Association des Gens du secteur Grand-Mère
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Le rire met le cerveau en état de méditation

Auteur : Mark Prigg- Traduction Sandra Véringa espritsciencemetaphysiques.com | Editeur : Walt | Jeudi, 17 Sept. 2015 - 21h40
 

Le rire pourrait considérablement améliorer votre santé, et pourrait être aussi bon qu’un état de meditation profonde. Ce résultat corrobore avec ce que certains chercheurs ont mis en lumière.

En étudiant la production de cortisol sur le cerveau, l’hormone du stress, les chercheurs à l’université de Loma Linda aux États-Unis ont décidé d’enquêter sur le rire pour savoir si oui ou non il avait un impact destructeur sur le corps.

Ils ont constaté que le rire réduit les effets néfastes du cortisol et pourrait être utilisé comme thérapie, offrant ainsi une solution agréable aux patients souffrant d’hypertension, de diabète ou de problèmes cardiaques.

« Les choses sont aussi simples que cela: Si une personne diminue son stress, sa mémoire se portera mieux», explique le Dr Lee Berk, qui a pris part à l’étude. « L’humour réduit l’action destructrice des hormones liées au stress telles que le cortisol, qui agit sur les neurones de l’hippocampe responsables du fonctionnement de la mémoire, et réduit les niveaux de pression artérielle, améliorant ainsi notre humeur », explique le chercheur.

« Le rire stimule la libération d’endorphines et de dopamine dans le cerveau, ce qui nous donne un sentiment de récompense et de satisfaction. Ces changements bénéfiques neurochimiques, améliorent à leur tour le fonctionnement du système immunitaire », explique le Dr Berk.

Comme le montrent les résultats de l’étude, le rire entraîne des changements dans les ondes cérébrales, en particulier dans les ondes gamma; ce qui semble stimuler les processus de rappel des souvenirs.

« Le rire conduit à la même productivité d’ondes cérébrales observée chez les personnes dans un état méditatif », ajoute le Dr Berk.


Le rire met le cerveau en état de méditation

Dans le cadre de l’étude, les scientifiques ont montré des vidéos drôles d’une durée de 20 minutes à un groupe de personnes âgées en bonne santé ainsi qu’à un groupe de patients diabétiques âgés.

Ils ont ensuite demandé aux volontaires de remplir un questionnaire pour évaluer leurs compétences sur l’acquisition, le rappel des souvenirs et la reconnaissance visuelle.

Au final, les résultats ont été comparés aux résultats d’un groupe témoin du même âge qui n’avait pas visualisé les vidéos.

Les chercheurs ont continué à mesurer les niveaux de cortisol, tant au début qu’à la fin de l’étude. Par conséquent, ils ont détecté une réduction significative des concentrations d’hormones du stress dans les groupes qui avaient visualisé les vidéos. Ces personnes démontraient de meilleures capacités à se rappeler de leurs souvenirs comparativement au groupe témoin.
 


 
 
Plus précisément, la diminution la plus importante du niveau de cortisol a été détectée dans le groupe des patients atteints de diabète, tandis que les membres du groupe des volontaires sains ont eu des meilleurs résultats dans le test de mémoire.

« Les résultats de notre étude montrent des bénéfices cliniques durables qui pourraient avoir des avantages et certainement trouver leur application chez les personnes âgées », dit le Dr Gurinder Singh Bains, auteur de l’étude.

« Bien que les personnes âgées aient des problèmes de mémoire liés à leur âge, une thérapie complémentaire par l’humour pourrait aider  davantage ces patients », conclut l’expert.

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L'Arabie Saoudite répond à la crise des réfugiés… en offrant de construire 200 mosquées en Allemagne

Auteur : Express.be | Editeur : Walt | Mardi, 15 Sept. 2015 - 20h43
 

Les riches voisins de la Syrie ont été accusés de ne pas faire leur part d'efforts dans la crise humanitaire; les portes de pays comme le Koweït, le Bahreïn, le Qatar, Oman et les Emirats-Arabes-Unis sont restées solidement fermées aux demandeurs d'asile.

Mais les choses sont peut-être en train de changer, puisque selon le journal libanais Al Diyar, relayé par le Frankfurter Allgemeine Zeitung, l'Arabie Saoudite serait prête à bâtir une mosquée pour chaque centaine de réfugiés sur la masse de ceux qui sont entrés en Allemagne il y a plus d'une semaine.

Il serait injuste de dire que les états du Golfe n'ont rien fait pour aider les quelques 4 millions de Syriens ayant fui leur pays depuis le début du conflit en 2011: la semaine dernièère, le journal al Hayat a rapporté que 500.000 d'entre eux avaient été accueillis en Arabie Saoudite, en tant que travailleurs, et non comme réfugiés. On a également recensé des dons importants provenant de particuliers fortunés destinés aux camps de réfugiés installés aux frontières avec la Syrie, pour un total de 900 millions de dollars, d'après la BBC.

La grande peur des pays du Golfe est d'ouvrir leurs portes à des partisans de Bashar al-Assad. Ils craignent également une modification de la structure démographique: aux Emirats-Arabes-Unis, on compte déjà 5 étrangers pour 1 citoyen.

En Allemagne, Angela Merkel pense que l'intégration des réfugiés "se produira certainement grâce aux enfants, qui apprendront très vite l'allemand dans la cour de l'école" Elle dit "croire et espérer" que la grande majorité des réfugiés souhaiteront apprendre l'allemand très rapidement.

Reste à savoir si elle compte accepter l'offre de l'Arabie Saoudite...


- Source : Express.be
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Lettre

Que doit-on faire avec les opposants à l’aide médicale à mourir?

8 septembre 2015 | Jana Havrankova, médecin Saint-Lambert, le 3 septembre 2015 | Santé

Dès le début des discussions en commission parlementaire sur l’aide médicale à mourir, plusieurs intervenants en soins palliatifs se sont élevés contre cette aide. Ils constituent une opposition faible en nombre, mais très vocale et persistante. Les arguments, les témoignages des personnes en fin de vie et les balises précises contenues dans la loi 52 ne les ont pas convaincus. Il y a peu d’espoir que, soudain, ils se rangeront du côté de la majorité des Québécois, y compris les médecins, qui souhaitent cette aide à des conditions bien définies et restreintes.

 

D’abord, devant cette sortie des opposants, il faut rassurer la population. Les demandes de l’aide à mourir seront rares. Dans les pays où cette possibilité existe, on estime que les décès à la suite de l’aide à mourir représentent environ 2 % des décès totaux. Au Québec, cela signifierait environ 1200 personnes par année. Même si on soustrayait les médecins qui s’opposent à l’aide à mourir, ceux qui ne voudront pas la pratiquer et ceux qui par leur spécialité n’y participeront certainement pas (radiologues ou psychiatres, par exemple), il reste suffisamment de médecins et d’établissements pour suffire à la demande.

 

Il faut aussi orienter la formation des médecins pour que la relève aux soins palliatifs soit plus à l’écoute des souhaits des mourants. Cette relève devra abandonner ce vieux réflexe paternaliste : « Je sais ce qui est bon pour vous » et respecter les voeux de chaque individu.

 

Personne ne peut forcer un médecin à procéder à l’aide à mourir contre ses convictions personnelles : c’est prévu par la loi. La loi ne peut non plus obliger un établissement privé à offrir un service auquel son conseil d’administration s’oppose. Par conséquent, ces obstacles à l’accès à un continuum de soins devraient inciter le gouvernement à déployer davantage les soins palliatifs dans les hôpitaux et dans les CLSC pour que toutes les personnes en fin de vie puissent y accéder.

 Personne n’a envie de se battre en fin de vie (et les patients manqueront souvent de force pour le faire) afin que ses droits
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Et si l’on commençait par imposer à Israël le droit au retour des réfugiés Palestiniens ?

Auteur : Hossam Shaker-Traduction Lotfallah-Info-Palestine.eu | Editeur : Walt | Vendredi, 04 Sept. 2015 - 23h22
 

Cinquante mille réfugiés sont arrivés récemment en Europe et beaucoup d’autres sont sur les routes, avec parmi eux des Palestiniens qui revivent leur catastrophe d’origine – la Nakba de 1948 – dans leur recherche d’un abri. Des centaines, voire des milliers, ont perdu la vie dans cette fuite.

Jusqu’en 2011, près d’un demi-million de réfugiés palestiniens vivaient en Syrie. Il était généralement entendu que leurs conditions de vie étaient plus stables que celles de leurs compatriotes. Yarmouk, le plus grand camp de réfugiés palestiniens à l’extérieur de la Palestine, était présenté comme « la capitale de la diaspora palestinienne » et il était de fait devenu une extension résidentielle de Damas avant d’être transformé en une scène de ruine, de mort et de famine dans le conflit syrien.

Mais la tragédie qui a frappé la Syrie a dissipé toutes les illusions, avec la révélation que les communautés de Palestiniens réfugiés sont en fait extrêmement fragiles et paient très rapidement le prix de toutes les turbulences et crises dans les pays d’accueil. Cela s’est déjà produit au Liban, au Koweït et en Irak.

Par rapport aux masses de réfugiés qui affluent désormais vers l’Europe, la tragédie des réfugiés palestiniens fuyant la Syrie a ses propres caractéristiques. Elles tiennent au fait qu’ils sont obligés d’endurer un nouvel « exode » et des souffrances renouvelées alors qu’ils cherchent un lieu de sécurité, même si leur patrie n’est qu’à un peu plus d’une heure de route de leurs camps de réfugiés.

Dans le but d’atteindre l’Europe les familles palestiniennes doivent faire ce long voyage périlleux à travers les frontières, les côtes et les montagnes, cédant aux exigences scandaleuses des gangs criminels et des trafiquants d’êtres humains.

Toutefois, l’Europe est si préoccupée par la crise des réfugiés qu’elle ne se soucie pas de l’essence du problème. En ce qui concerne les Palestiniens en provenance de Syrie, la question est suffisamment claire, alors pourquoi l’Union européenne n’avance-t-elle pas vers les solutions les plus logiques et pratiques, telles que leur retour dans leur pays, au moins temporairement ? Pourquoi une telle discussion est-elle absente des réunions de l’Europe où l’on discute surtout des moyens de contenir les crises aux frontières ?

Plus d’un tiers de million de Palestiniens, dont beaucoup sont des réfugiés chassés de leurs maisons puis de leurs les camps, vivent en Europe. Nous assistons à de nouvelles étapes dans la souffrance de ces êtres humains à qui les Israéliens ont interdit de retourner dans le pays d’où ils ont été expulsés en 1948 et 1967. Ils ne sont même pas autorisés à visiter leur pays, ce qui est une claire violation des lois et conventions internationales.

La logique commande que nous faisions tout le nécessaire pour que les réfugiés palestiniens disposent de leur droit légitime au retour sur leurs terres et dans leurs maisons, qui sont si près d’eux. Sinon, ils continueront à devoir chercher refuge à travers les continents, dans une fuite transformée en catastrophe. Il ne fait aucun doute qu’une grande partie de la responsabilité en incombe en premier lieu à l’Europe, qui a créé les conditions historiques qui ont abouti à la tragédie du peuple palestinien.

Les officiels de l’Union Européenne [UE] parlent de l’importance de lier l’aide aux pays d’Europe orientale à leur volonté d’assumer leur part de réfugiés, et il y a même ceux qui appellent à lier les négociations sur l’adhésion à l’Union européenne au traitement réservé aux réfugiés. De telles injonctions ne seraient-elles pas également nécessaires avec le « partenaire israélien » qui bénéficie de nombreux privilèges et de traités européens dans l’économie, l’éducation et la défense ?

Pourquoi l’Europe est-elle incapable de penser même simplement à user de son influence pour faire pression sur le gouvernement israélien, pour rendre effectif le droit au retour des Palestiniens, qui a été approuvé par la résolution 194 de l’Assemblée générale de l’ONU ? Les Palestiniens, dont beaucoup ont encore les clés de leurs maisons en Palestine occupée, ont le droit de vivre dans leur patrie. Les routes vers leurs villes, villes et villages sont bien connues pour ceux qui voudraient les interroger, et les cartes sont facilement disponibles.

Si l’Union européenne et la communauté internationale ne traitent pas le coeur de cette question par le rappel et la mise en œuvre du droit légitime des Palestiniens au retour, des milliers d’entre eux continueront à se diriger vers l’Europe et beaucoup vont mourir en route. Laquelle de ces deux possibilités a la préférence de l’UE et du reste du monde ?

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Michel Collon : « Obama envisage un conflit mondial »

Auteur : RT | Editeur : Walt | Mercredi, 02 Sept. 2015 - 23h12
 

Dans une série d’articles l’écrivain Michel Collon s’apprête à examiner les implications d’un étonnant discours d’Obama, prononcé le 5 août et curieusement passé sous silence par les médias alors qu’il met en garde contre de possibles catastrophes.

L’irrésistible déclin des USA

« La diplomatie ou la guerre. Bientôt. » Obama alerte : certains aux USA veulent attaquer l’Iran. D’où risque de conflit mondial impliquant Russie, Chine et Europe. Ceci déstabiliserait le système financier occidental. Que fera le prochain président ?

« Un rejet par le Congrès de l’Accord avec l’Iran ne laisserait à l’administration US (…) qu’une seule option : une nouvelle guerre au Moyen-Orient. » « L’Iran est un pays quatre fois plus grand que l’Irak, et trois fois plus peuplé. » « Le choix auquel nous faisons face est finalement entre la diplomatie et une certaine forme de guerre. Peut-être pas demain, ni dans trois mois, mais bientôt. » « Le système financier US serait forcé de rompre avec la Chine, principal acheteur de notre Dette. »

Au Congrès, le 8 septembre, les républicains bloqueront l’accord avec l’Iran. Mais Obama peine même à rallier certains démocrates. L’élite des Etats-Unis apparaît très divisée sur la stratégie à adopter. Est-ce nouveau ?

Pas du tout. Cette division est apparue vers 2000. Au départ, un constat commun aux démocrates et aux néoconservateurs : les Etats-Unis sont en déclin. Dans son livre sur la stratégie impériale des Etats-Unis The Grand Chessboard, probablement le plus influent des cinquante dernières années, Zbigniew Brzezinski, ancien responsable de la politique internationale sous Carter, se montrait pessimiste : « A long terme, la politique globale sera de moins en moins propice à la concentration d'un pouvoir hégémonique dans les mains d'un seul Etat. L'Amérique n'est donc pas seulement la première superpuissance globale, ce sera très probablement la dernière. » (p. 267) 

La raison ? « Le pouvoir économique risque aussi de se disperser. Dans les prochaines années, aucun pays ne sera susceptible d'atteindre 30 % environ du PIB mondial, chiffre que les Etats-Unis ont maintenu pendant la plus grande partie du 20ème siècle, sans parler de la barre des 50 % qu'ils ont atteinte en 1945. Selon certaines estimations, l'Amérique (…) retomberait à 10-15 % d'ici l'an 2020. » (p. 267-8) Pour rester la seule superpuissance, Brzezinski proposait donc un « impérialisme intelligent » : diviser les puissances rivales et les empêcher de former un front commun.

Très opposés aux stratégies de Brzezinski, les néocons guidant George W. Bush proposaient par contre une stratégie de guerre généralisée (qui utilisera le 11 septembre comme justification). Cependant, leur plate-forme du Project for a New American Century (PNAC), élaborée entre 1997 et 2000, n’était guère plus optimiste : « Actuellement, les Etats-Unis ne rencontrent aucun rival mondial. La grande stratégie de l'Amérique doit viser à préserver et étendre cette position avantageuse aussi longtemps que possible (...) Préserver cette situation stratégique désirable dans laquelle les Etats-Unis se trouvent maintenant exige des capacités militaires prédominantes au niveau mondial. ».

Analysant ces deux options à la veille de la présidence Obama, nous écrivions en 2008 : « De toute façon, cet Empire ne deviendra pas pacifique. Tôt ou tard, il relancera des guerres à la Bush. Parce qu'en fait, l'élite US pratique un cycle d'alternance entre les deux options... » Huit ans plus tard, allons-nous assister à une nouvelle alternance ? Pour comprendre la situation, nous allons examiner les différentes pièces du puzzle : Chine, Iran, Russie, Europe…


- Source : RT
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Canada : Un séisme de 4.4 sur Richter causé par la fracturation hydraulique

Auteur : Challenges.fr | Editeur : Walt | Lundi, 31 Août 2015 - 14h09
 

L'exploitation du gaz de schiste dans l'Ouest canadien aurait causé selon la chaîne CBC un séisme de magnitude 4,4 en 2014.

Un projet de fracturation hydraulique dans l'Ouest canadien est à l'origine l'an dernier d'un des plus importants séismes liés à cette technologie controversée utilisée pour l'exploitation des hydrocarbures de schiste, a annoncé mercredi 26 août la chaîne publique CBC.

Le recours à cette technologie par la compagnie Progress Energy, filiale du groupe public malaisien Petronas, a provoqué ce séisme de magnitude 4,4 qui a secoué la région nord-est de la Colombie-Britannique en août 2014, a confié à la CBC la commission de réglementation de l'industrie pétrolière et gazière de cette province.

La commission a indiqué que le séisme "avait été provoqué par l'injection de fluides pendant la fracturation hydraulique". Il avait été précédé quelques jours auparavant d'un autre séisme de magnitude 3,9, selon l'organisme officiel Séismes Canada, et qui avait lui aussi été causé par la fracturation hydraulique.

Fracturation hydraulique: une technologie controversée 

Le recours à cette technologie consistant à injecter à haute pression de l'eau - et parfois aussi des produits chimiques et du sable - pour fracturer horizontalement les schistes, est controversée en raison des risques de contamination des nappes phréatiques. Son utilisation a été mise en cause par le service géologique américain (USGS) dans la multiplication des secousses sismiques enregistrées ces dernières années dans le centre des Etats-Unis.

"Ce tremblement de terre confirme que la fracturation hydraulique est une pratique irresponsable et dangereuse sur le plan environnemental", a déclaré la chef des Verts, Elizabeth May, en campagne pour les élections canadiennes du 19 octobre. La fracturation hydraulique est interdite en France depuis 2011. A la suite du séisme, Progress Energy avait dû se conformer à un ordre lui intimant de réduire les quantités de fluides dans ses injections.

Selon la chaîne publique, les activités sur un autre site de Progress Energy dans la région ont dû être temporairement suspendues la semaine dernière, le temps que les autorités puissent déterminer la cause d'un séisme de magnitude 4,6.


- Source : Challenges.fr
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Puissance bancaire, crise financière et guerre: Les liens entre Goldman Sachs et l’Otan

Auteur : Manlio Dinucci-Traduction Marie-Ange Patrizio | Editeur : Walt | Mardi, 25 Août 2015 - 23h02
 

Après avoir été de 2009 à 2014 secrétaire général de l’Otan (sous commandement USA), Anders Fogh Rasmussen a été embauché comme consultant international par Goldman Sachs, la plus puissante banque d’affaires étasunienne.

Le curriculum de Rasmussen est prestigieux. En tant que Premier ministre danois (2001-2009), il s’est employé à « l’élargissement de l’Ue et de l’Otan en contribuant à la paix et à la prospérité en Europe ». En tant que secrétaire général, il a représenté l’Otan dans son « pic opératif avec six opérations dans trois continents », parmi lesquelles les guerres en Afghanistan et Libye et, « en riposte à l’agression russe contre l’Ukraine, il a renforcé la défense collective à un niveau sans précédents depuis la fin de la guerre froide ».

Il a en outre soutenu le « Partenariat transatlantique de commerce et d’investissements (Ttip) » (ou Tafta, ndt) entre Etats-Unis et Ue, base économique d’ « une communauté transatlantique intégrée ».

Compétences précieuses pour Goldman Sachs, dont la stratégie est simultanément financière, politique et militaire. Ses dirigeants et consultants, après des années de travail dans la grande banque, ont été placés dans des postes clé dans le gouvernement étasunien et dans d’autres : parmi ceux-là Mario Draghi (gouverneur de la Banque d’Italie, puis président de la BCE) et Mario Monti (nommé chef du gouvernement par le président Napolitano en 2011).


On ne s’étonne donc pas que Goldman Sachs mette la main à la pâte dans les guerres conduites par l’Otan. Par exemple, dans celle contre la Libye : elle s’est d’abord appropriée (en causant des pertes de 98%) de fonds d’Etat pour 1,3 milliard de dollars, que Tripoli lui avait confiés en 2008 ; elle a ainsi participé en 2011 à la grande rapine des fonds souverains libyens (estimés à environ 150 milliards de dollars) que les USA et l’Ue ont « congelés » au moment de la guerre. Et, pour gérer à travers le contrôle de la « Central Bank of Libye » les nouveaux fonds retirés de l’export pétrolier, Goldman Sachs s’apprête à débarquer en Libye avec l’opération projetée par USA/Otan sous bannière Ue et « conduite italienne ».

Sur la base d’une lucide « théorie du chaos », on exploite la situation chaotique provoquée par les guerres contre la Libye et la Syrie, en instrumentant et en canalisant vers l’Italie et la Grèce (pays parmi les plus faibles de l’Ue) le tragique exode des migrants conséquent à ces guerres. Cet exode sert d’arme de guerre psychologique et de pression économique pour démontrer la nécessité d’une « opération humanitaire de paix », visant en réalité l’occupation militaire des zones stratégiquement et économiquement les plus importantes de la Libye. Tout comme l’Otan, Goldman Sachs est fonctionnelle à la stratégie de Washington qui veut une Europe assujettie aux Etats-Unis.

Après avoir contribué avec l’escroquerie des prêts subprimes à provoquer la crise financière, qui depuis les Etats-Unis a investi l’Europe, Goldman Sachs a spéculé sur la crise européenne, en conseillant « aux investisseurs de tirer avantage de la crise financière en Europe » (cf. rapport réservé rendu public par le Wall Street Journal en 2011). Et, selon des enquêtes documentées effectuées en 2010-2012 par Der Spiegel, New York Times, BBC, Bloomberg News, Goldman Sachs a camouflé, par des opérations financières complexes (« prêts cachés » à des conditions assassines et vente de « titres toxiques » étasuniens), le vrai montant de la dette grecque. Dans cette affaire, Goldman Sachs a manœuvré plus habilement que l’Allemagne, la BCE et le FMI, dont le joug mis au cou de la Grèce est évident.

En recrutant Rasmussen, avec le réseau international de rapports politiques et militaires qu’il a tissé dans ses cinq années à l’Otan, Goldman Sachs renforce sa capacité d’influence et de pénétration.

Notes:

Apostille de la traductrice pour la version française

On trouvera dans Le groupe Bilderberg, l’ « élite » du pouvoir mondial, de Domenico Moro (Delga, juin 2015, 19 euros, voir pièce jointe), des éléments présentant et analysant ce « réseau international de rapports politiques et militaires » dont parle M. Dinucci pour A. F. Rasmussen et financiers et économiques pour M. Monti et M. Draghi : tous trois bons exemples du phénomène des « revolving doors » (pantouflage) fonctionnant dans le réseau : « une “personnalité multiple”, profes­sionnellement parlant, c’est-à-dire changeant de rôle et de secteur d’une rencontre à l’autre. (…) véritables “transformistes” de l’élite mondiale, capables de changer d’habit professionnel plusieurs fois en l’espace d’un petit nombre d’années.(…) dans un passage tourbillonnant de la politique nationale à la bureaucratie européenne aux grandes entreprises, à la finance, aux think tanks et à l’université» (p. 203).

Extraits :

« Les deux derniers secrétaires généraux de l’OTAN ont participé aux rencontres du Bilderberg. Anders Fogh Rasmussen en 2000, l’année précédant son accession au poste de premier ministre du Danemark, et le social-démocrate Jens Stoltenberg en 2002 » (p. 93).

[…] « Goldman Sachs, la banque qui a le plus grand nombre de représentants au Bilderberg et à la Trilatérale et dont le président, Peter Sutherland, siège au direc­toire des deux organisations […] [a] été définie par Matt Taibbi comme une « gigantesque pieuvre vampire ». Du reste, Goldman Sachs fait partie des premiers respon­sables non seulement de la crise des subprimes mais aussi de la crise de l’euro, ayant incité les autorités grecques à falsifier les budgets au moment de l’entrée dans l’euro et ayant bénéficié de l’instabilité de la monnaie unique et de l’augmentation des taux d’intérêt sur les dettes souveraines, au moment où la vérité a surgi » (p. 174).

[…] Dans la campagne présidentielle de 2008, Goldman Sachs fut le principal bailleur de fonds d’Obama, qui, une fois élu, plaça deux hommes de la banque d’affaires, Mark Patterson et Gary Gensler, res­pectivement à la tête du secrétariat au Trésor et à la direction de la com­mission qui régule le marché à termes. Ce ne fut donc pas un hasard si 700 milliards de dollars du programme Tarp furent alloués en 2008 pour sauver Citibank et d’autres banques sans oeuvrer à une réglemen­tation efficace ; tout cela malgré les nombreuses promesses électorales, en continuant la politique de la précédente administration Bush, dont le secrétaire au Trésor, Paulson, était un ancien PDG de Goldman Sachs » (p. 175).

Le lecteur trouvera aussi dans l’ouvrage publié aux Editions Delga une Présentation au lecteur français par Bernard Genet (comaguer, comité comprendre et agir contre la guerre) fournissant quelques éléments de l’aspect français (direction, membres et invités) de ces réseaux (Bilderberg et Trilatérale).

 
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Le vice-président du Marketing de Pfizer lance l’alerte et dit la vérité sur l’industrie pharmaceutique

Auteur : Arjun Walia- Traduction Santé nutrition | Editeur : Walt | Jeudi, 20 Août 2015 - 00h34
 

Vous pouvez trouver ci-dessous un extrait tiré du documentaire « One More Girl », un film sur le vaccin Gardasil qui a été conçu pour prévenir le virus du Papillomavirus. Dans ce documentaire, le Dr Peter Rost, MD, ancien vice-président de l’une des plus grandes compagnies pharmaceutiques du monde (Pfizer), partage la vérité sur les liens entre l’industrie médicale et l’industrie pharmaceutique.

Rost est un ancien vice-président du Marketing de Pfizer et un dénonciateur de l’industrie pharmaceutique dans son ensemble. Il est l’auteur de « The Whistleblower, Confessions of a Healthcare Hitman » (Le lanceur d’alerte, confessions d’un tueur à gage des services de santé). Compte tenu de son expérience dans son domaine, c’est un euphémisme de dire qu’il est expert de l’intérieur du marketing pharmaceutique.

Voici quelques citations émanant d’une part, d’un ancien et d’autre part d’un actuel rédacteur en chef des deux plus grandes revues médicales du monde qui sont considérées comme les plus crédibles. Il est donc tout à fait pertinent de les inclure dans l’article puisque ces citations sont directement liées à ce que le Dr Rost explique dans la vidéo.

« Il n’est simplement plus possible de croire une grande partie de la recherche clinique qui est publiée, ou de compter sur le jugement de médecins de confiance ou sur des directives médicales faisant autorité. Je ne prends aucun plaisir à en venir à cette conclusion, à laquelle j’ai abouti lentement et à contre-coeur au cours des deux décennies durant lesquelles j’ai exercé la fonction de rédacteur en chef du New England Journal of Medicine ». Dr Marcia Angell, médecin et rédacteur en chef de longue date du New England Medical Journal (NEMJ) (source)

« Le dossier contre la science est simple: une grande partie de la littérature scientifique, environ la moitié, pourrait tout simplement être fausse. La science souffrant d’études sur des cohortes de petites tailles et de leurs effets minuscules, des analyses exploratoires non valides, ainsi que de flagrants conflits d’intérêts, avec une obsession pour la poursuite de tendances à la mode d’importance douteuse, la science donc a pris un virage vers les ténèbres ». Dr Richard Horton, rédacteur en chef actuel de la revue The Lancet, considérée comme l’une des revues médicales révisées par des pairs les plus respectées dans le monde. (source)

Il est grand temps de repenser la recherche médicale actuelle et de voir la situation dans son ensemble

En 2005, le Dr John P. A. Ioannidis, actuellement professeur en prévention des maladies à l’Université de Stanford, a publié l’article le plus consulté dans l’histoire de la Public Library of Science (PLoS), intitulé Why Most Published Research Findings Are False (Pourquoi la plupart des résultats de recherche publiés sont faux). Dans l’article il déclare:

« Il y a une inquiétude croissante que la plupart des résultats des recherches actuelles sont faux ».

Nous avons maintenant une grande quantité de preuves ainsi que les déclarations des experts qui viennent directement du terrain, qui brossent un tableau très inquiétant. La science utilisée pour éduquer les médecins et développer la médecine est biaisée. Nous sommes constamment exposés à des études qui ont été sponsorisées par de grandes compagnies pharmaceutiques, mais ces études ne sont pas conçues pour une vision sur le long terme. Elles ne sont pas conçues pour détecter des problèmes qui peuvent survenir des années ou même des décennies après un traitement, ou pour examiner les risques de prendre un médicament pendant de longues périodes de temps. Personne ne semble jamais mentionner ou reconnaître les nombreuses études qui montrent clairement les risques significatifs associés à un grand nombre de produits que les industries pharmaceutiques fabriquent pour aider à combattre la maladie.

Ce qui est encore plus inquiétant est le manque de prise de conscience de la population en général sur ces sujets. Cette question ne va certainement pas être débattue dans les médias conventionnels, et en dépit des nombreuses preuves à l’appui, certaines personnes se refusent même à voir ou à reconnaître que le problème est bien réel. C’est un gros problème, notre monde est en train de changer et nous devons garder l’esprit ouvert et être ouverts à de nouvelles possibilités quant à la nature de notre monde.

Vous pourriez croire que les déclarations ci-dessus, émanant de rédacteurs en chef aguerris de revues scientifiques majeures évaluées par des pairs (apparemment, les meilleures du monde) obtiendraient au moins quelque attention des médias conventionnels.

Lorsque le Dr Rost travaillait encore pour Pfizer il est apparu quelques fois dans les médias traditionnels. Voici un exemple où il parlait au Wall Street Journal il y a près de 10 ans, avant d’avoir lancé l’alerte.

C’est la raison pour laquelle les médias alternatifs sont importants, particulièrement à une époque où de plus en plus de gens s’éveillent à ce qui se passe réellement sur notre planète.

Il est temps d’examiner les recherches qui sont menées partout dans le monde, par des experts (des scientifiques) dans diverses institutions, qui ne sont pas parrainées par ces gigantesques multinationales de la « santé » – il s’agit là de publications indépendantes. Un excellent travail est publié au sujet de divers médicaments, remèdes, traitements, vaccins et plus encore.

Merci d’avoir lu cet article et j’espère que la vidéo ci-dessous vous apportera des éléments de réflexion.

Vidéo Dr Peter Rost: Influencer l’institution médicale – extraits du documentaire One more girl (Vidéo VO)

Condensé de la vidéo:

Il indique que tout ceux qu’il a rencontrés avait la main tendue, tout le monde mendie de l’argent. Le gouvernement n’a pas d’argent, les universités non plus, personne. Les seuls qui ont de l’argent sont ces énormes multinationales, elles en ont énormément et elles utilisent cet argent pour acheter l’influence. Elles procèdent ainsi: Vous donnez de l’argent à ces institutions (universités, etc) pour la recherche. Vous vous faites des amis. Vous vous assurez qu’ils vous sont redevables et vous payez aussi des professeurs, des docteurs individuels ou des chercheurs, directement. Vous pouvez les payer comme conférenciers pour aller dans tout le pays et vous les payez de 1000 à 2000 $ par jour, parfois plus.

Vous donnez de l’argent pour des programmes; programmes éducatifs où ils peuvent faire des profits, puis ils mettent en place les programmes qui sont censés être indépendants de la compagnie. Mais si vous avez un programme promotionnel venant d’une compagnie, vous allez probablement donner cet argent aux universités qui font les programmes qui promeuvent vos médicaments. Et ceux qui ne le font pas ou qui les critiquent n’obtiendront rien. Et tout le monde sait bien sûr que c’est ainsi que ça fonctionne. Et cela veut dire que même si vous pouvez officiellement protester « nous leur avons donné une subvention, ils peuvent en faire ce qu’ils veulent », en réalité, ils ne continueront pas à recevoir de l’argent. Tout le monde le sait. Il n’y a que le public qui ne le sache pas. Et c’est ainsi que vous influencez l’institution médicale, tout simplement avec de l’argent.

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Une analyse de trafic réseau de Windows 10 dévoile l’incroyable étendue de l’espionnage mis en place par Microsoft

Auteur : Nikopik | Editeur : Walt | Samedi, 22 Août 2015 - 01h46
 

Au regard de l'incroyable vol de données personnelles effectué par Microsoft, qui s'avère encore pire que l'on pensait dans un premier temps, je ne saurais trop vous déconseiller vivement de passer à Windows 10. Le concept: "Si c'est gratuit, vous êtes le produit" est plus que jamais vrai dans ce cas avec Microsoft qui a vraiment dépassé les bornes. Ce n'est plus un système d'exploitation mais l'espion à domicile dont Big Brother à toujours rêver. (Fawkes)

On savait déjà que Windows 10 était un système d’exploitation pouvant collecter de nombreuses informations sur vos habitudes devant votre ordinateur. On savait aussi qu’il était possible de supprimer une partie de cette collecte en utilisant un logiciel Open Source plutôt bien conçu pour cet usage.
Mais il est maintenant clair que cela ne suffit pas du tout à réduire de manière significative l’étendue de l’espionnage mis en place par Microsoft quand on se penche sur l’analyse réseau qui a été faite par un spécialiste tchèque : les résultats sont bien au-delà de tout ce qui avait été annoncé et par Microsoft, et par les plus paranoïaques des geeks anti-Windows !

Tout, tout, tout, vous saurez tout ce qui se passe dans ma tête !

Il apparaît que l’étendue de l’utilisation du fameux Cloud au sein de Windows 10 transforme un peu plus cet OS en une sorte de terminal communiquant constamment avec les serveurs de Microsoft. Et le contenu des informations envoyées à ces fameux serveurs est parfois véritablement inquiétant, même si vous n’êtes aucunement paranoïaque.
Voici les informations collectées qui ont pu être identifiées en analysant le trafic réseau d’un ordinateur sous Windows 10 :
Tout le texte que vous tapez au clavier : tout ce que vous tapez sur votre clavier est en effet stocké dans des fichiers temporaires, envoyés toutes les 30 minutes à ces serveurs :

oca.telemetry.microsoft.com.nsatc.net
pre.footprintpredict.com
reports.wes.df.telemetry.microsoft.com

Nous sommes ici en présence de ce qui nous semble être un véritable Keylogger, un enregistreur de frappe stockant absolument tout ce que vous tapez sur votre clavier : informations confidentielles, mots de passe, identifiants bancaires, etc… Imaginez maintenant que ces informations sont envoyées et stockées sur les serveurs de Microsoft, où il pourrait leur arriver à peu près n’importe quoi ! Au-delà du risque qu’un gouvernement quelque peu orwellien puisse y piocher allègrement ce qu’il souhaite, les risques de piratage de ces données sont loin d’être inexistants… Et vous aurez beau utiliser le clavier virtuel de Windows 10 en espérant passer à travers pour certaines informations sensibles, mais les touches utilisées seront aussi collectées.
Les numéros de téléphone que vous tapez dans votre navigateur : une simple recherche sur un numéro de téléphone sur Internet déclenche un processus spécifique, transmettant le numéro tapé à une liste particulière de serveurs :

vortex.data.microsoft.com
vortex-win.data.microsoft.com
telecommand.telemetry.microsoft.com
telecommand.telemetry.microsoft.com.nsatc.net
oca.telemetry.microsoft.com
oca.telemetry.microsoft.com.nsatc.net
sqm.telemetry.microsoft.com
sqm.telemetry.microsoft.com.nsatc.net

La liste des fichiers vidéos et audio que vous possédez : effectuez une recherche locale (donc sur votre ordinateur, et non pas sur Internet) d’un nom de film populaire, et un processus se chargera de lister tous vos fichiers médias pour transmettre cette liste aux serveurs suivants :

df.telemetry.microsoft.com
reports.wes.df.telemetry.microsoft.com
cs1.wpc.v0cdn.net
vortex-sandbox.data.microsoft.com
pre.footprintpredict.com

A côté d’une telle arme de détection massive de piratage, la Hadopi fait bien pâle figure…
Un extrait de vos sessions Webcam : 35 Mo de données sont systématiquement envoyées aux serveurs suivant lorsque vous activez votre Webcam :

oca.telemetry.microsoft.com
oca.telemetry.microsoft.com.nsatc.net
vortex-sandbox.data.microsoft.com
i1.services.social.microsoft.com
i1.services.social.microsoft.com.nsatc.net

Une raison de plus pour ne pas considérer Windows 10 comme étant un système d’exploitation sûr pour faire vos sextapes privées, et ce même si vous n’avez jamais eu l’intention d’en partager le contenu sur Internet…
Tout ce que vous dites au micro est transmis à Microsoft, et ce même si Cortana, l’assistant à reconnaissance vocale de Microsoft, est entièrement désactivée et désinstallée. Imaginez combien il pourrait être facile d’identifier une personne à partir des échantillons de millions de voix collectées et envoyées aux serveurs suivants :

oca.telemetry.microsoft.com
oca.telemetry.microsoft.com.nsatc.net
vortex-sandbox.data.microsoft.com
pre.footprintpredict.com
i1.services.social.microsoft.com
i1.services.social.microsoft.com.nsatc.net
telemetry.appex.bing.net
telemetry.urs.microsoft.com
cs1.wpc.v0cdn.net
statsfe1.ws.microsoft.com

Il est aussi intéressant de noter que ce que Cortana collecte lorsqu’elle est activée est aussi retranscrit sous une forme textuelle et envoyé aux serveurs Microsoft suivants :

pre.footprintpredict.com
reports.wes.df.telemetry.microsoft.com
df.telemetry.microsoft.com

Si Windows est laissé sans activité pendant plus de 15 minutes, de larges volumes de données sont alors transmis à de nombreux serveurs MS, sans que l’on ne connaisse le contenu de ces données.

Il est intéressant aussi de noter que les blocages de ces serveurs via des modifications du fichiers HOSTS ne fonctionnent pas du tout pour éviter que les données collectées ne soient transmises à Microsoft. Le plus insidieux est que Microsoft affiche des messages d’erreurs lorsque la liste de ses serveurs est bloquée au niveau du fichier HOSTS, mais que les données sont toujours envoyées grâce au fait que Microsoft ait directement enregistré dans le code de Windows 10 les adresses IP de ses serveurs. Le blocage des serveurs via le fichiers HOSTS n’influence en rien le volume, la fréquence ou le taux des données qui sont transmises aux serveurs de Microsoft. L’affichage d’erreurs n’est ici qu’un trompe-l’oeil !

L’étendue des données collectées ici me laisse pantois. Je ne vais pas pouvoir continuer d’utiliser un système d’exploitation Microsoft pour mon usage personnel quand je constate à quel point ce dernier se permet de violer ma vie privée, il va donc falloir que je passe sous Linux. En espérant que la transition se fera en douceur…


- Source : Nikopik
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Le futur que Google nous prépare

Auteur : Pierrick Marissal | Editeur : Walt | Mardi, 18 Août 2015 - 14h44
 
 
 

Hégémonique et tentaculaire, la firme californienne est une entreprise au pouvoir quasi souverain. Mais derrière le prédateur économique ?se cache aussi un projet de société ultra-individualiste, basé sur la méritocratie et la science, pour gouverner l’humanité de demain.

C’est devenu un réflexe. Derrière son écran d’ordinateur, à la moindre question, on clique sur Google. Une traduction?? Google. Le plan d’une ville?? Google. La dernière actualité?? Google. Chaque mois, le célèbre moteur de recherche répond à quelques 100?milliards de requêtes. Plus de 90?% des humains ayant accès à Internet utilisent aujourd’hui ses services?: de la messagerie électronique aux vidéos Youtube… En l’espace d’une décennie, la firme californienne, fondée en 1998 dans un garage de la Silicon Valley par Larry Page et Sergueï Brin, a vampirisé l’univers numérique et organisé un empire tentaculaire. Mais l’entreprise à la rentabilité florissante ne veut pas se contenter de compter les milliards de dollars. Les dirigeants de Google nourrissent une autre ambition quasi messianique?: changer le monde. Et il faut les prendre au sérieux.

«?On ne peut pas comprendre Google si on le considère uniquement par ses intérêts financiers, son ambition est politique, explique le sociologue Dominique Cardon, professeur à l’université Paris-Est. Penser que Google n’est motivé que par des raisons économiques, c’est le considérer comme une vieille structure capitaliste rentière européenne. Alors qu’ils ont un modèle de société, entrepreneurial, mais aussi scientifique, créatif et politique.?»

Eric Schmidt, le PDG de Google, ne se présente pas comme dirigeant d’entreprise. Il ne parle pas business, mais révolution et vision du monde. Son avant-dernier livre, The New Digital Age, se conclut ainsi?: «?Notre ambition est de créer le meilleur des mondes.?» Et Google ne se contente pas de paraphraser Aldous Huxley. Il se donne aussi les moyens de sa puissance. Avec, tout d’abord, une assise économique phénoménale. Un trésor de guerre de près de 60?milliards de dollars, placés bien au chaud aux Bermudes, et des ressources abyssales issues de son quasi-monopole de la publicité sur Internet avec ses régies Adword et Adsense. Mais ce n’est là qu’une partie de son activité. L’entreprise est perpétuellement dans une logique de création et de conquête. Grossir toujours. Alors Google crée et détruit à coups d’innovation technologique. Ces dernières années, l’entreprise a investi massivement dans la santé, la robotique, l’intelligence artificielle, la culture et même l’automobile…

Écarter l’État et ses règles ?comme la solidarité et la justice…

Son influence est telle qu’elle en devient une force politique. En février?2013, Eric Schmidt est reçu à l’Élysée par François Hollande avec les honneurs d’un chef d’État. Lors de la conférence de presse, les deux hommes sont côte à côte, d’égal à égal. Pourtant son statut d’entreprise souveraine s’est organisé contre les États, considérés par les dirigeants de Google comme des structures du passé, nocives puisqu’elles freinent la créativité des individus. «?L’État est une machine à protéger tandis que la technologie est fondamentalement perturbatrice?», aime à expliquer Eric Schmidt. «?Ce sont des libertariens, souligne Dominique Cardon. Ils sont persuadés qu’un individu peut changer le monde si on le laisse pleinement et librement exprimer ses capacités et sa créativité, et surtout en écartant l’État et ses règles comme la solidarité et la justice… Ils veulent transformer le monde en exacerbant l’égoïsme matérialiste.?»

Le projet politique de Google est centré sur la méritocratie, le culte absolu de l’excellence. «?Une vision du monde, qui se retrouve dans leur manière d’organiser le travail?», note Yann Le Pollotec, chargé de la révolution numérique au PCF. Dans le jargon de l’entreprise, il faut recruter les meilleurs, appelés «?chevaliers?» (knights), véritable puissance créatrice de Google, qui doivent avoir toute la liberté possible. Et il y a «?les manants?» (knaves), les médiocres, qui sont dans le ressentiment et qu’il faut écarter pour ne pas contrarier l’excellence des autres. Cela crée une structure où les employés sont tellement en compétition que l’on n’a plus besoin de management. Les patrons de Google l’ont écrit et théorisé dans leur livre How Google Works, aujourd’hui enseigné dans toutes les écoles de management, où ils expliquent que le plus important est le recrutement.

« L’une des bibles des libertariens américains, explique Dominique Cardon, est l’ouvrage d’Ayn Rand Atlas Shrugged. Dans ce roman philosophique, les riches, qui sont fortunés parce qu’ils sont les plus scientifiques et les plus créatifs, jamais parce qu’ils sont héritiers, en ont assez de l’État et de la solidarité et font sécession. Ils partent créer une ville close, dans le désert, alors que la société, privée de ses brillants chefs d’entreprise, se décompose. Sortir des règles et des contraintes, de la solidarité et de la redistribution, de la justice, de l’État, pour laisser libre cours à la créativité de l’individu, voilà ce que veut Google.?» Dans cette pensée libertarienne, on n’a pas le droit de ne pas être excellent, de ne pas vouloir changer le monde.

Pourtant, chez les libertariens et chez Google en particulier, domine la croyance que l’humain est fondamentalement imparfait. Trop déterminés par les impulsions et les passions, les hommes ne sont pas objectifs. Il faut ainsi compter sur la science et la technologie pour les améliorer. Par le transhumanisme d’un côté (lire interview) et la volonté de combattre la mort, mais aussi en faisant mieux que l’humain, grâce à la technologie. «?Quel que soit le problème rencontré, que ce soit un grand challenge pour l’humanité ou un problème très personnel, il y a une idée, une technologie qui attend d’être découverte pour le résoudre?», assurait au Time Magazine Ray Kurzweil, l’ingénieur en chef de Google. Le principe de la Google Car, voiture automatisée qui circule déjà aux États-Unis, est, par exemple, de remplacer le principal facteur de risque d’accidents de voiture – le conducteur – par une machine, supposée bien plus fiable. Éric Schmidt le confirme?:

«?Votre voiture doit se conduire toute seule, il est impensable de laisser des humains conduire. C’est un « bug » que les voitures aient été inventées avant les ordinateurs.?»

«?Il y a un messianisme scientiste chez Google, poursuit Dominique Cardon. Ils sont scientistes, comme on l’était au XIXe?siècle.?» Pour eux, le monde est connaissable mathématiquement, dans chacun de ses atomes. Google espère progressivement découvrir les lois mathématiques qui régissent nos comportements, nos amours, nos joies, notre subjectivité… L’ambition de l’algorithme de Google est, d’approximation en approximation et grâce aux probabilités, de dépasser les humains, en faisant émerger du réel des lois mathématiques. «?Et ce qui est étonnant pour un sociologue comme moi qui travaille sur les comportements en ligne, c’est que, souvent, statistiquement, cela fonctionne?!?» ajoute Dominique Cardon.

Un algorithme au pouvoir? très inquiétant

Cet algorithme du moteur de recherche de Google, nommé Page Rank, organise, filtre et hiérarchise notre accès au savoir et à l’information. Bien plus efficacement que ne le feraient des humains, Page Rank tend à indexer tout le savoir. La hiérarchie des résultats est purement méritocratique, si on excepte les résultats publicitaires. L’algorithme, selon de nombreux facteurs pas tous connus, choisit les meilleurs sites, puis, dans une proportion de 20?% environ, les personnalise selon le profil de la personne qui a fait la recherche.

«?L’hégémonie mondiale de Google tient avant tout à cette ressource très spécifique au Web, qui est le moteur de recherche, explique Dominique Cardon. C’est une utilité fondamentale du réseau, ordonnée, conduite par une entreprise privée. Son pouvoir est très inquiétant.?»

L’algorithme est à la fois au service des utilisateurs, notamment parce qu’il est produit, amélioré et enrichi par les internautes, mais il reste aussi au service de la stratégie commerciale de Google. Il est très rare qu’un point de vue hétérodoxe soit mis en avant dans les résultats de recherche de Google. Les logiques dominantes gardent la main et participent au contrôle social. Eric Schmidt, lors d’une interview accordée au Wall Street Journal, a même avoué une ambition totalitaire?:

«?Je pense que la plupart des gens ne veulent pas simplement que Google réponde à leurs questions. Ils veulent que Google leur dise quoi faire ensuite.?»

Pour Pierre Mounier, chercheur en humanités numériques et auteur d’Homo Numericus, Google se nourrit de nos vies, de nos actions, des contenus que l’on produit pour les monétiser… En ce sens, Google nous appartient. Pour lui, il faudrait que l’on commence à considérer Google, et en particulier son moteur de recherche, comme un bien commun de l’humanité. Pierre Mounier propose que ce soit l’Unesco qui hérite de la gouvernance de ce moteur de recherche, principale source d’accès au savoir et à l’information. «?Le patrimoine mondial est l’héritage du passé, dont nous profitons aujourd’hui et que nous transmettons aux générations à venir?», explique l’Unesco dans sa convention de 1972. Ce patrimoine appartient à tous, et sa définition correspond parfaitement, selon Pierre Mounier, au moteur de Google et au cyberespace qu’il indexe. L’idée séduit Yann Le Pollotec?: «?Google marchandise une certaine forme de communisme, monétise du bien commun, en profitant du fait que le moteur de recherche en est la principale porte d’entrée.?» Il serait peut-être temps de remettre la main sur cette porte d’entrée.


- Source : Pierrick Marissal
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Fin de l’insoutenable embargo sur Cuba

 
Photo Agence QMI, Lise Giguère
CA_LeoPaul_Lauzon
 Léo-Paul Lauzon

Un odieux embargo impérialiste

Très bonne nouvelle pour tout le monde. Enfin, les États-Unis ont mis fin à l’embargo américain contre Cuba. Très partiellement faut-il le dire, car plusieurs aspects n’auront pas reçu l’accord du Congrès américain contrôlé par les républicains qui sont contre, pour des fins politiques, l’allègement de l’embargo américain contre Cuba. Faut savoir que les embargos américains contre Cuba, l’Irak et d’autres pays ont tué des milliers de personnes. Alors, quand Barack Obama, le président démocrate des États-Unis, à propos du plus vieil embargo de la planète (plus de 50 ans), dit que cet outil de répression n’a rien donné... aux États-Unis s’entend. Mais il a coûté des milliards de dollars à Cuba et a fait souffrir inutilement des millions de Cubains pendant plus de 50 ans. Si cet embargo avait pour objectif de favoriser la pseudo-démocratie feutrée à l’américaine dans le pays de Fidel Castro, alors pourquoi les États-Unis n’instauraient-ils pas des blocus similaires contre l’Arabie Saoudite, l’Égypte, le Koweit, le Honduras, etc.?

 

Cuba: un pays souverain et un peuple digne

Il faut absolument féliciter et être plein d’admiration pour le peuple cubain qui a tenu tête avec dignité à l’hégémonie du plus puissant pays du monde. Même si, à plusieurs reprises, les dirigeants américains ont essayé, par tous les moyens, comme ils l’ont fait entre autres avec les généraux en Argentine, avec Pinochet au Chili, et avec les contras au Nicaragua, d’assassiner Fidel Castro et de renverser le gouvernement cubain en place en finançant et en armant des contre-révolutionnaires, le peuple cubain a su conserver dignement sa souveraineté. Et malgré l’embargo, Cuba a su développer un des meilleurs systèmes d’éducation et de santé publique au monde. L’espérance de vie des Cubains est aussi élevée que dans les pays développés, son taux d’analphabétisme est largement inférieur au Québec et son taux de mortalité infantile est plus bas que celui des États-Unis. Voilà de véritables faits qui font un peuple et des gens libres. La liberté n’est pas d’aller voter tous les quatre ans pour des partis qui se ressemblent et qui, une fois élus sous de fausses représentations, concoctent une société non souhaitée par la majorité, mais voulue par la minorité dominante. Faut bien l’admettre, Fidel Castro est parmi les plus grands politiciens du vingtième siècle du monde entier, lui qui a sorti le peuple cubain des griffes de l’esclavagisme américain, qui faisait de Cuba, avant 1960, le bordel yankee. Il lui dictait le choix des politiciens, comme le dernier président cubain affranchi, nul autre que Batista.

 

Remettre Guantanamo à Cuba

Si les États-Unis sont vraiment sincères et cohérents, ils vont rendre Guantanamo à Cuba, qui lui appartient de droit, étant situé sur l’île. Voyons donc, Guantanamo a été cédé par bail, pour 100 ans, aux Américains par un président cubain vendu et corrompu afin de supposément protéger Cuba. Le bail est venu à échéance depuis le début des années 2000 et les États-Unis n’ont pas rendu Guantanamo à Cuba. Pourquoi? Bien pire, ils en profitent pour y installer leurs prisons dans lesquelles on pratique la torture à grande échelle sur des gens emprisonnés depuis plus de douze ans sans avoir été jugés. Emprisonnés sur de seuls soupçons. Actuellement, il y a à Guantanamo une centaine de prisonniers «politiques» qui, pour échapper à ce calvaire, font la grève de la faim jusqu’à mourir et que l’on doit alimenter de force par intraveineuse.

 

Les États-Unis n’avaient plus le choix

L’Amérique du Sud n’est plus le «back-store» des États-Unis et plusieurs pays d’Amérique latine avaient, depuis belle lurette, rétabli leurs relations avec Cuba, contre la volonté des Américains. Même que c’était fini le temps où, lors de réunions de pays d’Amérique, les États-Unis ordonnaient l’exclusion de Cuba. Certains pays voulaient plutôt exclure les States de ces rencontres ou les boycottaient tout simplement en raison de l’absence de Cuba. Oui, les États-Unis sont encore le plus puissant pays du monde du point de vue militaire, mais sur le plan économique il y a aujourd’hui d’importants contrepoids comme le Brésil, l’Inde, la Russie, la Chine, etc.

 

Cuba, un marché qui échappait aux États-Unis

Disons que, malgré l’embargo, plusieurs produits américains étaient présents sur l’île. La fin de leur abject embargo sera bénéfique aux entreprises américaines à qui ce marché en croissance de onze millions d’habitants échappait, au profit d’entreprises chinoises, européennes (comme Nestlé, Peugeot, etc.), brésiliennes (comme Inbev), russes, etc. Au développement économique avec d’autres pays se soudent des relations politiques et sociales. Puis, Cuba est un pays qui a de plus en plus d’influence en Amérique latine et cela dérangeait les Américains. Il est donc préférable, pour les États-Unis, de mettre fin à l’embargo afin de ralentir la montée de l’influence cubaine en Amérique latine et dans le monde.

 

Les lobbies américains à l’œuvre

Comme Cuba possède l’un des meilleurs systèmes de santé publique au monde, des milliers d’étrangers viennent s’y faire soigner chaque année à meilleur prix. Malgré un système de santé privé «concurrentiel» aux États-Unis, il est, et de loin, le plus cher des pays occidentaux. Alors, les grosses entreprises privées de la santé aux États-Unis ont évidemment peur de perdre une partie importante de leur «marché» de la santé aux mains du système hospitalier cubain. Voilà une des nombreuses raisons qui font que les Américains ne pourront pas venir librement à Cuba avant belle lurette. Obama veut bien lever l’embargo, sans pour autant trop stimuler l’économie cubaine en autorisant les Américains à venir librement à Cuba quand bon leur semble. Il y a tout de même des limites intéressées à l’ouverture américaine sur Cuba. Il y a aussi le puissant lobby des médecins américains qui craint la concurrence des excellents médecins cubains. Les peuples américain, canadien et québécois profiteraient de la concurrence et de la venue de médecins cubains.

L’embargo américain a aussi forcé Cuba à développer sa propre industrie pharmaceutique, aujourd’hui florissante, ce qui énerve les multinationales américaines qui ne veulent pas voir les médicaments cubains, moins chers, envahir «leur» marché aux États-Unis. Plusieurs puissants lobbies économiques qui financent les partis politiques américains à coups de milliards de dollars chaque année ont donc dicté une ligne de conduite à respecter par Barack Obama, en termes d’ouverture, afin de ne pas faire prendre conscience au peuple américain et au monde entier des succès économiques et sociaux du peuple cubain, un peuple qui jouit d’une main-d’œuvre très bien formée dans tous les domaines et d’une excellente culture générale.

 

Vote majoritaire chaque année à l’ONU contre l’embargo

Promulguer un embargo américain sous prétexte que Cuba est un État terroriste et qu’il finance le terrorisme est complètement ridicule. C’est pourquoi chaque année à l’ONU, la très vaste majorité des pays (généralement 162 contre trois (États-Unis, Israël et les îles Marshall) votaient contre cet embargo aussi futile que criminel. En terminant, faudrait surtout ne pas oublier de mentionner l’intervention directe du pape François dans le règlement de ce litige qui a trop duré par simple motivation de satisfaire aux États-Unis de gros intérêts économiques et politiques. Encore mille mercis au pape François.

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L’effondrement de l’économie américaine

Auteur : Dr. Paul Craig Roberts | Editeur : Stanislas | Vendredi, 14 Août 2015 - 21h34
 

Vous souvenez-vous de l’époque où existaient des journalistes réels? C’était avant que le régime Clinton ne concentre les médias, les transformant en un ministère de la Propagande, un outil de Big Brother.

La fausse réalité dans laquelle vivent les Américains se prolonge dans la vie économique. Le rapport sur l’emploi de vendredi dernier était la continuation d’une longue série de mauvaises nouvelles bidouillées en bonnes nouvelles.Les médias répètent deux nombres comme s’ils signifiaient quelque chose, les gains (ou pertes) mensuels d’emplois salariés et le taux de chômage, et ignorent les chiffres qui montrent la poursuite du déclin, depuis plusieurs années, dans les opportunités d’emploi alors que l’économie est prétendument en convalescence. La prétendue reprise est basée sur la mesure U.3 du taux de chômage. Cette mesure ne comprend pas les personnes sans emploi qui sont découragées d’en trouver un et on cessé d’en chercher pendant quatre semaines. La mesure U.3 de chômage ne comprend que ceux qui gardent l’espoir de trouver un emploi.

Le gouvernement a une deuxième mesure de chômage officiel, U.6. Cette mesure, rarement évoquée, intègre parmi les chômeurs ceux qui ont été découragés pendant moins d’un an. Cette mesure officielle est le double de la mesure de U.3 de 5,3%. Cela signifie que le taux de chômage est de plus de 10% après six ans de reprise économique présumée!

 


Taux d’emploi US réel selon Shadowstats

 

En 1994, le régime Clinton a arrêté de compter les travailleurs découragés à long terme comme chômeurs. Clinton voulait que son économie paraisse meilleure à regarder que celle de Reagan, donc il a cessé de recenser les travailleurs découragés qui faisaient partie du taux de chômage de Reagan. John Williams (shadowstats.com) continue de mesurer le taux de chômage à long terme selon la méthodologie officielle de cette époque. On peut ainsi constater que quand ces chômeurs sont inclus, le taux de chômage des États-Unis en juillet 2015 est de 23%, plusieurs fois plus élevé que lors de la récession que le président de la Fed Paul Volcker avait offerte à la présidence Reagan.

Un taux de 23% de chômage donne à la reprise reprise économique un sens nouveau. Quatre-vingt-cinq ans sont passés depuis la Grande Dépression, et l’économie américaine est en reprise économique, avec un taux de chômage proche de celui de la Grande Dépression.

Le taux de participation au marché du travail a diminué depuis la reprise qui aurait commencé en juin 2009 et se poursuit aujourd’hui. Ceci est très inhabituel. Normalement, lors d’une reprise économique, les emplois rebondissent, et les gens affluent au travail. Basé sur ce qu’il a dit à ses conseillers économiques, le président Obama a attribué la baisse du taux de participation aux baby-boomers qui prennent leur retraite. En réalité, pendant la prétendue reprise, la croissance de l’emploi a concerné principalement les personnes de 55 ans et plus. Par exemple, en juillet tous les emplois salariés nouveaux concernaient des personnes de 55 ans et plus, alors que la classe d’âge de 25 à 54 ans a perdu 131 000 emplois en juillet.

Au cours de l’année précédente (juillet 2014 – juillet 2015), la tranche d’âge 55 et plus a gagné 1 554 000 emplois et les classes jeunes, 16-18 et 20-24, ont perdu respectivement 887 000 et 489 000 emplois.

De 2009 à 2013, le nombre d’Américains au travail dans la classe d’âge de 25 à 54 ans a diminué de 6 000 000 emplois. Ces années de reprise économique présumée ont apparemment contourné les Américains de la classe d’âge d’activité maximale.

En juillet 2015, les États-Unis avaient 27 265 000 personnes occupant un emploi à temps partiel, dont 6,3 millions, soit 23%, parce qu’ils ne peuvent pas trouver un emploi à temps plein. Il y a 7 124 000 Américains qui détiennent plusieurs emplois à temps partiel pour joindre les deux bouts, soit une augmentation de 337 000 en un an.

Les jeunes ne peuvent pas fonder de foyers sur la base d’emplois à temps partiel, mais les retraités prennent ces emplois afin de compenser le revenu manquant sur leurs économies à cause de la politique d’intérêt à taux zéro de la Réserve fédérale, qui a pour but de soutenir les bilans d’une poignée de banques géantes, dont les dirigeants contrôlent le Trésor américain et la Réserve fédérale. Avec un si grand nombre d’emplois industriels et de compétences professionnelles délocalisé en Chine et en Inde, tels que l’ingénierie logicielle,  les carrières professionnelles disparaissent aux États-Unis.

Les emplois les plus lucratifs en Amérique concernent ceux qui fabriquent les escroqueries de Wall Street, ceux qui font du lobbying pour des groupes d’intérêts privés, où l’on embauche de préférence d’anciens membres de la Chambre, du Sénat, et de l’Exécutif, et enfin ceux qui montent des programmes pour aider les donateurs des think tanks à s’enrichir, en faisant passer ces programmes pour des politique publiques, qui peuvent devenir des lois.

Les emplois salariés déclarés pour juillet sont dans les catégories habituelles qui nous sont familières, mois après mois, et année après année. Ce sont les emplois de services domestiques divers, serveuses et barman, vendeurs au détail, transports, entreposage, finance et assurances, soins de santé et assistance sociale. Rien à l’exportation afin de payer nos importations massives. Avec une maigre croissance du revenu réel médian des familles, alors que l’épargne dégringole et que le crédit s’épuise, même la partie consommation de l’économie va fléchir.

De toute évidence, ce n’est pas une économie qui a de l’avenir.

Mais vous ne saurez jamais cela si vous n’écoutez que les médias financiers ou ne lisez que la section économie-finance du New York Times ou du Wall Street Journal.

Si j’étais encore l’éditeur du Wall Street Journal que je fus, l’état déplorable de l’économie américaine serait en première page des nouvelles.

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Appel à arrêter la menace immédiate d’une Troisième Guerre Mondiale

Auteur : Solidaritée & Progrès | Editeur : Walt | Mercredi, 12 Août 2015 - 08h46
 

Il est grand temps de rompre le tabou le plus dangereux de notre époque : celui suivant lequel il ne serait pas possible d’agir face à la possibilité que l’humanité soit annihilée en quelques jours ou semaines.

En ce soixante-dixième anniversaire des bombardements de Hiroshima et Nagasaki, le monde se trouve plus proche de l’abîme d’une guerre thermonucléaire qu’il ne l’a jamais été depuis la crise des missiles de Cuba de 1962. L’Administration Obama et l’OTAN ont mis l’humanité en danger de subir une extermination soudaine par une série de provocations insensées dirigées premièrement contre la Russie et ensuite contre la Chine.

Quand le Rideau de fer est tombé, il avait été entendu qu’en contrepartie de l’acceptation par la Russie de la réunification de l’Allemagne au sein de l’OTAN, il n’y aurait pas d’expansion de l’OTAN vers l’Est du continent européen. Ceux qui comptaient qu’une Europe fondée sur la stabilité et la coopération se mette en place après la guerre froide entendaient que les pays disposant d’économies industrielles susceptibles de devenir puissantes, tels que la Tchécoslovaquie et la Pologne, et également l’Ukraine, après la dissolution de l’Union Soviétique en 1991, puissent jouer le rôle de pont entre l’Union Européenne et un bloc économique eurasiatique émergent.

Tous ces accords de prévention contre la guerre ont été violés. Victoria Nuland, la Sous-secrétaire d’État américaine aux Affaires européennes et eurasiatiques, s’est publiquement vantée, en décembre 2013, que les États-Unis auraient dépensé 5 milliards de dollars pour fomenter des « révolutions de couleur » afin d’imposer l’entrée de l’Ukraine au sein de l’Union Européenne et, éventuellement, dans l’OTAN.

Les États-Unis se sont retirés unilatéralement du Traité sur les missiles anti-balistiques (ABM) afin de déployer un système de défense anti-missiles en Europe orientale et méridionale, prétendument dirigé contre l’Iran mais visant de fait la Russie. La semaine dernière l’Administration Obama a confirmé le but réel de ce déploiement en annonçant qu’il ne serait pas interrompu, malgré l’apaisement avec l’Iran apporté par la signature de l’accord P5+1. Les responsables russes ont constamment dénoncé ce déploiement unilatéral du dispositif anti-missiles américain en Europe comme faisant partie d’un plan d’ensemble visant à créer la capacité de procéder à une frappe thermonucléaire préventive contre leur territoire.

Le déploiement de ce système ABM américain est aujourd’hui bien avancé en Roumanie et en Pologne, et les trois premiers navires de guerre porteurs du système de défense anti-missiles AEGIS sont déjà opérationnels et ont procédé à des manœuvres en Mer Noire et dans la Mer Baltique, aux frontières des eaux territoriales russes.

Désormais, suivant de nombreux rapports, les manœuvres de l’OTAN Trident Juncture 15, prévues en septembre, vont inclure des exercices impliquant le recours à des armes nucléaires contre la Russie. Washington procède à la production et au déploiement d’une nouvelle génération d’armes nucléaires tactiques, les B-61-12, qui seront en mesure d’atteindre des cibles à l’intérieur du territoire russe à partir d’avions à réaction furtifs F-35. Ces armes nucléaires B-61-12 seraient produites à environ 500 exemplaires, dont il serait prévu que 200 soient déployées sur le continent européen.

Ces provocations manifestes ne sont pas passées inaperçues, à l’Est comme à l’Ouest. Dès le lancement du coup d’état en Ukraine en novembre 2013, la Russie a procédé à une modernisation majeure de l’ensemble de sa force nucléaire stratégique. Les responsables de la défense russe ont fait officiellement savoir qu’ils ont fait développer et déployer une capacité nucléaire de seconde frappe pratiquement invincible. Pour le démontrer, les bombardiers et les sous-marins russes ont procédé à des manœuvres militaires dans les eaux internationales à la limite des territoires des pays membres de l’OTAN.

Il y a, pendant ce mois d’août, un grand danger à ce que le président Obama s’engage dans des provocations contre la Russie, en profitant de la période de vacances du Congrès pour déclencher un conflit. Un grand nombre de personnalités influentes, venant de tous les horizons politiques, ont déjà fait part de leur inquiétude, y compris des officiers retraités de haut rang des armées russe et américaine. La décision prise par le président Obama de changer les règles concernant l’engagement des forces aériennes de son pays en Syrie sans demander l’approbation du Congrès, et trois jours après que celui-ci se soit mis en congé, souligne le caractère immédiat du danger. Les conditions de l’escalade vers une guerre contre la Syrie, contre laquelle le Congrès avait voté il y a deux ans, se trouvent ainsi réunies.

En 1914, les pays se sont dirigés comme des somnambules vers la catastrophe. Aujourd’hui, avec des arsenaux nucléaires suffisants pour annihiler la civilisation humaine des douzaines de fois, le monde se dirige une fois de plus comme un somnambule vers l’abîme.

Nous-autres, signataires de cet Appel, exigeons qu’on mette immédiatement un terme à la confrontation engagée contre la Russie et la Chine et que l’on revienne au recours à des solutions politiques à tous les conflits.

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Un monolithe géant vieux de 10 000 ans sur le fond de la Méditerranée qui remet en cause l’écriture de l’Histoire

Auteur : le Quotidien du Peuple en ligne | Editeur : Walt | Samedi, 08 Août 2015 - 16h13
 
 

Si nous sommes incapables d’écrire correctement l’Histoire de ces 70 dernières années, comment espérer que l’Histoire d’il y a 10 000 ans soit correcte ? Partout dans le monde des signes montrent que l’Histoire de l’Homme telle qu’elle est racontée est loin de la vérité, mais nous restons toujours fidèles au modèle enseigné, de peur de nous perdre dans l’inconnu. Ce monolithe découvert au large de la Sicile sera une pièce de plus qui sera rangée dans le catalogue des singularités mais qui ne sera jamais intégrée dans l’Histoire officielle. (RI)

Des scientifiques spécialistes de l’océan viennent d’annoncer la découverte d’un énorme monolithe préhistorique au large des côtes de la Sicile. Le monument est aujourd’hui couché, mais, debout, il aurait fait environ 12 m de haut. Il est situé à environ 60 km au sud de la Sicile, dans le Sud de l’Italie, à moins de 40 mètres de profondeur. Mais ce n’est pas ce qui est intéressant à son sujet. Ce qui l’est davantage, c’est l’âge même de cet objet, la plupart des indices laissant entendre qu’il est vieux de 10 000 ans. Autrement dit antérieur à l’agriculture, l’écriture et la civilisation telle que nous la connaissons.

A cette époque, cette région de la mer aurait été… eh bien, pas la mer justement. Ce qui explique pourquoi ce monolithe préhistorique est ici. Il semble avoir été taillé dans la roche à proximité, d’une seule pièce, et traîné jusqu’à son emplacement actuel. Et comment savons-nous qu’il a été traîné et que ce n’est pas simplement une formation naturelle ? Ceux qui l’ont découvert insistent sur la régularité de sa forme, avec des trous réguliers creusés à intervalles réguliers. Et la régularité est la marque de l’homme qui, chacun le sait, aime que les choses soient soignées.

Mais comment savons-nous que ce monolithe préhistorique est vraiment vieux de 10 000 ans? Malheureusement aucun artefact n’a été trouvé avec la roche, qui permettrait de le dater avec certitude. Au lieu de cela les découvreurs ont dû compter sur l’estimation des niveaux de la mer quand ils auraient submergé le site. Ce qui leur fait dire qu’il doit être au moins aussi vieux, ou même beaucoup plus âgé. Or nos données sur le niveau des mers sont sans doute imparfaites, ce qui fait que la date donnée est à prendre avec les précautions d’usage.

Pourtant, qu’il ait réellement 10 000 ans ou davantage, ce monolithe est important. Pourquoi ? Eh bien, car cela suppose une population assez conséquente, qui a été probablement nécessaire pour déplacer un tel morceau de roche. Or, il est plutôt difficile pour les grandes populations de se maintenir pendant des périodes prolongées avec un seul mode de vie de chasseurs-cueilleurs. Cela suppose de l’agriculture et des villes. Donc, le fait que cet endroit a été en mesure d’avoir tous ces gens vivant ensemble depuis aussi longtemps pourrait suggérer qu’ils étaient déjà en train de se déplacer vers notre mode de vie moderne.

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Vente d’organes de fœtus par Planned Parenthood : nouvelles péripéties

Auteur : Jean-Pierre Dickès | Editeur : Walt | Jeudi, 30 Juill. 2015 - 16h00
 

En Amérique, les réactions ont été extrêmement vives aux deux effroyables vidéos montrant que Planned Parenthood (Planning américain) vendait des morceaux de fœtus avortés. Une troisième vidéo vient d’être mise sur internet par le Center for Medical Progress. Elle montre dans quelles conditions sont préparés, stockés et vendus au marché noir ces restes humains. Ce trafic rapporte 23 millions de US dollars à Planned Parenthood ; mais aussi des sommes considérables aux intermédiaires en aval comme StemExpress. Cette vidéo présente même une facture sur laquelle on voit écrit : Fœtal cadaverous specimen procurement. Les prix varient selon l’âge du fœtus. Sur une quatrième vidéo qui sort à l’instant, on voit la vice-présidente de l’association, le Dr Ginde, négocier les prix. Il faut compter entre 488 et 24.250 US dollars selon les organes : les cerveaux fœtaux de bonne préservation sont les plus onéreux. Ce trafic rapporte 23 millions de dollars par an à Parenthood : le prix du sang. Bien sûr les dirigeants se servent bien ! En 2007, le salaire annuel du Dr Nucatola (première vidéo) était de 207.000 dollars, soit 190.000 euros. Faire du fric sur la vente de morceaux de cadavres est manifestement très payant. Il existerait en tout une douzaine de vidéos qui vont progressivement être révélées au grand public.

Un certain nombre d’organisations et de pétitions demandèrent que cet organisme ne soit plus subventionné par l’Etat fédéral. Celui-ci verse en effet 500 millions de dollars à cette chaîne d’avortoirs ; ce qui irrite les contribuables. D’emblée Obama déclara qu’il n’était pas question de supprimer cette manne financière et même remercia Planned Parenthood pour son activité ; ce qui n’est pas étonnant dans la mesure où le Dr Nucatola est conseillère médicale de l’administration du président. Au Sénat une proposition de loi est en cours de rédaction pour faire cesser les subventions à Planned Parenthood. Des parlementaires des deux chambres ont demandé un moratoire sur les activités de Planned Parenthood ; ils proposent que l’argent donné à titre de subvention soit envoyé à des associations de nécessiteux. De plus, neuf Etats ainsi que 137 membres du Congrès demandent des enquêtes sur les activités de ce groupe. Plusieurs grandes entreprises ou associations comme American Express (carte de crédit), American Cancer Society, Coca-Cola, Xerox et Ford Motor Company ont décidé de ne plus subventionner Planned Parenthood. Des acteurs de cinéma ou des vedettes de la chanson font part de leur désillusion, leur stupéfaction voire de leur colère.

Cécile Richards qui dirige Planned Parenthood s’est défendue en disant que les responsables de ces diffusions étaient les associations pro-vie qui avaient piégé certaines de leurs représentantes ; ce qui est exact, mais ne change rien au fond de l’affaire. Elle a contesté que Planned Parenthood ait fait des profits en vendant des organes d’enfants avortés ce qui est absolument faux ; puis a vanté les qualités professionnelles de Nucatola, sans donner son avis sur le trafic mené par celle-ci. Toutefois, elle accuse de mensonge ceux qui avaient publié les vidéos… alors qu’elle-même nie l’évidence. Face aux preuves, ces propos sonnent creux.

Par ailleurs, des hackers sont entrés dans le système informatique de Planned Parenthood pour évacuer les vidéos et correspondances compromettantes. Trop tard ! Pour se défendre, cette organisation a même contrefait un extrait des gaffes présentées par le film « Les Minions » pour stigmatiser ceux qui avaient diffusé la vidéo.

La suite nous réserve sans doute de nouvelles surprises.

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Quand Facebook analyse nos vies amoureuses

Auteur : L'équipe d'Ijsberg | Editeur : Walt | Vendredi, 31 Juill. 2015 - 15h50
 

“Dix jours avant de se mettre en couple, les interactions entre les deux célibataires diminuent fortement“. Ce n’est pas nous qui le disons, c’est Facebook.

Dans une série d’articles signés de son département de “Data Science” (analyse de données), le plus grand réseau social du monde a en effet publié les conclusions d’une étude basée sur les interactions sociales de ses 1,4 milliard d’utilisateurs, et en particulier des couples. De quoi en tirer des conclusions significatives – et inquiétantes – sur l’utilisation du réseau social dans la vie amoureuse des internautes.

Analysant les “murs” personnels d’un échantillon de 460 000 utilisateurs anonymes pendant 200 jours – les 100 jours précédents l’officialisation, lorsque chacun a le statut “célibataire”, puis les 100 jours suivants le changement de statut à “en couple”, le site de Mark Zuckerberg a ainsi pu en déduire les tendances suivantes.

Les interactions augmentent pendant la période de “flirt”, puis chutent
 
 

Pendant les 100 premiers jours, les deux personnes échangent un nombre croissant de messages, puis 10 jours avant l’officialisation, la tendance s’inverse. Préférant sûrement le monde réel au réseau social, le couple échange moins de messages jusqu’à l’officialisation et continue à en échanger de moins en moins sur Facebook pendant les 100 jours suivants.

Se mettre en couple entraîne une augmentation de messages et d’émotions positives sur le réseau social


Le second graphique montre les résultats d’une analyse non plus quantitative mais qualitative des mêmes messages. Le bureau d’analyse de données de Facebook a passé les messages de ces utilisateurs au crible, détectant tous les mots faisant référence à des émotions positives (aimer, bien, bon, sympa, etc.) ou négatives (haine, mauvais, mal, etc.). Les personnes célibataires exprimeraient moins d’émotions positives que les personnes en couple. L’augmentation du nombre de messages positifs est d’ailleurs brutale quelques jours avant et après l’officialisation de la relation.

Moralité, si vous ne voulez pas que Facebook sache où vous en êtes dans votre vie sentimentale, écrivez-plutôt des lettres.

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Un milliard de smartphones en danger

Auteur : Sputnik | Editeur : Walt | Samedi, 01 Août 2015 - 11h32
 

La faille menace pratiquement tous les utilisateurs de téléphones portables sur Android. Le nombre de smartphones et de tablettes potentiellement infectés pourrait dépasser le milliard d'appareils.

Un expert en sécurité mobile de la société Zimperium a découvert la "plus dangereuse faille de l'histoire" chez les smartphones fonctionnant sur Android. Selon la revue Macdigger, près d'un milliard d'appareils sont dans la zone à risques.

Le spécialiste Joshua Drake ne qualifie pas cette faille de "la plus dangereuse" par hasard: pour pirater pratiquement n'importe quel portable Android il suffit aux malfaiteurs de connaître le numéro de téléphone de la victime et de lui envoyer un MMS.

Selon les journalistes, le problème en question a été découvert dans un composant d'Android, Stagefright, destiné à l'affichage de photos et de vidéos. Il est à noter que de l'anglais, "stage fright" se traduit comme "trac".

En recevant un simple MMS l'utilisateur peut ne pas s'apercevoir que son appareil a été infecté. Si le smartphone de la victime est en mode silencieux, les malfaiteurs peuvent effacer toutes les notifications du message avant que l'utilisateur de l'appareil ne l'ouvre.

"Cela pourrait se produire avant que vous n'entendiez la notification sonore. C'est précisément ce qui rend cette faille si dangereuse. L'infection peut avoir lieu dans le silence le plus total. Vous n'en saurez rien", souligne Joshua Drake.

Les hackers pourraient ainsi non seulement obtenir toutes les informations sur le smartphone et son propriétaire à tout moment, mais envoyer également des SMS vers des numéros payants.

Les informaticiens de Google connaissent depuis relativement longtemps l'existence de cette faille très dangereuse: les développeurs ont commencé il y a quelques mois déjà à envoyer une correction de la brèche dans le système de leurs partenaires mobiles, mais la mise à jour du système opérationnel avance trop lentement. C'est pourquoi la majorité des smartphones sont en danger. Comme le souligne Zimperium, environ 950 millions d'appareils à travers le monde sont dans la zone à risque.

Zimperium compte dévoiler les détails de cette faille pendant la conférence BlackHat 2015 qui se tiendra début août à Las Vegas. Le principal danger de cette brèche est que la victime ignore qu'elle a été infectée: le virus efface immédiatement le MMS reçu sur le smartphone et l'utilisateur ne le voit plus. De plus, dans certains smartphones, le virus empêche la notification de s'afficher à l'écran et se trouve ainsi dans le système sans avoir été vu.


- Source : Sputnik
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Windows 10 : faites très attention à l’installation !

Auteur : Julien L | Editeur : Walt | Jeudi, 30 Juill. 2015 - 17h51
 

Windows 10, le nouveau système d’exploitation de Microsoft, est là. Avant de nous embarquer dans cette nouvelle aventure, il est bon de connaitre certaines choses qui nous permettront de « leur » rendre la tâche moins facile dans le contexte de surveillance généralisé actuel. Il faut d’abord savoir que, dans sa version non professionnelle, Windows 10 n’est pas tout à fait un logiciel au sens où on l’entend habituellement, c’est à dire un logiciel qui nous appartient et que l’on peut paramétrer à son gré, ou mettre à jour comme l’on veut. C’est plutôt un service, un outil que Microsoft met à notre disposition. A l’installation, il y aura quelques choix à faire. Faisons donc très attention aux choix que nous prenons. (RI)

Lors de l’installation de Windows 10, l’utilisateur a la possibilité de préciser s’il souhaite ou non autoriser la collecte et le transfert de certaines informations à Microsoft. Il est hautement recommandé de contrôler ces paramètres, car ceux-ci sont activés par défaut.

C’est donc à partir d’aujourd’hui que Windows 10 débute officiellement sa carrière. Si vous avez l’intention de basculer sur le nouveau système d’exploitation, sachez que vous devrez faire preuve de prudence au moment de l’installation, car certains réglages requièrent une attention toute particulière : ils ont en effet une incidence directe sur votre vie privée et sur la collecte et le traitement de vos données personnelles.

Sur l’un des écrans figure un lien discret, intitulé « paramètres de personnalisation », qui permet d’afficher les options relatives aux informations qui sont susceptibles d’être transmises à Microsoft. Celles-ci sont activées par défaut, incluant celle qui « laisse les applications utiliser votre identifiant de publicité pour l’exploitation des applications » et celle qui prévoit de transférer « vos données de navigation » à Microsoft.

Si vous avez déjà installé Windows 10 sur votre ordinateur, sachez que ce n’est pas trop tard. Vous conservez la possibilité de modifier ces réglages dans les paramètres du système d’exploitation. Ces paramètres sont la conséquence de la nouvelle Déclaration de Confidentialité de Microsoft, dont nous rapportions les principaux points à la mi-juin.


- Source : Julien L
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Libre opinion

Carte électorale: un redécoupage lourd de conséquences au Québec

29 juillet 2015 | Jean-François Daoust - Doctorant au département de science politique à l’Université de Montréal | Canada
 
Photo: Sean Kilpatrick La Presse canadienneLes nouvelles sections de vote, moins bloquistes et plus libérales, joueront certainement contre Maria Mourani.

La Constitution du Canada impose au parlement fédéral une révision de la délimitation des circonscriptions tous les dix ans, correspondant à chaque administration du recensement. Le dernier redécoupage ayant eu lieu en 2003, il était nécessaire de répéter l’exercice afin qu’une nouvelle carte soit en vigueur pour l’élection de 2015. Les changements observés prennent cependant des ampleurs différentes selon les régions du pays.

 

Les nouveautés qui seront en vigueur pour (au minimum) les dix prochaines années font en sorte que le parlement passe de 308 à 338 sièges. Sur ces 30 sièges supplémentaires, le Québec en obtient trois — pour un total de 10 % des nouveaux sièges, ce qui attise plusieurs critiques dans la province. Mais au-delà de cet ajout, la réforme modifie les délimitations de plusieurs autres circonscriptions. Je propose que ces modifications sont majeures dans bien des cas et j’en détaille ici les conséquences afin d’en démontrer l’importance tant dans les comtés déjà existants que dans les nouvelles circonscriptions.

 

Deux transfuges retiennent l’attention dans cette course toute montréalaise : Maria Mourani, élue sous la bannière du Bloc québécois et se représentant désormais pour le NPD, et Mélanie Joly, qui a quitté son parti municipal pour joindre l’équipe libérale. À première vue, Maria Mourani a toutes les raisons de croire qu’elle est en avance : son parti est en tête dans les sondages et elle a réussi à consolider un certain vote personnel depuis 2006. Or, deux obstacles pourraient venir brouiller les cartes : la refonte de la carte électorale et les ressources de Mélanie Joly, présumant que cette dernière gagne son investiture.

 

D’une part, le redécoupage de la circonscription disperse en partie l’avantage du vote personnel dont bénéficie la candidate sortante. En effet, les nouvelles sections de vote, moins bloquistes et plus libérales, joueront certainement contre Mme Mourani, qui a critiqué à maintes reprises le recoupage de sa circonscription.

 

D’autre part, Mélanie Joly possède une banque de données de 2013 provenant de son parti municipal « Vrai changement » — le slogan actuel du Parti libéral du Canada. En ciblant les électeurs dans les nouvelles limites géographiques du comté, ces données sont extrêmement utiles pour cibler ses sympathisants. Autrement dit, une partie de son pointage, essentiel à la sortie de vote, est déjà faite. Quant au candidat bloquiste, qui s’appropriera certainement une partie de vote souverainiste, mobilisé de surcroît contre Mourani, qui a été expulsée de leur parti, il vient ajouter une autre dose d’incertitude.

 

Dans Montarville

 

Ce nouveau comté de la Rive-Sud de Montréal a comme candidate sortante Djaouida Sellah, élue sous la bannière du NPD dans l’ancien comté Saint-Bruno–Saint-Hubert. Sa principale adversaire est la candidate du Bloc québécois Catherine Fournier. Avec la réforme de la carte électorale, la ville de Sainte-Julie y est désormais intégrée dans sa totalité. Ce sont des électeurs qui ont eu Sana Hassainia, la députée fantôme du NPD (jusqu’en 2014) qui a fait les manchettes et que les citoyens ont fort probablement encore en mémoire. De plus, les trois quarts de l’arrondissement de Saint-Hubert ne font plus partie du comté, ce qui désavantagera Sellah, puisqu’on y retrouvait une majorité de votes NPD. Autrement dit, la candidate sortante se retrouve avec une nouvelle ville assez souverainiste (Sainte-Julie) et perd une bonne partie d’une ville assez fédéraliste.

 

À l’inverse de Sellah, la candidate bloquiste est un élément que son parti voudra certainement mettre à l’avant-plan puisqu’elle incarne, comme jeune femme, l’étiquette que le parti recherche : le renouveau. En entrevue avec Marco Fortier du Devoir, la candidate affirme passer 50 heures par semaine sur le terrain — et ce, depuis 13 mois ! Montarville est parmi les comtés les plus prenables pour le Bloc québécois, de par les caractéristiques sociodémographiques de ses électeurs, mais l’est d’autant plus avec la présence de cette candidate. Finalement, une remontée libérale (aussi modeste soit-elle) diviserait le vote fédéraliste au profit de Fournier. Toutefois, rien n’est joué : le militantisme local a ses limites et Sellah pourrait bien être réélue si l’écart entre le NPD et le Bloc se maintient dans les sondages nationaux.

 

Cet exercice de redécoupage électoral est nécessaire, mais lourd de sens dans plusieurs cas. De plus, le risque de gerrymandering (littéralement : créer des « comtés salamandres ») qui favoriserait un candidat est toujours omniprésent, d’où l’importance de maintenir la conduite d’audiences publiques. Mais surtout, le redécoupage se basant sur les recensements canadiens nous ramène à l’importance de la qualité des données qu’on y retrouve afin d’assurer un redécoupage de la façon la plus équitable possible.

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Loi renseignement : l’État de droit n’est qu’une illusion

Auteur : Ferghane Azihari | Editeur : Walt | Samedi, 25 Juill. 2015 - 12h43
 

Le Conseil constitutionnel vient de confirmer que tous les récits français sur l’État de droit ne relèvent que de la pure mythologie.

«Au plan des principes, le contrôle de constitutionnalité affecte donc la démocratie et tend à lui substituer une nomocratie» – Jean Gicquel

Si le professeur émérite, par l’emploi de ces termes, déplorait l’affaiblissement du légicentrisme et la soumission des pouvoirs publics à une hiérarchie normative trop restrictive, force est de constater que le Conseil Constitutionnel vient de mettre un terme à ses craintes. Par une décision du 23 juillet 2015, ceux qu’on surnomme bêtement les sages ont définitivement validé la quasi-totalité des dispositions d’une loi qui constitue un véritable attentat à l’encontre de nos libertés individuelles

Chien de garde du gouvernement

Les dispositions essentielles de la loi sont validées. Seuls quelques points de détail ont été censurés. Il s’agit notamment de dispositions sur le renseignement étranger et sur le recours préalable au Premier ministre, y compris dans les cas dits urgents. Pour tout le reste, le gouvernement bénéficie désormais de la caution constitutionnelle pour affaiblir le peu de contrôle juridictionnel qui subsistait encore dans ce pays. Les boîtes noires algorithmiques sont actées. Le Conseil d’État est muselé. Le juge judiciaire est écarté. Enfin la loi contient des dispositions qui n’ont absolument rien à voir avec la menace terroriste comme la protection des « intérêts économiques, industriels et scientifiques majeurs de la France » ou encore « la forme républicaine des institutions ». Le fait qu’une telle loi manifestement liberticide puisse être validée aussi facilement par le Conseil en dit long sur la qualité et le rôle de cette « juridiction » qui n’est en fait qu’une assemblée de notables et de retraités politiques à la botte des politiciens qui les ont nommés.

Caution démocratique

En validant la loi renseignement, le Conseil Constitutionnel révèle que les contre-pouvoirs dans ce pays ne relèvent que du fantasme. De la pure mythologie. Historiquement, les normes constitutionnelles n’ont jamais empêché les gouvernements de s’octroyer toujours plus de pouvoir sur nos vies. Cette énonciation ne vaut pas que pour la France. Si l’on regarde à l’extérieur des frontières hexagonales, les États-Unis sont probablement l’exemple paradigmatique de cette triste réalité. Triste mais peu surprenante en théorie. Après tout, comment une Constitution pourrait-elle garantir la liberté individuelle face à l’arbitraire du monopole de la violence légale quand celle-ci est justement écrite par le pouvoir politique qu’elle prétend limiter ? En définitive, le constitutionnalisme est devenu une vulgaire caution pour fabriquer notre consentement à la domination gouvernementale. Il est, au même titre que la démocratie, destiné à entretenir l’illusion du contrôle d’une machine dont l’action échappe en réalité à la volonté de ceux qui la subissent. Le plus inquiétant tient à ce que tout cela semble fonctionner à merveille puisque ces ingérences mafieuses dans nos vies privées ne semblent pas indigner la population. L’autoritarisme est devenu la norme et la liberté l’exception.


- Source : Ferghane Azihari
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L'Arabie Saoudite fait la loi en France : la plage de Vallauris sera interdite au public durant le séjour du roi saoudien à Grasse

Auteur : Léo Kersauzie | Editeur : Walt | Jeudi, 16 Juill. 2015 - 16h47
 

A quel point nos gouvernants sont-ils soumis aux émirs et à leurs pétro-dollars ? La réponse vient d’être donnée à Grasse, où la plage publique de Vallauris (Alpes-Maritimes) sera interdite aux vacanciers durant la présence du roi d’Arabie Saoudite dans la région.

Oui, vous avez bien lu, l’Arabie Saoudite dicte ses volontés sur le sol français, au mépris du droit des Français.

 Philippe Castanet, sous-préfet de Grasse, a confirmé la chose.

 « La plage publique devrait être totalement interdite au public le temps du séjour de la famille royale »

Le diktat saoudien pourrait aller plus loin encore. La préfecture doit décider en commun accord avec les représentants saoudiens si la sécurité sera assurée « par des vigiles privés ou des policiers » et si les ouvriers engagés par les Saoudiens auront droit de placer « des grillages ou non », « et à quel moment nous pourrons restituer au public, le plus vite possible, cet espace », a précisé M. Castanet.

 


- Source : Léo Kersauzie
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EuroMaidan: l'ambassade canadienne abritait les protestataires à Kiev

Auteur : Sputnik | Editeur : Walt | Lundi, 13 Juill. 2015 - 11h25
 

Durant l’hiver 2014, les manifestants pro-européens à Kiev se sont abrités pendant une semaine à l'ambassade canadienne, rapporte lundi le journal Toronto Star.

"D'après plusieurs sources à Kiev et à Ottawa, tout a commencé lorsqu'un des protestataires poursuivi par la police a brandi un passeport canadien devant les gardes de l'ambassade. Dès que la porte a été ouverte, d'autres manifestants armés de battes et de pierres l'ont suivi dans le bâtiment", écrit le journal.

Dans une interview à l'agence Canadian Press, l'ambassadeur canadien en Ukraine, Roman Waschuk, a reconnu que le détenteur du passeport "était lié aux protestataires".

Toujours selon lui, les manifestants sont restés à l'ambassade pendant une semaine sans endommager le matériel du bâtiment. Avant de la quitter, les protestataires ont laissé des fleurs dans l'ambassade. Le Toronto Star indique que ces faits n'ont jamais été dévoilés par le gouvernement canadien.

Après le retrait des manifestants antigouvernementaux, les mesures de sécurité ont été renforcées à l'ambassade.

En février 2014, le ministère ukrainien de l'Intérieur a annoncé qu'un "groupe de radicaux" avait fait irruption dans l'ambassade canadienne à Kiev avant de vandaliser les locaux. La police a également affirmé que les malfaiteurs y avaient volé un véhicule avant de foncer sur la foule, blessant trois personnes.

Les protestations de l'hiver 2013-2014 en Ukraine, déclenchées par le refus du président Viktor Ianoukovitch de signer un accord d'association avec l'Union européenne, ont débouché sur la chute du gouvernement démocratiquement élu et l'arrivée au pouvoir d'une coalition pro-UE.

Plus de 100 personnes ont trouvé la mort dans les protestations à Kiev et dans d'autres villes du pays.


- Source : Sputnik
 
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Lettre

407 chandelles

6 juillet 2015 | Michel Beaumont Québec, le 1er juillet 2015 |Ville de Québec

Québec, fier joyau de l’Amérique et berceau de la francophonie. Aussi vieille que belle, ma ville regorge de beautés, de secrets bien gardés et d’une histoire riche qui se découvre en la parcourant.

 

Elle a conservé tout son charme à travers le temps et les bombardements ; même qu’elle a su s’embellir d’une fontaine. Quel plaisir renouvelé de parcourir la place Royale, où Champlain bâtit la première habitation ! J’affectionne particulièrement le Vieux-Québec, une exposition à ciel ouvert, pour y observer son architecture, ses portes, ses boutiques, les restaurants et surtout les gens souriants qui défilent comme un long fleuve social. Dans les petites rues étroites, des secrets et des vérités se révèlent à notre curiosité à travers ses méandres.

 

La place D’Youville, le coeur de la ville, bordée par le Palais Montcalm, la porte Saint-Jean et le Capitole, nous présente un charme incomparable digne d’une carte postale. Les plaines D’Abraham, ce grand parc urbain de style victorien, nous proposent un espace vert où il fait bon s’arrêter pour pratiquer le farniente et même voir un spectacle. Les charmes indéniables de la Haute-Ville et de la Basse-Ville valent incontestablement le détour, tout comme ses multiples quartiers attachants, chaleureux et colorés. La Grande Allée, rue majestueuse et prestigieuse aux multiples terrasses, nous offre un détour vers la colline parlementaire. Que dire de l’auguste Château Frontenac, bien campé sur le cap Diamant, et de sa terrasse Dufferin, tel un tableau classique d’un grand maître ?

 

Principale carte postale de la ville, cet endroit si invitant nous présente le fleuve, là où l’histoire fit son entrée, dans toute sa beauté devant un panorama bucolique au caractère unique. Elle a tant à dire et à dévoiler, ma ville. Elle me gave de satisfaction dans la joie, mon coeur bat la chamade sous une pluie d’étoiles.

 

Québec, tu es mienne. Je t’aime.

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La vérité est un crime contre l’État par Paul Craig Roberts

Auteur : Paul Craig Roberts-Traduction Résistance 71 | Editeur : Walt | Mardi, 30 Juin 2015 - 15h41
 

L’édifice complet de l’occident est basé sur des mensonges. Il n’y a aucune autre fondation solide, que des mensonges.

Ceci fait de la vérité un ennemi. Des ennemis doivent être supprimés, donc la vérité doit être supprimée.

La vérité provient de sources d’information étrangères, comme Russia Today (RT) et de sites internet alternatifs, comme celui-ci.

Ainsi, Washington et ses vassaux sont occupés à travailler d’arrache-pied pour fermer les médias indépendants.

Washington et ses vassaux ont redéfini la propagande. La vérité est propagande si elle est dite par des pays, comme la Russie ou la Chine, qui ont des politiques étrangères indépendantes.

La propagande est vérité si elle est dite par Washington et ses marionnettes, comme l’European Union Observer.

L’EU Observer, suivant les ordres de Washington sans aucun doute, a dénoncé les organes de presse RT et Sputnik News (NdT: Nouvel organe de presse russe combinant les sites de RIA Novosti et de la Voix de la Russie…) pour “diffuser des fabrications et un discours de haine depuis leurs bureaux directeurs sis dans les grandes villes de l’UE”.

Je donne souvent des entretiens à la fois sur RT et sur Sputnik News. A mon avis, ces deux organes sont trop timides dans leur reportage, de peur sans aucun doute, d’être fermés, leur auto-restriction ne correspond pas à ce dont a besoin la vérité. Je n’ ai jamais entendu un mot de haine ou de propagande sur aucun de ces organes de presse. La propagande de Washington sans aucun doute oui, mais pas celle du gouvernement de la Russie.

En d’autres termes, Washingon a le monde de l’information tellement sous sa coupe et tellement faussé, que même des médias indépendants ne peuvent parler avec clarté sur les affaires.

La pressetituée occidentale a réussi à créer une fausse réalité pour les Américains insouciants et aussi pour la vaste portion de la population occidentale.

Un bon pourcentage de ces personnes insouciantes croient que la Russie a envahi l’Ukraine et que la Russie menace d’envahir les états de la Mer Baltique et la Pologne. Cette croyance existe malgré toute l’information de renseignement de tous les gouvernements occidentaux diffusée, rapportant qu’il n’y a aucun signe de quelques forces militaires russes que ce soient dans les environs, forces qui seraient requises et nécessaires pour une telle invasion.

“L’invasion russe”, tout comme “les armes de destruction massive de Sadam Hussein et ses connexions avec Al Qaïda”, tout comme “Assad utilisant des armes chimiques contre son propre peuple”, tout comme “les armes nucléaires iraniennes”, n’ont jamais existé, mais néanmoins, tout cela est devenu une réalité dans les médias occidentaux. Ainsi les peuples de l’occident croient-ils en des faits totalement inexistants.

En d’autres termes, juste pour citer le fait évident non controversé, les médias d’information occidentaux ne sont que des ministères de la propagande desquels n’émergent absolument aucune vérité.

Ainsi le monde occidental est régi par la propagande. La vérité en est exclue. Fox “news”, CNN, le New York Times, le Washington Post et tout le reste de cette clique de menteurs accomplis dans l’histoire du monde, répètent constamment les mêmes mensonges et ce pour Washington bien sûr et le complexe militaro-industriel et de la sécurité.

La guerre est le seul résultat possible de la propagande faite pour la guerre. Lorsque les merdias occidentaux irresponsables amènent l’armaguédon sur vous, vous pouvez remercier le New York Times et toute la pressetituée pour votre destruction, celle de tous vos espoirs pour vous et vos enfants.

Stephen Lendman, qui intègre une bonne partie de ce qui reste de la conscience morale de l’occident, explique la situation:

L’EU martèle la “propagande russe”?

par Stephen Lendman

Les médias principaux occidentaux marchent au même son de tambours, régurgitant avec diligence la pourriture de désinformation gérée à cet effet, enterrant volontairement les vérités cinglantes sur les problèmes qui comptent le plus.

Les sources alternatives observant la vérité et la divulgant opèrent sur des standards bien différents, engendrant la colère parmi les nations occidentales voulant leurs grands crimes supprimés de l’attention publique et que des sources révèlent avec grand fracas.

L’EU Observer prétend avoir un crédit d’indépendant tout en soutenant les politiques responsables que des sources d’information dénoncent.

Rapporter de manière indépendante des vérités cinglantes ne fait pas partie de son histoire. Son rédacteur en chef, Lisbeth Kirk, est l’épouse de l’ancien député européen danois Jens-Peter Bonde. La directrice d’Human Rights Watch (NdT: financé par le milliardaire protégé des Rockefeller George Soros…) Europe et Asie Centrale Veronika Szente Goldston appelle ses journalistes “les plus ‘rentre-dedans’ de Bruxelles”.

L’UE Observer a attaqué de manière irresponsable Sputnik News et RT, deux sources de réputation pour l’information et l’analyse, qui ont une vue diamétralement opposée à la propagande médiatique occidentale.

Il a appelé sans honte aucune leur information, qui est appréciée par des millions de personnes et plus à venir, “des diffusions fabriquées de toute pièce et des propos haineux en provenance de leurs bureaux respectifs des villes de l’Union Européenne”.

Il a fait allusion à des plans de l’UE de contrer ce qu’ils appellent “l’utilisation et la mauvaise utilisation d’outils de communication… jouant un rôle important dans les développements politiques, économiques et liés à la sécurité dans les pays de l’Est ces 18 derniers mois.”

Il a produit un “plan d’action” de neuf pages qui a pour intention de faire passer des messages “positifs”. Il va augmenter le financement pour que la vision de l’Europe retentisse plus profondément et plus efficacement.

Il veut les politiques de l’UE promues dans les anciennes républiques de l’URSS en utilisant la bonne vieille méthode, celle de répéter ad nauseam les plus gros mensonges et le plus souvent possible jusqu’à ce que les gens finissent par les croire.

Une nouvelle cellule du service des relations étrangères de l’UE appelée East StratCom Team et qui sera opérationnelle dès Septembre va gérer tout cela, fonctionnant en cela comme un ministère européen de la propagande.

II “développera des matériels de communication adéquats basé sur des problèmes prioritaires… et qui seront mis à la disposition du leadership politique de l’UE, de ses services de presse, des délégations de l’UE et des états membres de l’UE.”

Le matériel circulé en Russie et dans d’autres pays de l’UE a pour objectif de laisser les consommateurs d’information “comprendre facilement que les réformes politiqus et économiques promues par l’UE peuvent, avec le temps, avoir un impact positif sur leurs vies quotidiennes”, même si précisément c’est le contraire qui est vrai.

Il veut que les soi-disants bénéfices dont les Européens jouiront soient expliqués au peuple à travers tout le continent. Des dizaines de millions de chômeurs, de sous-employés et de personnes appauvries vont-ils croire ce qu’ils savent être faux de par leur propre expérience ?

Sputnik News, RT et des sources d’information indépendantes comme le Progessive Radio Network et bien d’autres gagnent une audience qui ne cesse d’augmenter et de se renforcer au détriment de la pressetituée que les gens abandonnent pour de très bonnes raisons.

De plus en plus de gens veulent la vérité et les révélations sur les choses qui affectent leurs vies et leur bien-être. Les politiciens d’occident veulent que les gens ordinaires soient traités comme les champignons: bien mouillés et dans le noir.

La rédactrice en chef de RT, Margarita Simonyan, a dit que “L’UE essaie de manière diligente d’étouffer la voix alternative de RT dans une période où en Europe, il y a des centaines de journaux, de chaînes de télévision et de radio, qui n’émettent qu’un point de vue à l’unisson sur ce qu’il se passe dans le monde.”

La BBC n’est que Fox News avec un accent anglais. Les soi-disantes radios et chaînes de diffusion publiques américaines ne sont pas différentes, disant à leurs auditeurs et à leurs spectateurs tout ce qu’on veut sauf ce qu’ils auraient besoin de savoir le plus.

Simonyan a expliqué “La Grande-Bretagne a une brigade d’armée de 1500 hommes… dont la tâche se compose de lutter contre la Russie dans les médias sociaux. L’OTAN a une force spéciale dont l’objectif est de contrer l’influence russe à travers le monde.”

“Récemment, la chaîne Deutsche Welle, DW, a lancé une chaîne de télévision 24/24 en anglais pour contrer RT. En même temps, pratiquement tous les médias majeurs de l’occident, incluant la BBC, DW, Euronews, ont depuis longtemps disséminé leur info en langue russe, tandis que Radio Liberty, financée directement par le gouvernement des Etats-Unis, diffuse en russe.”

“Si après tout cela, l’UE se plaint toujours qu’elle ‘perd la guerre de l’information’ contre la Russie, peut-être alors est-il temps de réaliser qu’ ‘un nombre croissant de gens en a ras le bol qu’on leur mente et leur raconte des salades…

Les gens veulent des sources d’information sûres, l’info et l’analyse ne sont pas fournies par les merdias de masse occidentaux qui ne font qu’utiliser des propagandistes déguisés en journalistes.”

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Lettre

Les souverainistes ne sauveront pas le Canada

29 juin 2015 | Sylvain Meunier Longueuil, le 24 juin 2015 |Québec

Nous voici entre les deux fêtes, entre le Québec et le Canada. Deux fêtes nationales qui se suivent, dans le même pays, et qui pour beaucoup s’opposent, ce doit être un phénomène assez rare. Bon moment, en tout cas, pour réfléchir à ses allégeances.

 

Ces temps-ci, les souverainistes, dont je suis, reçoivent maints appels du pied pour marcher sur leur conviction la plus profonde et se rallier au NPD à l’élection d’octobre. C’est qu’il y a un monstre à abattre. Il faudrait mettre fin au régime Harper pour mille raisons, voire pour « sauver des vies », comme l’a dit un imbécile quelconque. Et c’est vrai que pour beaucoup, dont moi, Harper est détestable et qu’on peut ressentir une certaine urgence à l’évincer. Soit.

 

Mais pourquoi cette urgence devrait-elle être ressentie plus intensément par les souverainistes que par les autres Canadiens ? Il y a deux grands partis fédéraux qui s’opposent à Harper. Grosso modo, l’un est de centre droit, l’autre de centre gauche. Ensemble, ils ne feraient qu’une bouchée des conservateurs. Pourquoi n’ont-ils pas accordé leurs violons ? Pourquoi ne se sont-ils pas unis ? Ils ont eu le temps de le faire, depuis presque dix ans que Harper se faufile entre les deux. Entre le centre gauche et le centre droit, la distance n’est pas infranchissable, et elle est infiniment plus petite qu’entre souverainisme et fédéralisme. Historiquement, d’ailleurs, les échanges ont été nombreux entre le NPD et le PLQ. S’il y a telle urgence à battre Harper qu’il faille mettre de côté ses convictions pour y parvenir, telle urgence ne justifie-t-elle pas au premier chef que l’on oublie ses ambitions personnelles et partisanes ?

 

Il semble que non. Il semble que pour le NPD et le PLQ, la priorité ne soit pas de battre Harper, mais de gagner leur élection à eux. La lutte étant serrée, le NPD, en particulier, sollicite le vote des souverainistes. C’est assez fort de café ! Ce serait à nous, souverainistes, de sauver le Canada du pétrin dans lequel l’égoïsme partisan des partis fédéraux l’a foutu ?

 

Pour ma part, je ne suis pas si bête. Au-delà des intentions secondaires, un vote pour un fédéraliste, qu’il s’appelle Hans Marotte ou Alexandre Boulerice, demeure un vote pour le fédéralisme. Et je ne vais pas voter pour le fédéralisme, puisque je n’y crois pas.

 

Si Harper est réélu, ce sera par votre seule faute, néodémocrates, libéraux, et même verts. Si jamais vous essayez de me faire porter la responsabilité du résultat, je vous répondrai en dressant le majeur, le gauche ou le droit, selon votre préférence.

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Canada Québec les profits d'un trimeste de nos banques plus de dettes Québec : pensez-y :non coupez tout le peuple partout et toujours fiez-vous au gouvernement... 
 
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En Espagne, les citoyens font plier les banques… parce qu’ils agissent ensemble

Auteur : Marie Astier | Editeur : Walt | Samedi, 27 Juin 2015 - 15h19
 

Un habitant menacé d’expulsion par la banque vient négocier ses dettes… accompagné d’une dizaine de personnes. C’est une des méthodes de la Plateforme des victimes des hypothèques. Ces groupes locaux ont essaimé partout en Espagne, résistant collectivement à la vague d’expulsions : un exemple… inspirant.

– Madrid, reportage

Peu à peu, les fauteuils se remplissent. Plus d’une vingtaine de personnes s’entassent dans le petit centre social autogéré « Nosaltres », au cœur de Madrid, dans le quartier populaire de Lavapies.

Il y a des jeunes militants à la barbe longue, des quarantenaires qui sortent du boulot, des retraités bien apprêtés. Tous les lundis soirs, ils se retrouvent pour « l’assemblée logement ». Ensemble, ils forment l’un des groupes locaux de la Plateforme des victimes des hypothèques. En espagnol, Plataforma de los afectados por las hypotecas, ou PAH.

« Alvaro ? Où en es tu ? » lance un participant. Avec sa femme, ils ont acheté leur appartement il y a dix ans, en pleine bulle immobilière. Puis la crise et le chômage sont venus. Les petits boulots ne suffisent plus à payer l’hypothèque. Ils tentent de renégocier leur dette auprès de leur banque, ou de transformer l’hypothèque en location à tarif social.

A l’autre bout du cercle, le quarantenaire se lève. « La directrice d’agence me dit qu’elle ne peut rien faire. » La banquière à laquelle ils ont affaire a jusqu’ici été inflexible. Les réactions fusent. Tout le monde est d’avis qu’elle cherche à gagner du temps, pour obtenir l’expulsion d’Alvaro et sa femme. « Il faut agir vite. » « On maintient la pression. » « Quand est-ce qu’on y retourne ? »

« Elle m’a dit de ne pas passer le jeudi après-midi parce qu’il y a beaucoup de clients », avance Alvaro… « Parfait, donc rendez-vous jeudi 16 heures devant l’agence. Qui peut venir ? » Plusieurs mains se lèvent. L’une se désigne même pour faire des tracts résumant le cas d’Alvaro, à distribuer aux clients de la banque.

Il n’ira pas négocier seul, mais accompagné d’une dizaine de personnes vêtues des tee-shirts verts de la PAH. Le but est que la directrice d’agence contacte ses supérieurs, les seuls habilités à décider sur ce type de dossier. Pour y arriver, on tape la banque là où ça fait mal : à l’image.

« C’est d’une utilité énorme »

Autres cas, celui de ce retraité qui a cessé de payer son loyer il y a trois ans « à cause de problèmes familiaux ». Un jour, il reçoit l’avis d’expulsion : « J’étais désespéré, je croyais que j’allais rester à la rue. Quelqu’un m’a dit qu’il y avait cette assemblée, ils m’ont aidé. » Sa dette a été rééchelonnée, il a pu rester chez lui.

« C’est d’une utilité énorme. Il y a des gens, si on les met à la rue, c’est la mort. Ils me l’ont évitée, et si je peux aider à éviter cela à d’autres, chaque fois que je pourrai, je participerai aux assemblées et aux actions. » On n’aurait pas imaginé ce vieil homme digne dans son costard impeccable occuper une banque à force de chansons, sit-in et distribution de tracts.

Après deux heures de débat, l’assemblée est levée dans un joyeux brouhaha. On fume une clope en fermant le centre social, puis les discussions se poursuivent dans un bar voisin. « Le cas le plus extrême, c’est l’expulsion, raconte Carles, un jeune homme à la barbe blonde luxuriante. C’est l’un des plus anciens de l’assemblée. Dans ce cas, on convoque le maximum de personnes, on s’amasse devant la porte du logement, et on résiste pacifiquement. »


Affiche : « Tu as un problème de logement ? Tu n’es pas seul ! »

« Si je faisais une caricature, je dirais qu’il y a deux types de gens qui viennent à la PAH : les militants et les personnes affectées, poursuit-il. Mais en fait, on est tous touchés d’une façon ou d’une autre. On a tous des difficultés à se loger. »

Parmi ceux qui participent à l’assemblée, beaucoup n’avaient pas imaginé devenir un jour militants. Ils arrivent souvent là par le bouche à oreille. « Tu n’arrives plus à payer, ou tu sens que ce sera bientôt le cas ? Viens à l’assemblée de ton quartier », répètent les slogans. La PAH accepte tout le monde, mais chaque nouveau venu est aidé à deux conditions. D’abord, il doit venir aux assemblées chaque fois qu’il peut. Ensuite, il doit rester, même une fois son problème résolu, car il peut aider les autres grâce à son expérience.

Le pouvoir aux citoyens, plutôt que l’assistanat

La Plateforme a été lancée en février 2009 à Barcelone, par un petit groupe d’activistes du droit au logement. « Ces quarante dernières années, l’État espagnol a encouragé les gens à accéder au logement via le surendettement, explique Carlos Macias, porte-parole national de la PAH. En 2007, l’Espagne construisait plus que la France et l’Italie réunies. On a vu venir l’explosion de la bulle immobilière et la crise. On s’est dit que beaucoup de gens allaient perdre leur emploi, qu’ils ne pourraient plus payer les hypothèques et que des milliers de familles allaient être expulsées. Mais on ne pouvait pas apporter une solution à un problème aussi massif avec quatre experts dans un bureau qui gèrent les cas un par un. »

Alors ces militants se sont inspirés de la culture anarchiste et autogestionnaire des mouvement sociaux barcelonais. « Plutôt que de l’assistanat, on a donc instauré des assemblées où les gens partagent l’information et se forment entre eux », poursuit-il.

Le procédé « redonne du pouvoir aux gens. On les aide à surmonter la honte d’être dans cette situation, et on leur donne un savoir technique pour y faire face. Ils prennent conscience que seuls, ils ne peuvent pas y faire face, mais à travers l’action collective, on peut y arriver », détaille le porte-parole. Un discours repris par le slogan de la Plateforme : « Oui, c’est possible. » « On s’entraide avec les amis de la PAH et ça fait du bien », confirme Alvaro à Madrid.


Et ça fonctionne, la PAH a fait tache d’huile. Une fois formé au sein d’une assemblée, chaque citoyen peut en créer une nouvelle dans son quartier, et ainsi de suite. Depuis 2009, près de 220 groupes locaux ont essaimé dans tout le pays, ont stoppé 1663 expulsions et relogé 2500 personnes.

Une force de frappe due au fait que « la PAH a changé l’imaginaire collectif, estime Carles à Madrid. Quand on est face à la banque, on se sent inférieur. Mais aujourd’hui, les banques n’ont plus l’opinion publique pour elles. Elles doivent négocier. »

Inaction de l’État

La PAH apporte une réponse à une urgence sociale. Désormais, les statistiques des expulsions rythment l’actualité de la même façon que les chiffres du chômage. Plus de 100.000 en 2012, année record, 67.000 en 2013 puis 68.000 en 2014… La majorité de ces expulsions arrivent à des familles qui ne peuvent plus payer leur loyer ou leur hypothèque. Au plus fort de la crise, on comptait plus de 500 expulsions par jour.

La Constitution espagnole garantit le droit à « un logement digne et adapté ». Mais dans les faits, la politique espagnole du logement n’a pas su se renouveler face à la crise. « Nous faisons ce que devrait faire l’État », déplore Carlos.

La loi sur les hypothèques est l’une des moins protectrices de l’Union Européenne. D’habitude, la banque récupère la maison ce qui annule la dette. En Espagne, si la valeur du logement est devenue inférieure à celle de la dette, la personne expulsée doit continuer de rembourser.

Le porte-parole résume : « Si on regarde le paysage du logement en Espagne, c’est le pays qui expulse le plus, c’est le pays qui a le plus de logements vides – plus de 3,5 millions – et c’est le pays de l’Union Européenne avec le moins de logements sociaux – moins de 1 % face à une moyenne de 18 %… »

La PAH tente donc aussi d’agir au niveau politique. Grâce à une initiative législative populaire, en 2012 une proposition de loi est arrivée jusqu’au Parlement. Elle prévoyait l’effacement de la dette quand la banque récupère le logement, un développement du logement social et un moratoire sur les expulsions. Elle a été repoussée à cause du Parti Populaire, le parti de droite majoritaire à l’Assemblée.

La PAH s’est donc réorientée vers une action locale. Cette fois-ci, l’initiative législative populaire a été déposée au Parlement de Catalogne. Il ne manque que deux voix pour qu’elle soit approuvée. Côté municipal, trois villes catalanes ont déjà pris des mesures pour récupérer des logements vides appartenant aux banques : elles sont pénalisées d’une amende si elles ne les louent pas, une façon de créer des logements à tarifs sociaux.

Barcelone pourrait aussi suivre le mouvement. Fin mai c’est une ancienne porte-parole de la PAH, Ada Colau, qui a été élue maire. Son programme promet notamment un moratoire sur les expulsions. Le jour de son investiture, symboliquement, elle est elle-même intervenue pour en empêcher une.

« C’est la preuve que c’est une question de volonté politique, en déduit Carlos Macias. En cette année d’élections, le contexte est favorable. On espère faire changer les choses en Catalogne et créer un effet domino dans les autres principautés autonomes. »

LA LUTTE CONTRE LA PRÉCARITÉ ÉNERGÉTIQUE SE MÈNE AUSSI DANS LES ASSEMBLÉES


Avant de ne plus payer son loyer ou son hypothèque, on commence souvent par arrêter de payer les factures… Tous les mercredis, dans le quartier de la vieille ville de Barcelone, l’assemblée de « l’alliance contre la précarité énergétique » rassemble près d’une trentaine de personnes. « Quand vous sentez que vous n’allez plus pouvoir payer les factures, premièrement, venez à l’assemblée, commence la coordinatrice Tatiana. Deuxièmement, allez aux services sociaux. Troisièmement, regardez votre facture dans le détail. » Puis les cas se succèdent.

Victoria, 47 ans, ne paye plus son loyer depuis quatre ans, et ses factures depuis un an. « Avant, la famille m’aidait, mais maintenant elle aussi a des problèmes… » Malade, elle ne peut plus travailler.

Cela fait six mois qu’elle vient aux assemblées. L’alliance lui a déjà évité une coupure d’eau. « Maintenant, je me sens bien plus forte devant les services sociaux. J’ai bientôt un rendez-vous avec eux, on va parler d’aides pour payer les factures. »

Anna, elle, vient depuis deux mois. « Ils m’ont coupé l’électricité en 2012, on s’est rebranchés au réseau avant le compteur… Aujourd’hui, la compagnie d’électricité me demande 5000 euros. J’ai essayé de négocier, ils ont dit que c’était impossible, alors on a fait une action chez eux. Maintenant, je rembourse 20 euros par mois. »

« Je vois à nouveau la lumière, aujourd’hui je n’ai plus peur », conclut-elle.


- Source : Marie Astier
 
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Un expert de Monsanto déclare que des fourmis génétiquement modifiées pourront remplacer les abeilles

Auteur : Bob Flanagan-Traduction NOM | Editeur : Walt | Mercredi, 24 Juin 2015 - 06h08
 

La connerie à ce niveau, c’est du grand art, mais comme ça vient de l’ empoisonneur Monsanto, on est moins étonnés. On risque de manquer de médailles, pour récompenser ces « cerveaux », sans oublier ses complices Bayer, BASF, Sygenta et Dow. Pas question de stopper les pesticides, mais puisque nos butineuses ne les supportent pas, qu’à cela ne tienne, on va trafiquer des fourmis pour les remplacer, et vogue la galère. Pour rappel « Une pomme qui n’est pas issue de l’Agriculture Biologique subit en moyenne 36 traitements chimiques. » (source INRA), vous pouvez consulter la liste des fruits et légumes les plus pollués. Il faut acheter français (?), certains pays utilisent des produits interdits chez nous, et il n’y a pas (ou peu) de contrôle. Mangeons des fruits et légumes de saisons, de préférence bio. Reste à savoir si les malheureuses fourmis, fourniront, la propolis, le miel, la gelée royale, le pollen.

Une équipe de chercheurs de chez Monsanto croit, qu’ils pourraient être sur le point de trouver une solution quant à la mystérieuse chute de la population des abeilles partout sur la planète, une menace qui met en danger l’approvisionnement alimentaire de la planète dans son ensemble.

La subvention de 3 millions de dollars accordée par l’Environmental Protection Agency (EPA) a permis à l’équipe de chercheurs de Monsanto de développer des stratégies alternatives pour « survivre » au syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles (CCD), un phénomène qui a pris de l’ampleur ces dernières décennies et qui se produit lorsque la majorité des abeilles ouvrières d’une colonie disparaissent, une situation qui pourrait « considérablement influer sur l’approvisionnement alimentaire dans le monde », admettent les experts.

« Les dernières études ont trouvé un lien entre les pesticides néonicotinoïdes qui sont largement utilisés dans les cultures de maïs génétiquement modifié. L’ingénierie génétique agricole est devenue un élément essentiel de l’agriculture dans le monde moderne d’aujourd’hui, nous avons dû développer des moyens afin de promouvoir à la fois la continuité de l’ingénierie génétique agricole et la survie des abeilles, un défi passionnant », admet John Leere, le chef biochimiste du projet.


John Leere, le chef biochimiste de Monsanto, croit qu’une fourmi génétiquement modifiée pourrait éventuellement remplacer les abeilles, en cas d’effondrement des colonies de l’espèce.

L’équipe de chercheurs a développé une fourmi génétiquement modifiée qui pourrait « potentiellement sauver l’approvisionnement alimentaire mondial ».

« Du fait que l’ingénierie génétique agricole et que les pesticides néonicotinoïdes sont là pour rester, nous avons tout d’abord essayé de modifier les abeilles pour accroître leur système immunitaire quant aux pesticides, en ayant très peu de succès voire aucun, » a admis le spécialiste.

« Cependant, nous ne désespérions pas et avions finalement conduit des batteries de tests sur les reines vierges et les mâles d’une espèce de fourmis. Bien que les fourmis perdent généralement leurs ailes après l’insémination de la reine et qu’elle donne naissance à une nouvelle colonie, la manipulation génétique a produit une espèce de fourmis volantes qui sont très similaires à nos abeilles si familières et 50 fois plus résistantes à certains pesticides, » dit-il, visiblement très enthousiasmé par la découverte.

« Grâce aux manipulations génétiques, nous pourrons éventuellement créer une espèce hybride qui possèdera à la fois les caractéristiques de pollinisation propres aux abeilles, aussi bien que les propriétés d’immunisation aux pesticides de certaines espèces de fourmis. Un mariage somptueux qui aurait mis des milliers d’années à se former tout seul dans la nature, » explique t-il.

Selon une récente étude de Greenpeace, 70% des cultures humaines, qui fournissent environ 90 pour cent de l’apport alimentaire dans le monde, sont pollinisées par des abeilles. La National Statistics Agriculture des États-Unis présentent un déclin des abeilles d’environ 3,2 millions de ruches en 1947 pour atteindre 2,400,000 de ruches en 2008, soit une réduction de 25%.

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Lettre

La réforme du Sénat canadien

23 juin 2015 | Jacquelin Robin Gatineau, le 20 juin 2015 | Canada

En tacticien habile, Stephen Harper n’a cessé ces dernières années de rechercher une réforme du Sénat pour tenter de le contrôler. Mais en vérité, le gouvernement ne devrait pas pouvoir contrôler le Sénat. C’est plutôt l’inverse qui devrait se produire, le cas échéant.

 

Il faudrait toutefois apporter au Sénat une réforme qui lui assignerait un rôle premier de gardien de l’intérêt public face à des gouvernements arrogants et autoritaires ou même dictatoriaux sans opposition sérieuse.

 

Pour que cela soit possible, il faudrait que les membres du Sénat soient libres de tout lobby ou parti politique et qu’ils soient nommés indépendamment du gouvernement en place. Leur maturité, leur expérience et leur attachement à la défense de l’intérêt public et des valeurs fondamentales dans les lois, règlements et politiques gouvernementales devraient constituer les critères essentiels pour leur nomination.

 

Le Sénat devrait par ailleurs disposer des moyens adéquats et suffisants pour assumer ses responsabilités. Celles-ci pourraient même inclure celle de susciter des débats publics non partisans sur des questions de principe et d’orientation qui dépassent les questions de pain et de beurre et les opérations gouvernementales à court terme. Comme conseil d’État, le Sénat pourrait ainsi dans une certaine mesure faire contrepoids à la Chambre des communes dont le premier ministre détient effectivement des pouvoirs plus étendus que ceux du président des États-Unis (c’est-à-dire exécutif, législatif et pouvoir de nomination aux postes clés du domaine public).

 

En complément de cette réforme, la Couronne, qui est la représentation de la communauté souveraine des citoyens et de l’intérêt public, de britannique qu’elle est présentement, devrait devenir canadienne et son représentant non partisan être élu chef de l’État par l’ensemble de la population.

 

Même si cette proposition peut paraître ambitieuse voire même utopique au regard du peu d’intérêt actuel de la population pour les débats constitutionnels, il n’en demeure pas moins que le besoin d’un tel changement est bien réel et va continuer à se faire sentir davantage.

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Lettre

Les Québécois et le vote stratégique

23 juin 2015 | André Painchaud Le 20 juin 2015 |Canada

J’ai envoyé récemment un texte au Devoir dans lequel je proposais que les Québécois votent libéral pour battre Harper. Mon texte n’a pas été publié. Peut-être ce texte, après tout, n’était-il pas bon ; peut-être ma position a-t-elle paru trop scandaleuse : voter Justin Trudeau, oh horreur ! Peut-être aussi mon choix a-t-il paru aller trop à contre-courant et être irréaliste, puisque les Québécois ont appuyé le NPD en 2011 et s’apprêteraient à faire de même en 2015. Pour moi, libéral ou NPD, cela importe peu, l’important étant de nous défaire de Harper. Et je croyais au moment d’écrire mon texte que les libéraux avaient de meilleures chances d’y parvenir que le NPD, ce qui serait maintenant loin d’être sûr.

 

Mais voter pour le Bloc québécois, comme le propose Denis Monière, m’apparaît comme la dernière chose à faire. Bien sûr que les partis fédéraux sont fédéralistes, comme le pape est catholique, mais l’indépendance du Québec, si elle doit se faire, se fera à Québec, pas à Ottawa. « Choisir le Bloc, écrit Monière, c’est affirmer la spécificité québécoise et renforcer la voix de la nation québécoise. C’est refuser de se soumettre à la volonté du Canada. » Ce ne sont là que des mots, rien que des mots. Voter pour le Bloc équivaut à s’abstenir, c’est laisser le reste du Canada choisir un gouvernement que nous aurons à subir nous aussi, Québécois, tant et aussi longtemps que nous ferons partie du Canada.

 

Le poids du Québec dans le Canada, s’il a diminué, n’est tout de même pas négligeable : nous sommes encore la deuxième province pour le nombre des députés. Notre vote peut faire une différence dans les résultats des élections fédérales, à condition de ne pas nous abstenir en votant pour le Bloc.

 
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Les ampoules économiques provoquent l'anxiété, les migraines, et même le cancer

Auteur : Le Nouveau Paradigme | Editeur : Walt | Mercredi, 17 Juin 2015 - 06h25
 

Les ampoules à économie d’énergie provoquent l’anxiété, les migraines, et même le cancer. Raisons pour revenir aux ampoules à incandescence.

Dans un effort pour économiser de l’énergie et de l’argent, beaucoup de gens ont commencé à remplacer leurs vieilles ampoules standard par des ampoules à économie d’énergie.

Mais saviez-vous que ces nouvelles ampoules sont si toxiques que l’Agence de la Protection de l’Environnement a créé un protocole d’urgence pour le cas où vous en casseriez une?

Lorsque ces ampoules à économie d’énergie se cassent, elles libèrent une concentration maximum admissible de mercure dans l’air 20 fois plus élevée que les ampoules standard. Ces nouvelles ampoules peuvent causer:

Vertiges

Maux de tête violents

Migraines

Crises d’épilepsie

Fatigue

Incapacité à se concentrer

Anxiété

1- Le mercure est une neurotoxine extrêmement puissante qui est particulièrement dangereuse pour les enfants et les femmes enceintes. Le mercure est particulièrement toxique pour le cerveau, le système nerveux, le foie et les reins. Les systèmes cardiovasculaire,  immunitaire et reproducteur sont également à risque, conduisant en fin de compte à des tremblements, l’anxiété, l’insomnie, les maux de tête et la maladie d’Alzheimer. (Il est bon de savoir qu’elles ne sont pas parfaitement étanches).

2- Elles contiennent des éléments nocifs potentiellement cancérigènes tels que le phénol qui est un solide blanc cristallin légèrement acide et toxique (dérivé du benzène) obtenu à partir du goudron, et utilisé dans l’industrie chimique – le naphtalène qui est un composé cristallin volatile produit par la distillation du goudron de houille, et du styrène qui est un sous-produit du pétrole.

Il est également important de se rappeler qu’elles  émettent beaucoup de rayons UV. Les lampes à économie d’énergie émettent des UV-B et des traces de radiations UV-C. Les radiations UV sont nocives pour la peau et les yeux et attaque directement le système immunitaire. Donc, ma suggestion est de revenir aux ampoules à incandescence et vous épargner beaucoup d’ennuis!

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Enfin Révélé: du Silicone et du Pétrole parmi les 14 Ingrédients des Frites Mc Donald’s !

Auteur : Bridoz | Editeur : Walt | Lundi, 22 Juin 2015 - 05h32
 

« Des pommes de terre, Dieu merci ! c’est un bon début », s’exclame Grant Imahara, ancien animateur de l’émission Mythbusters, avant d’énumérer les 13 autres ingrédients que contient une modeste frite Mc Donald’s. (source: dailymail)

Cette célébrité du petit écran a fait le voyage jusqu’à l’usine de traitement de pommes de terre de la chaîne de fast-food, dans l’Idaho aux États-Unis, pour examiner le processus de fabrication de A à Z.

Durant son enquête, il a appris que les pommes de terre étaient frites à deux reprises.

Il a également découvert que du diméthylpolysiloxane – un type de silicone habituellement trouvé dans les pâtes à modeler  – était utilisé dans la fabrication des frites McDonald’s, ainsi qu’un produit chimique à base de pétrole du nom de butylhydroquinone tertiaire (BHQT).

Le diméthylpolysiloxane est ajouté pour des raisons de sécurité, afin d’éviter que l’huile de cuisson ne mousse.

Le butylhydroquinone tertiaire (BHQT) est pour sa part un conservateur alimentaire.

Autre ingrédient surprise : le pyrophosphate de sodium, un  additif (que l’on retrouve dans des détergents domestiques)  qui pourrait entraîner des contrariétés de digestion à haute dose.

On retrouve également de l’arôme de bœuf. Si cet ingrédient n’est pas problématique, on peut se demander ce qu’il fait dans des frites. Est-il utilisé pour masquer un goût désagréable ? De plus, la présence de cet additif risque de faire bondir les végétariens, qui pensaient consommer de simples pommes de terre.

Grant explique que la création des frites McDonald implique de nombreuses étapes.

Dans un premier temps, on récolte les pommes de terre dans les champs. Les tubercules sont pelés, coupés et blanchis.

Ils sont ensuite propulsés à plus de 110 km/h à travers une grille de découpe qui leur donne leur forme de bâtonnets.

Après avoir été taillés jusqu’à une forme parfaite, les bâtonnets de pommes de terre sont plongés dans un mélange d’huile de colza, d’huile de soja hydrogénée, d’arômes naturels de bœuf, de blé hydrolysé, de lait hydrolysé, d’acide citrique et de diméthylpolysiloxane.

De la dextrose, un sucre naturel, est ensuite aspergé sur les bâtonnets pour qu’ils conservent cette couleur de frites dorées.

On ajoute également ensuite du pyrophosphate de sodium pour éviter que les frites ne deviennent grises.

Et pour finir, on les asperge de sel pour en rehausser le goût.

Elles sont alors congelées et convoyées dans les nombreux McDonalds à travers le pays.
Une fois dans les restaurants, les bâtonnets de pommes de terre sont frits une deuxième fois.

Le mélange huile est similaire à celui de l’usine, avec l’addition de butylhydroquinone tertiaire et d’huile de soja hydrogénée.

Une grande portion du produit final contient 510 calories, 6 g de protéines, 24 g de lipides, 67 g de glucides et 290 mg de sodium.

Selon McDo France, la composition des frites vendues dans les restaurants de l’Hexagone serait différente de celle des Etats-Unis et plus “naturelle”. C’est souhaitable en effet…

Bon appétit !


- Source : Bridoz
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Washington envoie des troupes, des armes lourdes aux frontières de la Russie

Auteur : Barry Grey | Editeur : Walt | Mercredi, 17 Juin 2015 - 14h05
 

Dans une action qui prépare ouvertement une guerre avec la Russie, les Etats-Unis vont stationner en permanence des chars et d’autres armes lourdes ainsi qu’une force de 5.000 soldats dans les Etats baltes et d’autres pays de l’OTAN, en Europe de l’Est ou dans l’ancienne URSS .

L’action, d’abord rapportée ce week-end par le New York Times, a été confirmée dimanche par le Ministère de la Défense polonais, selon lequel Washington négocie avec Varsovie un plan pour déployer des armes lourdes sur le sol polonais. Le ministre de la Défense Tomasz Siemoniak a indiqué qu’il avait discuté du plan en mai avec des responsables militaires à Washington, et qu’on lui avait dit qu’une décision serait prise bientôt.

Le pré-positionnement des chars, d’obusiers blindés et d’autres armes marque une escalade majeure de l’effort mené par les États-Unis pour contraindre la Russie à accepter la domination américaine de l’Eurasie et la réduction de la Russie à un rang semi-colonial. Il menace toute la région, déjà truffée d’armes, d’une guerre qui pourrait terminer par un holocauste nucléaire.

Quels que soient les projets discutés par les pyromanes du Pentagone et de la CIA qui formulent la politique américaine, le stationnement d’armes et de troupes américaines dans les pays baltes ainsi qu’en Pologne, en Roumanie, en Bulgarie et peut-être en Hongrie, accentue dramatiquement la possibilité qu’un incident relativement mineur dégénère en une guerre à grande échelle.

L’OTAN effectue déjà des exercices militaires tout au long de la frontière occidentale de la Russie, de l’océan Arctique aux mers Baltique et Noire. L’OTAN développe une force de réaction rapide conçue pour intervenir contre la Russie en quelques jours. Des dizaines d’incidents entre des avions et des navires russes et de l’OTAN ont déjà eu lieu.

Le dernier incident signalé est survenu jeudi dernier, lorsque, selon un communiqué du Pentagone publié samedi, un avion de surveillance russe a survolé quatre navires de l’OTAN en mer Baltique. Un des navires était le contre-torpilleur américain Jason Dunham. Les autres étaient britannique, français et allemand.

En même temps, Washington et ses alliés de l’OTAN financent et arment un régime d’ultra-droite et farouchement anti-russe à Kiev qui mène une guerre civile sanglante contre les régions russophones d’Ukraine orientale.

Tous les gouvernements post-soviétiques qui recevront des armes et des troupes américaines sont de droite, anti-russes et très instables. Ravagés par des crises internes, ils imposent des politiques d’austérité brutales malgré l’opposition populaire. Cela augmente le risque qu’ils pourraient fabriquer un incident pour provoquer des représailles russes et ainsi créer un prétexte pour une guerre.

Le New York Times cite Raimonds Vejonis, le ministre de la défense letton, qui deviendra le président du pays en juillet: « Si quelque chose arrive, nous n’attendrons pas des jours ou des semaines pour plus d’équipement. Nous devons réagir immédiatement ».

En promettant d’intervenir militairement contre la Russie pour défendre ces pays, l’impérialisme américain fait peser une menace immense sur le sort des peuples américain et du monde entier. Cela se fait, d’ailleurs, dans le dos de la population, sans discussion ni débat publics et sans même la formalité de l’autorisation du Congrès (qui serait accordée si exigée par les militaires).

En septembre dernier, le président Obama est allé en Estonie. Il s’est engagé sans réserve à mobiliser les troupes américaines pour défendre les États baltes contre la menace supposée de la Russie. « En tant qu’alliés de l’OTAN », a-t-il dit, « nous avons des devoirs dans l’Article 5 envers notre défense collective. C’est un engagement indéfectible. Il est inébranlable. Il est éternel ».

Il a souligné que son engagement impliquait la mobilisation de « troupes sur le terrain ».

L’article du New York Times, qui est favorable au plan américain, précise qu’il marque une escalade majeure de l’offensive américaine contre la Russie: « Ce serait la plus importante d’une série de démarches que les Etats-Unis et l’OTAN ont prises pour renforcer leurs forces dans la région, et démontrer clairement aux alliés et au président de la Russie Vladimir V. Poutine leur détermination, que les États-Unis sauraient défendre les membres de l’alliance voisins de la Russie ».

Le Times laisse entendre que le plan, que le secrétaire de la Défense Ashton Carter et l’Administration Obama doivent entériner avant une réunion des ministes de l’OTAN ce mois-ci, viole l’accord de 1997 entre la Russie et l’OTAN qui donnait des garanties à Moscou contre l’expansion vers l’est de l’alliance et d’éventuelles menaces militaires contre la Russie.

Ces garanties comprenaient un engagement que l’OTAN ne stationnerait pas de troupes à l’intérieur de l’ancienne sphère d’influence soviétique. Selon le Times, «L’accord dit aussi que ‘l’OTAN et la Russie ne se considèrent pas comme des adversaires’. Beaucoup de membres de l’alliance soutiennent que les actions russes de plus en plus agressives autour des frontières de l’OTAN rendent en réalité ce pacte discutable ».

Selon les informations du Times, fournies par des responsables anonymes « américains et alliés», le plan prévoit de fournir des équipements suffisants pour une compagnie de 150 soldats dans chacun des pays baltes, et du matériel militaire suffisant pour un bataillon (environ 750 soldats) en Pologne, en Roumanie, en Bulgarie et éventuellement en Hongrie.

« L’équipement d’une brigade – appelée le European Security Set (Dispositif européen de sécurité) – comprendrait environ 1.200 véhicules, dont 250 chars M1-A2, des véhicules de combat Bradley, et des obusiers blindés, selon un haut responsable militaire », précise l’article.

« C’est un changement de politique très significatif », a déclaré James G. Stavridis, un amiral à la retraite et ancien commandant suprême des alliés de l’OTAN, dont les commentaires laissent prévoir une nouvelle escalade. « On fournit un niveau raisonnable de rassurance aux alliés nerveux, bien que rien ne soit aussi bon que les troupes stationnées à plein temps sur le terrain, bien sûr ».

L’article fait une comparaison menaçante entre ce plan et les actions américaines aux périodes les plus intenses de la guerre froide et avant l’invasion de l’Irak. Il compare ce pré-positionnement d’armes lourdes en Europe de l’Est à la Brigade de Berlin, envoyée lors de la crise du mur de Berlin de 1961, et à la présence américaine au Koweït qui a préparé la guerre de 2003.

Le Times présente l’escalade irresponsable de Washington comme une mesure défensive pour «dissuader une éventuelle agression russe en Europe ». Cela inverse la réalité.

En fait, les agresseurs sont les États-Unis et l’OTAN. La crise actuelle a été déclenchée par le putsch du Maidan en février 2014 qui a renversé le gouvernement pro-russe de Viktor Ianoukovitch.

Washington et Berlin avaient orchestré le coup d’Etat, dirigé par des milices fascistes qui vénèrent les forces nationalistes ukraniennes qui ont collaboré avec l’occupation nazie et la Shoah pendant la Seconde Guerre mondiale. Lorsque les russophones ukrainiens dans l’est du pays se sont soulevés contre le régime d’extrême-droite à Kiev, ce dernier a lancé une guerre civile sanglante avec l’appui de Washington.

Le coup d’Etat lui-même était le point culminant de la politique impérialiste américaine depuis la dissolution de l’URSS en 1991, qui se donne l’objectif implacable d’isoler et d’affaiblir la Russie afin de subordonner les vastes ressources de l’Eurasie à la domination des États-Unis.

L’OTAN s’est étendu vers l’est pour englober les anciens pays du Pacte de Varsovie et les anciennes républiques soviétiques baltes. Il y a une série d’action agressives, dont la première guerre du Golfe (1991) contre l’Irak, l’éclatement de la Yougoslavie et la guerre contre la Serbie (1999), les «révolutions de couleur » en Géorgie et en Ukraine (2003-2004), l’attaque géorgienne sur les forces russes (2008), les sanctions et les menaces de guerre contre l’Iran, et la guerre civile soutenue par Washington contre le régime syrien.


- Source : Barry Grey
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 Publié le 11 juin 2015 à 10h03 | Mis à jour le 11 juin 2015 à 10h03

Avec Monsieur...

 
Photo: La Presse

Le Nouvelliste

Avec Vigneault, le mot «pays» est entré dans nos oreilles. Frileuses. Et, n'en veut point sortir.

Avec Leclerc, «j'ai repris mon bâton». Il permet de marcher droit et plus longtemps. Avec La Bolduc, j'ai encore besoin d'entendre: «Ça va v'nir, Ça va v'nir, découragez-vous pas». Avec Piché, je me plais à «imaginer l'printemps». Et à vouloir le faire durer.

Avec Zachary, je sais que «l'arbre est dans ses feuilles». Après les feuilles, viennent les fruits. Et c'est auprès de ma mère que j'ai appris qu'avant les fruits, qu'avant les feuilles, il faut qu'il y ait enracinement, gage de solidité. Avec ceux et celles qui le désirent, du fond du coeur, avec ceux et celles qui y tiennent, comme l'oeil à sa prunelle, ce pays sera rendu possible. Au point d'être.

Avec Monsieur, un soir d'octobre, on a effleuré ce bonheur. Suffisamment pour que le goût demeure.

Un goût, ça part difficilement...

Rose-Aimée Bédard

Nicolet

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Comment mon PC communique-t-il avec le reste du monde ?

Auteur : FR33M4N R0CKW00D | Editeur : Walt | Jeudi, 28 Mai 2015 - 09h06
 

Ce document est destiné à vous familiariser avec les protocoles de communication entre les PC, on parle souvent de la configuration de nos PC ou des logiciels, mais comment mon PC communique avec celui de mon voisin ?
Quels sont les moyens de communication ?

Dans cet article, nous allons parler de TCP/IP -UDP- DNS- URL
Ces abréviations reviennent souvent et sont du “charabia” pour le commun des internautes. La connaissance du système de protocole TCP/IP n’est pas essentielle pour un simple utilisateur, toutefois, sa connaissance est intéressante pour mieux comprendre les problèmes liés au réseau ou les problèmes de sécurité sur Internet.
Ce document se veut convivial pour la compréhension de tous.
Pour les pros du réseau, je ne parlerai pas des cas particuliers, des adresses IP avec les classes ou autres pour éviter d’embrouiller les lecteurs…
Petit tour d’horizon, c’est par ici la visite guidée.

Protocole TCP/IP

TCP/IP est une suite de protocoles, c’est à dire : des règles de communication.. Il signifie Transmission Control Protocol/Internet Protocol , la notation TCP/IP provient des noms des deux protocoles majeurs de la suite de protocoles, c’est-à-dire les protocoles TCP et IP.
Il représente la façon dont les ordinateurs communiquent sur Internet.
Pour cela il se base sur l’adressage IP, c’est-à-dire le fait de fournir une adresse IP à chaque machine du réseau afin de pouvoir acheminer des paquets de données. Etant donné que la suite de protocoles TCP/IP a été créée à l’origine dans un but militaire, elle doit répondre à un certain nombre de critères parmi lesquels :

– fractionnement des messages en paquets
– utilisation d’un système d’adresses
– acheminement des données sur le réseau (routage)
– contrôle des erreurs de transmission de données

TCP/IP est un modèle en couches. Le modèle TCP/IP s’inspire du modèle OSI, (nous en reparlerons un peu plus bas dans l’article).

Assez de théorie, passons à la pratique, Nous allons commencer par comprendre le protocole IP

Protocole IP

IP signifie Internet Protocol: littéralement “le protocole d’Internet“. C’est le principal protocole utilisé sur Internet.
Internet signifie Inter-Networks, c’est à dire “entre réseaux“. Internet est l’interconnexion des réseaux de la planète.
Le protocole IP permet aux ordinateurs reliés à ces réseaux de dialoguer entre eux.

“Pour bien comprendre ce protocole, nous allons faire un parallèle avec la POSTE”

Quand vous voulez envoyer une lettre par la poste :

– vous placez votre lettre dans une enveloppe,
– sur le recto vous inscrivez l’adresse du destinataire,
– au dos, vous écrivez l’adresse de l’expéditeur (la vôtre).

Ce sont des règles que tout le monde utilise. C’est un protocole.
Sur Internet, ça correspond à peu près à la même chose :
Chaque message ou plutôt (chaque petit paquet de données) est enveloppé par IP qui lui ajoute diverses informations :

– l’adresse de l’expéditeur ( votre adresse IP),
– l’adresse IP du destinataire,
– différentes données supplémentaires ( qui permettent de bien contrôler l’acheminement du message).

L’adresse IP est une adresse unique attribuée à chaque ordinateur connecté sur Internet (c’est à dire qu’il n’existe pas sur Internet deux ordinateurs ayant la même adresse IP).
De même, l’adresse postale (nom, prénom, rue, numéro, code postal et ville) permet d’identifier de manière unique un destinataire.
Tout comme avec l’adresse postale, il faut connaître au préalable l’adresse IP de l’ordinateur avec lequel vous voulez communiquer.
L’adresse IP se présente le plus souvent sous forme de 4 nombres (entre 0 et 255) séparés par des points.
Par exemple: 204.35.129.3

Le routage IP

Pour envoyer votre lettre, vous la postez dans la boîte-aux-lettre la plus proche. Ce courrier est relevé, envoyé au centre de tri de votre ville, puis transmis à d’autres centres de tri jusqu’à atteindre le destinataire.

Avec Internet c’est à peu près la même chose !

Vous déposez le paquet IP sur l’ordinateur le plus proche (celui de votre fournisseur d’accès en général FAI). Le paquet IP va transiter d’ordinateur en ordinateur jusqu’à atteindre le bon destinataire.

 

Les ports

Avec IP, nous avons de quoi envoyer et recevoir des paquets de données d’un ordinateur à l’autre.

Imaginons maintenant que nous ayons plusieurs programmes qui fonctionnent en même temps sur le même ordinateur:

– un navigateur,
– un logiciel d’email
– un logiciel pour écouter la radio sur Internet.

Si l’ordinateur reçoit un paquet IP, comment savoir à quel logiciel donner ce paquet IP ?

Grâce aux ports !
On pourrait attribuer un numéro unique à chaque logiciel dans l’ordinateur.
C’est en partie vrai, certains ports qui vont de 1 à 65535 sont attribués d’office à certains types de logiciels.
Voir la liste et l’attribution des ports
En règle générale, tous les ports inférieurs à 1024 sont des ports serveurs et les autres sont des ports clients.

Il suffit alors de mettre ce numéro dans chaque paquet IP pour pouvoir s’adresser à tel ou tel logiciel.
On appelle ces numéros des ports (pensez aux “portes” d’une maison: à une adresse donnée, on va pouvoir déposer les lettres à différentes portes à cette adresse).

 

Ainsi, l’adresse IP permet de s’adresser à un ordinateur donné, et le numéro de port permet de s’adresser à un logiciel particulier sur cet ordinateur.
Question sécurité :

– Les PORTS, c’est souvent par là que les problèmes arrivent sur votre PC, les Trojans entrent en principe par ces ports non fermés pendant votre connexion sur Internet.

“Mais TCP/IP dans tout ça ? Ca va venir, patience !

Protocole UDP/IP

C’est un protocole non orienté connexion dont le contrôle d’erreur est archaïque.

UDP/IP est un protocole qui permet justement d’utiliser des numéros de ports en plus des adresses IP (On l’appelle UDP/IP car il fonctionne au dessus d’IP).
IP s’occupe des adresses IP et le protocole UDP s’occupe des ports.

Avec le protocole IP on pouvait envoyer des données d’un ordinateur A à un ordinateur B.

Avec UDP/IP, on peut être plus précis:
– on envoie des données d’une application X sur l’ordinateur A vers une application Y sur l’ordinateur B.

Par exemple, votre navigateur peut envoyer un message à un serveur HTTP (un serveur Web):

* Chaque couche (UDP et IP) va ajouter ses informations.
Les informations de IP vont permettre d’acheminer le paquet à destination du bon ordinateur. Une fois arrivé à l’ordinateur en question, la couche UDP va délivrer le paquet au bon logiciel (ici: au serveur HTTP).
– Les deux logiciels se contentent d’émettre et de recevoir des données (“Hello !”). Les couches UDP et IP en dessous s’occupent de tout.

Ce couple (208.26.195.4, 213.7.124.12:80) est appelé un socket. Un socket identifie de façon unique une communication entre deux logiciels.

Protocole TCP

C’est un protocole orienté connexion qui assure le contrôle des erreurs

Donc, on peut maintenant faire communiquer 2 logiciels situés sur des ordinateurs différents.

Mais il y a encore des petits problèmes:

– Quand vous envoyez un paquet IP sur Internet, il passe par des dizaines d’ordinateurs. Et il arrive que des paquets IP se perdent ou arrivent en double exemplaire.Ça peut être gênant : imaginez un ordre de débit sur votre compte bancaire arrivant deux fois ou un ordre de crédit perdu!
– Même si le paquet arrive à destination, rien ne vous permet de savoir si le paquet est bien arrivé (aucun accusé de réception).
– La taille des paquets IP est limitée (environ 1500 octets).
Comment faire pour envoyer la photo JPEG de sa copine qui fait 88 000 octets ? (la photo… pas la copine).

C’est pour cela qu’a été conçu le protocole TCP.

TCP est capable:

– de faire tout ce que UDP sait faire (ports).
– de vérifier que le destinataire est prêt à recevoir les données.
– de découper les gros paquets de données en paquets plus petits pour que IP les accepte
– de numéroter les paquets, et à la réception de vérifier qu’ils sont tous bien arrivés, de redemander les paquets manquants et de les réassembler avant de les donner aux logiciels. Des accusés de réception sont envoyés pour prévenir l’expéditeur que les données sont bien arrivées.

Par exemple, pour envoyer le message “Salut, comment ça va ?”, voilà ce que fait TCP :
(Chaque flèche représente 1 paquet IP)

A l’arrivée, sur l’ordinateur 207.13.124.12, la couche TCP reconstitue le message “Salut, comment ça va ?” à partir des 3 paquets IP reçus et le donne au logiciel qui est sur le port 80.

Avec TCP/IP, on peut maintenant communiquer de façon fiable entre logiciels situés sur des ordinateurs différents.

TCP/IP est utilisé pour des tas de choses:
– Dans votre navigateur, le protocole HTTP utilise le protocole TCP/IP pour envoyer et recevoir des pages HTML, des images GIF, JPG et toutes sortes d’autres données.
FTP est un protocole qui permet d’envoyer et recevoir des fichiers. Il utilise également TCP/IP.
– Votre logiciel de courrier électronique utilise les protocoles SMTP et POP3 pour envoyer et recevoir des messages.
SMTP et POP3 utilisent eux aussi TCP/IP pour envoyer et recevoir des messages.

– Votre navigateur (et d’autres logiciels) utilisent le protocole DNS pour trouver l’adresse IP d’un ordinateur à partir de son nom (par exemple, de trouver 216.32.74.52 à partir de ‘www.yahoo.com‘).
Le protocole DNS utilise UDP/IP et TCP/IP en fonction de ses besoins.

Il existe ainsi des centaines de protocoles différents qui utilisent TCP/IP ou UDP/IP.

L’avantage de TCP sur UDP est que TCP permet des communications fiables.
L’inconvénient est qu’il nécessite une négociation (“Bonjour, prêt à communiquer ?” etc.), ce qui prend du temps.

Si vous êtes curieux et voulez voir tous les paquets IP échangés et leur contenu, vous pouvez utiliser l’excellent logiciel Ethereal
( http://www.ethereal.com ). Ce logiciel gratuit capture et décortique tout ce qui transite par le réseau. C’est très instructif.

DNS

Quand vous voulez téléphoner à quelqu’un, vous devez connaître son numéro de téléphone.
Comme il est difficile de les retenir par coeur, on a inventé l’annuaire (qui permet de retrouver un numéro à partir d’un nom).

Nom : DUPONT =========> numéro de téléphone : 01.75.10.12.25 (c’est celui de ma copine)

C’est la même chose sur Internet: pour qu’un ordinateur puisse contacter un autre ordinateur, il doit connaître son adresse IP (exemple: 205.37.192.5). Pas facile à mémoriser non plus.

Alors on a inventé une sorte d’annuaire : les DNS.

nom d’ordinateur: google ===============> adresse IP : 216.239.41.99

Par exemple, sur votre ordinateur, tapez : ping www.google.fr (en ligne de commande, dans une fenêtre CMD):
vous verrez l’adresse IP de ce site.

D.N.S. signifie plusieurs choses:

Domain Name System : c’est l’ensemble des organismes qui gèrent les noms de domaine.
Domain Name Service : le protocole qui permet d’échanger des informations à propos des domaines.
Domain Name Server : un ordinateur sur lequel fonctionne un logiciel serveur qui comprend le protocole DNS et qui peut répondre à des questions concernant un domaine.

Les URL

URL signifie “Uniform Ressource Locator”

Une URL est une simple ligne de texte qui permet de retrouver une ressource ou une page (texte, image, musique, vidéo, programme…) sur internet.
C’est la ligne de texte que vous voyez dans votre navigateur (http://…)

L’URL répond à 3 questions :

– où ?
– quoi ?
– comment ?

Exemple :

http://speedweb.chez.tiscali.fr/protocole.html
– comment ?
http:// On utilise le protocole http.
– où ?
On va chercher l’information sur le serveur www du domaine Tiscali.fr
– quoi ?
protocole.html On va chercher le fichier protocole.html.

Les URL sont très pratiques pour indiquer où trouver un document. On les retrouve par exemple dans les pages HTML :
Une page HTML contient des URLs vers d’autres pages (ce sont les liens), des URL vers les images, vers des feuilles de style, vers des applets Java, etc.

Vous entendrez aussi parler d’URI (Uniform Ressource Identifier) qui est une généralisation des URL.

Maintenant que nous avons fait un tour d’horizon, nous allons approfondir le sujet sur les protocoles TCP/IP

TCP/IP est un modèle en couches

Afin de pouvoir appliquer le modèle TCP/IP à n’importe quelles machines, c’est-à-dire indépendamment du système d’exploitation, le système de protocoles TCP/IP a été décomposé en plusieurs modules effectuant chacun un rôle précis. De plus, ces modules effectuent des tâches les uns après les autres dans un ordre précis, on a donc un système stratifié, c’est la raison pour laquelle on parle de modèle en couches.

Le terme de couche est utilisé pour évoquer le fait que les données qui transitent sur le réseau traversent plusieurs niveaux de protocoles. Ainsi, les données (paquets d’informations) qui circulent sur le réseau sont traitées successivement par chaque couche, qui vient rajouter un élément d’information (appelé en-tête) puis sont transmises à la couche suivante.

Le modèle TCP/IP s’inspire du modèle OSI (modèle comportant 7 couches) qui a été mis au point par l’organisation
internationale des standards (ISO, international standard organisation) afin de normaliser les communications entre ordinateurs.

Présentation du modèle OSI

OSI signifie “Open Systems Interconnection”, ce qui se traduit par “Interconnexion de systèmes ouverts“. Ce modèle a été mis en place par l‘ISO afin de mettre en place un standard de communications entre les ordinateurs d’un réseau, c’est-à-dire les règles qui gèrent les communications entre des ordinateurs. En effet, aux origines des réseaux chaque constructeur avait un système propre (on parle de système propriétaire). Ainsi de nombreux réseaux incompatibles coexistaient. C’est la raison pour laquelle l’établissement d’une norme a été nécessaire.

Le rôle du modèle OSI consiste à standardiser la communication entre les machines afin que différents constructeurs puissent mettre au point des produits (logiciels ou matériels) compatibles (pour peu qu’ils respectent scrupuleusement le modèle OSI).

L’intérêt d’un système en couches

Le but d’un système en couches est de séparer le problème en différentes parties (les couches) selon leur niveau d’abstraction.

Chaque couche du modèle communique avec une couche adjacente (celle du dessus ou celle du dessous). Chaque couche utilise ainsi les services des couches inférieures et en fournit à celle de niveau supérieur.

Le modèle OSI

Le modèle OSI est un modèle qui comporte 7 couches, tandis que le modèle TCP/IP n’en comporte que 4. En réalité le modèle TCP/IP a été développé à peu près au même moment que le modèle OSI, c’est la raison pour laquelle il s’en inspire mais n’est pas totalement conforme aux spécifications du modèle OSI.
Les couches du modèle OSI sont les suivantes:

– La couche physique : définit la façon dont laquelle les données sont converties en signaux numériques
– La couche liaison données : définit l’interface avec la carte réseau
– La couche réseau : permet de gérer les adresses et le routage des données
– La couche transport :elle est chargée du transport des données et de la gestion des erreurs
– La couche session : définit l’ouverture des sessions sur les machines du réseau
– La couche présentation : définit le format des données (leur représentation, éventuellement leur compression et leur cryptage)
– La couche application : assure l’interface avec les applications

Le modèle TCP/IP

Le modèle TCP/IP, inspiré du modèle OSI, reprend l’approche modulaire (utilisation de modules ou couches) mais en contient uniquement quatre:

 

Les couches

Comme on peut le remarquer, les couches du modèle TCP/IP ont des tâches beaucoup plus diverses que les couches du modèle OSI, étant donné que certaines couches du modèle TCP/IP correspondent à plusieurs couches du modèle OSI.

Les rôles des différentes couches sont les suivants:

– Couche accès réseau : spécifie la forme sous laquelle les données doivent être acheminées quel que soit le type de réseau utilisé
– Couche Internet : elle est chargée de fournir le paquet de données (datagramme)
– Couche Transport : elle assure l’acheminement des données, ainsi que les mécanismes permettant de connaître l’état de la transmission
– Couche Application : elle englobe les applications standard du réseau (Telnet, SMTP, FTP, …)

Voici les principaux protocoles faisant partie de la suite TCP/IP:

Encapsulation des données

Lors d’une transmission, les données traversent chacune des couches au niveau de la machine émettrice. A chaque couche, une information est ajoutée au paquet de données, il s’agit d’un en-tête, (ensemble d’informations qui garantit la transmission). Au niveau de la machine réceptrice, lors du passage dans chaque couche, l’en-tête est lu, puis supprimé. Ainsi, à la réception, le message est dans son état originel…

A chaque niveau, le paquet de données change d’aspect, car on lui ajoute un en-tête, ainsi les appellations changent suivant les couches:

– Le paquet de données est appelé message au niveau de la couche application
– Le message est ensuite encapsulé sous forme de segment dans la couche transport
– Le segment une fois encapsulé dans la couche Internet prend le nom de datagramme
– Enfin, on parle de trame au niveau de la couche accès réseau

La couche Accès réseau

La couche accès réseau est la première couche de la pile TCP/IP, elle offre les capacités à accéder à un réseau physique quel qu’il soit, c’est-à-dire les moyens à mettre en oeuvre afin de transmettre des données via un réseau.
Ainsi, la couche TCP/IP contient toutes les spécifications concernant la transmission de données sur un réseau physique, qu’il s’agisse de réseau local (Anneau à jeton, ethernet, FDDI), de connexion à une ligne téléphonique ou n’importe quel type de liaison à un réseau. Elle prend en charge les notions suivantes:

– Acheminement des données sur la liaison

– Coordination de la transmission de données (synchronisation)

– Format des données

– Conversion des signaux (analogique/numérique)

– Contrôle des erreurs à l’arrivée

Heureusement toutes ces spécifications sont transparentes aux yeux de l’utilisateur, car l’ensemble de ces tâches est en fait réalisé par le système d’exploitation, ainsi que les drivers du matériel permettant la connexion au réseau (ex: driver de carte réseau)

La couche Internet

La couche Internet est la couche “la plus importante” (elles ont toutes leur importance) car c’est elle qui définit les datagrammes, et qui gère les notions d’adressage IP.
Elle permet l’acheminement des data grammes (paquets de données) vers des machines distantes ainsi que de la gestion de leur fragmentation et de leur assemblage à réception.

La couche Internet contient 5 protocoles:

– Le protocole IP : (nous l’avons déja vu plus haut)
– Le protocole ARP : (Address Resolution Protocol) permet à une machine (A) de trouver, si elle existe, l’adresse Ethernet d’une autre machine (B), connectée sur le même réseau, en donnant uniquement l’adresse Internet de celle-ci. Son rôle est de masquer l’adresse physique des machines aux applications opérant à un niveau supérieur pour qu’elles ne manipulent que les adresses Internet.

– Le protocole ICMP : (Internet Control Message Protocol),
comme IP offre un service non fiable. Si donc un paquet est perdu ou qu’une anonmalie se produit au niveau des fonctionnalités de IP, celui-ci ne rapporte aucune information quant à < l’erreur. Afin de parer à cette faiblesse, les concepteurs ont introduit dans la famille des protocoles TCP/IP un mécanisme appelé ICMP :
– Sa fonctionnalité principale est de rapporter, à la station émettrice du paquet, les erreurs qui peuvent se produire au niveau IP.
Ainsi, s’il arrive que le protocole IP n’arrive pas à remplir son rôle correctement, il l’indique au protocole ICMP qui émet alors un paquet à destination de la station source notifiant la nature de l’erreur qui informe le protocole IP de l’occurence de cette erreur. Ce dernier avisera alors. ICMP est aussi utilisé pour tester un réseau.
Il existe une douzaine de types de messages ICMP et chacun est encapsulé dans un paquet IP.

– Le protocole RARP : (Reverse-ARP), à l’opposé de ARP, sert à retrouver l’adresse Internet d’une machine du réseau dès lors que l’on a son adresse Ethernet (ce qui peut être intéressant pour booter une machine via le réseau par exemple). On notera que l’utilisateur n’a pas accès à ces deux protocoles mais le protocole IP les utilise quand il en a besoin.

– Le protocole IGMP : (Internet Group Management Protocol), permet aux machines de déclarer leur appartenance à un ou plusieurs groupes auprès du routeur multipoint dont elles dépendent soit spontanément soit après interrogation du routeur.
Celui-ci diffusera alors les datagrammes destinés à ce ou ces groupes. IGMP, comme ICMP, fait partie de IP (protocole numéro 2) et comprend essentiellement deux types de messages : un message d’interrogation (Host Membership Query), utilisé par les routeurs, pour découvrir et/ou suivre l’existence de membres d’un groupe et un message de réponse (Host Membership Report), délivré en réponse au premier, par au moins un membre du groupe concerné.

Les trois premiers protocoles sont les protocoles les plus importants de cette couche…

La couche Transport

Les protocoles des couches précédentes permettaient d’envoyer des informations d’une machine à une autre. La couche transport permet à des applications tournant sur des machines distantes de communiquer. Le problème consiste à identifier ces applications.
En effet, suivant la machine et son système d’exploitation, l’application pourra être un programme, une tâche, un processus…
De plus, la dénomination de l’application peut varier d’un système à un autre, c’est la raison pour laquelle un système de numéro a été mis en place afin de pouvoir associer un type d’application à un type de données, ces identifiants sont appelés ports.

La couche transport contient deux protocoles permettant à deux applications d’échanger des données indépendamment du type de réseau emprunté (c’est-à-dire indépendamment des couches inférieures…), il s’agit des protocoles suivants:

– TCP, un protocole orienté connexion qui assure le contrôle des erreurs
– UDP, un protocole non orienté connexion dont le contrôle d’erreur est archaïque

La couche Application

La couche application est la couche située au sommet des couches de protocoles TCP/IP. Celle-ci contient les applications réseau permettant de communiquer grâce aux couches inférieures.
Les logiciels de cette couche communiquent donc grâce à un des deux protocoles de la couche inférieure (la couche transport) c’est-à-dire TCP ou UDP.

Les applications de cette couche sont de différents types, mais la plupart sont des services réseau, c’est-à-dire des applications fournies à l’utilisateur pour assurer l’interface avec le système d’exploitation. On peut les classer selon les services qu’ils rendent:

– Les services de gestion (transfert) de fichier et d’impression
– Les services de connexion au réseau
– Les services de connexion à distance
– Les utilitaires Internet divers

Vous suivez toujours !
Bon, maintenant que nous avons fait le tour des protocoles TCP/IP, voyons quelques notions supplémentaires sur la connaissance Réseau.

Le protocole DHCP

DHCP signifie (Dynamic Host Control Protocol)

Ce protocole permet aux administrateurs de réseaux TCP/IP de configurer les postes clients de façon automatique. Il a été utilisé par les fournisseurs d’accès à l’Internet par le câble, mais a été abandonné au profit d’une connexion point à point type PPP, comme pour l’ADSL.
DHCP reste cependant un protocole de configuration de clients extrêmement pratique sur un réseau local Ethernet.

Bien que dans la plupart des cas, DHCP soit un luxe sur un réseau domestique, il peut tout de même y avoir plusieurs raisons pour vous pousser à l’utiliser :

– Vous avez des portables que vous connectez sur divers réseaux, typiquement chez vous et sur votre lieu de travail
– vous organisez chez vous des “Lan parties” avec les machines de vos collègues,
– votre réseau local contient plusieurs dizaines de machines (vous avez une famille nombreuse, certainement),
– vous aimez bien vous compliquer la vie à bricoler avec votre Linux,
– vous aimez le luxe, tout simplement.

Sans rentrer dans les détails, un serveur DHCP permet d’attribuer des adresses IP dynamiquement, c’est le cas de votre FAI en principe, à chaque fois que vous vous connectez sur le net, il vous attribue une nouvelle adresse IP.

NAT

NAT signifie (Network Address Translation)
La technique de translation d’adresses (NAT en anglais) est une pratique courante qui est apparue à l’origine pour palier au manque croissant d’adresses IPv4 libres. il y a donc peu d’adresses disponibles en comparaison du nombre croissant de machines sur Internet. Il fut donc décidé de réserver des intervalles d’adresses à des usages privés uniquement . Ce sont les adresses :

10.0.0.0 – 10.255.255.255 (10/8 prefix)
172.16.0.0 – 172.31.255.255 (172.16/12 prefix)
192.168.0.0 – 192.168.255.255 (192.168/16 prefix)

En conséquence, ces adresses ne sont pas routables sur Internet et ne doivent pas être utilisées par des machines de ce réseau.
Par contre, tous les réseaux privés peuvent utiliser ces adresses sans restrictions.
Comme ces adresses ne sont pas routables sur le réseau public, la translation d’adresse est utilisée pour permettre aux machines du réseau privé d’accéder à Internet, et de façon générale à d’autres réseaux. Le principe de base est simple puisqu’il s’agit de remplacer à la volée les champs d’adresses dans les paquets qui sont destinés à un autre réseau (ce qui implique que le NAT soit effectué entre les 2 interfaces réseau, entre le réseau privé et les autres).

Le Proxy

Un serveur Proxy ( Proxy server, appelé aussi serveur mandataire) est à l’origine une machine faisant fonction d’intermédiaire entre les ordinateurs d’un réseau local (utilisant parfois des protocoles autres que le protocole TCP/IP) et internet.
La plupart du temps le serveur Proxy est utilisé pour le Web, il s’agit alors d’un Proxy HTTP. Toutefois il peut exister des serveurs Proxy pour chaque protocole applicatif (FTP, …).

Principe de fonctionnement d’un Proxy

Le principe de fonctionnement basique d’un serveur Proxy est assez simple : il s’agit d’un serveur “mandaté” par une application pour effectuer une requête sur Internet à sa place. Ainsi, lorsqu’un utilisateur se connecte à Internet à l’aide d’une application cliente configurée pour utiliser un serveur Proxy, celle-ci va se connecter en premier lieu au serveur Proxy et lui donner sa requête. Le serveur Proxy va alors se connecter au serveur que l’application cliente cherche à joindre et lui transmettre la requête. Le serveur va ensuite donner sa réponse au Proxy, qui va à son tour la transmettre à l’application cliente.

Les fonctionnalités d’un serveur Proxy

Désormais, avec l’utilisation de TCP/IP au sein des réseaux locaux, le rôle de relais du serveur Proxy est directement assuré par les passerelles et les routeurs. Pour autant, les serveurs Proxy sont toujours d’actualité grâce à un certain nombre d’autres fonctionnalités.

La fonction de cache

La plupart des Proxys assurent ainsi une fonction de cache (en anglais caching), c’est-à-dire la capacité à garder en mémoire (en “cache”) les pages les plus souvent visitées par les utilisateurs du réseau local afin de pouvoir les leur fournir le plus rapidement possible. En effet, en informatique, le terme de “cache” désigne un espace de stockage temporaire de données (le terme de “tampon” est également parfois utilisé).

Un serveur Proxy ayant la possibilité de cacher ( signifie”mettre en mémoire cache”) les informations est généralement appelé “serveur Proxy-cache”.

Cette fonctionnalité implémentée dans certains serveurs Proxy permet d’une part de réduire l’utilisation de la bande passante vers Internet ainsi que de réduire le temps d’accès aux documents pour les utilisateurs.

Toutefois, pour mener à bien cette mission, il est nécessaire que le Proxy compare régulièrement les données qu’il stocke en
mémoire cache avec les données distantes afin de s’assurer que les données en cache sont toujours valides.

Le filtrage

D’autre part, grâce à l’utilisation d’un Proxy, il est possible d’assurer un suivi des connexions (en anglais logging ou tracking) via la constitution de journaux d’activité (logs) en enregistrant systématiquement les requêtes des utilisateurs lors de leurs demandes de connexion à Internet.

Il est ainsi possible de filtrer les connexions à internent en analysant d’une part les requêtes des clients, d’autre part les réponses des serveurs. Lorsque le filtrage est réalisé en comparant la requête du client à une liste de requêtes autorisées, on parle de liste blanche, lorsqu’il s’agit d’une liste de sites interdits on parle de liste noire. Enfin l’analyse des réponses des serveurs conformément à une liste de critères (mots-clés, …) est appelé filtrage de contenu.

Nous allons terminer ce tour d’horizon sur les classes d’adresses IP

Classes d’adresses IP

Les adresses Internet sont allouées par l’organisme InterNIC (http://www.internic.net) qui supervise Internet. Ces adresses IP se divisent en classes, les plus courantes étant les classes A, B et C. Les classes D et E existent, mais en général, elles ne sont pas employées par les utilisateurs finals. Chaque classe d’adresses a un masque de sous-réseau différent. Pour connaître la classe d’une adresse IP, il suffit de regarder le premier octet. Voici donc les plages d’adresses des classes A, B et C, avec un exemple pour chaque classe :

1. Les adresses de classe A sont assignées à des réseaux ayant un très grand nombre d’hôtes. Ici, le masque de sous-réseau est 255.0.0.0 par défaut, et le premier octet est compris entre 0 et 126.
Exemple: 10.52.36.11.
2. Les adresses de classe B sont assignées à des réseaux ayant un nombre d’hôtes assez important. Ici, le masque de sous-réseau est 255.255.0.0 par défaut, et le premier octet est compris entre 128 et 191.
Exemple: 172.16.52.63.
3. Les adresses de classe C sont assignées à des petits réseaux locaux. Ici, le masque de sous-réseau est 255.255.255.0 par défaut, et le premier octet est compris entre 192 et 223.
Exemple: 192.168.123.132.

Voila, vous en savez un petit peu plus sur le “Comment mon PC communique avec le reste du monde”


- Source : FR33M4N R0CKW00D
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Publié le 02 juin 2015 à 07h35 | Mis à jour le 02 juin 2015 à 09h28

Jacques Parizeau décède à 84 ans

 

Lisette Lapointe et Jacques Parizeau le 6 juin 2011

Photothèque Le Soleil, Yan Doublet

La Presse Canadienne
Montréal

L'ex-premier ministre du Québec Jacques Parizeau est décédé à l'âge de 84 ans, lundi soir. Il est né à Montréal le 9 août 1930.

Son épouse a confirmé la nouvelle sur sa page Facebook en début de nuit.
 
( Sans aucun doute l'une des personnalités politiques les plus influentes du Québec contemporain, Jacques Parizeau aura été un des architectes de la Révolution tranquille, puis un des plus ardents et infatigables leaders du mouvement souverainiste. )

Persuadé depuis la fin des années 60 que c'était la seule issue pour le Québec, M. Parizeau aura réussi, entre 1988 et 1995, à donner un second souffle à la cause souverainiste, moribonde depuis l'échec du référendum de mai 1980, alors que seulement 40 % des électeurs l'avaient appuyée.

Avec ses allures de grand seigneur, ses complets de banquier et sa prestance naturelle, M. Parizeau en imposait aussi par son intelligence vive et son ton professoral dont il ne se départira jamais.

Jacques Parizeau est né à Montréal le 9 août 1930 au sein d'une famille de la «bourgeoisie canadienne-française», financièrement à l'abri du besoin. Son père, Gérard Parizeau, avait fait fortune dans les assurances.

Élève doué, il fréquente les meilleures institutions d'enseignement: l'École des Hautes Études commerciales (HEC) à Montréal, puis l'Institut des Études politiques et la Faculté de droit à Paris, avant de décrocher un doctorat du prestigieux London School of Economics, en 1955, d'où il conservera un accent british et quelques expressions d'un autre siècle («By Jove!») lorsqu'il répondra plus tard aux questions en anglais des journalistes.

Si la souveraineté a été le moteur de son action, l'enseignement fut le fil conducteur de sa carrière. Il commence à exercer ses talents de pédagogue alors qu'il n'a que 25 ans, quand on lui confie le cours de commerce international aux HEC. C'est le début d'une brillante carrière en enseignement.

L'effervescence de la Révolution tranquille lui fournit l'occasion de se faire valoir. De 1961 à 1969, il apprend le métier de grand commis de l'État et conseille les premiers ministres Jean Lesage, Daniel Johnson et Jean-Jacques Bertrand sur les orientations à donner au nouvel État moderne en train de se construire, particulièrement en matière de développement économique.

Ainsi, M. Parizeau participe activement à la mise sur pied de plusieurs instruments économiques, comme la Société générale de financement, la Société québécoise d'exploration minière, le régime d'assurance dépôt, et surtout la Caisse de dépôt et placement, fameux «bas de laine» des Québécois par le biais de la Régie des rentes - créée pour remplacer au Québec le Régime de pensions du Canada.

En 1969, M. Parizeau retourne à l'enseignement aux HEC, en même temps qu'il fait son entrée au Parti québécois (PQ). Mais même si le PQ gagne chaque jour en popularité, il fait piètre figure aux scrutins de 1970 et de 1973. Lui-même ayant tenté en vain de se faire élire, il fonde en 1973 le quotidien indépendantiste Le Jour et en assume la présidence jusqu'en 1975, année de sa fermeture due à d'insurmontables difficultés financières.

Monsieur le ministre

Le 15 novembre 1976, le vent tourne pour le PQ, qui forme un gouvernement majoritaire. Jacques Parizeau se fait élire dans l'Assomption, et est nommé ministre des Finances par René Lévesque.

Il occupera cette fonction jusqu'à sa démission - avec 11 autres ministres - le 22 novembre 1984, quand le premier ministre Lévesque choisit de saisir «le beau risque» du fédéralisme, après l'élection à Ottawa du gouvernement progressiste-conservateur de Brian Mulroney, qui s'engage à donner au Québec sa juste place dans le giron canadien, «dans l'honneur et l'enthousiasme».

Dans sa lettre de démission, M. Parizeau qualifie alors cette idée de donner une dernière chance au Canada de «voie stérile et humiliante», et rappelle qu'il ne peut servir dans un gouvernement qui a abandonné sa raison d'être: la souveraineté.

En 1985, les libéraux de Robert Bourassa prennent le pouvoir et Jacques Parizeau retourne une fois de plus à son premier métier, l'enseignement, qu'il exercera jusqu'à ce qu'il fasse son retour en politique active par la grande porte, à la tête du Parti québécois - alors dans l'Opposition -, le 18 mars 1988.

Après l'échec du référendum de 1980 et les années de morosité qui s'ensuivent, le «beau risque» de René Lévesque en 1984 et le concept flou d'«affirmation nationale» de son successeur de 1985 à 1987, Pierre Marc Johnson, le «pur et dur» Jacques Parizeau remet dès lors le parti sur les rails de la promotion de la souveraineté. En 1989, les libéraux de Robert Bourassa obtiennent un second mandat et Jacques Parizeau, élu, devient chef de l'opposition officielle. Il reconstruit le parti et fouette l'ardeur des troupes en leur faisant miroiter la tenue d'un référendum dès la prise du pouvoir par le PQ.

Lors du scrutin de septembre 1994 - quatre ans après le rejet de l'accord du lac Meech et deux ans après celui de l'accord de Charlottetown -, il est clair qu'il y aura un référendum sur la souveraineté «dans l'année» si le PQ est porté au pouvoir. Les Québécois lui font confiance et donnent à «Monsieur» un gouvernement majoritaire avec 77 députés (sur 125).

Le nouveau premier ministre tient parole et passe bien près de gagner son pari. Le référendum du 30 octobre 1995 divise les Québécois en deux camps pratiquement égaux (50,6 contre 49,4). Mais c'est le camp du Non qui crie victoire grâce à quelque 54 000 voix.

Ce soir-là, le chef souverainiste, qui avait cru à la naissance du pays jusqu'à la dernière minute, se présente devant ses partisans à Montréal sans notes. Visiblement défait, amer, il improvise, et impute la défaite à «l'argent, puis des votes ethniques - essentiellement!», une interprétation qui soulèvera la réprobation générale et lui collera longtemps à la peau.

Le lendemain du référendum, jugeant qu'il n'a pas su être le leader capable de transformer sa province en pays, il démissionne, laissant la voie libre à Lucien Bouchard, alors chef du Bloc québécois à Ottawa, et qui a ardemment fait campagne pour le Oui au référendum de 1995. Quinze ans plus tard, M. Parizeau dira regretter sa décision, reprochant notamment à son successeur d'avoir abandonné le combat souverainiste que Lucien Bouchard aurait pu reprendre sur la base de sa grande popularité.

Depuis, malgré son retrait de la vie publique, il n'a jamais cessé de profiter de diverses tribunes pour promouvoir la souveraineté et défendre son idée du Québec. Lors du lancement de son livre à l'automne 2009, La souveraineté du Québec hier, aujourd'hui et demain (prix Richard-Arès du meilleur québécois), M. Parizeau s'était d'ailleurs dit assuré que l'option souverainiste obtienne toujours un appui dans la population.

«Dans la mesure où ces discussions-là portent sur des choses intéressantes, touchent les gens, vous allez voir, la ferveur va revenir, le goût de changer les choses va revenir. Et on va être très nombreux à vouloir notre pays», avait-il alors assuré.

Quelques mois après le lancement et la période de promotion, en avril 2010, il avait dû être hospitalisé pour une chute de pression, due à l'épuisement.

M. Parizeau a également publié Pour un Québec souverain (1997) et Le Québec et la mondialisation. Une bouteille à la mer? (1998).

Une «belle-mère»?

Les nombreuses sorties publiques de ce politicien, qui s'exprimait à tout moment sur la place publique sur des questions d'actualités même s'il était redevenu un simple citoyen, lui auront toutefois attiré une réputation de «belle-mère».

Ayant critiqué maintes fois ses successeurs, M. Parizeau avait aussi suscité le débat notamment lorsqu'il a estimé que la tenue de référendums sectoriels, tels que proposés par le PQ en juin 2009, permettrait de faire mousser la souveraineté en créant une crise politique.

Il fustige une nouvelle fois le PQ en mars 2011, lui reprochant de cultiver «un flou artistique» autour de la question de la souveraineté et d'étouffer le débat à ce sujet.

Puis, en juin 2011, survient la crise du leadership de Pauline Marois, provoquée par la décision de la chef d'approuver un projet de loi favorisant une éventuelle construction d'un amphithéâtre à Québec. Trois, puis un quatrième et un cinquième député, dont la femme de M. Parizeau, Lisette Lapointe, quittent le navire péquiste. L'ancien premier ministre cautionne leur décision en assistant à la conférence de presse de Lisette Lapointe, Pierre Curzi, Louise Beaudoin ainsi que Jean-Martin Aussant, qui ira fonder Option nationale.

M. Parizeau reconnaît alors que sa présence revêt une importance symbolique dont il se dit très conscient. De jeunes députés péquistes en prennent mouche et lui écrivent une lettre ouverte dans laquelle ils lui demandent de «leur laisser toute la place pour s'exprimer et pour représenter l'avenir». M. Parizeau les traite de haut en soulignant qu'ils ont donné dans «l'enflure verbale» et la «fanfaronnade». Mais il réserve sa flèche la plus empoisonnée à la direction du parti, en écrivant que l'approche souverainiste et des fautes stratégiques ont mené à un «gâchis».

Lors de la campagne électorale de 2012, M. Parizeau a d'ailleurs versé 200 $ à la campagne du chef d'Option nationale, Jean-Martin Aussant. Lors du scrutin suivant, au printemps 2013, il avait prononcé un discours devant un millier de militants d'Option nationale, où il fustigeait le gouvernement minoritaire de Pauline Marois qui, selon lui, ne faisait pas suffisamment la promotion de la souveraineté. Il disait cependant demeurer membre du PQ, «par fidélité».

D'octobre 2013 et jusqu'au printemps 2014, il écrit une chronique mensuelle dans les quotidiens de Québecor.

Mariages, vignoble, pédagogie

M. Parizeau avait épousé en 1956 l'écrivaine d'origine polonaise Alice Poznanska, décédée du cancer en 1990; le couple a eu deux enfants, Bernard et Isabelle. Il a par la suite épousé Lisette Lapointe.

Après sa retraite de la vie politique active, il s'intéresse au vin, et le vignoble qu'il a acquis dans le sud de la France a donné quelques cuvées «Côteau de l'Élisette». 

Les questions financières le passionnent aussi toujours, puisqu'il devient membre du conseil d'administration du Mouvement d'éducation et de défense des actionnaires (MÉDAC). M. Parizeau laisse aussi place à l'éternel pédagogue en lui, aimant particulièrement prononcer des conférences devant des étudiants de cégeps et d'universités pour parler de finances publiques, de mondialisation et... de souveraineté.

 

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Chine : routes de la soie et haute mer

Auteur : Pepe Escobar-Traduit par jj, relu par Diane pour le Saker Francophone | Editeur : Walt | Dimanche, 07 Juin 2015 - 10h50
 

La semaine dernière, l’annonce par Pékin de son nouveau livre blanc militaire, qui présente une doctrine dépassant le concept de défense offshore pour aller vers une défense en haute mer, n’a pas manqué d’ébranler les certitudes de plus d’un tenant de l’exceptionnalisme états-unien.

Ce que l’on appelle également le projet de Nouvelle route de la soie – dénomination qui a toutes les connotations romantiques d’un certain âge d’or – ne se limite pas à de nouvelles routes, à des chemins de fer à grande vitesse, à des pipelines et à la fibre optique : c’est également un réseau maritime qui s’étend de l’Extrême-Orient au Moyen-Orient et à l’Europe.

Ainsi, l’expansion chinoise en haute mer, de la mer de Chine méridionale au Pacifique occidental et à l’océan Indien, devait être étroitement liée à la protection de la Route de la soie maritime.

Affaire conclue, c’est parti

À mesure que le réseau One Road, One Belt prend forme malgré sa complexité délirante, pas une semaine ne s’écoule sans que la Chine ne signe un nouveau contrat pour la construction d’un pipeline, d’une centrale électrique, d’un réseau de fibre optique ou encore d’une usine en vue d’accélérer l’intégration eurasienne – du Pakistan aux Stans d’Asie Centrale, en passant par tout ce qui relie, par le rail ou la route, la Chine occidentale à la mer d’Arabie et aux installations portuaires de la Corne de l’Afrique.

La logique commerciale qui sous-tend ce déferlement de contrats d’infrastructure est solide : il s’agit d’absorber l’énorme excédent de la capacité industrielle chinoise. Bien entendu, ce processus est étroitement lié à la stratégie énergétique complexe de Pékin, dont le leitmotiv est principalement d’échapper à Malacca 1


Patrouilleurs lance-missiles chinois (Reuters/China Daily)[/caption][/caption] [/caption]

La coopération étroite de membres des BRICS tels que la Chine et l’Inde sera absolument décisive pour le succès de l’intégration eurasiatique. Ce processus est déjà en marche avec la banque des BRICS – la Nouvelle banque de développement – qui aura son siège à Shanghai et sera dirigée par un banquier indien. Ce n’est pas un hasard si l’Inde fait également partie des membres fondateurs de la BAII.

Le premier président de la BAII sera Jin Liqun, ancien vice-ministre des Finances et vice-président de l’Asian Development Bank (ADB), dont la direction est nippo-américaine. Les allégations des suspects habituels selon lesquelles la BAII sera une sorte de société secrète chinoise ne tiennent pas debout. Le conseil d’administration sera constitué de représentants de plusieurs puissances mondiales développées et en développement.

La BAII s’annonce déjà comme incontournable dans toute l’Eurasie. Il n’est pas surprenant que les Japonais, se sentant exclus, aient été contraints de relever la barre et d’annoncer l’intention de Tokyo de s’engager à hauteur de pas moins de 110 milliards de dollars dans le financement de projets d’infrastructures d’ici 2020. Le grand sujet de conversation du moment dans toute l’Asie est la guerre des infrastructures.

L’appel de l’Ouest

Il ne faut pas oublier que ce que j’ai appelé le Go West Young Han de l’expansion de l’influence commerciale de la Chine a en fait commencé dès 1999. La première étape s’est traduite par une vague de délocalisation d’usines de la province du Guangdong vers les provinces de l’intérieur. Au bout de quelques années, dans le Triangle du Guangdong – aujourd’hui beaucoup plus riche que bien des pays industriels –, des entrepreneurs soucieux du cycle de vie des produits se sont lancés dans une accélération technologique frénétique. Dans la mégalopole de Shenzhen, les autorités vont d’ailleurs jusqu’à repousser les entreprises moins axées sur la technologie vers la périphérie de la ville.

Dans le domaine des ports de marchandises, sur les dix plus grands ports du monde, pas moins de sept sont en Chine. À lui seul, ce chiffre est révélateur de la domination écrasante de la Chine dans le commerce maritime mondial.

En termes de gestion, le plan 125 – c’est-à-dire le 12e plan quinquennal chinois – expire en 2015. En Occident, peu de gens savent que les objectifs des sept domaines technologiques où la Chine voulait dominer ont été atteints et même, dans certains cas, dépassés. Le grand bond en avant technologique explique pourquoi la Chine est aujourd’hui capable de construire des réseaux d’infrastructures, chose qui semblait auparavant impossible.

 
 

Un TGV CRH (China Railway High-Speed) Harmony (Reuters)

Le prochain plan quinquennal s’annonce encore plus ambitieux. Il sera axé, entre autres conséquences de la restructuration du modèle économique de la Chine, sur le lancement par Pékin d’une vague de construction de nouvelles mégalopoles.

The China Dream, qui vient d’être publié par le professeur Liu Mingfu, un spécialiste de premier plan des questions militaires, donne une idée d’ensemble au moment de la montée en puissance de la Chine dans le domaine des infrastructures en Eurasie. Un clash avec les États-Unis semble désormais inévitable.

Les murmures de mécontentement incessants du Pentagone au sujet de la mer de Chine méridionale ne sont que la partie visible de l’iceberg (mortel), mer que Washington considère finalement comme un Grand Lac américain.

Liu Mingfu, à l’instar d’autres grands analystes chinois, souhaiterait que Washington finisse par trouver un modus vivendi avec la superpuissance mondiale émergente, un peu comme l’Empire britannique a transféré sa domination maritime mondiale aux États-Unis au début du XXe siècle.

Cela n’arrivera pas. Dans l’immédiat, selon la doctrine du pivot vers l’Asie de l’administration Obama annoncé en 2011 par le Pentagone, l’endiguement sera musclé. Toutefois, cela ne marchera que si l’Inde, membre des BRICS, est entièrement solidaire. Et c’est assez peu probable.

En attendant, Washington va continuer d’être submergé de ce type d’analyse paranoïde d’un ancien conseiller stratégique du haut commandement US/OTAN en Afghanistan.

 
 

Immeubles dans le quartier d’affaires de Pékin (Reuters/Jason Lee)

Pendant ce temps sur la Terre…

Ce qu’il faut retenir, et ce qu’a déjà fait une écrasante majorité des pays du Sud, c’est que la stratégie One Road, One Belt de la Chine vise avant tout à établir des relations commerciales équitables. Cette politique la situe à des années-lumière de ce que fait l’Empire avec ses bases militaires et sa sempiternelle guerre bushienne contre le terrorisme, ses infernales listes d’assassinats illégaux et ses bombardements de pays récalcitrants (généralement des républiques arabes séculaires) en vue de leur faire avaler la démocratie à leur sauce.

Le projet One Road, One Belt, immensément ambitieux, couplé à la protection par la marine chinoise des intérêts nationaux en haute mer, s’inscrit en droite ligne dans le plan directeur du Rêve chinois du président Xi Jinping. La meilleure manière de bâtir une société modérément prospère est de construire des infrastructures modernes à l’intérieur du pays avant de se tourner vers l’extérieur et le monde.

Une fois encore, la Chine exportera l’énorme excédent de sa capacité industrielle, poursuivra la diversification de ses sources d’approvisionnement en énergie et étendra son influence commerciale de l’Asie centrale à l’Europe en passant par l’Iran, la Turquie et la Grèce.

La Chine a les moyens financiers de résoudre l’un des problèmes les plus insolubles de l’Inde, à savoir la reconstruction de son infrastructure sclérosée. Dans l’idéal, ces deux membres des BRICS sont appelés à signer contrat sur contrat (d’infrastructure) aux côtés d’un autre membre, la Russie, et d’un Iran qui a regagné la confiance de l’Occident. Cela implique que tout ce qui a trait à la ou aux nouvelles Routes de la soie touche directement pas moins d’un tiers de la population mondiale. Zone d’influence, dites-vous ?

À Washington, on a beaucoup grondé que personne n’a droit à une zone d’influence – en dehors des États-Unis, bien entendu. Pourtant, les efforts économiques, financiers, diplomatiques et géopolitiques de Pékin en vue d’unifier l’Eurasie représentent la surenchère suprême dans l’exercice d’une influence mondiale. Finalement, la tactique habituelle inspirée des Romains, Divide et impera, appliquée par l’Occident, pourrait bien se révéler inopérante.

Notes du traducteur :

 
 

(1)Le détroit de Malacca est un passage obligé du trafic pétrolier vers tous les pays d’Extrême-Orient. Il est sous l’étroit contrôle de l’US Navy pour se procurer un maximum de pétrole et de gaz en contournant les eaux où patrouille la marine US.

Sa ruée vers l’Ouest, conséquence naturelle d’une politique officielle lancée en 1999 mais, à l’époque, limitée principalement au Xinjiang, conduit Pékin à s’ouvrir de plus en plus sur le monde. Pour s’en convaincre, il suffit de voir le nombre de pays orientaux et occidentaux qui ont intégré la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures (BAII).

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Bacille mortel expédié par erreur: des dizaines de laboratoires sont concernés

Auteur : La Libre.be | Editeur : Walt | Jeudi, 04 Juin 2015 - 13h45
 

On ne connait pas les buts poursuivis par le Pentagone en faisant cette annonce publique. Désir de transparence ou autre chose ?

Le Pentagone a estimé mercredi que plus de 50 laboratoires ont pu recevoir par erreur des bacilles actifs de la maladie du charbon expédiés par un laboratoire militaire, a indiqué le secrétaire adjoint à la Défense, Bob Work, lors d’une conférence de presse.

« Cinquante-et-un laboratoires, dans 17 États américains et le District de Columbia, et trois pays étrangers ont reçu des échantillons » susceptibles de contenir des bacilles vivants, et ce nombre peut continuer à augmenter, a déclaré M. Work, soulignant qu’il n’y avait en revanche « aucun risque identifié » pour la santé publique.

Ces chiffres sont beaucoup plus importants que ceux que le Pentagone avait présentés initialement.

Selon M. Work, les concentrations de bacilles vivants dans les échantillons sont si faibles que le risque de contamination est de « zéro » pour le grand public et les entreprises de transport qui ont acheminé les lots suspects.

Il est « très faible » dans les laboratoires au départ et à l’arrivée, a-t-il dit, en rappelant qu’aucun cas de contamination humaine n’était avéré ou même soupçonné.

Le Pentagone a déterminé que le problème avait commencé il y a dix ans. Il va donc tester tous les lots de bacilles produits par ses laboratoires pendant cette période, pour déterminer lesquels ont été mal irradiés et sont donc susceptibles d’avoir donné lieu à des envois d’échantillons contaminés.

Au total 400 lots, produit par quatre laboratoires militaires américains vont être testés.

Les échantillons circulaient entre laboratoires militaires et civils dans le cadre des programmes de mise au point de tests pour déceler le bacille, qui peut être utilisé comme arme bactériologique.

La contamination pulmonaire par le bacille est mortelle, à moins de prendre des antibiotiques très rapidement.

Le Pentagone envoi par « erreur » un bacille…


- Source : La Libre.be

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Sapin veut favoriser l’usage de la carte bancaire: « De la poudre aux yeux »

Auteur : L'Expansion | Editeur : Walt | Jeudi, 04 Juin 2015 - 12h37
 

Avec la campagne effrénée contre l’argent liquide, la France, de par sa culture vis à vis de l’argent, semblait se présenter comme un futur bastion de la résistance. Hélas, le pauvre village gaulois finira par faire comme tout le monde, les agents de l’empire travaillent efficacement de l’intérieur. La démarche de Bercy n’ a pas d’autre but que de saper le lien particulier qui existe entre les Français et l’argent liquide, en augmentant l’usage de la carte bancaire.

Bercy entend lever les freins au paiement par carte pour les petites sommes. Serge Maître, président de l’Association française des usagers des banques, nous explique pourquoi il trouve cette annonce contradictoire et inutile.

Les Français adorent payer par carte bancaire. Selon un sondage CSA commandé par Bercy, 71% la désignent comme leur moyen de paiement préféré, loin devant l’argent liquide (15%). Le même sondage indique que 61% souhaiteraient pouvoir l’utiliser davantage au quotidien. Des chiffres sur lesquels s’appuie Michel Sapin pour expliquer que les besoins en la matière ne sont pas satisfaits. Le ministre des Finances a souhaité ce mardi que le seuil de 15 euros pour le paiement par CB chez les commerçants soit supprimé, et que les commissions minimales payées par les commerçants sur ces paiements soient divisées par deux. La part fixe de la commission sera supprimée. Ainsi il espère inciter les commerces de proximité à accepter ce moyen de paiement pour les petites sommes.

Pourtant, avec 9 milliards de transactions chaque année, la France est déjà championne des paiements par carte bancaire en zone euro. Et l’enquête du CSA montre aussi que 84% des sondés préfèrent le liquide quand la facture est inférieure à 10 euros. Pourquoi, alors, risquer de faire retomber les frais bancaires sur les consommateurs ? C’est ce que craint l’Afub (Association française des usagers des banques). Entretien avec son président, Serge Maître.

Est-il utile de renforcer encore davantage le paiement par carte bancaire? S’agit-il d’un besoin exprimé?

Les pouvoirs publics chassent les espèces, car elles sont non traçables, et car leur gestion coûte cher: les billets s’usent vite, leur rotation est très rapide. Cette annonce s’inscrit dans la volonté européenne de privilégier des moyens de paiement purement scripturaux, tels que le virement et le prélèvement (sur lesquels la France est comparativement en retard en Europe, ndlr). Ce n’est donc pas une surprise. En revanche, à l’Afub, nous ne recevons aucune plainte concernant le refus de paiement chez les commerçants. D’où le côté démagogique de la démarche du ministre. Alors que les plaintes contre le sans contact (que Bercy a aussi annoncé vouloir développer, ndlr) imposé par les banques, ça c’est une réalité. Je considère donc que le ministre n’est pas très cohérent. C’est pour cela que nous avons boudé sa grand-messe de ce matin. Il n’y a eu aucune concertation, aucune conciliation.

Pourquoi estimez-vous que la démarche du gouvernement est incohérente?

Premièrement, elle est contradictoire, et pour plusieurs raisons. Il annonce abaisser le seuil de 15 euros pour le paiement par CB, alors que les planchers sont fixés par contrat entre le commerçant et sa banque ; il annonce la suppression de la part fixe de la commission bancaire, sans mettre complètement les pieds dans le plat des tarifs bancaires puisque c’est la commission commerciale qui est la plus importante (0,5 à 3% de la facture) ; enfin c’est presque un sabordage du développement des technologies de paiement sans contact, qu’il annonce vouloir favoriser.

Deuxièmement, elle ne répond pas aux besoins : le consommateur risque de voir le tarif de sa carte bancaire augmenter, puisque les banques estiment que les commissions sont représentatives d’un travail. Elle voudront récupérer ailleurs ce qu’elles perdront chez les commerçants. En conclusion, la démarche de Michel Sapin a un côté manipulateur et opportuniste. C’est de la poudre aux yeux, et cela ne résout en rien les problèmes des commerçants.

Quel gain macro-économique peut-on espérer de ces mesures?

Par extrapolation, le gain pour l’économie serait de 3 milliards d’euros, montant estimé par un rapport de l’Assemblée nationale des commissions interbancaires sur les paiements par carte. C’est-à-dire ce qui est payé par la banque du commerçant à celle du porteur de la carte.

Peut-on attendre un effet en termes de consommation?

Quand les commissions interbancaires ont été limitées en 2011, cela n’a eu strictement aucun effet.

Dans le même temps, le porte-monnaie électronique Moneo, qui permettait de payer par carte de petites sommes, cessera d’exister le 30 juin. Quelle est la logique?

Moneo était sur la plupart des cartes bancaires, mais c’est un échec. Les banques cherchent maintenant un nouveau moyen de capter le plus grand nombre possible de flux financiers, et de renforcer encore un peu plus la dépendance des consommateurs à l’industrie bancaire. Notamment avec le paiement sans contact.

Ce que vous nous dîtes, c’est que le gouvernement fait le jeu des banques.

Tout comme Bruxelles.

Vous avez aussi parlé de la recherche de traçabilité. Vraiment? Pour des sommes inférieures à 15 euros?

Il ne s’agit pas de tracer le consommateur, mais plutôt de pouvoir mieux contrôler les commerçants qui drainent beaucoup de liquide.


- Source : L'Expansion

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Privilèges fiscaux: les milliards de dollars perdus de l’Afrique


 
Auteur : Sputnik Editeur : Walt Mardi, 02 Juin 2015 - 15h49
 



L'Afrique perd chaque année des milliards de dollars suite aux privilèges fiscaux accordés aux sociétés internationales opérant sur le continent.

Les sociétés internationales opérant en Afrique ne paient pas intégralement leurs impôts, ce qui prive chaque année les pays africains de milliards de dollars de revenus, a déclaré Winnie Byanyima, directrice de la confédération internationale Oxfam créée pour combattre l'injustice et la pauvreté.

"L'Afrique perd des milliards de dollars suite à la fraude des sociétés internationales qui privent les gouvernements africains de revenus vitaux en omettant de payer intégralement les impôts", a annoncé Mme Byanyima citée par l'agence allemande DPA.

Selon Oxfam, pour accepter de s'implanter en Afrique, ces sociétés réclament des facilités fiscales. De la sorte, six grandes entreprises minières étrangères basées en Sierra Léone bénéficient de réductions fiscales de 59%, ce qui équivaut au budget national de ce pays.

Au cours des 30 dernières années, l'Afrique a subi un manque à gagner d'environ 1.400 milliards de dollars, ce qui représente une somme deux fois supérieure au montant de l'aide apportée pendant la même période aux pays africains et quatre fois supérieure à la dette extérieure du continent.


- Source : Sputnik

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Tous paranos ? Non, voici dix théories conspirationnistes confirmées par les faits

Auteur : Jake Anderson | Editeur : Walt | Lundi, 01 Juin 2015 - 14h10
 

Un texte de plus sur le complotisme, pourrait-on dire. Il n’est publié ici que pour ceux qui auraient besoin d’arguments dans leurs différents échanges. Mais le complotisme n’a pas besoin d’arguments ni de justifications. En fait ceux qui ont créé cette notion ont aussi créé l’obligation de se justifier pour tous ceux qui doutent. Il faudrait refuser de se laisser enfermer dans ce piège à c… Le doute, quel qu’il soit est salutaire et même nécessaire, et surtout n’a aune cause. Il n’a donc besoin d’aucune preuve, contrairement aux affirmations. Au-delà du doute, le refus d’une explication est tout aussi légitime. C’est d’ailleurs ce qui fait progresser la science et la pensée humaine. Tous les grands hommes que nous vénérons aujourd’hui étaient des complotistes. Jésus l’était, tout comme Galilée et tant d’autres. Il a fallu qu’ils s’affranchissent des explications qu’on leur donnait pour voir le monde différemment.

Le troisième conflit mondial sera une guerre de guérilla qui se jouera sur le terrain de l’information, sans aucune distinction entre des militaires et des civils – Marshall McLuhan.

Depuis quelques années, une simple allusion à la théorie du complot est de plus en plus ridiculisée, même par les officines des grands médias parmi les plus libérales. Mais ne les laissez pas vous tromper : il ne s’agit pas toujours de gentilles fadaises, sans preuves ni fondements.

En fait, parfois, il arrive qu’elle soit carrément vraie.

En voici dix fois la preuve…

1. L’incident du golfe du Tonkin, qui provoqua l’entrée en guerre des USA contre le Viet-Nam, n’a jamais eu lieu

Selon la théorie complotiste : l’incident du golfe du Tonkin, un tournant dans l’implication des USA au Vietnam, ne s’est en réalité jamais produit.

De fait, l’incident en question – auquel on se réfère aussi en parlant de l’incident du vaisseau USS Maddox, impliqua ce croiseur lors d’un supposé engagement naval avec trois bateaux torpedo nord-vietnamiens, patrouillant dans les eaux nationales. Le Maddox tira plus de 300 obus. Le président Lyndon B. Johnson rédigea la résolution du golfe du Tonkin, qui devint la justification légale de l’entrée en guerre des USA au Vietnam.

Le problème est que ça ne s’est pas passé ainsi. En 2005, une étude interne de l’Agence nationale de sécurité fut déclassifiée et révéla qu’il n’y avait aucun vaisseau nord-vietnamien présent lors des incidents du Tonkin. D’où la question : sur quoi tira le Maddox ?

En 1965, le président Johnson devait commenter : «Pour ce que j’en sais, notre marine avait tiré sur des baleines.» Il convient de souligner également ceci : l’historien officiel de l’ANS, Robert J. Hanyok, rapporta par écrit que l’agence avait délibérément modifié les rapports des services de renseignements, en 1964.

Il conclut même : «Le parallèle à faire entre les fautes commises par les services de renseignements au golfe du Tonkin et les manipulations de ceux-ci concernant la guerre en Irak, rend plus que jamais nécessaire le ré-examen des événements d’août 1964.»

2. L’expérience sur la syphilis à Tuskegee – le non-traitement délibéré de patients infectés par la syphilis

Selon la théorie complotiste : entre 1932 et 1972, le service de santé publique US a conduit une étude clinique sur des hommes américains de race noire vivant en zone rurale, et ayant contracté la syphilis.

Le service de santé publique n’a jamais informé ces hommes qu’ils avaient une maladie sexuellement transmissible, ni ne leur a offert de traitement, même après que la pénicilline fut disponible comme médicament dans les années 1940. Aussi triste que cela puisse être, c’est la pure vérité.

Plutôt que de recevoir un traitement, les sujets de cette étude ont été informés qu’ils étaient porteurs d’un mauvais sang. Quand la Seconde Guerre mondiale a éclaté, 250 de ces hommes ont été appelés sous les drapeaux, et y ont appris – pour la toute première fois – qu’ils étaient atteints de la syphilis. Et même en connaissance de cause, il leur fut refusé un traitement par le service de santé publique.

Jusqu’au début des années 1970, 128 des 399 hommes étaient morts de la syphilis ou de ses complications, 40 épouses furent infectées et 19 de leurs enfants furent atteint de syphilis congénitale. Il convient de souligner également ceci : une expérience similaire conduite sur des prisonniers, des soldats et des patients d’un hôpital psychiatrique au Guatemala, consistait pour le service de santé publique à infecter délibérément ces populations, pour ensuite les traiter avec des antibiotiques.

3. Le projet MKUltra : le programme de la CIA de contrôle mental

Selon la théorie complotiste : la CIA a conduit des expériences secrètes portant sur des techniques de contrôle de l’esprit sur des citoyens US entre 1950 et 1973. C’est tellement vrai qu’en 1995, le président Clinton a présenté des excuses publiques et officielles de la part du gouvernement US.

En substance, la CIA utilisait les drogues, l’électronique, l’hypnose, les privations sensorielles, l’abus sexuel et verbal ou encore la torture, dans le cadre d’expériences empiriques d’adoption de comportements programmés, et ce sur des individus. Ce projet inclut les travaux de centaines de projets sous-traités à plus de 80 institutions, dont des universités, des hôpitaux, des prisons, et des entreprises pharmaceutiques.

Le gros de l’histoire fut révélé en 1977, lorsque qu’un décret exigea de rendre publics 20 000 documents jusqu’alors classifiés, ce qui entraîna une série d’auditions sénatoriales. Vu que le directeur de la CIA de l’époque, Richard Helms, avait déjà détruit la plupart des dossiers pourtant accablants du projet MKUltra, ce qui s’est passé à cette période reste à ce jour essentiellement méconnu. Et bien sûr, personne ne fut accusé de quoi que ce soit.

Il convient de souligner également le pire : de plus en plus de preuves s’accumulent, qui attestent que Theodore Kaczynski, mieux connu sous le surnom de la bombe humaine, a été un sujet du projet MK Ultra, alors qu’il était étudiant à Harvard, à la fin des années 1950.

4. L’opération Northwoods : l’armée US avait planifié une opération sous faux drapeau pour impliquer Cuba

Selon la théorie complotiste : l’état-major US conçut et approuva un plan impliquant des actes de terrorisme sur le sol US afin de faire basculer l’opinion publique états-unienne en faveur d’une guerre contre Cuba. Noir sur blanc : il suffit de savoir lire…

Heureusement, le président Kennedy rejeta ce projet, qui incluait : assassiner de citoyens en pleine rue d’une balle dans la tête ; couler en pleine mer des bateaux remplis de réfugiés fuyant Cuba ; provoquer une vague de terrorisme paniquant tout Washington D.C., Miami et ailleurs ; accuser sciemment des individus innocents pour des attentats à la bombe en forgeant de fausses accusations ; et détourner des avions.

En outre, les hauts gradés de l’état-major, dirigé par Lyman Lemnitzer, prévoyaient de monter un dossier accusant Fidel Castro et les réfugiés cubains d’être derrière ces attaques. Peut-être le plus infâme de tout, Lemnitzer voulait aussi orchestrer sous faux drapeau, l’attaque d’un avion de chasse cubain contre un avion de ligne rempli de jeunes élèves.

5. Trafic de stupéfiants par la CIA à Los Angeles

Selon la théorie complotiste : durant les années 1980, la CIA a facilité la vente de cocaïne aux gangs sanguinaires des rues de L.A., Crips et autres, et achemina les millions du commerce de la drogue au profit de guérilleros d’Amérique latine, les Contras.

C’est un écheveau complexe, mais c’est bel et bien la vérité. Le livre de Gary Webb, Dark Alliance : la CIA, les Contras et l’explosion du commerce du crack met en lumière comment les Contras, soutenus par la CIA, ont pu faire de la contrebande de cocaïne aux USA, distribuer le crack aux gangs de Los Angeles, et empocher les profits. La CIA a directement aidé les dealers de drogue pour financer les Contras.

Le réseau de la drogue, comme l’appela Webb dans un article du San Jose Mercury en 1996, «a inauguré le premier canal entre les cartels de la cocaïne en Colombie et les banlieues noires de Los Angeles, une ville rebaptisée depuis la capitale mondiale du crack. La cocaïne, qui coula à flots, fut l’étincelle qui fit exploser la consommation de crack dans les villes US… et fournit les capitaux et les contacts nécessaires aux gangs pour acquérir des armes automatiques.»
Pire, il convient de souligner également que le 10 décembre 2014, Webb se suicida d’une façon très originale : au moyen de deux balles dans la tête.

6. L’opération Mockingbird : les grands débuts du contrôle des médias

Selon la théorie complotiste : à la fin des années 1940, alors que la guerre froide prenait son essor, la CIA lança un projet top secret appelé Opération Mockingbird. Son objectif était d’influencer voire de contrôler les principales officines médiatiques.

Ils planifièrent aussi d’embaucher directement des journalistes ou reporters comme salariés de la CIA, ce qui – à ce qu’il paraît – serait encore d’actualité à ce jour. Les architectes de ce plan se nommaient Frank Wisner, Allen Dulles, Richard Helms, et Philip Graham (ce dernier éditeur au Washington Post ), et envisageaient de recruter les organisations américaines d’information et que les journalistes deviennent ni plus ni moins des espions et des propagandistes.

La liste de leurs agents complices incluait des journalistes de tous horizons : ABC, NBC, CBS, Time, Newsweek, Associated Press, United Press International (UPI), Reuters, Hearst Newspapers, Scripps-Howard, Copley News Service… Vers les années 1950, la CIA avait infiltré le monde des affaires, des médias, des universités avec des dizaines de milliers d’agents occasionnels. Heureusement que cette époque où nos médias roulaient pour les grosses entreprises ou le gouvernement, par l’intox ou le service après-vente, est bien révolue!

7. COINTELPRO : les programmes de contre-espionnage des années 1960 contre les activistes.

Selon la théorie complotiste : COINTELPRO consistait en une série de projets illégaux et clandestins du FBI, permettant l’infiltration d’organisations politiques états-uniennes afin de les discréditer et de les diffamer.

Ils visaient les opposants à la guerre du Vietnam, les dirigeants du mouvement pour les droits civiques comme le Pasteur Martin Luther King et une pléthore d’activistes et autres journalistes. Les actes commis à leur encontre incluaient la guerre psychologique, les calomnies publiques par l’usage de preuves forgées et de documents falsifiés, le harcèlement, l’incarcération abusive, et selon certains, l’intimidation, voire même la violence physique et l’assassinat.

Des méthodes similaires ou plus sophistiquées sont encore d’usage, à ce jour, en parallèle au contrôle de la NSA (voir le point 10 de cet article).

8. L’opération Snow White : l’Église de Scientologie infiltre le gouvernement, et subtilise des informations

Selon la théorie complotiste : L’opération Snow White [Blanche-Neige, NdT] est le nom donné à l’infiltration sans précédent par l’Église de Scientologie du gouvernement US, durant les années 1970. Ils volèrent des dossiers gouvernementaux classifiés concernant la scientologie, issus d’une douzaine d’agences gouvernementales.

En 1977, le FBI révéla finalement l’affaire Snow White, ce qui conduisit à l’arrestation et à l’emprisonnement d’un haut personnage de l’Église. L’objectif-clef du programme d’infiltration était de prendre connaissance et légalement supprimer «tous les faux dossiers gardés secrets portant sur les pays-cibles de l’Église». Il visait aussi à permettre à ses dirigeants, dont L. Ron Hubbard lui-même, de «visiter les pays occidentaux sans encourir de menaces». Après analyse, il était évident qu’il n’y avait rien de légal dans leur entreprise.

9. Les grandes multinationales et les gouvernements définissent la politique économique en secret (TPP, TISA, etc.)

Selon la théorie complotiste : des activistes qui dénonçaient depuis des années la création d’un gouvernement mondial des multinationales étaient tout bonnement qualifiés de paranos. Peut-être l’étaient-ils, mais que vous appeliez cela le Nouvel Ordre Mondial ou non, cela au moins qu’ils avaient raison.

Le 13 novembre, WikiLeaks diffusa le brouillon tenu secret du texte des négociations du TPP (le partenariat trans-pacifique) concernant la propriété des droits intellectuels. Il révéla l’existence d’un accord de libre-échange régional et exclusif négocié par les pays de l’Asie du pacifique, dont l’Australie, le sultanat de Brunei Darussalam, le Canada, le Chili, le Japon, la Malaisie, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, Singapour, les USA et le Vietnam.

L’ “Electronic Frontier Foundation” affirme que le TPP implique «des conséquences largement négatives pour la liberté d’opinion, le droit à la vie privée et les règles de procédures de recours, et rendra plus difficile pour les gens, la capacité d’innover». Il convient de souligner qu’en juin 2014, WikiLeaks révéla l’existence d’un accord commercial plus étendu encore, traitant des services publics (TiSA), où 50 pays s’accordèrent pour privatiser à une échelle sans précédent, à travers le monde, leurs secteurs publics.

L’accord doit essentiellement empêcher les gouvernements de ramener les services publics sous l’autorité des parlements et de la nation. Cela mettra en péril la capacité des États à œuvrer à la protection de l’environnement ou encore à préserver la sécurité sociale.

10. Le gouvernement US espionne illégalement ses propres citoyens

Selon la théorie complotiste : On avait l’habitude de plaisanter à propos de ce délire dystopique tiré d’imaginations trop exaltées (probablement tiré de 1984, de Georges Orwell), et propre à une certaine jeunesse suspicieuse envers tout gouvernement. Quand on entendait ils nous espionnent, où que l’on aille, on souriait poliment, mais on pensait plutôt: encore un cinglé parano et adepte du grand complot, et de l’existence des petits hommes verts.

Même quand on révéla que la NSA nous avait illégalement espionnés et collectait nos données personnelles à partir de nos téléphones portables depuis plus d’une décennie, les gens essayaient de le justifier, d’une façon ou d’une autre. «Oui, ils analysent nos transmissions, mais c’est dans le cadre de la sécurité nationale», ou encore «Dans le monde de l’après 11 septembre, certaines libertés doivent être mises entre parenthèses pour notre sécurité à tous, n’est-ce pas?» En fait, ces justifications sont complètement fausses, il ne s’agit que de masturbation [branlette, NdT] intellectuelle.

Non seulement, il n’y a pas de preuves indiquant que la NSA nous a protégés du terrorisme, mais en plus on dirait que tout ça nous rend en fait plus vulnérables. Grâce aux révélations sur la NSA et leur fameux projet Prism, nous savons que l’échelle de l’espionnage que nous subissons est encore plus étendue que ce que beaucoup de théoriciens de la conspiration avaient imaginé à la base.

Début juin 2014, le Washington Post rapportait que près de 90% des données collectées par les programmes de surveillance de la NSA portaient sur les utilisateurs d’internet, sans lien aucun avec des activités terroristes. Selon l’Union des libertés civiles américaines, c’est là une violation claire de la Constitution.

L’ULCA poursuit la NSA devant les tribunaux, affirmant que cette sorte de pêche au gros filet de collecte de données est une violation du quatrième amendement relatif à la vie privée, ainsi que du premier portant sur la liberté d’expression et d’association.


- Source : Jake Anderson

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Pourquoi les médias ignorent Jeremy Hammond tout en glorifiant Edward Snowden

Auteur : Kit O’Connell-Traduction Nicolas Casaux | Editeur : Walt | Vendredi, 29 Mai 2015 - 14h33
 

Le piratage de Stratfor, une agence gouvernementale de renseignement, par Jeremy Hammond, a entraîné un élan mondial de solidarité, exposant la manière dont les 1 % ciblaient les activistes dans le monde entier.

Les médias grand public ont consacré des centaines d’articles au lanceur d’alerte de la NSA Edward Snowden, qui a même fait l’objet d’un documentaire oscarisé intitulé « Citizenfour », mais ils n’ont pas consacré le même niveau d’attention à bien d’autres lanceurs d’alerte et prisonniers politiques, comme Jeremy Hammond, sans tenir compte de l’importance des faits qu’ils avaient révélés.

En novembre 2013, un tribunal fédéral a condamné Hammond à 10 ans de prison pour avoir pris part au piratage de Strategic Forecasting, une agence de renseignement gouvernementale basée à Austin au Texas, que l’on surnomme aussi Strafor. Œuvrant au nom de Lulzsec, un célèbre sous-groupe des Anonymous, Hammond a divulgué 5 millions d’e-mails privés de Strafor en les publiant sur le site Internet WikiLeaks, une publication qui fut ensuite appelée « Global Intelligence Files » (« les fichiers de renseignements mondiaux »), ou GI Files.

Les e-mails révélaient que Stratfor rassemblait des renseignements au nom de corporations privées tout en partageant des informations sensibles avec les autorités fédérales et locales. Par exemple, la compagnie espionnait les Yes Men pour le compte de Dow Chemical, après que les activistes aient publiquement humilié Dow au nom des survivants de la catastrophe chimique de Bhopal, en 1984 en Inde, qui avait fait des milliers de morts. Au même moment, Stratfor collaborait avec les forces de police du Texas pour infiltrer le mouvement Occupy Austin durant les premiers mois qui ont suivi la formation du groupe en octobre 2011.

Un tweet récent de @YourAnonNews, l’un des plus importants comptes Twitter lié au mouvement des Anonymous, comparait explicitement Hammond à Snowden:

A lot of people don’t even know who Jeremy Hammond is. He’s the original Snowden. #TrapWire #Stratfor #Anonymous

Traduction: Beaucoup de gens ne savent même pas qui est Jeremy Hammond. Il est le Snowden originel.

Pour comprendre l’importance du piratage de Hammond, et pour examiner la comparaison entre ces deux lanceurs d’alerte, MintPress News s’est entretenu avec deux personnes ayant communiqué avec Hammond en prison, et ayant bénéficié de son travail.

Azzurra Crispino est une activiste liée à Prison Abolition and Prisoner Support (PAPS – Abolition des prisons et soutien aux prisonniers). Elle a passé des années à correspondre avec Hammond, et son groupe a essayé d’attirer l’attention sur l’affaire Hammond à travers des campagnes de pétitions et de lettres, et de l’action directe. Elle était membre d’Occupy Austin lorsque le piratage a révélé l’espionnage de Stratfor.

Douglas Lucas est un journaliste en free-lance de Fort Worth, au Texas. Lucas a bénéficié d’un accès anticipé aux GI Files à travers un partenariat avec WikiLeaks. Tous deux se sont joints à MintPress, mercredi dans un café d’Austin.

« La première et la plus importante différence, c’est que Snowden n’est pas en prison, tandis que Jérémy l’est », m’a dit Crispino.

Alors que Snowden peut communiquer avec des activistes, des journalistes et des ingénieurs informaticiens par vidéoconférence depuis la Russie, Hammond est limité dans ses communications à l’écriture de lettres qui peuvent être censurées ou bloquées par les autorités carcérales. Cependant, la différence va encore plus loin, explique Crispino, parce que Hammond est un partisan sans faille de l’abolition de la prison.

« Snowden nous transmet un message de réforme », explique-t-elle. « Comme si nous n’avions qu’à modifier une certaine chose, pour que tout rentre dans l’ordre en ce qui concerne la surveillance corporatiste et gouvernementale. Tandis que Jeremy nous dit que tout cela est détestable, et doit être entièrement démantelé ».

Elle ajouta que Hammond, comme son frère Jason, lui aussi incarcéré, avait par le passé participé à des actions violentes contre des néonazis de Chicago.

Lucas souligna le fait que les GI Files exposaient une partie de la surveillance états-unienne normalement invisible et complètement exempte de responsabilité. Lorsque les médias citent des employés de Stratfor, comme Fred Burton, vice-président du service des renseignements, les reporters remettent rarement en question l’exactitude de leurs propos.

Lucas donna des exemples de détails clé souvent révélés par les e-mails: « à qui Stratfor vendaient-ils leurs renseignements? Que faisait Fred Burton le jour où il s’est adressé aux médias? »

La fuite lui permet de reconsidérer les déclarations du gouvernement et de Stratfor, au regard des faits appris rétrospectivement.

En comparant Snowden et Hammond, Lucas souligna le fait que les médias grand public étaient plus réticents à parler de l’affaire Stratfor, étant donné que les clients de Stratfor étaient sans doute leurs sponsors publicitaires:

« Les journalistes ont un rôle important dans le contrôle de l’information que reçoit le public. Il est plus sûr, pour le business et l’approbation éditoriale, de parler d’un lanceur d’alerte ayant divulgué des informations sur le gouvernement fédéral, l’adversaire traditionnel des journalistes d’investigation influents, que sur un lanceur d’alerte qui a piraté des informations révélant que des polices locales collaboraient avec des espions de corporations ».

La fuite de Stratfor de 2011, grâce à Hammond, s’est produite à un moment où les médias sociaux étaient utilisés de manière complètement inédite, à travers le monde, pour soutenir les mouvements d’activistes comme Occupy Wall Street et les printemps arabes, et à l’apogée de la puissance du collectif des Anonymous. Tout comme Snowden a révélé au monde la surveillance de masse des États-Unis, Crispino explique comment la fuite des e-mails a accru le sentiment de solidarité mondiale prévalant au moment de la publication des GI files.

« Vous pourriez vous demander ce que j’ai en commun avec les gens de Bhopal qui se battent pour la justice et les réparations », demanda-t-elle rhétoriquement. « De prime abord, il semblerait que je n’aie rien de commun avec eux ».

Elle poursuivit: « je pense que l’une des choses les plus importantes qui ait émergé des révélations Stratfor, c’est la capacité que cela a donné aux activistes de se soutenir mutuellement à travers le monde, de comprendre et d’observer ces connexions d’une manière très importante pour LA lutte. »

Et bien qu’il soit emprisonné, ajouta-t-elle, Hammond exhorte ceux qui le soutiennent à exprimer leur solidarité à l’égard d’autres prisonniers politiques comme Alvaro Luna.

Crispino a souligné une dernière différence entre Snowden et Hammond: tandis que Snowden a infiltré la surveillance d’État, Hammond a agi ouvertement et effrontément sous l’égide des Anonymous.

« Jeremy n’a pas fait qu’infiltrer Stratfor discrètement. Il est entré avec fracas et a fait en sorte de réduire Stratfor en pièces », conclut-elle. « Cela leur a pris six mois pour que leurs serveurs soient à nouveau opérationnels! »

 
 
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Insolite : Dans ce restaurant, plus la jupe est courte, plus la réduction est grande

© Chine Informations - La Rédaction, le 28/05/2015 08:15


Les restaurateurs chinois sont souvent plein de ressources lorsqu'il s'agit de trouver des moyens d'attirer la clientèle. Après le restaurant qui propose le repas gratuit aux plus belles femmes , voici celui qui propose un tarif dégressif en fonction de la longueur de votre jupe.

Ainsi, plus la jupe est courte, plus le rabais est important. Dans la réalité, ce n'est pas la taille de la jupe qui est mesurée, mais la quantité de chair visible entre le genou et l'ourlet de celle-ci.

L'offre, qui était proposée durant toute une semaine dans le restaurant de fondue chinoise "Yang Jia Hot Pot " à Jinan, a rencontré un énorme succès. Une peuplade démesurée de femmes était chaque jour alignée à l'extérieur de l'établissement, attendant de se faire prendre les mesures.

La plus grande réduction proposée durant la promotion fut de 90 % grâce à un espace de 33 centimètres entre le genou et le bas de la jupe. La plus basse fut quant à elle de 20 % avec un espace légèrement supérieur à 7,5 centimètres.

Eason Yang, le fondateur de l'enseigne a déclaré être ravi de son coup de pub car en cette saison, les amateurs de fondue sont bien moins nombreux qu'en automne ou en hiver.

Chaque mois, "Yang Jia Hot Pot" propose une promotion spéciale. Étant donné le succès rencontré par la promotion liée à la longueur de la jupe, M. Yang promet de relancer l'opération.

 
 
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Lettre

1995 comparé à 2015

28 mai 2015 | Louis Duclos Ex-député fédéral de Montmorency-Orléans (1974-1984) |Québec

L’article concernant les déficits zéro de 1995 et 2015 du budget de l’État québécois paru récemment l'ex-ministre péquiste Louise Harel fait la démonstration d’une façon tout à fait convaincante de la vacuité du discours du premier ministre Couillard lorsqu’il assimile la démarche autoritaire de son gouvernement en vue de l’atteinte de l’équilibre budgétaire à l’approche du gouvernement Bouchard pour assainir les finances publiques du Québec 20 ans auparavant.

 

En effet, ce rapprochement entre le gouvernement de Lucien Bouchard, soucieux de consulter les divers partenaires de la vie socio-économique du Québec, et celui de Philippe Couillard, plutôt adepte du recours au bulldozer, ne tient pas la route.

 

Cela étant dit, madame Harel aurait pu rappeler au premier ministre Couillard, ce qu’il devrait pourtant savoir, que le gouvernement Bouchard avait dû composer à l’époque avec une réduction unilatérale des transferts fédéraux. Ceux-ci furent en effet réduits de 1,4 milliard en 1996-1997 et de 1,7 milliard en 1997-1998. Voilà qui démontre bien pourquoi le gouvernement Bouchard, avec un service de la dette accaparant en moyenne 17 % des revenus totaux de l’État au cours de cette période, se trouvait dans une situation financière beaucoup plus précaire qu’elle ne l’est aujourd’hui pour le gouvernement Couillard, qui consacre à peine 10 % de ses revenus totaux au remboursement de la dette.

 

N’eût été ces décisions irresponsables et irréfléchies prises à Ottawa par les amis libéraux du présent gouvernement, il n’aurait sans doute pas été nécessaire de dégarnir autant dans les années 90 les rangs des employés des secteurs public et parapublic. Se réclamer, comme le font le premier ministre Couillard et d’autres ténors libéraux, de l’exemple du gouvernement Bouchard pour tenter de justifier la brutalité de leur gouvernement dans l’entreprise d’affaiblissement de l’État québécois relève d’une malhonnêteté intellectuelle qu’il faut dénoncer haut et fort.

 
 
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Edward Snowden n'est pas Charlie

Auteur : L.B. | Editeur : Walt | Dimanche, 24 Mai 2015 - 15h34
 

Edward Snowden dénonce les lois post-Charlie en France. Dans une longue interview exclusive publiée le 22 mai par The Guardian, le lanceur d'alerte, qui a révélé les détails de l'espionnage de millions de citoyens par la NSA, met notamment en garde contre les réponses apportées au terrorisme en Hexagone, décrivant une tragédie.

Les programmes de surveillance de masse n'empêchent pas les attentats

Selon lui, aucun programme de surveillance de masse n’a permis d’empêcher les attentats de Paris et « s’ils l’ont fait, c’est au prix d’une dégradation inacceptable des droits ». « On sait que pour l’attaque à Charlie Hebdo, celle au Canada, celle en Australie, tous ces individus étaient repérés par les gouvernements avant les attaques. Ce n’est pas par manque de surveillance mais par trop de surveillance que nous n’avons pas été en mesure de comprendre ce qui se passait », souligne Edward Snowden.

Il est par ailleurs intervenu au sujet de la réforme visant à limiter la capacité de l’Agence nationale de sécurité (NSA) de collecter des données aux États-Unis, rejetée ce samedi par le Sénat. Cette réforme présentait comme une réponse au scandale suscité par les révélations d’Edward Snowden il y a bientôt deux ans.

En France, l’Assemblée nationale a adopté le controversé projet de loi sur le renseignement, qui prévoit notamment les boîtes noires pour surveiller le Web et trouver les terroristes en puissance.


- Source : L.B.
 
 
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Lettre

«No transit without taxation!»

22 mai 2015 | Gérard Vincent Chertsey, le 19 mai 2015

Je ne comprends pas l’acharnement des promoteurs du pipeline Énergie Est à vouloir faire passer leur tronçon dans la vallée du Saint-Laurent malgré tous les inconvénients que suscite ce passage à travers des cours d’eau qui sont notre richesse collective. Comprenant que le but premier est d’acheminer le pétrole brut vers l’étranger au moindre coût en utilisant les équipements du port de Saint-Jean au Nouveau-Brunswick, je crois qu’ici, on a tout faux !

 

Qu’on m’éclaire là-dessus, mais ne serait-il pas plus approprié et plus acceptable pour la société civile de changer tout simplement son parcours ? Considérant que les gisements pétroliers de l’Ouest canadien se trouvent très au nord, il faut faire avec la géographie. La logique serait d’envisager un passage entre la ligne de partage des eaux se jetant au nord vers la baie James et celles qui descendent au sud vers le Saint-Laurent avec en prime un port tout trouvé, c’est-à-dire Sept-Îles. Ce qui, à défaut de redevances attendues, nous donnerait un minimum de retombées économiques…

 

 
 
 
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Lettre

«In medio stat virtus»

19 mai 2015 | Henri Marineau Québec, le 11 mai 2015 |Actualités en société

Dernièrement, je suis allé prendre un petit-déjeuner sur une terrasse dans le Vieux-Québec avec ma conjointe. On nous a placés à une table tout près du trottoir. Après quelques minutes, je me suis allumé une cigarette. Quelques secondes plus tard, un employé du restaurant est venu m’avertir qu’il était défendu de fumer sur la terrasse. J’ai aussitôt obéi et me suis déplacé sur le trottoir tout près de la terrasse.

 

Vous comprendrez que la fumée de ma cigarette se dissipait autant sur le trottoir que sur la terrasse, mais je respectais de la sorte le règlement ! C’est alors que je me suis rappelé mes cours de latin et que m’est revenue la maxime In medio stat virtus, que je traduirais par « En mesurant trop, on entre en démesure ».

 

Comme le proclamait à raison Aristote dans son Éthique à Nicomaque : « L’excès est une faute et le manque provoque le blâme ; en revanche, la juste moyenne obtient des éloges et le succès, double résultat propre à la vertu. La vertu est donc une sorte de moyenne, puisque le but qu’elle se propose est un équilibre entre deux extrêmes… »

 

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40 Utilisations de L'Aloe Vera

Auteur : Comment-Economiser | Editeur : Walt | Samedi, 16 Mai 2015 - 16h06
 

L'Aloe vera, cette plante aux épines souples et à la sève douce, possède une multitude d'utilisations.

À travers l'histoire, plusieurs cultures et personnages célèbres ont profité des vertus bienfaisantes de ce bijou de la nature.

Il y a 6 000 ans, les Égyptiens la surnommaient « plante de l'immortalité » — ce n'est pas pour rien !

En effet, un des soins de beauté de Cléopâtre était l'application de gel d'Aloe vera sur tout son corps.

Les Grecs l'utilisaient aussi comme remède pour combattre la calvitie et traiter l'insomnie.

Et en raison de ses multiples vertus, les Indiens d'Amérique la surnommaient « baguette magique du paradis ».

Les Égyptiens, les Grecs, les Indiens... maintenant c'est à vous de découvrir les 40 utilisations de l'Aloe vera !

Pourquoi l'Aloe vera est-elle si efficace ?

L'Aloe vera produit pas moins de 6 antiseptiques naturels. Ces composants peuvent éliminer :

- la moisissure,

- les bactéries,

- les mycoses ou autres champignons,

- et même les virus.

En effet, les propriétés médicinales de cette plante sont d'une telle puissance que plusieurs scientifiques mènent des études sur son potentiel à lutter contre le SIDA et le cancer.

Comment utiliser l'Aloe vera ?

Que ce soit pour de simples soins de beauté ou des remèdes pour la santé, les utilisations de l'Aloe vera sont nombreuses.

Sous forme de gel. En usage externe, le moyen le plus simple d'utiliser l'Aloe vera est de couper une feuille en deux, dans le sens de la longueur. Vous pouvez ainsi profiter du gel dont regorgent les feuilles d'Aloe vera.

Sous forme de jus. En usage interne, on peut aussi ingérer l'Aloe vera. Pour ce faire, on vous conseille d'utiliser le jus d'Aloe vera certifié bio.

Mais attention : que ce soit pour en usage externe ou interne, il est toujours conseillé de consulter son médecin au préalable. Nous ne sommes pas médecins - simplement des adeptes de la formidable et miraculeuse Aloe vera. ?

Où trouver de l'Aloe vera ?

Idéalement : dans son propre jardin ! Mais si vous n'en cultivez pas, vous pouvez facilement trouver du gel d'Aloe vera dans les magasins bio.

Pareillement pour le jus d'Aloe vera certifié bio : on en trouve facilement dans les magasins bio.

Les 40 utilisations de l'Aloe vera?

Comment utiliser l'Aloe vera ?

En usage externe (application de gel d'Aloe vera) :

1. Un gommage exfoliant. Pour un gommage rapide et apaisant, coupez des feuilles d'Aloe vera dans le sens de la longueur. Utilisez la partie intérieure de la feuille comme éponge exfoliante sous la douche. Et en bonus : une fois finie, votre « éponge » est biodégradable. :-)

2. Soigne les brûlures légères. Vous avez touché un ustensile chaud dans la cuisine ? Ou peut-être qu'une éclaboussure d'huile vous a brûlé ? Vous pouvez soigner ces petits accidents de cuisine avec de l'Aloe vera.

3. Soigne les brûlures plus sérieuses. L'Aloe vera peut aussi vous aider pour les accidents plus sérieux en cuisine. Voici comment faire : dans un petit récipient, mélangez du gel d'Aloe vera avec de l'huile de vitamine E. Ce mélange fait-maison est un remède efficace contre les brûlures.

4. Élimine les hématomes. Appliquez du gel d'Aloe vera directement sur les bleus pour un apaisement rapide.

5. Soulage et soigne les coups de soleil. L'Aloe vera possède des propriétés apaisantes similaires au menthol. Et en plus, le traitement est 100% bio.

6. Soulage les piqûres d'insectes. L'Aloe vera apaise la douleur d'une piqûre et élimine la sensation de démangeaison.

7. Réduit les dégâts causés par une gelure. Vous avez les orteils gelés ? Pas de problème : l'Aloe vera réduit les dégâts causés à l'épiderme.

8. Traite les infections cutanées.

9. Soin exfoliant pour les pieds. Vous voulez des pieds doux comme une peau de bébé ? Pour vous faire un masque exfoliant « spécial pieds », il suffit de mélanger ces ingrédients :

- 150 g de flocons d'avoine,

- 90 g de semoule de maïs,

- 4 cuillères à soupe de gel d'Aloe vera,

- et 10 cl de lait de corps.

10. Atténue les éruptions de boutons de fièvre. L'Aloe vera combat l'herpès / les boutons de fièvre.

11. Combat les mycoses.

12. Soulage les ampoules. Appliquez de l'Aloe vera sur vos ampoules pour apaiser la douleur de manière rapide et efficace.

13. Antidote pour les réactions allergiques de la peau. Si vous avez des plaques ou autre réactions allergiques, appliquez de l'Aloe vera sur votre peau.

14. Remplace les crèmes hydratantes. Vous avez l'habitude d'utiliser des crèmes hydratantes et du lait corporel pour traiter la peau sèche ? Essayez plutôt d'appliquer du gel d'Aloe vera : il hydrate rapidement la peau.

15. Un traitement contre les boutons d'acné. Le gel d'Aloe vera est une traitement efficace contre l'acné.

16. Soulage le psoriasis.

17. Évite les cicatrices et les vergetures.

18. Soigne la rosacée. Cette maladie cutanée, aussi connue sous le nom de couperose, est incurable. En revanche, l'Aloe vera est un traitement efficace contre l'acné symptomatique de cette maladie.

19. Réduit la taille des verrues.

20. Un traitement anti-vieillesse de la peau. Combattez les rides et le vieillissement de la peau en appliquant de l'Aloe vera. C'est exactement ce que faisait Cléopâtre !

21. Contribue à l'élimination de l'eczéma.

22. Éclaircit la peau. L'Aloe vera réduit les taches pigmentaires de la peau, ainsi que la pigmentation en général.

23. Un masque exfoliant pour le corps. Rajeunissez votre peau avec un soin exfoliant 100% bio. Il suffit de mélanger ces ingrédients :

- 2 cuillères à soupe d'Aloe vera,

- 2 cuillères à soupe de sucre de canne bio,

- et 1 cuillère à soupe de jus de citron bio.

24. Un masque exfoliant pour les peaux rugueuses. Pour les zones plus rugueuses de la peau (les coudes, par exemple), vous pouvez essayez un soin exfoliant plus adapté (et toujours bio). Voici les ingrédients :

- 550 g de sel de marin,

- 225 g de gel d'Aloe vera,

- 200 g d'huile de coco,

- et 2 cuillères à soupe de miel bio. Vous pouvez trouver de l'huile de coco dans les magasins bio.

25. Fait pousser les cheveux. L'Aloe vera peut accélérer la croissance capillaire.

Voici comment faire : massez votre cuir chevelu avec du gel d'Aloe vera. Puis, laissez agir 30 min et rincez abondamment.

26. Élimine les pellicules. Pour contrôler les pellicules, voici comment préparer un traitement fait-maison. Il vous faut les ingrédients suivants :

- du jus d'Aloe vera,

- du lait de coco, -

et de l'huile de germe de blé.

Mélangez ces ingrédients, à parts égales. Puis, massez votre cuir chevelu avec le mélange et rincez abondamment.

Vous pouvez trouver du lait de coco et de l'huile de germe de blé dans les magasins bio. 

27. Remplace l'après-shampooing. Pour des cheveux lisses et soyeux, remplacez votre après-shampooing par du gel d'Aloe vera.

28. Un démaquillant naturel. Et oui, saviez-vous que l'Aloe vera est aussi efficace qu'un démaquillant acheté en commerce ? Sauf que ça vient du jardin ! :-)

29. Soulage les irritations vaginales légères.

En usage interne (ingestion de jus d'Aloe vera) :

30. Apaise les troubles gastro-intestinaux. Vous souffrez d'une indigestion ? Buvez du jus d'Aloe vera pour apaiser vos troubles gastro-intestinaux.

31. Facilite le transit. Sirotez du jus d'Aloe vera quand vous êtes constipé : c'est un laxatif efficace.

32. Apaise les symptômes du syndrome de l'intestin irritable. Buvez du jus d'Aloe vera pour atténuer les douleurs et le ballonnement associés à cette maladie.

33. Soulage les aigreurs d'estomac, l'arthrose, et le rhumatisme. Et oui, rien que ça ! Il suffit de boire un peu de jus d'Aloe vera :-)

34. Soulage l'asthme. Pour soigner votre asthme, faites une inhalation à base de feuilles d'Aloe vera. Il suffit d'en faire bouillir et de respirer les vapeurs (mais prenez garde à ne pas vous brûler les narines).

35. Diminue le taux de glycémie. Si vous êtes diabétique, boire du jus d'Aloe vera est bénéfique à votre taux de glycémie.

36. Renforce les gencives et favorise la santé des dents. Boire du jus d'Aloe vera et se brosser les dents avec du dentifrice à base d'Aloe vera : ces 2 gestes sont bénéfiques à la santé de vos gencives et de vos dents.

Vous pouvez trouver du dentifrice à base d'Aloe vera dans les magasins bio.

37. Soulage la congestion, les ulcères, la colite, les hémorroïdes, les infections urinaires, et les problèmes liés à la prostate. Boire du jus d'Aloe vera aide à soulager les douleurs de toutes ces maladies.

38. Réduit le taux de cholestérol et de triglycérides. Boire du jus d'Aloe vera est également bénéfique à la santé du cœur.

39. Un traitement pour les maladies des oreilles et des yeux. Le jus d'Aloe vera réduit les inflammations et traite les infections de ces précieux organes.

40. Une plante miraculeuse. Voilà, vous savez tout sur les bienfaits de la « plante de l'immortalité » !


- Source : Comment-Economiser
 
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La logique de la responsabilité: lutter ou arranger la vie?

Auteur : Olga | Editeur : Walt | Vendredi, 15 Mai 2015 - 13h33
 

Comment s’est-on retrouvé dans un monde basé sur la tromperie? Bien sûr, maintenant tous les moyens sont à leur disposition: médias, professeurs, experts, analystes, auteurs de livres et d’ouvrages… une armée entière pour duper le peuple. Toutefois, les gens en quelque sorte laissent faire, en acceptant les patterns inventés, référencés souvent sur les « valeurs ». Nous vivons l’époque des clichés, des substitutions et des imitations. La pensée libre est largement remplacée par les patterns du comportement, élaborés, dans bien des cas, dans les instituts « de recherches » spéciaux.

Toute personne cultivée se rend compte que l’argent que nous utilisons est de la dette, ou du « crédit ». Généralement, un banquier faisant un « crédit » inscrit: « j’ai donné telle somme à… », et cette simple écriture fait « l’argent », car l’emprunteur doit rembourser la somme enregistrée avec intérêts. Cet argent dont nous nous servons à court terme, représente, à long terme et à grande échelle, une machine à pomper les ressources matérielles, et la base d’un pouvoir aux mains d’un tout petit groupe de personnes, leur donnant les moyens d’asservir les peuples.

La réserve « fédérale » des États-Unis appartient à plusieurs banquiers dynastiques. La création de cet organisme en 1913 fut une démarche insolente et effrontée des banquiers, ayant inauguré et prédéterminé le siècle «fou, inhumain, et pourri» (Françoise Sagan).

Avec le temps les banques centrales nationales de nombreux pays sont devenues ses filiales. Fait curieux, le fondateur de la « réserve fédérale » John Morgan était un descendant du fameux pirate surnommé « Cruel ». Le système de réserves fractionnaires contemporain est tout à fait équivalent à la production de la fausse monnaie.

L’extrait du discours de Sir Josiah Stamp, président de la Banque d’Angleterre et deuxième homme le plus riche en Grande-Bretagne dans les années 20 du siècle dernier, prononcé à l’Université du Texas en 1927: « Le système bancaire moderne fait de l’argent à partir de rien. Ce processus est peut-être le plus surprenant de tous les trucs jamais inventés. Le système bancaire a été conçu dans l’inégalité et né dans le péché. La terre appartient aux banquiers. Supprimez-la leur, mais en leur laissant la production de l’argent, d’un trait de plume, ils créeront assez d’argent pour la racheter. Enlevez-leur ce pouvoir immense, et toutes les grosses fortunes comme la mienne disparaîtront, et les gens dans le monde vivront mieux et plus heureux. Mais si vous voulez rester esclaves des banquiers et les traîner comme un boulet, alors laissez-les créer l’argent et contrôler les prêts ».

Comment les pires personnes de l’espèce humaine sont arrivées à soumettre leurs semblables? Par tromperie, ayant comme avantage l’absence de toutes limites morales et toutes interdictions qui pourraient restreindre leurs actions. En engageant des complices aux niveaux les plus bas de la pyramide, ils leur disent: « Regardez-les… nous gérons les animaux qui nous obéissent, ils suivent tous nos modèles comme des bamboches mécaniques ».

Pourquoi donc gagnent-ils? Avouons que ce ne serait pas possible sans un partenariat que nous leur accordons. Oui, quand nous optons pour ce qui est plus simple, les idées toutes faites, quand nous nous sentons loués d’être « progressistes » et en vogue. Ainsi, on manipule les gens en les séduisant par la simplicité des solutions, la facilité en tout, et bien sûr par l’attirance du fruit défendu. Dans ce contexte, peut-il exister autre chose, comme par exemple, l’esprit humain et la bonne volonté? Si, depuis le berceau, on a grandi avec une image distordue du monde, et que l’on n’a d’autres horizons que cette distorsion, il est difficile de s’en tirer par soi-même…

Il en résulte un conditionnement permettant l’acceptation d’une situation factice dans laquelle la répartition des biens se fait en faveur d’une petite minorité parasite. On voit les technologies de pointe (toujours utilisées, en premier lieu, pour produire des moyens sophistiqués de meurtre) en progrès permanent et, dans le même temps, la conscience humaine délibérément réprimée. Nous entendons parler des ressourses naturelles limitées? Mais la bonne moitié de ces ressources sert à produire les moyens à tuer. Si l’on considère la richesse du point de vue de la capacité à consommer, il est évident qu’un humain n’a pas besoin de manger pour trois, malgré toutes les incitations à la consommation. L’accumulation de richesses entre quelques mains, les mains de ces « êtres suprêmes », outre qu’elle sert à dévoyer les futurs collaborateurs, est surtout destinée à accumuler et conserver le pouvoir absolu…

Les patterns intégrés dans la société convertissent peu à peu l’impossible en habituel. L’absurdité devient une nouvelle norme. Or, dans un tel environnement il est facile de gérer selon la formule « provocation – réaction – mesures voulues ».

En incorporant le mariage homosexuel ou les organismes génétiquement modifiés, en supprimant le cash, on nous conduit directement vers la transition à l’état animal au sens strict du terme. Par conséquent, obéir aveuglément, accepter tout sans réfléchir, sans faire attention et sans voir en perspective, signifie trahir son essence humaine.

Comment s’en sortir ? Il n’est, en tout cas, pas possible de compter sur les partis politiques et autre organisations qui font déjà partie du système qui les a fait naitre et par lequel ils vivent. Certains proposent déjà de « construire une alternative viable, parallèle au système, éventuellement clandestine »… Clandestine, car toute alternative parallèle sera inévitablement absorbée et substituée.

Quels que soient les objectifs des uns et des autres, la tromperie peut se loger à tous les niveaux. Considérons, par exemple, cette révolte, voire la haine, envers les sionistes ou les anglo-saxons et faisons un parallèle avec ce qui s’est passé sur la place Maïdan à Kiev. Bien que l’on sache que c’était une opération des services secret américains, les gens simples y participaient comme figurants, ils voulaient « chasser » Yanoukovich (ou plutôt on les a fait vouloir) et devenir «européens». Le résultat est bien connu, il est très loin des leurs vœux Il importe donc de réfléchir pour comprendre comment ça marche, et les possibilités de manipulation qui sont à la base.

Déléguer ses responsabilités, comme l’histoire le prouve, amène beaucoup de risques et offre peu de gains. Ainsi, l’issue ne tient qu’à la capacité de chacun de prendre ses responsabilités dans la société, tout simplement dans ses choix au quotidien, à commencer par éviter tout assujettissement quel qu’il soit, médiatique, numérique, vis-à-vis du « crédit », etc. Prendre part à la vie locale, faire du jogging, ou encore mille choses… Agir chacun à sa façon et dans l’esprit commun, ça fait un ensemble, une révolution de type inconnu.


- Source : Olga
 
 
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Proteus : des puces électroniques microscopiques dans nos médicaments, pour bientôt

Auteur : Jean-Marc Dupuis | Editeur : Walt | Mercredi, 13 Mai 2015 - 15h06
 

Parmi les « start-ups » qui cartonnent en Californie, on nous parle toujours de Google, Facebook, Twitter, Snapchat... Mais personne ne parle de Proteus, pourtant valorisée à 1,2 milliard de dollars. Pourquoi ce silence ? Parce que Proteus ne vous regarde pas. Ou plutôt, Proteus vous regarde de trop près.

Des puces électroniques microscopiques dans vos médicaments

Proteus Digital est une société qui a développé des puces électroniques de la taille d'un grain de sable et qui les met dans les médicaments sur ordonnance. Ces puces électroniques sont activées par les sucs gastriques de l'estomac. Elles transmettent alors un signal à votre médecin. Ce signal indique combien vous avez pris de médicaments, à quelle heure, avec quoi...

Officiellement, c'est « pour votre bien ».

Le but officiel est de vous aider à mieux vous soigner : en vous signalant que vous oubliez de prendre vos médicaments, en vous envoyant directement une nouvelle boîte lorsque vous terminez la dernière, en informant votre médecin de ce que vous avez fait depuis votre dernière consultation.

En allant plus loin, on pourrait même imaginer que l'ambulance vienne vous chercher directement lorsque les puces signaleront que vous avez pris au même moment deux médicaments incompatibles !

Système approuvé aux Etats-Unis

Cela fait déjà trois ans que le système de Proteus a été approuvé par les autorités de santé américaines. Il est donc en train d'être déployé là-bas. Autant dire que ce n'est qu'une question de mois avant que cela n'arrive en Europe. Le problème est que le projet réel de Proteus va bien au-delà d'une préoccupation pour notre bien-être et notre santé.

Le pot-aux-roses a été dévoilé par un article qui vient de paraître dans le Wall Street Journal. Le but réel de Proteus est de :

« résoudre un problème partagé par les médecins, les compagnies pharmaceutiques, et les assurances santé : les gens ne prennent pas toujours leurs médicaments, ce qui peut entraîner des résultats plus mauvais pour la santé, réduire les ventes de médicaments, et augmenter les dépenses de santé... pour prendre des parts de marché, le système Proteus doit prouver qu'il parvient à augmenter le rythme auquel les patients prennent leurs médicaments...»

C'est cela, ni plus ni moins : un système qui vise à augmenter la consommation de médicaments. Si nous laissons faire, Big Brother saura bientôt quand chacune des pilules qui nous ont été prescrites atteindra notre estomac. Et il saura nous rappeler à l'ordre pour nous faire ingurgiter nos médicaments.

Je ne veux pas paraître pessimiste, mais...

« D'accord, mais cela ne va pas réduire mon libre-arbitre. Si je ne veux pas avaler le médicament, ce n'est pas la puce à l'intérieur qui y changera quoi que ce soit », m'a répondu un ami. J'espère qu'il a raison. Mais je me méfie.

Une fois que ce système sera généralisé, qu'est-ce qui empêchera les autorités de prévoir, toujours « pour notre bien », un système de bonus malus, avec sanction financière pour les « mauvais patients » qui ne prennent pas tous leurs médicaments ? Les autorités partent du principe que ce sont elles qui détiennent forcément la vérité médicale. Que les traitements qu'elles approuvent sont toujours les meilleurs pour la santé.

Celui qui pense autrement, celui qui ne se soigne pas comme on le lui demande, devient automatiquement à leurs yeux une sorte de coupable, qui fait exprès de rester malade. Pire, il impose un coût indu à la communauté. Il devient logique, moral même, de prendre des mesures contraignantes pour le faire rentrer dans le droit chemin. Ne serait-ce qu'au nom des économies budgétaires, de la « rationalisation financière » et de la « solidarité ».

J'espère me tromper, évidemment. J'espère que ces puces électroniques dans les médicaments ne serviront jamais à nous sanctionner parce que nous avons été de « mauvais patients » qui ont cherché à privilégier les produits naturels par rapport aux médicaments chimiques sur ordonnance.

Cependant, le Wall Street Journal signale que d'autres start-up sont sur la piste des médicaments mouchards : MeadWestvaco Corp et Express Scripts Holding Co. Et cela ne me dit rien qui vaille.

Affaire à suivre, donc.


- Source : Jean-Marc Dupuis
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Lettre

J’enseigne dans un Wal-Mart

11 mai 2015 | Olivier Ménard - Enseignant au Collège Montmorency Le 7 mai 2015 |Éducation

La semaine dernière, j’apprenais qu’un Tim Hortons venait d’ouvrir un comptoir express au coeur de la cafétéria du collège Montmorency à Laval. Qui plus est, un Subway ouvrira ses portes aussi dans cette même institution d’enseignement, et ce, dès l’automne 2015, avec la bénédiction de la direction générale. Plusieurs autres cégeps de la province sont dans la même situation.

 

Quel est le problème ? Nous sommes pourtant dans une société de consommation qui promeut la libre entreprise. Ne devrions-nous pas être heureux de voir des entreprises nord-américaines fleurir chez nous ? Le problème, le voici, en trois volets.

 

D’abord, un cégep est une institution d’enseignement supérieur, pas d’un centre commercial ni une foire alimentaire. Le but est d’enseigner, pas de vendre des produits. Ce n’est pas comme s’il manquait de magasins à Laval, sur la Rive-Nord ou encore dans notre civilisation occidentale en général, où le nombre de Wal-Mart par habitantdépasse l’entendement.

 

Ensuite, depuis des années, les médecins, nutritionnistes et politiciens clament haut et fort qu’il y a un problème de surpoids chez les jeunes générations et que les principales causes sont la sédentarité et la malbouffe. A-t-on oublié le bon vieux dicton vantant « un esprit sain dans un corps sain » ?

 

Enfin, l’envahissement croissant des grandes marques commerciales en milieu scolaire a de quoi laisser songeur quant à la stratégie marketing de la direction du collège Montmorency. Quand est-ce que ça s’arrêtera ? Serai-je obligé d’introduire chacune de mes leçons par la présentation d’un commanditaire, comme à la radio ou à la télévision ? Devrai-je porter des chandails avec des logos de grandes marques ou des publicités ?

 

Même en tant qu’athée, je peux parfaitement comprendre le mouvement de colère de Jésus contre les marchands du temple. Tim Hortons et Subway vont très bien survivre s’ils ne sont pas sous-traités par la multinationale Chartwells dans notre collège qui doit rester, avant tout, un lieu d’enseignement.

 
 
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Le ministre israélien de la Défense promet de tuer plus de civils et menace d’utiliser l’arme nucléaire sur l’Iran

Auteur : Asa Winstanley-Traduction J. Ch. Agence Média Palestine | Editeur : Walt | Dimanche, 10 Mai 2015 - 11h52
 

Le ministre israélien de la Défense Moshe Yaalon a dit mardi qu’Israël attaquerait tous les quartiers civils dans n’importe quelle future agression sur Gaza ou sur le Liban.

Prenant la parole dans une conférence à Jérusalem, Yaalon a menacé : « Nous allons faire du mal aux civils libanais, y compris aux gamins. Nous avons eu un débat très long et sérieux… nous l’avons fait alors, nous l’avons fait dans la Bande de Gaza, nous allons le faire dans n’importe quel cycle d’hostilités à l’avenir. » Le responsable israélien a paru également menacer de lancer une bombe nucléaire sur l’Iran, bien qu’il ait dit « nous n’en sommes pas encore là ».

Répondant à une question sur l’Iran, Yaalon a dit que « dans certains cas », lorsque « nous avons l’impression que des opérations chirurgicales ne sont pas la solution », Israël pourrait prendre certaines dispositions, comme les Américains l’ont fait « à Nagasaki et Hiroshima, causant finalement la mort de 200.000 personnes ».

Parlant d’une rencontre en juillet 2013 avec le Secrétaire Général de l’ONU Ban Ki-moon, Yaalon rappela qu’il avait promis qu’Israël bombarderait la totalité de Shujaiya, faubourg de la ville de Gaza. Il a montré à Ban des photos de villages du Liban et de « certains quartiers de Gaza, dont le célèbre Shujaiya, couvert de nombreux points rouges « dont il déclara qu’ils étaient « des places terroristes dans ce quartier densément urbanisé. Et j’ai dit -en juillet 2013- nous allons les frapper. »

Yaalon a été fidèle à sa parole. Le massacre de Sujaiya a été l’un des exemples les plus brutaux des crimes de guerre israéliens durant l’attaque de l’été dernier sur la Bande de Gaza.

Selon le groupe de surveillance de l’ONU OCHA, Israël a tué 2.257 Palestiniens pendant cet assaut de 51 jours. Dans ce nombre, OCHA dit que 70 pour cent étaient des civils, dont 563 enfants (Défense des Enfants International–Palestine a recensé la mort de 547 enfants). Le 20 juillet 2014, l’attaque sur Shujaiya fut le jour le plus sanglant de la guerre, lorsque Israël a bombardé la totalité du quartier sans discrimination. Les premiers rapports sur cette journée disaient qu’on avait retiré 60 cadavres des décombres. Les derniers rapports évoquaient un décompte de 90 à 120 morts.

Menace de BDS

La conférence était intitulée « Vers ne nouvelle loi de la guerre » et projetait d’aider Israël à utiliser le cadre de la loi pour se défendre de ses crimes dans les tribunaux à travers le monde.

L’autre thème principal du discours de Yaalon, qui a clos la conférence, fut le « défi » de BDS, boycott, désinvestissement et sanctions. Le mouvement mondial conduit par les Palestiniens vise à tenir Israël pour responsable de ses crimes.

Yaalon a cherché à présenter ce mouvement militant populaire comme une sorte de front militaire. Il a dit que « la délégitimisation, BDS et le cadre de la loi » n’étaient qu’un « autre outil » dans la guerre des ennemis d’Israël.

Il s’est plaint de ne pas avoir pu rendre visite aux pays européens à cause de la possibilité qu’on l’arrête pour de supposés crimes de guerre selon la compétence juridique universelle. « Je préfère ne pas aller au Royaume Uni, à Londres pendant 10 ans, ou en Espagne pendant quelques temps. »

« Dommages collatéraux»

En 2011, sous la pression israélienne, le gouvernement britannique a changé sa législation pour faciliter la venue dans le pays d’Israéliens soupçonnés de crimes de guerre. Bien que ces modifications aient fait que plusieurs Israéliens, politiques de haut niveau et officiers de l’armée, aient pu depuis y venir en 2013, le général de brigade à la retraite Doron Almog a annulé sa visite à Londres à cause d’un mandat d’arrêt pour crimes de guerre commis dans la Bande de Gaza.

Yaalon se désola que l’on doive apprendre maintenant aux soldats israéliens que « nous devrions être prêts à renoncer à venir à Londres… mais ce n’est pas loyal, ce n’est pas juste ».

Mais, se référant apparemment aux modifications de la loi, il a dit qu’ils « avaient trouvé un langage commun pour débattre de ces sujets avec nos amis, avec nos alliés ».

Il a aussi dépeint la critique d’Israël dans des corps internationaux tels que le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU comme une « guerre après la guerre » et préconisé que « nous les combattions en retour ».

Il a dit qu’il n’y aurait pas d’enquêtes de soldats israéliens simplement à cause de « dommages collatéraux » – euphémisme pour le meurtre de civils.

Conférence sur la «guérilla juridique»

La conférence a été organisée par Shurat HaDin, association d’avocats israéliens qui est au premier plan dans l’utilisation des tribunaux à travers le monde pour justifier les crimes de guerre israéliens et attaquer les associations de solidarité avec la Palestine.

En 2013, comme je l’ai relaté à l’époque pour l’Electronic Intifada, on m’avait révélé que l’association avait des liens très serrés avec l’appareil sécuritaire israélien, au point d’agir comme un groupe délégué pour le Mossad, l’agence meurtrière d’espionnage international d’Israël.

Pendant son discours, Yaalon s’est confondu en éloges reconnaissants pour Shurat HaDin et sa directrice Nitsana Darshan-Leitner. Il a remercié l’association « pour les activités de Shurat HaDin qui relève l’un des défis d’Israël aujourd’hui, la guérilla juridique, BDS, la délégitimisation de l’État d’Israël ».

Il a dit qu’Israël et ses supporters devraient se servir des tribunaux à travers le monde « pour les combattre en retour », voulant parler de ceux qui critiquent Israël, et c’est exactement ce que fait Shurat HaDin.

« Hasbara n’est pas le bon mot », a-t- il poursuivi dans la partie questions-réponses, « c’est une guerre… Chacun d’entre nous devient un combattant dans cette guerre. En échangeant, en bloguant, en disséminant des articles, en soulevant notre affaire. »

Hasbara (littéralement « explication » en Hébreu) est le mot israélien pour propagande.

Justifier les attaques israéliennes contre des civils fut le thème principal de la conférence. Orateur après orateur se sont succédés pour réinterpréter la législation internationale afin qu’elle puisse, soi-disant, autoriser le meurtre de Palestiniens et autres Arabes.

La justification passait par les bobards habituels sur l’utilisation supposée de « boucliers humains » par les factions de la résistance palestinienne, qui aboutit inévitablement à la mort de civils palestiniens. En d’autres termes, Israël a été contraint de tuer des civils.

Yaalon a fait de même en disant que les quartiers civils qu’Israël avait bombardés abritaient des « caches de roquettes ».

Le New York Times disait mercredi que Yaalon allait probablement demeurer ministre de la Défense dans le nouveau gouvernement dirigé par le chef du Likoud Benjamin Netanyahu, en collaboration avec la Maison Juive et d’autres partis d’extrême droite.

Electronic Intifada a suivi toute la conférence par streaming en direct et en dira plus prochainement.