait été démocratique de laisser les citoyens US voter et décider s’ils voulaient payer les dettes des banques à leur place ! Mais, malheureusement, dans ce pays, les banquiers sont nos supérieurs, et ils n’ont pas de comptes à rendre. Donc, les USA sont, en réalité, bien moins démocratiques que l’Islande. La petite Islande offre une grande leçon aux gros États-Unis, mais qui se préoccupe ici d’égalité devant la loi et du droit à voter pour se faire entendre ? Pas le gouvernement fédéral, c’est certain. Nous n’avons même pas le droit de savoir ce que font d’autres gens ailleurs, comme par exemple en Islande. Quelles andouilles nous sommes !


Traduction c.l. pour Les Grosses Orchades

 

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Samsung prévient : ne dites rien de trop personnel devant votre TV !

Auteur : The Week (USA) | Editeur : Walt | Lundi, 15 Févr. 2016 - 13h33
 
 

Les Smart TV de Samsung ont fait plus d’une fois l’actualité pour une raison qui est loin d’être bonne. En effet, le système de commande vocale fait son travail, lequel consiste à vous écouter, tout le temps… Et aujourd’hui, Samsung enjoint publiquement ses clients de ne rien dire de trop personnel devant leur Smart TV !

C’est tout à fait logique, pour pouvoir répondre à vos commandes vocales, la Smart TV doit écouter les moindres conversations environnantes – il en va de même avec une console ou un smartphone proposant la même fonctionnalité -. Et pour comprendre ce que vous dites, la Smart TV de Samsung transmet ces données à un service tiers, Nuance Communications, Inc., en l’occurrence, pour comprendre ce que vous avez dit.

Dans la politique de sécurité de Samsung, il était dit : « Veuillez noter que si vos paroles contiennent des informations personnelles ou sensibles, celles-ci seront capturées et transmises à un tiers. » Le fabricant sud-coréen a donc tenu à clarifier la situation : « Si un utilisateur consent et utilise la fonctionnalité de commande vocale, les données voix sont envoyées à un service tiers lors d’une commande de recherche. […] Actuellement, les données sont envoyées à un serveur, lequel analyse le contenu demandé et renvoie ce dernier au téléviseur.«

Et Samsung de préciser évidemment que ces données ne sont en aucun cas archivées ou vendues… Voilà qui a au moins le mérite d’être clair. Et vous, vous utilisez la commande vocale ?

Traduction Ubergizmo


- Source : The Week (USA)
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Islande : 1,9% de taux de chômage en 2015, un chiffre qui fait rêver plus d'un pays européen !

Auteur : RT (Russie) | Editeur : Walt | Jeudi, 11 Févr. 2016 - 15h07
 
 

Ce petit pays a retrouvé son niveau de chômage d’avant la faillite de ses banques en 2008 due à la crise économique européenne. En 2007 son taux de chômage était de 1,3% et il est monté jusqu'à 10% dans l'année de la crise.

L’Islande, cette île coincée entre le Groenland et la Norvège, qui compte environ 320 000 habitants a réussi une remontée économique fulgurante. Des chiffres du chômage qui font rêver plus d'un pays en Europe, en particulier la France avec ses 10,5% de chômeurs, en Italie il est de 12,4% et en Espagne de 22,7%! Lors de la faillite des banques du pays en 2008, le FMI parlait d’une vraie tempête dans le pays : «Peu de pays, voire aucun, avaient vécu une débâcle économique aussi catastrophique».

Alors comment expliquer cette remontée ?

En novembre 2015, le premier ministre islandais s’exprimait : «nous n’aurions pu sortir de la crise si nous avions été membre de l’Union européenne». Ajoutant que le fait de ne pas faire partie de la zone euro avait été une chance pour le pays : «Si toutes ces dettes avaient été en euros, et si nous avions été obligés de faire la même chose que l'Irlande ou la Grèce et de prendre la responsabilité des dettes des banques en faillite, cela aurait été catastrophique pour nous sur le plan économique». Pour le gouvernement islandais il apparaît clair que l'Union européenne est un frein à la bonne santé économique des pays.

Le pays a pris des mesures après la crise de 2008 et a laissé ses banques faire faillite contrairement aux autres pays européens qui ont tous fait pour nationaliser sauver leurs banques. Le site Geopolis explique que «le pays a mené une politique mêlant contrôle des capitaux (une idée mal vue en Europe), austérité budgétaire mais aussi hausse des impôts et surtout dévaluation importante de sa monnaie (60%) qui a entraîné une importante inflation, aujourd'hui maîtrisée... et une reprise de la croissance. Résultat, Reykjavik n’a pas sacrifié sa politique sociale et le FMI a été totalement remboursé de ses avances financières. Cette politique a fonctionné, moins d’entreprises ont fait faillite et il n’y a pas eu d’exode des jeunes comme au Portugal, Espagne ou Irlande ».

Selon l'AFP les inégalités sont parmi les plus faibles au monde en Islande et l'espérance de vie très élevée (83 ans). Bref un pays où il fait bon vivre a priori.


- Source : RT (Russie)
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Les sénateurs tripotent encore Internet. Le LOL devient amer

Auteur : Hashtable | Editeur : Walt | Mardi, 09 Févr. 2016 - 12h22
 

Bon, c’est bien simple : comme vous n’êtes qu’une bande de gros gamins un peu bêtes et surtout dangereux pour vous-mêmes, le mieux est que l’État s’occupe d’absolument tout. En France, ça tombe bien, il a pris pas mal d’avance. Mais avec Internet, il restait encore trop d’occasion au citoyen de faire son petit kéké. Rassurez-vous, avec ce que nos élites nous préparent, ça ne va pas durer.

En plus, ça tombe bien : avec l’actuel état d’urgence, et la psychose molle qui s’est emparée d’un pays décidément à la dérive, les citoyens ont suffisamment peur pour qu’on puisse faire passer à peu près tout et n’importe quoi. À commencer par des lois tout à fait croquignolettes comme par exemple le « délit de consultation habituelle de sites faisant l’apologie du terrorisme », qui envoie du LOL dès son titre.

Pour parvenir à une telle performance, il faut bien sûr faire appel à des maîtres, de véritables ceintures noires du LOL sur les internets. Qui, mieux que nos sénateurs, peut remplir ce rôle ? Qui, mieux qu’eux, peut se permettre de pondre une loi invraisemblable sur un domaine qui dépasse de très loin toutes leurs compétences ?

On parle ici de champions du monde des lois intertubes, d’athlètes surentraînés du décret numérique qui bouscule du lolcat, de médaillés du sprint législatif anti-GAFA avec bombes à sous-munitions. On se souvient en effet qu’ils nous avaient déjà régalés avec la sécurisation obligatoire des lignes internet pour mieux choper du pirate, qu’ils avaient tenté l’olympiade du LOL gras avec un (énième) rapport sur les jeux vidéo avec la clairvoyance qui les caractérise, ou qu’ils s’étaient lancé dans un pentathlon de la grosse déconne en notant finement que « Google favorisait ses propres services » et qu’il fallait donc entraver tout ça bien vite.

C’est donc sans surprise que ces mêmes sénateurs, entre deux repas clairement trop arrosés, ont décidé d’adopter mardi (2 février 2016) l’article 10 à la proposition de loi antiterrorisme en préparation, dont le but est de sanctionner pénalement le fait de consulter régulièrement des sites officiellement sulfureux, c’est-à-dire faisant l’apologie du terrorisme. Et ce, bien sûr, qu’on adhère ou non aux thèses proposées. L’indignation de certains sénateurs, qui y voient-là l’avènement d’une police politique de ce qu’on a le droit de regarder ou pas, n’y changera rien : reluquer un site djihadiste d’un peu trop près sera pénalement poursuivi.

D’ailleurs, on se demande ce qui empêchera vraiment de classer l’un ou l’autre site, enquiquinant pour le pouvoir, dans les sites terroristes. On se demande ce qui arrêtera le Camp du Bien quand, investi de la mission essentielle de sauvegarder un peu notre sécurité et beaucoup celle de ses miches, il jugera nécessaire d’embastiller ceux qui regardent trop de sites contestataires, violents, religieux, pornographiques, ou pire que tout, libéraux.

Rien qu’en lisant tout ceci, le lecteur moyen sait qu’en terme de rigolades, dès que les sénateurs sont impliqués, il y a du gros niveau. Mais n’oubliez pas : ce sont des professionnels (ne tentez pas la même chose chez vous, vous pourriez vous faire très mal). Dès lors, comment passer sous silence que l’article 10 prévoit aussi 5 années de prisons si, par facétie ou inconscience, il vous prenait la fantaisie de créer des sites miroirs de sites internet bloqués ?

Pour le frétillant Urvoas, fraîchement nommé ministre de ce qui fut, un jour, la Justice en France,

« Il est évident que le blocage judiciaire est la solution qu’il faut espérer voir se développer. On sait que ça a un effet d’éteindre le site »

Ah oui, Jean-Jacques (je me permets de t’appeler Jean-Jacques, sachons rester simple avec nos commis), tu as tout compris : quand on bloque un site, ça a un effet de l’éteindre. Pouic. Radical. Bien sûr, si le site est hébergé à l’étranger, ça ne marche pas, parce que ce ne sera pas bloqué. Si le nom du domaine n’est pas en France, c’est tout autant peine perdue. Et si, bien sûr, il existe des copies de secours un peu partout sur la planète, non seulement, Jean-Jacques, tu vas t’exciter pour rien, mais on ne pourra pas complètement écarter que certains se payent ta tête aussi. Va savoir.

Et puis, Jean-Jacques, si la lutte contre le terrorisme consistait à fermer des sites djihadiste, ce serait un peu les vacances pour toi, non, tu ne crois pas ? En revanche, essayer de voir qui se connecte à ces sites, comprendre la dynamique des groupes, bref, faire du vrai renseignement, tout ça, ça demande un peu plus de moyens et de finesse dont tout indique que le stock est épuisé depuis longtemps du côté des politiciens. Dommage.

Sacré Jean-Jacques. En tout cas, toi et tes copains sénateurs, vous pouvez sans problème vous qualifier pour les prochains mondiaux du LOL internet.

Enfin, on évoquera — rapidement, je vous prie : la rigolade, ça va un moment, mais les abdos commencent à devenir douloureux, à force — l’autorisation donnée par nos sénateurs aux juges d’instruction de faire installer des mouchards sur les systèmes informatiques de suspects, par « toute personne physique ou morale qualifiée » capable de réaliser les opérations nécessaires. Autrement dit, la loi passée par les sénateurs autorise donc les juges à (faire) pirater des systèmes informatiques et à y installer des chevaux de Troie.

On voit immédiatement l’intérêt de la manœuvre dans l’âpre lutte qui se noue entre la France, sa population, son élite gouvernementale d’un côté, et les terribles djihadistes qui, c’est connu, se connectent dès potron-minet sur de puissants ordinateurs afin d’échanger, dans un sabir habilement chiffré (mais pas assez pour nos efficaces cryptographes, hein, bien sûr), le plan de leurs prochaines attaques, les dernières recettes avec marqué Explosifs en gros en rouge dessus, les bonnes adresses à visiter et les photos de vacances. D’ailleurs, le massacre du 13 novembre dernier avait été entièrement planifié de la sorte et traqué avec efficacité par nos services de renseignements surentraînés. Nul doute que ces chevaux de Troie ne serviront pas du tout à espionner les opposants politiques, les journalistes fâcheux ou les avocats trop zélés.

Et puis, l’hypothèse que ces dispositifs soient malencontreusement détournés par d’occultes puissances ou de traîtres félons a même été prévue : tout ceci sera contrôlé au millimètre par l’ANSSI, et donc tout ça va pulser en rythme, bien comme il faut, dans le tempo d’une musique judiciaire palpitante. Z’allez voir. Ayez confiance. Vraiment, aucun doute à avoir : la lutte contre le terrorisme vient de brancher le turbo, ça va poutrer sévère.

Décidément, ? cette France socialiste est de plus en plus Charlie ? et chaque petit pas législatif qui fut fait dernièrement ne l’a été que dans une seule direction, et pas la bonne.



- Source : Hashtable
 
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Même chose au Canada , si ces personne payais seulement 2% à chaque transaction boursière le citoyens n'aurait plus d'impôt à payer...c'est immoral nos multinationales qui sont que quelques centaines n'ont  aucun respect pour leur devoir de bon citoyens et ne respecte rien ,l'environnement et les citoyens...Quand on a l'intention de et que la haute finance fait voter des lois avec leur lobéiste et le font c'est criminel...wake up 
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1 000 milliards d’euros par an, montant de la fraude et de l’évasion fiscale en Union européenne

Auteur : Claude Posternak | Editeur : Walt | Lundi, 08 Févr. 2016 - 13h21
 

Le 29 septembre 2014, le Financial Times dévoilait que la Commission Européenne allait enfin ouvrir une enquête contre les pratiques fiscales d’Apple en Irlande[1].

Cette annonce faisait suite aux enquêtes déjà ouvertes contre Google, Abbott et d’autres groupes pharmaceutiques dans ce même pays.

Le 7 octobre, on apprenait que Bruxelles déclenchait une procédure contre les pratiques fiscales de Starbucks aux Pays Bas.

Le 7 novembre, Le Monde révélait 548 accords secrets d’optimisation fiscale liant 340 multinationales au Luxembourg.


Pas un mois ne se passe sans que l’on découvre un nouveau scandale mettant en cause une multinationale voulant échapper à l’impôt et un pays européen prêt à lui faciliter la tâche.

L’ampleur du manque à gagner pour les budgets des Etats est gigantesque. Additionnée à la fraude c’est 1000 milliards d’euros qui s’évaporent chaque année de l’UE. C’est 20% de son PIB, c’est le double du déficit annuel cumulé de tous ses Etats.


Il est temps d’agir. Cette urgence est d’autant plus nécessaire que les pouvoirs publics demandent aux citoyens européens de rembourser non seulement une dette qu’ils n’ont pas contractée mais de payer, en plus, en lieu et place des plus riches qui, eux (particuliers et entreprises), se sont soustraits à l’impôt.

Trois rapports et quatre recommandations ont été soumis au sommet du G20 à Brisbane en novembre 2014. Obligation est dorénavant faite à chaque multinationale de communiquer aux administrations fiscales locales son Chiffre d’affaires, ses profits, le nombre de ses employés et de ses actifs.

Les grands groupes ne pourront normalement plus, par le biais de « Double irish » ou autre « Sandwich hollandais », localiser dans des paradis fiscaux la propriété intellectuelle de leurs produits et les bénéfices qu’ils génèrent.

Ils ne pourront plus jouer des différences de traitement fiscal entre obligations et actions.

Ils ne pourront plus, comme Itunes, jongler à sa guise avec  les taux de TVA.

Ces mesures seront-elles réellement appliquées ?

Il n’en resterait pas moins que le taux d’imposition des entreprises resterait de 12,5% en Irlande, de 21% en Grande-Bretagne et de 33% en France.

Le dumping fiscal entre Etats continuerait à sévir et à engendrer des déséquilibres dangereux pour les budgets nationaux.

En continuant d’offrir la possibilité aux multinationales de faire la course au mieux disant fiscal, l’Europe continue à se tirer une balle dans le pied.

Elle se doit, en même temps qu’elle lutte contre l’évaporation fiscale vers les paradis fiscaux, de travailler à la création d’une Europe sociale et fiscale commune.

C’est une absolue nécessité. Dans l’immédiat, la France pourrait proposer une voie pour y arriver. Dans les années 70, les Etats se concurrençaient sur un autre terrain : les monnaies.

Pour lutter contre le yoyo incessant, les pays européens décidèrent, avec le Serpent Monétaire Européen, de mettre en place un système qui limitait les tentations spéculatives.

Une monnaie ne pouvait pas fluctuer par rapport à une autre de plus ou moins 2,25 % autour de sa parité. Pourquoi ne pas s’inspirer d’un tel mécanisme.

On pourrait imaginer un Serpent Fiscal Européen sur la base d’un taux d’imposition moyen des entreprises à 25% dans toute la zone euro.

Les Etats auraient la liberté, de faire fluctuer ce taux de plus ou moins 3%.

On pourrait alors admettre que des pays possédant moins d’atouts pour séduire une entreprise étrangère (infrastructures, qualité de vie, climat, niveau du système éducatif…) aient des taux plus bas et que ceux qui cumulent les avantages aient un taux plus élevé.

On pourrait ainsi imaginer un impôt sur les sociétés de 22% en Irlande alors qu’il serait de 28% en France.

Ce système, en limitant à 6% l’écart maximum entre deux pays de la zone euro, respecterait la nécessaire solidarité fiscale entre Etats tout en compensant les inégalités.

Pour compléter ce dispositif :

Une brigade sera spécialement dédiée à Bercy au suivi de l’impôt des 500 plus grandes sociétés exerçant en France.

Elle aurait tout pouvoir pour distribuer des amendes, comme savent le faire si bien les Etats-Unis.

Elle pourra même interdire après aval du gouvernement toute entreprise à vendre ses produits ou services en France si cette dernière n’est pas en règle avec la fiscalité de notre pays.

[1] Installé en Irlande en 1980, Apple n’a pas payé le moindre impôt jusqu’en 1991. Depuis, il ne paye que 2%.


- Source : La Transition
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Une nouvelle application traque tout ce qu'elle considère comme «antisémite» sur internet

Auteur : RT (Russie) | Editeur : Walt | Vendredi, 05 Févr. 2016 - 15h19
 

Fraîchement lancée par l'Organisation sioniste mondiale (OSM), l'application «Sniper» recense via un algorythme le contenu judéophobe présumé d'un site internet, permettant aux internautes de prendre les mesures nécessaires en justice.

Le système de l'application «Sniper» est configuré pour numériser les informations du web en utilisant un algorithme qui permet d'identifier certains mots-clés dans de nombreuses langues différentes.

Une équipe de membres de l'OSM (organisation sioniste créée en 1897 à Bâle en Suisse) scanne ensuite les résultats et confirment les cas de «présence réelle d'antisémitisme» sur le site en question, puis contacte les autorités du pays où le site est hébergé.

 

The World Zionist Organization (WZO) is about to launch a new app which they say will be a search engine for content that is anti- Semitic.

L'OSM souligne (tout de même ...) que l'application sera scrupuleusement contrôlée et supervisée, afin que des personnes ne soient pas accusées d'antisémitisme sans preuves concrètes.

«Sniper aura pour but de dissuader les antisémites», affirment les créateurs de cette application. «Il ne sera plus aussi simple de publier un statut ou un commentaire appelant au meurtre de juifs ou des photos montrant des personnes qui brûlent le drapeau israélien», poursuivent-ils.

Les premiers utilisateurs de «Sniper» seront avant tout les membres du réseau mondial de l'OSM pour la lutte contre l'antisémitisme, au sein du centre de communication de l'organisation. Leur rôle sera d'éplucher la toile, traquant sans relâche à peu près tout et n'importe quoi qui pourrait s'apparenter à ce qui relève à leurs yeux de l'antisémitisme : citations, captures d'écran, photos, vidéos ... Plus tard, de nombreux autres utilisateurs devraient commencer à utiliser l'application.

Sniper devrait être lancée le 7 février lors d'une conférence de l'OSM à laquelle assisteront l'ambassadeur d'Israël à l'ONU Dany Danon, ainsi que le président du parlement israélien, la Knesset, Yuli Edelstein.


- Source : RT (Russie)
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Nouvelles révélations de Snowden sur le renseignement britannique

Auteur : Sputnik (Russie) | Editeur : Walt | Vendredi, 05 Févr. 2016 - 15h11
 

Activement recherché par le gouvernement américain pour avoir dévoilé des données secrètes de l’agence NSA, le fauteur de troubles Edward Snowden a fait publier sur Internet de nouvelles révélations démontrant que le service de renseignement britannique (GCHQ) avait aussi recueilli une quantité non négligeable de métadonnées.

Il s'agit en fait d'un livre de 96 pages au format numérique rédigé en 2011 par l'Institut de Bristol, ainsi que d'un document plus court intitulé What's the worst that can happen? (Quelle est la pire des choses qui puisse arriver?, ndlr), publiés récemment en ligne par le site Boing Boing. Les données en question constituent une sorte de "liste de contrôle destinée aux espions en quête de permission pour infecter des ordinateurs ennemis ou leurs réseaux numériques par des logiciels malveillants".

"Certains problèmes, dont il est question dans ce livre, concernent notamment l'utilisation des signaux de réserve SIGINT (le renseignement d'origine électromagnétique, ndlr) du GCHQ dans le but d'en tirer un avantage cybernétique. Cependant, les chercheurs sont tenus d'être toujours en quête de nouvelles possibilités afin de mettre à jour le dispositif de cybersécurité", souligne le document.

D'après lesdits fichiers, le Quartier général des communications du gouvernement britannique (GCHQ) se servait largement des métadonnées qu'il avait réussies à collecter grâce à un vide juridique.

"Il y a de fortes restrictions juridiques et politiques quant à l'utilisation du contenu des données recueillies. En ce qui concerne les métadonnées, nous avons les mains beaucoup plus libres pour les stocker et les utiliser. (…) En outre, il est évident que le volume des données en question dépasse considérablement celui des métadonnées", lit-on dans le document.

"Ainsi, le flux des métadonnées collectées représente en général un ensemble en vrac, car nous recueillons tous les renseignements disponibles. D'autre part, nous ne traitons d'habitude que le contenu que nous avons intérêt à cibler".

Un autre passage du document souligne que le service de renseignement est parfaitement conscient qu'une telle collecte de métadonnées est potentiellement peu pratique.

"Il est à noter qu'en l'occurrence, la détection des faux positifs demeure à un niveau assez bas. Au cas où un analyste aurait trois ensembles de données à traiter, dont un ensemble revêt probablement un intérêt particulier, il aurait certainement le temps de s'acquitter de cette tâche. Mais s'il avait affaire à une liste de 300 ensembles de données, dont cinq présentent un intérêt quelconque, la tâche s'avérerait beaucoup plus difficile".

De son côté, le GCHQ a préféré s'abstenir de tout commentaire, tout en soulignant que leur travail revêtait un caractère "tout à fait légal".

Edward Snowden a révélé en juin 2013 l'existence d'un programme informatique secret baptisé PRISM, permettant aux Etats-Unis de surveiller les échanges par mail, messagerie instantanée, téléphone et réseaux sociaux des utilisateurs aux Etats-Unis et ailleurs dans le monde.

Suite à ses révélations, M. Snowden est recherché par la justice américaine. En août 2013, il a obtenu l'asile temporaire en Russie avant d'obtenir un permis de résidence de trois ans le 1er août 2014.


- Source : Sputnik (Russie)
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À qui profite le virus Zika, dont le brevet est détenu par la Fondation Rockefeller ?

Auteur : Guillaume Kress | Editeur : Walt | Vendredi, 05 Févr. 2016 - 14h55

Ce lundi 1er février, l’Organisation Mondiale de la Santé a déclaré que les cas récents de microcéphalie et autres troubles neurologiques signalés au Brésil –  symptômes liés au virus Zika – constituent une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI). L’organisation n’a pas fourni plus d’informations sur ce virus. En attendant plus de précisions sur le sujet, signalons ici que le virus fut découvert en 1947. Nous savons aujourd’hui qu’il est d’une part transmis sexuellement et d’autre part qu’il est mis sur le marché mondial par deux sociétés: LGC Standards (siège social en Angleterre) et ATCC (siège social aux États-Unis).

Le Groupe LGC, créé en 1996, est:

“…l’institut désigné en Grande Bretagne comme le National Measurement Institute pour les mesures chimiques et bioanalytiques, leader international dans les services de laboratoire, les normes de mesure, les matériaux de référence, la génomique, et les marchés de tests d’aptitude.”

L’une de ses branches, LGC Standards, se définit comme:

“…un producteur et distributeur mondial des matériaux de référence et des systèmes d’essais d’aptitude. Basée à Teddington, Middlesex, Royaume-Uni, l’entreprise dispose de 30 années d’expérience dans la distribution de matériaux de référence et d’un réseau de bureaux de vente dédiés dans 20 pays, 5 continents. Ces produits et services de haute qualité sont essentiels pour la mesure analytique précise et le contrôle de qualité, ce qui permet d’assurer que les bonnes décisions sont prises en fonction d’une base de données fiables. Nous produisons un nombre inégalé de matériaux de référence accrédités par le Guide ISO 34 dans des installations sur 4 sites à travers le Royaume-Uni, les États-Unis et l’Allemagne.”

LGC Standards a formé un partenariat avec ATCC, se définissant pour sa part comme:

“…la ressource et l’organisme qui normalise des matériaux biologiques mondiaux de premier plan dont la mission se concentre sur l’acquisition, l’authentification, la production, la conservation, le développement et la distribution de micro-organismes classiques de référence, des lignées cellulaires, et d’autres matériaux. Tout en conservant les matériaux traditionnels de collecte, l’ATCC développe des produits de haute qualité, des normes et des services pour soutenir la recherche et les développements scientifiques qui améliorent la santé des populations mondiales » .

Le partenariat ATCC-LGC vise à faciliter:

“la distribution des cultures d’ATCC et des produits bio à des chercheurs en sciences de la vie à travers l’Europe, l’Afrique et l’Inde et […] à rendre plus facilement accessibles les ressources importantes d’ATCC aux communautés scientifiques européennes, africaines, et indiennes en détenant localement des stocks de plus de 5000 articles de culture particulière soutenus par notre réseau de bureaux locaux qui délivrent le plus haut niveau de service au client et de support technique.”

Cela dit, qui détient le brevet pour le virus? La Fondation Rockefeller!

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Des manifestations contre l'Etat d'urgence en cours dans 70 villes de France

Auteur : RT (Russie) | Editeur : Walt | Samedi, 30 Janv. 2016 - 15h12
 

Plusieurs dizaines de manifestations se déroulent samedi à Paris et en province pour dénoncer le projet de déchéance de nationalité et l'état d'urgence, alors qu'un projet de loi le prolongeant sera examiné dans les jours qui viennent au Parlement.

Les manifestations sont organisées alors que le gouvernement veut prolonger de trois mois supplémentaires l'état d'urgence, qui devait prendre fin le 26 février. Le projet est présenté mercredi en conseil des ministres.

A Paris, la météo particulièrement maussade a démotivé une grande majorité de manifestants qui n'étaient finalement que quelques centaines au départ de la place de la République.

Outre le défilé parisien, de la place de la République au Palais-Royal, sous une pluie battante, des manifestations ont lieu lieu dans les principales villes de France, à l'appel des collectifs «Nous ne céderons pas» et «Stop état d'urgence», qui regroupent notamment des syndicats (CGT, FSU, Syndicat de la magistrature), des associations (Attac, Droit au logement, Droits devant, MRAP) et des organisations de défense des droits de l'homme (FIDH).

Ces organisations demandent la levée immédiate de l'état d'urgence, instauré après les attentats de novembre 2015, et l'abandon du projet de déchéance de nationalité pour les personnes condamnées pour des activités terroristes.

«Ces mesures heurtent et mettent à mal nos libertés au nom d'une hypothétique sécurité», selon un communiqué des collectifs. C'est sur ce «désaccord politique majeur» que la garde des Sceaux Christiane Taubira a démissionné mercredi.

Annoncé dès le soir des attentats du 13 novembre qui ont fait 130 morts et plusieurs centaines de blessés, l'état d'urgence avait été prolongé à une écrasante majorité pour trois mois le 26 novembre par le Parlement.

Sa nouvelle prolongation, jusqu'à fin mai, qui sera débattue et votée le 9 février au Sénat, puis le 16 février à l'Assemblée nationale, est plus controversée, des partis de gauche et des associations de défense des droits de l'homme et des libertés publiques s'inquiétant d'un risque de pérennisation de ce régime d'exception.

La révision de la Constitution exigera, pour être adoptée définitivement, un vote sur la même version dans les deux chambres et une majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés au Congrès.


- Source : RT (Russie)
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Un maïs OGM reconnu toxique pour l’alimentation animale

Auteur : Jean-Jacques RéGIBIER | Editeur : Walt | Jeudi, 28 Janv. 2016 - 12h52
 

Le premier maïs commercialisé pour nourrir le bétail a eu des effets nocifs sur les animaux. C’est ce que révèle une étude du Centre de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique ( CRIIGEN ), présentée aujourd’hui à Bruxelles par José Bové et Michèle Rivasi.

Les résultats de cette étude étaient particulièrement attendus, puisque le maïs OGM mis en cause, cultivé au départ sur quelques milliers d’hectares, était le premier à avoir obtenu l’autorisation de mise sur le marché pour l’alimentation animale. De son nom de code Bt 176, il était commercialisé par le groupe pharmaceutique suisse Novartis ( devenu Syngenta).

Dès 1996, ce maïs OGM avait provoqué plusieurs polémiques. Il produisait un insecticide Bt modifié et contenait également un gène de résistance à un antibiotique. A la suite de ces polémiques, le Bt 176 avait du être retiré du marché.

Ce que plusieurs experts avaient alors dénoncé, c’est qu’aucun test n’avait été mené sur le long terme pour connaître les effets de ce maïs transgénique, avant qu’il ne soit autorisé à la vente. Un seul test de nutrition sur quatre vaches avait été mené pendant seulement deux semaines par la société Novartis, au cours duquel l’une des vaches était morte au bout d’une semaine, sans explication scientifique.

Ce test toxicologique avant la mise sur le marché par Novartis, avait été réalisé aux Etats-Unis.

Le Pr Gilles-Eric Séralini, du Centre de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique, qui, à cette époque (1998-2007), avait eu accès au dossier en tant qu’expert pour le gouvernement français au sein de la Commission du Génie Biomoléculaire - car les résultats n’était pas censés être rendus publics - avait dénoncé ce test de 15 jours, délai scandaleusement trop court selon lui, pour juger des effets du maïs sur la santé des bovins.

C’est sur une autre expérience que se fonde l’étude qu’il a rendue publique aujourd’hui à Bruxelles, relayée par les députés européens Verts, Michèle Rivasi et José Bové.

Cette étude se fonde sur une autre expérience, celle menée par un fermier expérimenté, médaillé pour sa productivité de lait de vache en Allemagne, Gottfried Glöckner. Depuis 1995, Gottfried Glöckner collaborait avec l’industrie des OGM, d’abord pour tester des cultures. Il a été ensuite le premier, dès sa commercialisation, à donner le maïs Bt 176 après ensilage, à ses vaches laitières. Cette expérience qui s’est étendue sur plus de 4 ans, de 1998 à 2002, a été et demeure la plus longue observation détaillée de nourrissage de bétail avec un OGM, qui plus est sur un échantillon de bétail important, 70 vaches.

Sa ferme exemplaire était surveillée par des vétérinaires qualifiés, il n’y avait jamais connu de pathologie grave depuis qu’il avait pris la direction de l’élevage en 1986.

Qu’a-t-il constaté ?

Tout d’abord des paralysies partielles (parésies) sur les vaches, accompagnées de grandes fatigues, de problèmes rénaux et de problèmes de muqueuses, suivies par la mort de 10% des animaux. Malgré de nombreuses analyses, effectuées notamment par des laboratoires universitaires, en accord avec le ministère de la santé allemand et Syngenta, aucune cause microbienne n’a pu être découverte pour expliquer la mort des animaux. La dose de maïs OGM Bt progressivement introduit avait atteint 40% de la ration. En 2002, le fermier était convaincu que le maïs Bt était à l’origine des pathologies. Il poursuivra en justice Syngenta qui le dédommagera partiellement.

Ce sont toutes les données issues de ce test grandeur nature, notamment toutes les analyses de sang et d’urine, qui ont servi de base à l’étude du Pr. Séralini, qui a par ailleurs eu accès aux dossiers vétérinaires et aux archives très complètes pour chaque vache, ainsi qu’au témoignage du fermier titulaire d’un Master en Sciences Agricoles. L’étude a été publiée dans une revue scientifique spécialisée, le « Scholarly Journal of Agricultural Sciences ».

Ses conclusions rejoignent les constats de l’éleveur allemand. Le maïs OGM 176 était bien nocif pour le bétail.

Présentant cette étude, la député verte Michèle Rivasi a demandé que la procédure d’autorisation des OGM au niveau européen soit revue. « Dans le système actuel, il est très difficile pour un État de refuser l’autorisation d’un OGM à l’importation, quand bien même la mise en culture serait, elle, interdite. Par ailleurs, les scientifiques se basent trop souvent sur des études commanditées par les industriels, entraînant des situations de conflit d’intérêts extrêmement dommageables et déjà dénoncées par le passé » a-t-elle expliqué.

Pour José Bové, lui aussi député européen écologiste, membre de la Commission agriculture du Parlement européen, « aujourd’hui, la procédure d’évaluation et d’autorisation des OGM à l’importation en Europe n’a plus aucun sens puisqu’elle a été désavouée par le Parlement européen puis très récemment par le Conseil ( … ) Pour sortir de cette impasse scientifique et institutionnelle, il faut que mettre en œuvre un protocole d’évaluation de long terme pour les OGM, comme cela a été demandé en 2012 par nombre de chercheurs indépendants. Sans cette approche de long terme, on met en péril la santé publique, y compris lorsque seuls les animaux de ferme mangent des OGM."

?Le CRIIGEN  réclame également de toute urgence, la transparence de toutes les études toxicologiques réalisées avant la mise sur le marché des OGM, et des pesticides qu’ils contiennent. Il insiste sur la nécessité d’études sur la vie entière, ainsi que de l’étiquetage spécifique de la nature des OGM alimentaires.

  «Il en va, ajoute le Centre de Recherche et d’information indépendantes, de la santé des animaux d’élevage ainsi que de celle des consommateurs ».

L’étude qu’il vient de rendre publique, révèle une fois de plus l’urgente nécessité d’un étiquetage spécifique de la nature et de la quantité des OGM, notamment dans l’alimentation. Des tests à long terme des OGM alimentaires doivent être effectués et rendus publics, tout comme pour les pesticides qu’ils sont conçus pour contenir.


- Source : l'Humanité
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Selon Bloomberg, les Etats-Unis sont devenus le plus important paradis fiscal

Auteur : RT (Russie) | Editeur : Walt | Mercredi, 27 Janv. 2016 - 16h46
 

Même si les analystes américains parlent souvent des entreprises qui tentent de dissimuler leurs revenues en Suisse, les experts de Bloomberg ont conclu que les Etats-Unis étaient eux-mêmes devenus une «nouvelle Suisse».

En septembre dernier, Andrew Penny, directeur chez Rothschild & Co, a donné un conférence sur portant sur les façons dont l’élite mondiale prospère évite de payer des impôts, rapporte l’agence Bloomberg. Son message était clair : vous pouvez aider vos clients à rapatrier leur fortune aux Etats-Unis, sans payer d’impôts et à l’insu de leur gouvernement.

En refusant de se plier aux nouveaux standards d’échanges d’informations fiscales, les Etats-Unis sont devenus le nouvel «endroit où il faut être» si l’on veut payer le moins d’impôts possible, au point que certaines grandes fortunes et multinationales préfèrent désormais des endroits comme le Nevada, le Wyoming ou le Dakota du Sud à la Suisse ou aux Iles Vierges britanniques, constate Bloomberg.


The U.S. is becoming the world's top new tax haven http://bloom.bg/1PRyJXk -Bloomberg Business Verified account ?@business

«Les Etats-Unis qui blâmaient si éperdument les banques suisses, sont devenus eux-mêmes un rempart du secret bancaire», a déclaré le juriste suisse Peter Cotorceanu, de la société Anaford.

D'après l'agence économique américaine, la société Rothschild & Co serait même directement impliquée car elle aurait ouvert une antenne dans la ville de Reno, dans l’ouest du Nevada, à quelques immeubles à peine des casinos Harrah's et Eldorado. Pour Bloomberg, la banque y transfère les fonds de ses clients depuis d’anciens paradis fiscaux, aujourd’hui sujets à de nouvelles réglementations, alors que le Nevada en est exempt.

La responsable de la société Trident Trust Co. Alice Rokahr s’est, elle aussi, étonnée du nombre de personnes qui tentent de transférer leur argent vers le Dakota du Sud, Etat américain qui propose l’un des taux d’imposition les plus bas, ainsi que le secret bancaire.


- Source : RT (Russie)
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Le Sénat US dépose une résolution pour une "loi martiale internationale" !

Auteur : Isabelle | Editeur : Walt | Mardi, 26 Janv. 2016 - 13h27
 

En une phrase, ce que le Sénat propose (voir la vidéo VO anglais), c'est tout bonnement de donner à B. Obama des pouvoirs de guerre illimités à l'extérieur du territoire américain. G. Bush lui-même n'avait pas osé aller jusque là après les attentats du 11 septemre...

La résolution est une nouvelle autorisation pour utiliser la force militaire dans la guerre à l'État islamique. Elle donnerait au président encore plus de puissance que celle accordée à Bush après le 11 septembre, qui est d'ailleurs toujours en place aujourd'hui.

"Cette résolution est une réécriture totale de la clause des pouvoirs de guerre dans la Constitution des États-Unis," a déclaré le sénateur Chris Murphy. "Elle est essentiellement une déclaration de loi martiale internationale, un transfert du contrôle de la puissance militaire qui va permettre au président d'envoyer des troupes américaines à peu près partout dans le monde, pour nimporte quelle raison, avec absolument aucune limitation".

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Capsules de café: empoisonnement quotidien au furane

Auteur : Elsevier | Editeur : Walt | Jeudi, 14 Janv. 2016 - 03h16
 

Le furane a été reconnu cancérogène chez le rat (leucémies, cancers du foie et de la vésicule biliaire), et déclaré comme cancérogène probable chez l’homme.Les capsules, comme celles vantées par l’acteur George Clooney, contiennent des taux élevés de vapeurs de furane, un composé polycyclique voisin du benzène, qui entre dans la composition de solvants comme le tétrahydrofurane (THF).

Le furane est un composé organique hétérocyclique (un cycle à quatre atomes de carbone et un atome d’oxygène) qui se crée pendant le traitement thermique des aliments. Il s’est avéré être cancérigène lorsqu’on a réalisé des études sur des animaux de laboratoire. Le furane est donc un peu l’homologue de l’acrylamide, une molécule qui se crée dans les aliments grillés (et leur donne leur goût et leur odeur), et qui est aussi cancérigène.

Selon une équipe de chercheurs espagnols, cette substance toxique resterait piégée dans lescapsules de café alors qu’une machine à filtre offre un café qui contient trois fois moins de furane que les capsules car la molécule a pu se dissiper.

Cependant, les experts tentent de nous rassurer : d’après eux, on devrait boire une vingtaine de capsules de café par jour pour risquer quoi que ce soit. Mais  ils oublient de préciser à quel délai : si leur affirmation est sûrement vraie à court et moyen termes, qu’en est-il à plus long terme.

S. Altaki, F. J.,Santos et MT Galceran

 


- Source : Elsevier
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Un djihadiste exécute sa propre mère en public. Du "bon boulot" selon Laurent Fabius

Auteur : 20minutes (Suisse) | Editeur : Stanislas | Samedi, 09 Janv. 2016 - 16h14
 

Une femme de 40 ans a été abattue d’une balle dans la tête par son fils de 20 ans. Elle s’était rendue à Raqa pour supplier son enfant de rentrer avec elle.

Un membre du groupe État islamique a mis à mort sa propre mère à Raqa, selon l’Observatoire syrien pour les droits de l’homme (OSDH), cité par CNN. La victime, une femme de 40 ans qui travaillait comme postière, avait quitté sa ville de Tabaqa pour rejoindre Raqa, fief de Daech, à une cinquantaine de kilomètres de là. La Syrienne voulait implorer son fils de 20 ans de quitter le groupe djihadiste et de rentrer avec elle.

Elle lui a notamment expliqué qu’elle craignait qu’il se fasse tuer dans des bombardements perpétrés par la coalition menée par les États-Unis. Insensible aux supplications de sa mère, le djihadiste s’est empressé de rapporter l’histoire à ses supérieurs, qui ont arrêté la quadragénaire. Devant une centaine de personnes rassemblées sur une place de Raqa, le jeune homme a abattu sa propre mère d’une balle dans la tête. Avant de rejoindre Daech, le djihadiste avait appartenu à l’Armée syrienne libre (ASL) et au Front Al-Nosra [dont Laurent Fabius a dit le 13 décembre 2012 qu’ils faisaient du« bon boulot » en Syrie, NDLR], filière syrienne d’al-Qaïda.


- Source : 20minutes (Suisse)
 
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Canada – Agents provocateurs de la police démasqués lors d’une manifestation anti-austérité à Montréal

Auteur : WSWS | Editeur : Walt | Vendredi, 08 Janv. 2016 - 15h47
 

De nouvelles révélations ont vu le jour concernant l’utilisation par la police de Montréal de provocateurs déguisés en manifestants «Black Bloc» lors de la manifestation du 18 décembre contre la violence policière et les politiques anti-austérité du gouvernement libéral du Québec.

Au début, la police a refusé d’admettre qu’elle avait infiltré la manifestation. Mais maintenant, elle défend fermement les actions d’un infiltrateur policier qui a sorti son pistolet et menacé les manifestants qui l’avaient «démasqué» en tant qu’agent provocateur de la police.

Le soir en question, environ 100 personnes, la plupart des étudiants, se sont rassemblées pour une manifestation. Alors que la marche progressait dans les rues du centre-ville de Montréal, des feux d’artifice ont été tirés vers les lignes de police depuis les rangs des manifestants. La police a répliqué en tirant des grenades lacrymogènes et aveuglantes-assourdissantes contre les manifestants.

Vers la fin de la confrontation, une étudiante universitaire Katie Nelson, qui a déclaré que la manifestation est «étrangement devenue violente immédiatement», a remarqué quatre hommes masqués et vêtus en noir qui semblaient être des membres de la formation anarchiste «Black Bloc». Lorsque l’un des hommes a enlevé son masque, Nelson l’a immédiatement identifié comme un policier en civil qui l’avait arrêtée lors d’une manifestation précédente. Ayant vu que Nelson l’avait reconnu, l’infiltrateur policier a rapidement remis son masque avant de murmurer quelque chose à l’un de ses comparses infiltrateurs.

Peu de temps après, une brève mêlée s’est ensuivie. Deux agents infiltrateurs ont arrêté un manifestant qui avait également remis en question leur identité, lui écrasant le visage au sol. Un membre de la presse qui s’est approché pour enregistrer l’incident a aussitôt été malmené. Alors qu’elle s’éloignait de la scène, Nelson a été violemment frappée par derrière par l’un des hommes qu’elle avait identifié comme un agent provocateur. Elle a été emmenée en ambulance pour être hospitalisée avec une grave blessure au cou et une possible commotion cérébrale.

Au milieu de tout cela, plusieurs manifestants ont convergé sur trois des policiers en civil pour exiger qu’ils s’identifient et disent pour qui ils travaillent. C’est alors que l’un des agents a sorti et pointé une arme sur les manifestants. Interrogé quelques jours plus tard par la presse à propos de cet incident, le porte-parole de la police de Montréal Ian Lafrenière a défendu avec véhémence les actions de l’infiltrateur policier, affirmant qu’il avait craint pour sa vie. Selon Lafrenière, les policiers en civil ont crié : «”Police, reculez! “Ça n’a pas fonctionné, alors l’agent a sorti son arme à feu et, à ce moment-là, les gens sont partis.»

Le maire de Montréal, Denis Coderre et le ministre de la Sécurité publique du Québec Pierre Moreau ont refusé d’émettre tout commentaire sur les actions de la police lors de la manifestation du 18 décembre. Leur silence implique un soutien aux pratiques policières – des pratiques d’infiltration de manifestations, d’incitation à la violence et d’intimidation de manifestants avec une arme mortelle.

Cela n’est pas la première fois que la police utilise des provocateurs pour justifier l’adoption de mesures répressives visant à limiter, pour ne pas dire abolir pratiquement le droit démocratique de manifester pour s’opposer à la politique gouvernementale.

Dans des documents publiés en 2011 dans le cadre d’une entente de plaidoirie entre 17 activistes sociaux et les procureurs de la Couronne, il a été révélé que 12 agents de police avaient espionné ou infiltré des groupes de protestation qui avaient l’intention de participer à des manifestations à Toronto contre les dirigeants mondiaux lors du sommet du G-20 de juin 2010. Au moins deux de ces agents infiltrateurs ont joué un rôle central dans l’organisation des activités de protestation de divers collectifs anarchistes. Leurs actions comprenaient notamment d’aider à désigner des cibles à vandaliser dans le centre de Toronto.

Pour ne citer que quelques autres incidents de provocation policière, nommons l’affaire Germinal largement médiatisée et survenue au Sommet des Amériques qui a eu lieu à Québec en avril 2001. Quelques jours avant le sommet, la police a arrêté sept jeunes hommes en route vers Québec qui avaient en leur possession des bâtons, des bombes fumigènes, des grenades factices et des masques à gaz. Les médias ont alors claironné l’incident et applaudi les mesures de sécurité draconiennes entourant le sommet.

Rapidement cependant, l’affaire a été démasquée comme étant une provocation de l’État. Le réputé chef du groupe Germinal était un ex-membre des Forces armées canadiennes. Sur les 15 membres du groupe, deux autres au moins étaient des agents doubles de la GRC, et deux autres des militaires. C’est l’un des militaires qui a introduit les taupes de la GRC au sein du groupe Germinal. Les agents de la GRC ont exhorté le groupe à utiliser des cocktails Molotov à Québec, une idée rejetée par le groupe du fait de la possibilité de dommages ou de blessures. Les taupes ont également fourni une grande partie de l’équipement utilisé pour incriminer les membres du groupe Germinal.

Un modus operandi antidémocratique similaire a été démasqué à Montebello, au Québec en 2007, en partie grâce à une vidéo amateur diffusée sur Internet. Les documents vidéo montrent comment des policiers de la Sûreté du Québec (SQ) déguisés en manifestants anarchistes ont cherché à provoquer des batailles entre la police antiémeute et les manifestants qui protestaient contre une réunion au sommet des présidents américain et mexicain et du premier ministre canadien.

La vidéo montre trois hommes costauds, masqués et à l’allure agressive qui tentent de rejoindre un petit groupe de jeunes manifestants portant des drapeaux rouges et noirs. Une des brutes de la police porte une pancarte avec comme inscription « An end to war and globalization» (Pour la fin de la guerre et de la mondialisation). Un autre a une pierre en main.

L’un des organisateurs de la manifestation confronte les trois voyous. Il demande à celui tenant la roche de la laisser tomber et demande à chacun d’eux de montrer leur visage. L’un des hommes masqués bouscule alors l’organisateur et lui fait un doigt d’honneur. C’est à ce moment qu’un groupe de manifestants pacifiques se met à scander «Policiers! Policiers!» On entend un jeune manifestant dire : «Ils veulent nous tromper. Ils veulent que nous soyons agressifs avec eux. […] ce sont des agents provocateurs.»

Dans l’intervalle, les trois hommes masqués se rapprochent tranquillement de l’escouade antiémeute qui forme un cordon à quelques pas. L’un d’eux murmure quelque chose dans l’oreille d’un policier. Après une brève mise en scène de bagarre, le cordon de police s’ouvre, laissant les hommes traverser avant qu’ils ne soient délicatement menottés. Alors que les trois hommes quittent la scène à pied, on voit clairement que les faux manifestants portent les mêmes bottes que leurs escortes policières.

Conformément à la procédure habituelle des forces de sécurité, les hauts responsables de la SQ ont catégoriquement nié au début que les trois hommes en question étaient des policiers. Mais après que la vidéo ait été postée sur YouTube, la SQ a été forcée d’admettre que les hommes étaient bien des policiers de la SQ.

Cette provocation de la police le mois dernier à Montréal est survenue alors que des centaines de milliers de travailleurs au Québec adoptaient des mesures de grève contre le gouvernement libéral du premier ministre Phillipe Couillard. Quelques jours avant la manifestation, la grande majorité du demi-million de travailleurs du secteur public québécois a en effet mené une grève d’une journée à l’échelle de la province pour s’opposer aux demandes de concessions et aux réductions sauvages dans les dépenses sociales.

La même semaine, 8000 cols blancs de la Ville de Montréal, sans contrat de travail depuis 2012, ont organisé un débrayage d’une journée et 2000 cols bleus de Montréal ont défié une ordonnance de la Commission des relations du travail de la province leur interdisant d’assister à une réunion syndicale pendant les heures de travail.

Dans des conditions d’agitation sociale montante, les services de police se retrouvent de plus en plus en première ligne dans la poussée de l’État pour criminaliser toute forme d’opposition de classe. Ces récents incidents de provocation policière doivent être gravés dans la mémoire de tous les travailleurs: quand l’État déploie son appareil répressif sous le prétexte de lutter contre «l’extrémisme», il envoie ses propres voyous et agents provoquer du désordre et inciter à la violence. Ses objectifs sont clairs : intimider les manifestants, décourager la population en général d’exercer son droit démocratique d’exprimer son opposition au programme réactionnaire de l’élite dirigeante et discréditer les opposants au gouvernement, en particulier les jeunes, en les présentant comme des vandales et des criminels.

Carl Bronski


- Source : WSWS
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J’ai aidé à créer État Islamique

Auteur : Telesur (Venezuela) | Editeur : Walt | Vendredi, 08 Janv. 2016 - 16h24
 

Les confessions d’un militaire américain, vétéran de l’Irak

Après 14 ans de guerre contre le terrorisme, l’Occident a montré sa grande capacité à créer des États déchus et à fomenter la barbarie.

Depuis quelques années des gens du monde entier se demandent d’où vient EI. Les tentatives d’explications sont nombreuses et varient du géopolitique (l’hégémonie américaine), au religieux ( chiites/sunnites), à l’idéologie (wahhabisme) ou même à l’écologie (réfugiés climatiques). Mais de nombreux commentateurs et même d’anciens militaires ont suggéré, correctement, que la guerre en Irak est la principale responsable pour le déchaînement des forces connues sous le nom d’EI ou Daesh. Sur ce point, je peux ajouter quelques réflexions et anecdotes utiles.

Le cauchemar mésopotamien.

Quand j’étais stationné en Irak dans le 1er bataillon du 7e corps de marines, de 2003 à 2005, je ne savais pas encore quelles allaient être les répercussions de cette guerre, mais je pressentais déjà qu’il y aurait des comptes à rendre. Cet effet boomerang est maintenant ressenti à travers le monde (Irak, Afghanistan, Yémen, Libye, Égypte, Liban, Syrie, France, Tunisie, Californie, etc.) sans qu’on voit le bout du tunnel.

Là bas, j’ai régulièrement assisté et participé à des obscénités. Bien sûr, l’horreur de cette guerre n’a jamais été vraiment reconnue par l’Occident. Évidemment, les organisations pacifiques ont essayé de dénoncer les atrocités de la guerre en Irak, mais les médias de masse, les forces académiques, politiques et économiques occidentales n’ont jamais permis d’enquêtes sérieuses sur les plus grands crimes de guerre du XXIe siècle.

Alors que nous patrouillions dans la vaste région irakienne d’Al-Anbar, en jetant les restes de nos rations à travers les fenêtres de nos véhicules, je n’avais jamais réfléchi à la manière dont on parlerait de nous dans les futurs livres d’histoire. Je voulais seulement faire le propre dans mon Humvee. Des années plus tard, en écoutant mon prof d’histoire parler du berceau de la civilisation, je repense aux déchets de rations qui jonchent le sol du désert mésopotamien.

En étudiant les récents événements de Syrie et d’Irak, je ne peux m’empêcher de penser aux petits enfants auxquels mes camarades militaires jetaient les restes de rations. Mais des bonbons n’étaient pas les seuls objets que nous lancions sur ces gosses. Des bouteilles d’eau remplies d’urine, des cailloux, des débris divers étaient aussi jetés. Je me demande souvent combien de membres d’EI ou des autres organisations extrémistes se souviennent de tels événements.

Surtout, je me rappelle les centaines de prisonniers que nous avons capturés et torturés dans les prisons de fortune gardées par des adolescents du Tennessee, de New York ou de l’Oregon. Je n’ai pas eu la malchance de travailler dans de telles prisons, mais je me souviens bien des histoires. Je me rappelle parfaitement les marines me racontant comment ils frappaient, violentaient et défonçaient la tête aux Irakiens. Je me rappelle des histoires de tortures sexuelles où l’on forçait les prisonniers irakiens à s’accoupler pendant que les marines les menaçaient avec un couteau dirigé sur leurs testicules ou en les sodomisant avec un bâton.

Par contre, avant que ces abominations ne se déroulent, nous, dans l’infanterie, avions le plaisir de traquer les Irakiens pendant des raids nocturnes, de les ligoter et de leur mettre un sac sur la tête avant de les jeter a l’arrière de l’Humvee pendant que leurs enfants hurlaient et que leurs femmes s’évanouissaient. Quelquefois nous les arrêtions de jour. La plupart n’offraient aucune résistance. Quelques-uns se tenaient par la main pendant que les marines les frappaient au visage à coup de bottes. Une fois livrés à la prison, ils pouvaient être gardés pendant des jours, des semaines ou des mois. Leurs familles étaient laissées sans nouvelles. Une fois libérés, on les lâchait en plein désert à plusieurs kilomètres de leurs maisons.

Après leur avoir ôté menottes et sacs sur la tête, quelques-uns des plus dérangés parmi nous tiraient des coups de feu en l’air ou au sol pour les effrayer. Seulement pour rigoler. La plupart des Irakiens se mettaient à courir, pleurant encore de leur long supplice dans la prison, espérant retrouver un certain degré de liberté. Qui sait combien de temps ils ont survécu. Car après tout, tout le monde s’en foutait. Même si, de nos jours, on connait bien un ancien survivant des prisons américaines, Abu Bakr al-Baghdadi, le chef d’EI.

Ironiquement, l’habileté à déshumaniser le peuple irakien a atteint un paroxysme après que balles et explosions ont été terminées, car de nombreux marines avaient comme hobby de prendre des photos des morts, de leurs corps mutilés, par plaisir, ou s’amusaient à frapper leurs corps boursouflés avec des bâtons pour rire un peu. Même si les iPhones n’existaient pas à l’époque, de nombreux marines venaient avec des appareils photos digitaux. Ces appareils contiennent l’histoire non dite de la guerre d’Irak, une histoire que l’Occident voudrait que le monde oublie. Cette histoire et ces appareils contiennent aussi les photos de massacres gratuits et autres crimes de guerre, une réalité que les Irakiens n’auront pas le plaisir d’oublier.

Malheureusement, je peux aussi me rappeler d’innombrables anecdotes de mon temps en Irak. Des innocents n’étaient pas seulement pourchassés, torturés et emprisonnés, ils ont aussi été brûlés par centaines de milliers, certaines études prétendent même par millions.

Seuls les irakiens peuvent comprendre le mal absolu qui s’est déchainé sur leur nation. Ils se rappellent le rôle de l’Occident pendant la guerre entre l’Irak et l’Iran qui a duré huit ans ; ils se rappellent les sanctions de Clinton dans les années 1990, sanctions qui ont entraîné la mort de plus de 500 000 personnes, en majorité des femmes et des enfants. Puis est venu 2003 et l’Occident a achevé le travail. Aujourd’hui l’Irak est totalement dévasté. Les gens sont empoisonnés et mutilés et l’environnement est irradié par les bombes à uranium appauvri.

Après 14 ans de guerre contre le terrorisme, une chose est certaine : L’Occident excelle à fomenter la barbarie et à créer des États déchus.

Vivre avec des fantômes

Les yeux pétillants des jeunes enfants irakiens me hantent en permanence, c’est normal. Les visages de ceux que j’ai tués ou de ceux assez proches de moi que j’ai eu la possibilité d’examiner ne veulent pas quitter mes pensées. Mes cauchemars nocturnes et mes réflexions diurnes me rappellent d’où vient EI et pourquoi ils nous haïssent. Malheureusement, mais de façon compréhensible, cette haine nous poursuivra pendant les années et les décennies à venir. Comment pourrait-il en être autrement ?

J’insiste, le niveau de destruction que l’Occident a infligé au Moyen-Orient est absolument inimaginable pour la vaste majorité des gens vivant dans le monde développé. Et cette réalité est démontrée par le fait que les Occidentaux se demandent constamment et avec une grande naïveté : pourquoi nous détestent-ils ?

Finalement, les guerres, révolutions et contre-révolutions se passent et les générations suivantes vivent avec leurs conséquences. Les civilisations, les sociétés, les cultures, les nations et les individus survivent ou périssent. C’est ainsi que l’Histoire se déroule. Dans le futur, la manière dont l’Occident sera confronté au terrorisme dépendra largement du fait qu’il va garder, ou pas, son propre comportement terroriste. La manière la plus évidente d’empêcher que des groupes du style d’EI ne se forment est de s’opposer au militarisme occidental dans ses formes les plus effrayantes : les coups montés de la CIA, les guerres par procuration, les frappes par drones, les campagnes de contre-révolution, les guerres économiques…

En attendant, ceux qui comme moi ont directement participé à cette campagne militaire génocidaire devront vivre avec les fantômes de cette guerre.

Vincent Emanuele

Traduit par Wayan pour le Saker francophone

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Au Canada comme partout , si on chargeait une taxes de seulement 2 % à chaque transaction que environ 80 personnes ou société même pas 100 ,le peuple n'aurait plus besoin de payer d'impôt. On parle ici de plus de 30 millions de personnes dont leur labeur est spéculé 4 a 5 fois et de Façon gratuites pour leur remettre leur produit fini pour leur survie.
 
Nos représentant dorme au gaz pour le pouvoir ou l'argent... sont déconnecter de leur mission ils ont besoin d'une thérapie générale, de la base de leur raison d'être.
 
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Loi contre l’évasion fiscale: 97% des députés n’ont pas voté!

Auteur : Huffingtonpost.fr | Editeur : Walt | Mercredi, 06 Janv. 2016 - 13h25
 

Ils n’étaient que 3% à voter pour refuser cette loi, en seconde séance! Cette loi aurait permis à la France de récupérer entre 40 et 60 milliards d’euros chaque année en allant à l’encontre de l’évasion fiscale des grandes entreprises, mais rien, cela à capoter, quelle surprise!!! La France n,’a jamais rien fait contre cette fuite colossale de capitaux, tout comme elle n’a jamais réellement condamné le scandale Luxleaks qui reste une magouille financière de très très grande ampleur, et elle ne fera rien, chapeau bas les gars! Par contre, quand il s’agit de lutter contre le petit fraudeur qui a omis de déclarer quelques centaines ou milliers d’euros, là, il y a du monde pour le poursuivre, une honte! Notre système politique n’a réellement plus aucune crédibilité, zéro, que dalle! (Benji-Les Moutons Enragés)

Un rapport parlementaire d'octobre 2015 estimait entre 40 et 60 milliards d'euros les bénéfices des entreprises qui échappent à l'impôt, soit un manque à gagner de 15 milliards d'euros pour les caisses de l'État. "La lutte contre l'évasion fiscale "agressive", c'est-à-dire l'utilisation abusive de mécanismes légaux afin d'échapper à l'impôt, est aujourd'hui une nécessité européenne et mondiale", rapportaient les auteurs, les députés Marc Laffineur (Les Républicains) et Isabelle Bruneau (PS). Ces chiffres sont peut-être même sous-estimés puisqu'en novembre 2015, la Commission européenne a publié que l'évasion fiscale des multinationales coûtait 1000 milliards d'euros par an à l'Europe.

Dans le cadre du Projet de Loi de Finances Rectificatif 2015, les députés français ont semblé franchir un pas décisif dans cette lutte contre l'évasion fiscale avec l'amendement 340, déposé par Valérie Rabault, Yann Galut, Pascal Cherki et Dominique Potier. Cet amendement prévoyait que les entreprises multinationales rendent publiques chaque année leur chiffre d'affaires, leurs bénéfices, le nombre de leurs filiales et de leurs employés ainsi que le montant des impôts payés et ce, dans chacun des pays étrangers dans lesquels elles sont implantées. Cette transparence permettrait de pouvoir débusquer plus facilement l'évasion fiscale des entreprises pratiquant ce que l'on appelle les prix de transfert pour localiser les bénéfices dans les filiales dans des paradis fiscaux.

Cet amendement 340 a d'abord été adopté en première lecture le 4 décembre. Puis dans la soirée du 15 décembre, vers 1 heure du matin, sur un total de 577 députés, 52 étaient présents pour le vote de deuxième lecture dont le résultat a été en faveur de la transparence.

Or, 40 minutes plus tard, a eu lieu une procédure inhabituelle. L'amendement a été soumis à un second vote. Certains députés sont partis, d'autres arrivés. En tout, 46 présents. 25 députés vont voter contre la transparence fiscale et 21 pour. L'amendement est refusé.

Nous, citoyens, sommes responsables de notre démocratie et nous devons nous poser des questions.
531 députés étaient absents au moment du vote. Notre représentation nationale est-elle fatiguée ? L'organisation des débats et des votes parlementaires correspond-elle toujours aux principes de notre constitution?

Nous pouvons demander les raisons de leur comportement à certains de ceux qui étaient présents au parlement cette nuit-là.

Christian Eckert, le ministre du budget, a fait voter l'amendement à 1h du matin. Suite au résultat favorable à la transparence, il a demandé une suspension de séance puis après 40 minutes, il a décidé un second vote. Pourquoi?

Marc Laffineur, un des auteurs du rapport parlementaire sur l'évasion fiscale... n'a pas voté. Pourquoi?
Valerie Rabaud qui a déposé l'amendement 340... a voté contre. Pourquoi?
Sebastien Denaja, député socialiste, a voté pour l'amendement au premier vote puis...contre au second vote. Pourquoi?
Jean-Louis Dumont, député socialiste, est arrivé après la suspension de séance pour voter... contre l'amendement. Pourquoi?

Cinq députés socialistes, Marie-Anne Chapdelaine, Jean Launay, Annie Le Houerou, Jacques Valax et Michel Vergnier, qui avaient voté pour la transparence fiscale lors du premier vote sont partis au moment de la suspension de séance et... n'ont pas voté au second vote.

C'est ballot ! Avec leurs 5 voix, le second vote aurait été favorable à la transparence !

A qui profite donc l'avortement de cet amendement ? Pas à l'équilibre des finances de notre pays, ni à la transparence pour la justice fiscale...

3 jours plus tard, le 18 décembre, au sein de cette même assemblée nationale, son vice-président Denis Baupin, signait un communiqué de presse "Réduire l'empreinte carbone des investisseurs passe par la transparence". La transparence redevenait essentielle pour sauver le climat alors que la présence au vote de seulement 5 parmi les 11 députés absents du groupe écologiste aurait permis de faire basculer le vote pour la transparence.

Ne pas venir soutenir l'amendement 340, laisser manœuvrer le ministre pour modifier le vote parlementaire, c'est défendre le fait qu'extrême libéralisme et intérêt collectif peuvent vivre en parfaite harmonie, que l'accord écologique mondial COP21 est parfaitement compatible avec des entreprises non transparentes, ne payant plus d'impôts et mettant en procès les états dans des procédures opaques comme va le permettre le traité économique transatlantique TAFTA.

Au second vote, 21 députés dont 13 socialistes ont voté pour la transparence fiscale: Laurence Abeille, Éric Alauzet, Danielle Auroi, Denis Baupin, Sergio Coronado, Paul Molac, Eva Sas, Philippe Noguès et Ibrahim Aboubacar, Kheira Bouziane-Laroussi, Isabelle Bruneau, Fanélie Carrey-Conte, Pascal Cherki, Catherine Coutelle, Yves Daniel, Yann Galut, Chantal Guittet, Audrey Linkenheld, Christian Paul, Dominique Potier et Suzanne Tallard.

25 députés dont 20 socialistes ont voté contre la transparence: Gilles Carrez, Marie-Christine Dalloz, Véronique Louwagie, Frédéric Reiss, Charles de Courson et Frédéric Barbier, Jean-Marie Beffara, Jean-Claude Buisine, Christophe Caresche, Pascal Deguilhem, Sébastien Denaja, Jean-Louis Dumont, Jean-Louis Gagnaire, Joëlle Huillier, Bernadette Laclais, Jean-Yves Le Bouillonnec, Viviane Le Dissez, Bruno Le Roux, Victorin Lurel, Frédérique Massat, Christine Pires Beaune, François Pupponi, Valérie Rabault, Pascal Terrasse, Jean-Jacques Urvoas.

531 avaient sans doute mieux à faire.

C'est aux citoyens qu'il revient de rappeler aux députés de remplir leur devoir d'élu.
N'hésitez pas à féliciter les élus courageux et interpeller les autres en obtenant leurs mails sur le site de l'assemblée nationale.
Il y a 2500 ans, Périclès avait prévenu les athéniens du risque d'effondrement de la cité et de la démocratie et leur avait dit: "Il faut choisir : se reposer ou être libre".

Souhaitons à nos députés une bonne année 2016. Qu'ils ne se reposent pas comme en 2015 pour que nous puissions espérer préserver notre liberté.

Denis Dupré


- Source : Huffingtonpost.fr
 
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«Une taxe sur les transactions financières pourrait remplacer tous les impôts actuels»

Auteur : Le Temps (Suisse) | Editeur : Walt | Mardi, 05 Janv. 2016 - 09h55
 

Dans son dernier ouvrage*, Marc Chesney dresse un parallèle entre la Première Guerre Mondiale et la crise financière de 2008. Pour le professeur de finance de l’Université de Zurich, une société civilisée vacille dans les deux cas. Aujourd’hui, une aristocratie financière a pris le pouvoir au détriment du reste de la population, dénonce-t-il, tout en proposant des solutions. Entretien.

Le Temps: Vous comparez la crise financière et la Première Guerre Mondiale, n’est-ce pas exagéré?

Marc Chesney: Il s’agit uniquement de comparer l’Europe de 1914 à celle d’aujourd’hui. A l’époque, une société civilisée a subitement basculé dans la barbarie. Actuellement, la société vacille sur elle-même, tremble sur ses fondations, confrontée qu’elle est à une crise d’une grande ampleur, une crise aux dimensions non seulement financières, mais aussi économiques, sociales, politiques et environnementales. Une aristocratie financière a pris le pouvoir. Elle se drape dans les habits du libéralisme, mais sa pratique quotidienne contredit souvent les principes de base. Cette aristocratie arrive à imposer sa politique et ses intérêts. Ceux-ci ont provoqué la crise et nuisent aux perspectives d’amélioration. Si les dégâts causés par la crise sont d’une autre nature que ceux de la Grande Guerre, ils sont néanmoins dévastateurs.

Le nombre de chômeurs dans le monde a augmenté d’environ 60 millions par rapport à 2007. Dans de nombreux pays européens, des pans entiers de la population perdent espoir, perspectives et repères. Ils sont confrontés à une situation difficile dont l’issue semble incertaine. Les frémissements de croissance sont une illusion car les véritables problèmes n’ont pas été résolus.

– Vous le dites, la croissance frémit. N’est-ce pas le signe que nous sortons finalement de la crise?

– La chute des prix du pétrole explique principalement ces frémissements de croissance. Mais les problèmes de fond demeurent: au niveau international le chômage et le sous-emploi sont énormes, les particuliers et les entreprises subissent des niveaux d’imposition bien trop élevés alors que les grandes banques sont sous-imposées. Quant à la politique de la Banque centrale européenne (BCE), qui consiste à maintenir un taux d’intérêt très faible et à inonder les marchés financiers de liquidité, les résultats ne sont pas au rendez-vous. Ces liquidités, au lieu d’être investies dans l’économie, stagnent le plus souvent dans le secteur financier et contribuent au développement de la finance casino.

– Pourtant, des mesures ont été prises depuis la crise, notamment pour renforcer l’assise financière des banques pour éviter que les Etats ne doivent se porter à leur secours…

– En apparence effectivement. En réalité les lobbys sont à l’œuvre pour soit vider de leur contenu les projets de réformes, soit les complexifier de manière démesurée. En dernière instance, c’est le contribuable, sans parler du client, de l’employé et de l’actionnaire, qui le cas échéant s’acquitte de la facture laissée par les banques systémiques. Cette situation contredit un des principes de base du libéralisme, en l’occurrence que ceux qui prennent des risques se doivent de les assumer. Les banques systémiques sont incitées à prendre des risques et ce, aux dépens de la société.

– Vous êtes partisan d’une taxe sur les transactions financières, mais qui n’a rien à voir avec la taxe Tobin. Pouvez-vous en dire plus?

– Il s’agirait, comme le propose le financier zurichois Felix Bolliger, de taxer tous les paiements électroniques, comme les factures de restaurant… et pas seulement les achats d’actions ou d’obligations. En Suisse ces paiements sont de l’ordre de 100?000 milliards de francs par an. C’est énorme. Il s’agit d’environ 160 fois le PIB du pays.

Il suffirait de prendre 0,2% sur chaque transaction pour obtenir 200 milliards, soit davantage que l’ensemble des impôts perçus en Suisse, qui est de l’ordre de 170 milliards. Une telle taxe, si elle était introduite, pourrait théoriquement remplacer tous les impôts actuels et permettrait de simplifier le système fiscal. Cela pourrait délester l’économie d’activités qui lui sont néfastes comme le trading à haute fréquence.

– Certaines transactions ne se déplaceraient-elles pas simplement ailleurs, où aucune taxe n’est perçue?

– Oui, la Suisse risquerait de perdre certaines activités. Lesquelles? Les activités de négoce à haute fréquence par exemple? Elle peut certainement se passer des transactions sur actions exécutées en quelques microsecondes, c’est-à-dire d’activités de la finance casino. Et elle en gagnera par ailleurs, parce que les entreprises, tout comme le contribuable, bénéficieraient dans ce cas d’une véritable baisse des impôts qui leur permettrait d’investir et de créer des emplois.

– Une telle proposition pourrait-elle vraiment être mise en œuvre?

– Nous avons besoin – la Suisse, mais en général l’Europe aussi – de politiciens qui prennent leurs responsabilités et s’émancipent des lobbys de cette aristocratie financière. La société se doit aussi de comprendre les enjeux, même si, il est vrai, un certain jargon est favorisé pour rendre le tout très opaque. Des termes comme hors-bilan, trading à haute fréquence, darks pools sont souvent utilisés, mais qui comprend vraiment ces termes? Cette complexité permet à un secteur composé de «spécialistes» – l’aristocratie financière – de détenir le pouvoir aux dépens de la démocratie.

– Ne noircissez-vous pas quelque peu le tableau? Si l’on prend UBS, la banque a beaucoup changé depuis son sauvetage en 2008. Elle a augmenté ses fonds propres et considérablement réduit ses activités de banque d’affaires par exemple.

– Tant mieux. Mais regardez les bonus, les politiques de rémunération n’ont pas vraiment changé. Au Credit Suisse, le directeur général sortant Brady Dougan a perçu approximativement 160 millions de francs durant son mandat, alors que pendant la même période le cours de bourse de celle-ci s’est effondré d’environ 75%. Par ailleurs, la banque a dû s’acquitter en 2014 d’une amende record de 2,8 milliards de dollars pour avoir incité des contribuables américains à échapper au fisc. Du point de vue économique aussi, ces rémunérations sont tout simplement injustifiables. Certains actionnaires réagissent, mais ils sont une minorité. Que font les autres?

– La question portait sur UBS…

– Parlons-en! Ces dernières années, elle a été confrontée à une série de scandales. Après les manipulations des taux Libor et des changes, l’aide à l’évasion fiscale, quel sera le prochain? La situation requiert un travail en profondeur. Le monde académique porte aussi sa part de responsabilité. Comparés aux programmes de cours datant d’avant la crise, les programmes actuels en finance n’ont pas suffisamment été modifiés. Dans les cours de finance, la question des prix des actifs est au premier plan, or c’est des valeurs de notre société qu’il faudrait parler. Actuellement, elles sont purement financières, le problème étant précisément que les valeurs d’une société démocratique et civilisée ne sauraient être purement financières.

*De la Grande Guerre à la crise permanente», Presses polytechniques universitaires romandes, avril 2015.


- Source : Le Temps (Suisse)
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Le président bolivien dévoile son arme secrète pour combattre l’impérialisme

Auteur : Sputnik (Russie) | Editeur : Walt | Lundi, 04 Janv. 2016 - 13h12
 

Evo Morales a raconté comment la feuille de coca l’aidait dans la lutte anti-impérialiste.

Le président bolivien Evo Morales a déclaré que l'usage traditionnel de la feuille de coca l'aidait à lutter contre l'impérialisme, rapporte Prensa Latina.

"Pour moi, la feuille de coca est comme un compagnon dans la lutte anti-impérialiste, je dirais que c'est une flamme", a indiqué le président dans son discours dans le département de Cochabamba.


D'après M. Morales, la lutte pour la défense de l'utilisation des feuilles de coca a contribué à la modification des principes idéologiques liés à la culture de cette plante.

Le leader bolivien a souligné que dans le cadre du "discours impérialiste" hostile aux feuilles de coca, certains gouvernements avaient frappé de répression des mouvements sociaux.

"Voilà comment les gouvernements comme celui des Etats-Unis, sous prétexte de lutte contre le terrorisme, contre le trafic de drogue et sous couvert de défense des droits de l'homme attaquent et interviennent dans les pays opposés à leur idéologie", a déclaré le dirigeant bolivien.

La convention de l'Onu sur les stupéfiants de 1961 a proclamé la consommation des feuilles de coca illégale. Cependant, en Bolivie, la consommation de cette plante dans des buts médicaux et religieux n'est pas interdite par la loi. La mastication de la feuille de coca reste une pratique traditionnelle courante dans les Andes.


M. Morales, ancien cultivateur de coca et leader syndical des cultivateurs de cette plante, se bat contre la stigmatisation de la feuille de coca, dont est issue la cocaïne, mais qui est aussi une plante "sacrée" en Bolivie. La nouvelle constitution de 2009 consacre la coca comme "patrimoine culturel, ressource naturelle renouvelable de la biodiversité bolivienne, et facteur de cohésion sociale".


- Source : Sputnik (Russie)
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Bonne Année 2016

 
 

Toute l'équipe vous souhaite une bonne et merveilleuse année 2016 pleine de bonheur.

 
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Corruption de la science : le voile se lève sur les revues scientifiques

Auteur : Le Monde | Editeur : Walt | Lundi, 28 Déc. 2015 - 03h22
 

Il y a quelque chose de pourri au royaume de la science. Coup sur coup, trois noms de l'édition scientifique ont été contraints de retirer plusieurs études qu'ils avaient publiées. Dans les trois cas, la fraude était intervenue au cours du processus de relecture et de validation des articles par les pairs (le peer review, selon la terminologie anglaise), c'est-à-dire au cœur-même de la machinerie scientifique. Pour ceux qui ne seraient pas familiers avec cette procédure, voici la marche à suivre quand des chercheurs veulent publier le résultat de leurs travaux. Ils rédigent tout d'abord leur étude puis l'envoient à une revue. L'éditeur de celle-ci adresse ensuite le texte à un ou plusieurs spécialistes, les relecteurs, qui, par leur expertise, sont à mêmes de saisir la portée de l'article et censés en effectuer une analyse critique. Souvent anonymes, ils peuvent décider de rejeter ce dernier s'ils ne le jugent pas assez intéressant ou pas au niveau de la revue ; ils peuvent aussi, avant de se prononcer, demander un certain nombre d'éclaircissements voire de nouvelles expériences ; ils peuvent enfin accepter l'étude, en général au prix de corrections et de précisions. Si les experts donnent le feu vert, le texte est publié.

Entre l'envoi initial et la parution de l'article, le processus peut prendre plusieurs semaines, voire plusieurs mois, et cette validation par les pairs est censée garantir la qualité et le sérieux de la revue. Mais quand le peer review est piraté, comme cela vient de se produire à plusieurs reprises, c'est tout l'édifice scientifique qui est ébranlé. Les trois affaires ont été révélées au grand jour par l'excellent site "Retraction Watch". La première date du 16 décembre. L'éditeur Hindawi a été contraint de retirer d'un coup dix articles dont un des co-auteurs, le Sud-Coréen Jason Jung, avait frauduleusement soumis lui-même les rapports de relecture. Il est évidemment plus facile de voir son travail accepté par une revue quand on procède soi-même à son évaluation...

La deuxième affaire touche un grand nom de l'édition scientifique, le Nature Publishing Group (NPG), qui, comme son nom l'indique, publie notamment la prestigieuse revue Nature. Dans un communiqué laconique rendu public le 18 décembre, le NPG annonce que trois articles, tous rédigés par des équipes chinoises et parus dans les journaux Cancer Gene Therapy et Spinal Cord, ont été retirés, c'est-à-dire désavoués. On n'a pas beaucoup d'explications mais, là encore, est en cause une fraude au niveau du peer review. Enfin, "Retraction Watch" a annoncé le 24 décembre que le groupe d'édition SAGE, après avoir mené une enquête sur des études suspectes soumises à une de ses revues, le Journal of the Renin-Angiotensin Aldosterone System (JRAAS), avait retiré 21 articles. Huit d'entre eux avaient déjà été publiés, tous issus d'équipes chinoises...

Au total, en moins de dix jours, 34 études sont donc parties dans les oubliettes de la science. Cette rafale de rétractations n'est en réalité pas surprenante, car elle s'inscrit dans une sorte d'"opération mains propres" à laquelle les grands éditeurs du monde scientifique ont été contraints de se livrer depuis un an. En décembre 2014 en effet, le Comité sur l'éthique des publications (COPE, selon son acronyme anglais), organisation à but non lucratif regroupant plus de 10 000 éditeurs scientifiques dans le monde, lançait un signal d'alarme. Dans un communiqué, le COPE constatait "des tentatives systématiques et inconvenantes pour manipuler le processus de revue par les pairs de plusieurs journaux appartenant à différents éditeurs. Il apparaît que ces manipulations ont été orchestrées par un certain nombre d'agences tierces offrant leurs services à des auteurs."

Pour comprendre ce qui peut sembler un tantinet obscur dans cet extrait, il faut entrer quelques minutes dans l'arrière-cuisine de la science, là où se mitonne la tambouille de la recherche. Très populaires en Asie – et notamment en Chine, comme j'ai déjà eu l'occasion de le signaler –, les "agences" auxquelles se réfère le communiqué du COPE sont des officines qui, moyennant finances, proposent aux chercheurs en mal de reconnaissance et soumis à la pression du "Publie ou péris" des articles clés en mains ou, plus simplement, une "aide" à la publication. Et, parfois, l'aide fait un détour par la tricherie. Comment cela ? Trois cas principaux se présentent. Dans les deux premiers, les fraudeurs profitent du laxisme de revues fainéantes, lesquelles demandent aux auteurs de fournir avec leurs articles une liste de spécialistes de leur domaine qui pourraient servir de relecteurs. Première possibilité : les chercheurs pressentis sont de mèche avec les auteurs (ou rémunérés par les agences pour leur mansuétude...) et, en attente d'un retour d'ascenseur, ils jouent au "passe-moi la salade, je t'envoie la rhubarbe" cher à un homme politique français qui ne connaît pas ses classiques.

Seconde possibilité, nettement plus tordue, mais visiblement très en vogue : les auteurs ou, bien souvent, les agences qui agissent à leur place fournissent le nom de chercheurs mais avec de fausses adresses de courrier électronique. Du coup, sans se douter de l'entourloupe, les revues leur renvoient leurs études en leur demandant de les évaluer ! Il suffit de donner une réponse bienveillante mais assortie de quelques remarques judicieuses, histoire de ne pas éveiller la méfiance des éditeurs, et le tour est joué : un "pair" a validé le travail, on peut le publier. Dans le dernier cas de figure, on a affaire à un piratage classique : quelqu'un pénètre dans le système informatique gérant les études à relire et adresse celles qu'il veut valider à un reviewer fictif ou complice. C'est ce qui s'est produit pour le journal Optics & Laser Technology, du groupe Elsevier, qui a dû retirer en 2012 une dizaine d'articles frauduleusement acceptés.

Depuis qu'a éclaté le scandale de ces manipulations du peer review, on a, selon "Retraction Watch", comptabilisé près de 300 rétractations, la plupart concernant des études venues d'Asie – chinoises, taïwanaises, sud-coréennes – et impliquant souvent les fameuses "agences" du marché noir de la science, que j'évoquais plus haut. Il y a un mois, Pékin, soucieuse de restaurer une crédibilité scientifique bien ébranlée, a réagi en interdisant aux chercheurs chinois de travailler avec ces agences. Quant aux éditeurs, ils ont lancé de nombreuses enquêtes internes dont les retombées n'ont sans doute pas fini de se faire sentir. Nombreuses sont également les revues qui ont promis de ne plus demander aux auteurs de leur fournir une liste de relecteurs potentiels. Histoire que la si essentielle validation se fasse bien par des pairs et non par des fantômes.

Pierre Barthélémy


- Source : Le Monde